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    Le message prémonitoire
    des Indiens d'Amérique



    Le destin des Indiens d'Amérique annonçait celui de l'ensemble des habitants de la planète qui assistent impuissants à la destruction de leur environnement, après la confiscation de leur espace et de leurs ressources.

    Le message des Indiens est aussi une source de sagesse, fondée sur le respect de la nature et la compréhension de "l'Esprit qui est en toute chose"...

    "Nous avons toujours eu beaucoup; nos enfants n'ont jamais pleuré de faim, notre peuple n'a jamais manqué de rien... Les rapides de Rock River nous fournissaient un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, ce citrouilles, de courges... Ici était notre village depuis plus de 100 ans pendant lesquels nous avons tenu la vallée sans qu'elle nous fût jamais disputée. Si un prophète était venu à notre village en ce temps-là nous prédire ce qui allait advenir, et ce qui est advenu, personne dans le village ne l'aurait cru."

     

    Black Hawk, chef indien

     
    "Nous aimons la tranquillité; nous laissons la souris jouer en paix; quand les bois frémissent sous le vent, nous n'avons pas peur."

    Chef indien au gouverneur de Pennsylvanie en 1796

     
    "Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons: toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.

    L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même."

    Seattle, chef indien Suquamish

     
    "Le Lakota était empli de compassion et d'amour pour la nature, et son attachement grandissait avec l'âge. 
    (...) C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement. Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient.

    Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l'oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature."

    Standing Bear, chef Lakota (Sioux)
     


     
    "Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout: le soleil, la lune, les arbres, le vent et les montagnes; parfois nous l'approchons par leur intermédiaire. (...) Nous croyons en l'Etre Suprême, d'une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas d'ans l'obscurité.

    Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit."

    Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)

    "Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l'ours. Lorsque nous, Indiens, cherchons les racines, nous faisons de petits trous. Lorsque nous édifions nos tipis, nous faisons de petits trous. Nous n'utilisons que le bois mort.

    L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout. Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit « Arrête, tu me fais mal ». Mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu... Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc?... Partout où il la touche, il y laisse une plaie."

    Vieille sage Wintu (Indiens de Californie)

     
    "Je peux me rappeler l'époque où les bisons étaient si nombreux qu'on ne pouvait les compter, mais les Wasichus (hommes blancs) les ont tués tant et tant qu'il ne reste que des carcasses là où ils venaient paître auparavant. Les Wasichus ne les tuaient pas pour manger; ils les tuaient pour le métal qui les rend fous et ils ne gardaient que la peau pour la vendre. Parfois ils ne les dépeçaient même pas. Ils ne prenaient que les langues et j'ai entendu parler de bateaux-de-feu descendant le Missouri chargés de langues de bison séchées. Parfois ils ne prenaient même pas les langues; ils les tuaient simplement pour le plaisir de tuer. Ceux qui ont fait cela étaient des fous. Quand nous chassions le bison, nous ne le faisions que selon nos besoins."

    Hehaka Sapa, grand chef Sioux

     

    "Vous avez remarqué que toute chose faite par un indien est dans un cercle. Nos tipis étaient ronds comme des nids d'oiseaux et toujours disposés en cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'Univers agit selon des cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans l'ancien temps, lorsque nous étions un peuple fort et heureux, tout notre pouvoir venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas brisé.

    Tout ce que fait le pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu'ils ont la même religion que nous. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont rond.

    Même les saisons forment un grand cercle dans leur changements et reviennent toujours là où elles étaient. La vie de l'homme est dans un cercle de l'enfance jusqu'à l'enfance, et ainsi en est-il pour chaque chose où l'énergie se meut."

    Hehaka Sapa, ou Black Elk, indien Oglala, branche des Dakotas (Sioux)

     
    "La vie dans un tipi est bien meilleure. Il est toujours propre, chaud en hiver, frais en été, et facile à déplacer. L'homme blanc construit une grande maison, qui coûte beaucoup d'argent, ressemble à une grande cage, ne laisse pas entrer le soleil, et ne peut être déplacée; elle est toujours malsaine. Les Indiens et les animaux savent mieux vivre que l'homme blanc. Personne ne peut être en bonne santé sans avoir en permanence de l'air frais, du soleil, de la bonne eau. Si le Grand Esprit avait voulu que les hommes restassent à un endroit, il aurait fait le monde immobile; mais il a fait qu'il change toujours, afin que les oiseaux et les animaux puissent se déplacer et trouver toujours de l'herbe verte et des baies mures.

    L'homme blanc n'obéit pas au Grand Esprit. C'est pourquoi nous ne pouvons être d'accord avec lui."

    Flying Hawk, chef Sioux du clan des Oglalas

     
    "Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux qui serpentent en méandres compliqués n'étaient pas « sauvages » à nos yeux. Seul l'homme blanc trouvait la nature sauvage, et pour lui seul la terre était « infestée » d'animaux « sauvages » et de peuplades « sauvages ». A nous, la terre paraissait douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère. Elle ne nous devint hostile qu'à l'arrivée de l'homme barbu de l'Est qui nous accable d'injustices insensées et brutales."

