• La légende d'un peuple ( I )

    La légende d'un peuple

     FRÉCHETTE, Louis.- La Légende d’un peuple. Poésies choisies. Première série. Avec une préface de Jules Claretie. Édition définitive, revue, corrigée et augmentée. Illustrations de Henri Julien. Montréal, Beauchemin, 1908. in-4° (26.2 cm) 370 p., ill. d’une pl. in-texte à pleine page, de 51 bandeaux et vignettes et de 20 culs-de-lampe par Henri-Julien. Reliure plein maroquin rouge vin, dos à quatre larges nerfs, filets droits et fleurs de lys dorées aux coiffes, plat. sup. orné d’un grand décor mosaïqué montrant un amérindien, un missionnaire, un soldat et un canon, les drapeaux français et anglais ainsi que le titre de l’ouvrage sur fond de chagrin, quadruple filets dorés entourant le décor. Tête dorée protégée d’un rebord de maroquin, tranches non rognées, large dentelle intérieure, couv. et dos conservés. (Reliure signée Edmond Fournier, vers 1930). Très bel état, sauf une réparation au ruban, p. 35. DOLQ I, 442-445. [ Troisième édition du principal recueil de vers du XIXe siècle canadien-français. Illustré par Henri Julien dans une reliure de maître. Edmond Fournier était le chef d’atelier de l’éditeur Beauchemin. Il forma Louis-Philippe Beaudoin, qui a été en 1922 le premier boursier québécois ayant étudié à l’École Estienne de Paris et ayant fondé l’École des Arts graphiques en 1942. Dans le numéro du 3 mai 1930 du Magazine illustré de La Presse (p. 23), on peut voir une reliure mosaïquée similaire par Fournier sur Les Anciens Canadiens de Philippe Aubert de Gaspé. À la France!
    Mère, je ne suis pas de ceux qui ont eu le bonheur d'être bercés sur tes genoux.
    Ce sont de bien lointains échos qui m 'ont familiarisé avec ton nom et ta gloire.
    Ta belle langue, j 'ai appris à la balbutier loin de toi.
    J'ose cependant, aujourd'hui, apporter une nouvelle page héroïque à ton histoire déjà si belle et si chevaleresque.
    Cette page est écrite plus avec le coeur qu 'avec la plume.
    (Louis Fréchette, Légende d'un peuple, 1887, Bibliothèque électronique du Québec, Jean-Yves Dupuis, 2002, Dédicace à la mère patrie, p. 6.)

    Cette dédicace de Louis Fréchette, ne nous fait-elle pas songer à l'envol du poète exilé, Victor Hugo, dans La légende des siècles: "Livre, qu'un vent t'emporte / En France où je suis né! / L'arbre déraciné / Donne sa feuille morte..." (Victor Hugo,
    La légende des siècles, 1859, préface).

    "La Légende d'un Peuple! Quel plus beau titre et quelle plus noble idée! Ce peuple canadien, dont le sang est le nôtre, le voici qui nous déroule, par la voix inspirée d'un de ses fils, les gloires, les sacrifices, les douleurs, les espérances de son histoire. - O notre histoire, écrin de perles ignorées! dit admirablement M. Fréchette. Et cet écrin, dont voici des joyaux historiques, c'est aussi notre histoire à nous, Français; oui, c'est l'histoire de nos pères morts, la richesse morale de nos frères vivants. La Légende d'un Peuple, c'est la légende de cette terre qui porta pour nom la Nouvelle France et qui l'a gardé, ce nom, comme un titre de fierté. Et, de Colomb à Riel, M. Louis Fréchette recueille pierre à pierre le collier des souvenirs." (Louis Fréchette, Légende d'un peuple, Préface par Jules Charletie, p. 8.)

    sources ; http://www.ph-ludwigsburg.de/html/2b-frnz-s-01/overmann/baf4/quebec/histoire/index.html#Les_Am

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