    Standing Bear, chef Lakota (Sioux)

     
    "Notre terre vaut mieux que de l'argent. Elle sera toujours là. Elle ne périra pas, même dans les flammes d'un feu. Aussi longtemps que le soleil brillera et que l'eau coulera, cette terre sera ici pour donner vie aux hommes et aux animaux. Nous ne pouvons vendre la vie des hommes et des animaux. C'est pourquoi nous ne pouvons vendre cette terre. Elle fut placée ici par le Grand Esprit et nous ne pouvons la vendre parce qu'elle ne nous appartient pas."

    Chef indien Blackfeet (Pieds-Noirs)

     
     

     

    "Mes jeunes gens ne travailleront jamais.
    Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver. Et la sagesse nous vient des rêves."

    Smohalla, chef indien Sokulls

     
    "Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre, et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibier. Mais vous êtes venus et vous m'avez volé ma terre. Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre.
    Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse.

    Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez. Nous ne vous gênons nullement. Mais à nouveau vous nous dites « pourquoi ne devenez-vous pas civilisés? » Nous ne voulons pas de votre civilisation ! Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères et leurs pères avant eux."

    Crazy Horse, grand chef Sioux du clan Oglalas

     
    "Vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quels genre d'homme doivent être les Européens? Quelle espèce de créature choisissent-ils d'être, forcés de faire le bien et n'ayant pour éviter le mal d'autre inspiration que la peur de la punition? (...) L'homme n'est pas seulement celui qui marche debout sur ses jambes, qui sait la lecture et l'écriture et montrer mille exemples de son industrie...

    En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron. Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j'ai l'entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit.

    Il n'en est pas de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi. Tu n'as pas la liberté de faire ce que tu as dans l'esprit. Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux-témoins, etc. Et tu dépends d'une infinité de personne dont la place est située au-dessus de la tienne. N'est-ce pas vrai ?"

    Kondiarionk, chef Huron, s'adressant au baron de Lahontan, lieutenant français en Terre-Neuve

     

    "Les hommes blancs annonçaient bien haut que leurs lois étaient faites pour tout le monde, mais il devint tout de suite clair que, tout en espérant nous les faire adopter, ils ne se gênaient pas pour les briser eux-mêmes.

    Leurs sages nous conseillaient d'adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu'il en existant un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre, et deux hommes blancs étaient rarement d'accord sur celle qu'il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu'au jour où nous comprîmes que l'homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois. Ils les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers."

    Pachgantschilhilas, chef des Delawares

     
    "Chaque année notre envahisseur blanc devient plus avide, exigeant, oppressif et autoritaire... La misère et l'oppression, tel est le lot qui nous échoit... Ne sommes-nous pas dépouillés jour après jour du peu de liberté qui nous reste ?

    A moins que les tribus ne se liguent unanimement pour modérer les ambitions et l'avidité des Blancs, ils nous auront bientôt tous conquis et désunis, nous serons chassés de notre pays natal et éparpillés comme les feuilles d'automne par le vent."

    Tecumseh, chef Shawnee, en 1812

     
    "Nous ne voulons pas des chariots de feu qui font du bruit (trains à vapeur) sur les terrains de chasse au bisons. Si les Visages Pâles s'avancent encore sur nos terres, les scalps de vos frères seront dans les wigwams des Cheyennes. J'ai dit !"

    Roman Nose, chef-guerrier des Cheyennes, s'adressant au général Palmer en 1866 dans le Kansas

     

     

    "Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie. C'est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu'à nous d'habiter cette terre.

    Cependant écoutez-moi mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui, elle est devenue tyrannique. Fort étrangement, ils ont dans l'esprit la volonté de cultiver le sol, et l'amour de posséder est chez eux une maladie.

    Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage."

    Tatanka Yotanka, ou Sitting Bull, grand chef Sioux

     
    "Frère, notre territoire était grand et le vôtre était petit. Vous êtes maintenant devenus un grand peuple, et il nous reste à peine l'espace pour étendre nos couvertures. Vous avez notre pays, mais cela ne vous suffit pas. Vous voulez nous forcer à épouser votre religion.

    Frère, continue à écouter. Tu te dis envoyé ici pour nous apprendre à rendre le culte au Grand Esprit d'une manière qui lui soit agréable. Et tu prétends que si nous n'adoptons pas la religion que vous les Blancs vous prêchez, nous seront malheureux ici-bas. Tu dis être dans le vrai et que nous sommes perdus. Comment pourrions-nous vérifier la vérité de tes paroles? (...)

    Frère, tu dis qu'il n'y a qu'une seule façon d'adorer et de servir le Grand Esprit. Si il n'y a qu'une religion, pourquoi le peuple blanc est-il si partagé à ce sujet? Nous savons que votre religion est écrite dans un livre. Pourquoi n'êtes-vous pas tous d'accord, si vous pouvez tous lire le livre?

    Frère, nous ne comprenons pas ces choses. On nous dit que ta religion a été donnée à tes ancêtres, et s'est transmise de père en fils. Nous aussi nous avons une religion que nos ancêtres ont reçue et nous ont transmise, à nous, leurs enfants. Nous rendons le culte de cette manière. Il nous apprend à être reconnaissants pour toutes les faveurs que nous recevons, à nous aimer les uns les autres et à être unis. Nous ne nous querellons jamais à propos de religion parce que c'est un sujet qui concerne chaque homme devant le Grand Esprit."

    Sa-go-ye-wat-ha, ou Red Jacket, chef Seneca (Iroquois) et grand orateur des Six Nations

     

     

     
    "J'assiste avec tristesse au déclin de notre noble race. Nos pères étaient forts et leur pouvoir s'étendait sur tout le continent américain. Mais nous avons été réduits et brisés par la ruse et la rapacité de la race à peau blanche. Nous sommes maintenant obligés de solliciter, comme une aumône, le droit de vivre sur notre propre terre, de cultiver nos propres terres, de boire nos propres sources.

    Il y a de nombreux hivers, nos sages ancêtres ont prédit qu'un grand monstre aux yeux blancs viendrait de l'Est, et qu'eu fur et à mesure qu'il avancerait il dévorerait la terre. Ce monstre, c'est la race blanche, et la prédiction est proche de son accomplissement."

    O-no'-sa, chef indien

     
    "Le changement du costume tribal pour celui de l'homme blanc fut brutal. Les effets sur la santé et le confort des enfants furent considérables. Notre premier grief fut d'avoir les cheveux coupés. Les hommes Lakotas ont toujours porté les cheveux longs. Plusieurs jours après avoir été tondus, nous nous sommes sentis bizarres et mal à l'aise. Si l'argument avancé était vrai, à savoir l'élimination des poux, pourquoi les filles n'avaient-elles pas subi le même traitement que les garçons?

    La vérité, c'est qu'ils voulaient nous transformer. Les cheveux courts étant la marque distinctive de l'homme blanc, on nous l'imposa, alors que lui-même conservait sa propre coutume de se laisser pousser les poils du visage."

    Standing Bear, chef indien Lakota

     
    "Les Wasichus nous ont mis dans ces boites carrées (maisons), notre pouvoir s'en est allé et nous allons mourir parce que le pouvoir n'est plus en nous.

    Nous sommes des prisonniers de guerre tant que nous attendons ici. Mais il y a un autre monde."

    Hehaka, ou Black Elk (Wapiti Noir), indien Sioux

     
    "Enfant, je savais donner. J'ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu'aujourd'hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux. Chaque arbre était un objet de respect. Aujourd'hui, j'admire avec l'homme blanc un paysage peint dont la valeur est exprimée en dollars !"

     

    Chiyesa, écrivain indien contemporain

     
    "Je suis allé à l'école des hommes blancs. J'y ai appris à lire leurs livres de classe, les journaux et la bible. Mais j'ai découvert à temps que cela n'était pas suffisant. Les peuples civilisés dépendent beaucoup trop de la page imprimée. Je me tournai vers le livre du Grand Esprit qui est l'ensemble de sa création. Vous pouvez lire une grande partie de ce livre en étudiant la nature.

    Si vous preniez tous vos livres et les étendez sous le soleil, en laissant pendant quelque temps la pluie, la neige et les insectes accomplir leur oeuvre, il n'en restera plus rien. Mais le Grand Esprit nous a fourni la possibilité, à vous et à moi, d'étudier à l'université de la nature les forêts, les rivières, les montagnes, et les animaux dont nous faisons partie."

    Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)

     

    "L'homme blanc, dans son indifférence pour la signification de la nature, a profané la face de notre Mère la Terre. L'avance technologique de l'homme blanc s'est révélée comme une conséquence de son manque d'intérêt pour la voie spirituelle, et pour la signification de tout ce qui vit. L'appétit de l'homme blanc pour la possession matérielle et le pouvoir l'a aveuglé sur le mal qu'il a causé à notre Mère la Terre, dans sa recherche de ce qu'il appelle les ressources naturelles. Et la voie du Grand Esprit est devenue difficile à voir pour presque tous les hommes, et même pour beaucoup d'Indiens qui ont choisi de suivre la voie de l'homme blanc.

    Aujourd'hui, les terres sacrées où vivent les Hopis sont profanées par des hommes qui cherchent du charbon et de l'eau dans notre sol, afin de créer plus d'énergie pour les villes de l'homme blanc. On ne doit pas permettre que cela continue. Sans quoi notre Mère la Nature réagirait de telle manière que presque tous les hommes auraient à subir la fin qui a déjà commencé. Le Grand Esprit a dit qu'on ne devait pas laisser cela arriver, même si la prédiction en a été faite à nos ancêtres. Le Grand Esprit a dit de ne pas prendre à la terre, de ne pas détruire les choses vivantes.

    Aujourd'hui, presque toutes les prophéties se sont réalisées. Des routes grandes comme des rivières traversent le paysage; l'homme parle à travers un réseau de téléphone et il voyage dans le ciel avec ses avions. Deux grandes guerres ont été faites par ceux qui arborent le swastika ou le soleil levant.

    Le Grand Esprit a dit que si une gourde de cendres était renversée sur la terre, beaucoup d'hommes mourraient, et que la fin de cette manière de vivre était proche. Nous interprétons cela comme les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki. Nous ne voulons pas que cela se reproduise dans aucun autre pays pour aucun autre peuple; cette énergie devrait servir à des fins pacifiques, non pour la guerre.

    Nous, les chefs religieux et porte-parole légitimes du peuple indépendant des Hopis, avons été chargés par le Grand Esprit d'envoyer au président des Etats-Unis et à tous les chefs spirituels une invitation à nous rencontrer pour discuter du salut de l'humanité, afin que la Paix, l'Unité et la Fraternité règnent partout où il y a des hommes."

    Lettre des Indiens Hopis au président Nixon en 1970

     
     

    Ces textes sont extraits du livre de T.C.Mac Luhan, "Pieds nus sur la terre sacrée", une anthologie de la philosophie, du mode de vie et de la destinée des Indiens d'Amérique du Nord.

     

     

    DVD


         

    La trilogie "Koyaanisqatsi" est un ensemble de 3 films réalisés par Geofrey Redgio
    et inspirés par les prophéties des Indiens Hopis.

    Tournés avec des images réelles (grandioses), sans acteurs, sans dialogues et sans commentaires, ces films nous montrent notre planète et notre civilisation comme nous ne l'avons jamais vue... Images des éléments naturels, images des mégapoles, des foules humaines, et du monde créé par la technologie, le tout sur une musique superbe et envoutante de Philip Glass.

    Le titre des films vient du langage Hopi. La racine "qatsi" veut dire "vie".

    film 1:
    "Koyaanisqatsi". Signification en langage hopi: "vie déséquilibrée, vie folle, vie tumultueuse, vie allant en se désagrégeant, un état d'existence appelant un autre mode de vie"
    .

    film 2:
    "Powaqatsi"
    "une entité, un mode de vie, qui consume l'énergie vitale d'autres êtres dans le but d'assurer sa propre existence".
    Ou comment la civilisation technologique s'est généralisée à l'ensemble du monde, bouleversant les modes de vie, les cultures, et les équilibres.

    film 3:
    "Naqoyqatsi"
    "vie guerrière, guerre totale, guerre en tant qu'agression contre l'énergie de la vie, la guerre comme mode de vie".

     
     

     

     

     

     

    THEMES ASSOCIES
     

     

    Alan Watts, "Amour et connaissance"

    Une approche taoïste et extatique de l'existence, et une analyse implacable du mode de pensée de l'homme occidental-cartésien, coupé de lui-même comme de la nature.

     

     

     

    Le Tao, philosophie de l'équilibre

    Un voyage visuel dans le Tao, une philosophie chinoise de l'équilibre inspirée par l'observation de la nature.

     

     

     

    Spiritualité, la voie orientale

    L'essence des spiritualités orientales, hindouisme, bouddhisme et taoïsme,
    par le physicien Fritjov Capra dans son livre "le tao de la physique"...

     

     

     

    Unité du monde

    L'unité fondamentale de l'univers et de la matière, avec la métaphore de l'océan, par Stanislas Grof.

     

     

     

    Dreamtime

    L'essence du Dreamtime, la philosophie mystique des aborigènes d'Australie, avec le livre-récit de Marlo Morgan: "Message des hommes vrais au monde mutant".

     

     

     

    Etat de la planète

    Le point sur l'état de la planète, avec l'inventaire des dégâts causés par l'homme à l'environnement, et les premiers signes des réactions de l'écosystème.

     

     

    Prophétie des temps présents

    Une prophétie visionnaire décrit les temps présents avec une fascinante acuité...
    Elle a été écrite en 1099 par Jean de Jerusalem, l'un des fondateurs des Templiers.

       

     

     

    Implants: vers un contrôle social bionique

    Trois expériences scientifiques majeures ouvrent la voie aux implants neuronaux et à un contrôle direct de l'homme par la machine.

     

     
     

     

     

     

     

     

     

     
    http://www.syti.net/MessageIndiens.html 

     

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    1 commentaire
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    L’étymologie des prénoms nord-amérindiens aborde le sujet complexe de leur origine. Prénoms sur lesquels il y a parfois une controverse, dans la mesure où le manque d'éléments ne permet pas d'attester toujours avec certitude l'origine étymologique des prénoms. Il existe toutefois des sources fiables auxquelles se référer.

      

    Notamment pour les parents qui souhaitent donner un prénom véritablement d'origine nord-amérindienne à leurs enfants et qui peuvent trouver quelques exemples ci-dessous.

     

     

     

    Origine des prénoms nord-amérindiens

    Les prénoms nord-amérindiens prennent souvent ancrage dans le monde des amérindiens, dans la nature qui les entoure, dans les forces surnaturelles qu'ils perçoivent, dans les qualités des personnes, ou bien d'autres événements de la vie, souvent liés à la naissance.

      

      

    Lorsqu'ils font référence à la nature, c'est parfois en référence à une qualité humaine ; par exemple « Adriel » signifie « Castor », qui est un symbole d'adresse.

     

     

    Le terme nord-amérindien recouvre de très nombreuses tribus divisées essentiellement en 10 groupes que des ethnologues ont classés par région culturelle.

     

      

      

      

    Parmi les nombreux peuples, on peut citer les :

      

    Abenakis, Algonquins, Apaches, Athabaskans, Pieds-Noirs (Blackfoot), Caddos, Chérokîs, Cheyennes, Chipewyan, Chippewa, Choctaw, Comanches, Cris, Creeks, Crows, Dakotas, Dénés, Delawares, Haïdas, Hopis, Inuktitut, Kiowas, Lakotas, Lenapes, Maliseet, [[ Mescaleros, ]] Passamaquoddy, Mesquakie, Mohawks, Mojaves, Munsee, Muskogee, Navajos, Nez-Percés, Nuxalk, [[ Oglalas, ]] Ojibway, Oneidas, Osages, [[ Pawnees, ]] Pimas, Potawatomis, Salish, Sauks, [[ Séminoles,]] Sénécas, Shawnees, Shoshones, [[ Sioux,]] Tohono O'odham, Tlingits et Yaquis.

     

     

     

     

    Controverse sur les prénoms nord-amérindiens

    Les Indiens d'Amérique étaient les premiers habitants des États-Unis et du Canada. C'est pourquoi beaucoup de noms de lieux, et dans une moindre mesure de prénoms sont d'origine amérindienne.

      

    Cependant certains prénoms semblent d'origine amérindienne alors qu'ils ne le sont pas réellement.

     

     

    Il est probable que les premiers colons aient entendu les noms amérindiens dans leur langue originelle et ont essayé d'en faire une traduction dans leur propre langue.

      

    Or il arrive alors que le nom amérindien original soit mal orthographié et mal prononcé.

      

    Ou encore que des noms nord-amérindiens aient été pris pour des prénoms. Par exemple :

     

     

    • Dakota : prénom masculin et féminin qui signifierait « ami » en sioux, selon des livres américains de prénoms. Dakota est en réalité le nom d'une tribu sioux, mais en aucun cas un prénom sioux. Par ailleurs, cela ne signifie pas « ami » mais est un mot pluriel signifiant « les alliés ».

      

    • Hateya : prénom féminin amérindien des Miwoks, qui signifierait « trace de pas dans le sable ». Cette traduction semble un embellissement de la réalité, car en miwok le mot « ha·t'ej » signifie « appuyer avec le pied » ou bien « faire des traces ». Sans doute le nom « Hateya » est-il la contraction et l'anglicisation de deux mots qui ensemble signifiaient bien « trace de pas dans le sable ».

      

      

    • Nahima ou Nahimana : prénom féminin qui signifierait « mystique » en sioux. Il s'agit sans doute d'une mauvaise traduction du mot dakota sioux qui signifie « secret » pas dans une dimension mystique, mais plus dans celle d'un espion.

      

    Il arrive aussi que des prénoms soient des emprunts des peuples nord-amérindiens de mots d'origine occidentale.

      

    Par exemple :

    • Angeni, prénom féminin qui signifie « ange », a probablement une origine européenne ; peut être de l'anglais « angel », puisque de nombreuses langues amérindiennes n'ont pas de lettre « L », et comme le mot potawatomi « azhe'ni' » ou le mot ojibwé « aanzhenii ». Le concept d'ange n'existait pas avant la colonisation européenne.

      

    • Sakari est un prénom féminin qui signifierait « douce » en inuktitut. Mais il ne s'agit pas d'un nom traditionnel inuit, et proviendrait d'une langue indo-européenne, dans laquelle le terme signifie « doux » ou « sucre».
    • Il s'agirait peut-être aussi d'un emprunt au finlandais, voire du grec.

      

    Par ailleurs, il est arrivé que des prénoms avec d'autres origines comme le grec, l'espagnol, l'indien (d'Inde) ou le russe soient pris pour des prénoms amérindiens, cela souvent pour des raisons de proximité sonore.

      

    Des noms de lieux - notamment des villes - ont également été pris pour des prénoms amérindiens. Erreur sans doute due au fait que ces noms de lieux ont eux une origine amérindienne. Par exemple :

     

     

    • Ayiana est un prénom féminin faussement considéré comme amérindien, qui signifierait « fleur éternelle » en chérokî. Il semble que ce prénom n'ait pas de signification particulière en chérokî, voire dans aucune langue amérindienne. Il s'agit probablement d'une variante d'Ayanna, prénom afro-américain ou jamaïcain ou encore d'une variante d'Ayana, prénom indien (hindi).

      

      

    • Chenoa est un prénom féminin faussement considéré comme amérindien, qui signifierait « colombe blanche » en chérokî. Son origine viendrait plutôt d'une petite ville de l'Illinois (États-Unis) dénommée « Chenoa » dont l'origine du nom n'est pas certaine. Les autorités locales suggèrent que Chenoa aurait été nommée par son fondateur qui venait d'une autre ville du Kentucky. Dans ce cas, Chenoa pourrait avoir une origine chérokîe, dont la signification se serait perdue. Mais probablement sans lien avec les colombes. Le mot chérokî pour « colombe » est « woya » et « unega woya » pour « colombe blanche ».

      

    • Taima est un prénom féminin qui signifierait « fracas du tonnerre » ou "Foudre" en navajo. Ce prénom n'a certainement pas ce sens en navajo, mais son origine pourrait être d'une autre langue, voire du nom d'un lieu dont l'origine serait elle, amérindienne. En fait, le mot "Taima" provient de l'Inuktitut du nunavut et du nunavik.

      

    • Satinka est un prénom masculin et féminin faussement considéré comme amérindien qui signifierait « danseuse magique » ou « danseur sacré » dans une langue amérindienne non spécifiée. Cette origine semble erronée, car ce terme n'est pas mentionné dans l'histoire tribale ou dans la littérature anthropologique, ni nulle part avant 1990 concernant cet usage.

      

     

    • Il est possible que cela signifie « danseur » ou « danse » dans un langage amérindien. Mais étant donné qu'il n'est pas un prénom traditionnel et que son origine semble récente, il est plus probablement inspiré de prénoms d'origine russe comme Katinka, voire de noms de lieu d'origine russe.

      

    Sans parler de quelques assez rares prénoms qui ne sont pas à proprement parler amérindiens, mais sont les inventions de romanciers ayant écrit sur les Amérindiens.

     

      

    Par exemple :

    • Enola qui n'est aucunement d'origine amérindienne, mais est l'anacyclique du mot anglais alone, donné à une héroïne dans un vieux roman.
    • C'est suite à ce roman que ce prénom fut réellement donné.

      

    • Kaya est un prénom féminin faussement considéré comme amérindien qui signifierait « petite sœur » ou « sœur ainée » en hopi.

     

    • Cette origine semble fausse, car il n'y a pas de mot comme celui-là en HOPI.
    • Son origine proviendrait plutôt du personnage fictionnel amérindien dénommé « Kaya » dans « American Girl » de la littérature pour enfants.
    • Dans ce livre, Kaya est une abréviation du nom de cette fille : Kaya'aton'my' qui est un vrai nom Nez-Percés.

      

    Toutefois ces prénoms sont aujourd'hui portés - essentiellement aux États-Unis, Canada et en Australie.

     

     

    Exemples de prénoms liés à la nature

     

    • Abey : prénom féminin qui signifie « feuille » - Peuple Sioux, tribu Omahas.
    • Abeytu : prénom féminin qui signifie « feuille verte » - Peuple Sioux, tribu Omahas.
    • Adriel : prénom masculin qui signifie « castor » symbole d'adresse
    • Ama : prénom féminin qui signifie « eau » - Peuple chérokî.
    • Bena : prénom féminin d'origine qui signifie « faisan ».
    • Chayton : prénom masculin qui signifie « faucon » - Langues siouan.
    • Chilali : prénom féminin qui signifie « oiseau de neige ».
    • Chimalis : prénom féminin qui signifie « oiseau bleu ».
    • Cholena : prénom féminin qui signifie « oiseau ».
    • Chumani : prénom féminin qui signifie « goutte de rosée » - Peuple sioux.
    • Coahoma : prénom féminin qui signifie « panthère rouge »
    • - Tribu des Choctaws.
    • Dena : prénom féminin qui signifie « vallée ».
    • Doli : prénom féminin qui signifie « oiseau bleu » - Peuple navajo.
    • Donoma : prénom féminin qui signifie « le soleil est là » - Peuple sioux, tribu des Omahas.
    • Dyani : prénom féminin qui signifie « cerf ».
    • Hateya : prénom féminin qui signifie « trace de pas dans le sable ».
    • Huyana : prénom féminin qui signifie « pluie qui tombe ».
    • Kaliska : prénom féminin qui signifie « coyote chassant le cerf ».[
    • Kiona : prénom féminin qui signifie « colline dorée ».[
    • Kishi : prénom féminin qui signifie « nuit ».
    • Magena : prénom féminin qui signifie « lune montante ».
    • Migina : prénom féminin qui signifie « lune descendante » - Peuple sioux, tribu des Omahas.
    • Nita : prénom féminin qui signifie « ours ».
    • Ozalee : serait un prénom féminin qui signifierait « soleil levant ».
    • Paco : prénom masculin qui signifierait « aigle à la tête blanche ».
    • Papina : prénom féminin qui signifie « lierre ».
    • Petunia : prénom féminin qui signifie « fleur ».
    • Sora : prénom féminin qui signifie « oiseau chantant qui prend son vol ».
    • Tadi : prénom masculin qui signifie « vent ».
    • Waban : prénom masculin qui signifie « vent d'est ».
    • Waneta : prénom masculin ou féminin qui signifie « destrier », c'est-à-dire cheval de bataille.
    • Yahto : prénom masculin qui signifie la couleur « bleue ».
    • Yepa : prénom féminin qui signifie « princesse de l'hiver ».

      

      

      

    Exemples de prénoms liés aux forces surnaturelles

     

    • Angeni : prénom féminin qui signifie « ange » - Dans de nombreuses langues amérindiennes, par exemple en potawatomis ou en ojibwé.
    • Kwanita : prénom masculin et féminin qui signifie « les esprits sont bons ».
    • Wakanda : prénom féminin qui signifie « pouvoir magique intérieur » - Peuple dakota.

      

    Exemples de prénoms liés aux qualités des personnes

     

    • Anoki : prénom masculin qui signifie « comédien ».
    • Bly : prénom masculin qui signifie « grand ».
    • Cheyenne : prénom féminin et masculin qui signifie « orateur inintelligible » - Peuple cheyenne.
    • Ehawee : prénom féminin qui signifie « elle rit » - Peuple Sioux, tribus dakotas ou lakotas.
    • Etania : prénom féminin qui signifie « riche ».
    • Eyota : prénom féminin qui signifie « la meilleure » - Peuple sioux.
    • Halona : prénom féminin qui signifie « fortunée ».
    • Kachina : Prénom féminin qui signifie « danseuse sacrée ».
    • Mahala : prénom féminin qui signifie « femme ».
    • Nahima : prénom féminin qui signifie « mystique ».
    • Natane : prénom féminin qui signifie « fille » ou « ma fille » - Peuples algonquiens, tribu des Arapahos.
    • Nirvelli : prénom féminin qui signifie « enfant de l'eau ».
    • Nokomis : prénom féminin qui signifie « fille de la lune ».
    • Olathe : prénom féminin qui signifie « belle » - Peuple shawnee.
    • Patamon : prénom masculin qui signifie « en colère ». - Peuple sud-amérindien Patamona ?
    • Sahale : prénom masculin qui signifie « au-dessus ».
    • Wapi : prénom masculin qui signifie « heureux ».
    • Wakiza : prénom masculin qui signifie « guerrier déterminé ».
    • Yancy : prénom masculin (parfois féminin) qui signifie « anglais » (dérivé de « Yankee » ?).

      

    Exemples de prénoms liés aux évènements de la vie

     

    • Abequa : prénom féminin d'origine qui signifie « reste à la maison » pour une femme - En Algonquien : ojibwa, ojibway, ojibwe et chippewa.
    • Anaba : prénom féminin qui signifie « elle rentre de la bataille ».
    • Dezba : prénom féminin qui signifie « qui va à la guerre » - Peuple navajo.
    • Aquene : prénom féminin qui signifie « paix ».
    • Namata : prénom féminin qui signifie « épouse de Geronimo » - Peuple apache.
    • Nuna : prénom féminin qui signifie « pays » chez les Inuits.
    • Oneida : prénom féminin qui signifie « impatiemment attendue » - Peuple iroquois, tribu des Oneidas.
    • Poloma : prénom féminin qui signifie « arc » - Tribu des Choctaws.
    • Tyee : prénom masculin qui signifie « chef » - Peuple Chinook.
    • Winona : prénom féminin qui signifie « fille première née » - Peuple sioux.
    • Yuma : prénom masculin qui signifie « fils du chef » - Peuple yuman, nord-amérindiens originaires de Basse-Californie (Mexique).

      

    Fréquence de ces prénoms

    La plupart de ces prénoms sont aujourd'hui peu usités aux États-Unis.

      

    Cela s'explique par le faible nombre d'Amérindiens vivant actuellement

    aux États-Unis. Mais sans doute aussi par le souhait de certains de porter des prénoms occidentaux, synonymes pour ces personnes d'intégration.

     

     

    Par ailleurs, la plupart de ces prénoms ont été très peu donnés en France.

      

    On note toutefois que certains prénoms sont plus fréquemment donnés qu'auparavant.

     

     

     

     

     

     

     

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    COMANCHES

      

    The Comanche weren't really big flag users. They rather preferred war shields, which were more durable and which could be actively utilized in killing people. The ever-industrious John Rayner, whose ancestors came to know all too well that white people will roll right over you and put their flags all over your shit if you don't first, set out to change that. At the Sun Dance gathering, Rayner attempted to learn the native sign language that was used between tribes with different dialects.

      

    The sign for 'Shoshone' was a snakelike movement, and the sign for 'Comanche' was the reverse - a snake slithering backwards. With the snake motif in mind, Rayner designed this flag for the joint Comanche/Freedmen forces. At this point, it is not in wide use.

     

     



    GERMANS

     

    Many of the Germans who make up the population of the Deutsch colonies were revolutionaries who fled after the 1848 rebellions collapsed. Between that and the fact that many of the Germans in the colonies were from different German nations, the use of the pan-Germanic tricolor seemed more than appropriate.

      

    But how to give it that unique, Texian Deutsch feel ? Hey, put a snake on it! No one's done that bef-aww, damn. Well, what animal represents the cunning and strong defenses of the Deutsch colonies, an animal that can survive in the rocky heights of the Hill Country, something that would strike terror into the heart of the colonies' opponents? Only the animal they called panzerschwein.

     

    le SAVIEZ VOUS ?

    parmi tous les EUROPEENS qui se sont installés dans le NOUVEAU MONDE
    ( l'AMERIQUE, pour ceux qui ne le savent pas ).... des COLONIES d'européens, britanniques, Français, scandinaves; Italiens..beaucoup de repris de justice aussi

    et des ALLEMANDS !

    Beaucoup d'Allemands qui composent la population des colonies ALLEMANDES en Amérique, étaient révolutionnaires qui ont fui après 1848 rébellions en Europe... assez !

    Beaucoup d'Allemands qui arrivèrent dans les colonies étaient de différentes régions allemandes, et l'utilisation du drapeau tricolore pan-germanique semblait plus approprié.

    Mais comment lui donner cette unique aspect " Texian Deutsch" le savez-vous ?

    Hey, mettre un serpent sur le drapeau !

    Personne ne l'a fait que bef-aww, Mince !

    Eh bien, quel animal représente les défenses rusés et forts des colonies Deutsch - allemandes ? un animal qui peut survivre dans les hauteurs rocheuses du Hill Country, somethingthat serait semer la terreur dans le cœur des adversaires des colonies?

    Seulement l'animal Ils ont appelé panzerschwein.
     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Welcome to the Old Picture WEB site. We present a wonderful array of historical pictures. This collection includes photographs from a variety of topic to meet almost any interest. These photographs span the globe, and present a unique view of our past. Join us in developing a love and appreciation for history.

     

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    Pontiac ou Pondiag - Obwandiyag

    1720 - 1769

    Chef du peuple Ottawa

     

    Personnage historique important dans l'histoire de l'Amérique du Nord à l'époque où la Nouvelle-France, conquise, déchue et abandonnée, semblait perdue à jamais, un seul homme semblait être encore prêt à se battre pour elle.

      

    Cet homme, c'est le célèbre chef Pontiac.

    Pontiac serait né entre 1712 et 1725 probablement dans un village de la tribu des Outaouais.

    En 1736, 200 guerriers Outaouais et Ojibwas demandèrent aux autorités françaises d'être amenés "à Montréal pour y combattre les Anglais".

      

    Pontiac était peut-être l'un de ceux-là.

    En 1752, un contingent de 240 Canadiens et Outaouais attaqua le village de Pickawillany (aujourd'hui Piqua, Ohio). Ce village, en dépit des alliances et des traités, permettait aux Anglais de commercer sur leur territoire. Pontiac fit peut-être partie du groupe qui mit fin à ces activités séditieuses.

    En 1755, les Anglais attaquèrent le Fort Duquesne (aujourd'hui Pittsburgh). À la garnison française qui défendait le fort s'ajoutèrent 1000 alliés amérindiens, 300 Outaouais de Détroit (dont faisait très probablement partie Pontiac) et 700 de Michilimackinac.

      

      

    Ls alliés victorieux infligèrent une terrible défaite à leurs agresseurs britanniques.

    En 1757, Pontiac informa Pécaudy de Contrecoeur au Fort Duquesne que les Anglais avaient tenté de le tromper en lui disant que Québec avait été capturée. Par ce mensonge, ils espéraient acquérir son amitié.

      

    Pontiac déclara avoir résisté à ces avances et ne manqua pas de rappeller à Contrecoeur les avantageuses promesses qui avaient été faites aux amis de la cause française.

     

    En 1758, plusieurs Outaouais de Détroit se battaient toujours contre les Anglais à proximité du Fort Duquesne que les Français avaient été obligés d'abandonner le 24 novembre. Les victoires anglaises commencèrent alors à se multiplier.

      

    Après la prise de Louisbourg, de l'Île Royale (l'île du Cap Breton), des forts Carillon (Ticonderogua, N.Y.) et Niagara (Youngstown, N.Y.), la victoire britannique sembla de plus en plus inévitable.

     

    Les Britanniques organisèrent une rencontre avec les Outaouais en août 1759 et deux des chefs de la tribu étaient présents pour affirmer leur bonne volonté à l'égard des Anglais.

     

    Pontiac n'était pas présent à cette rencontre. Le village de Pontiac était si divisé sur la question que plusieurs Outaouais qui désiraient s'allier à l'Angleterre avaient dû quitter le village pour aller s'établir plus au sud.

      

      

    La révolte de Pontiac

     

     

    "Nous ne sommes pas vos esclaves.

    Ces lacs, ces forêts et ces montagnes sont notre héritage et nous n'y renoncerons pas au profit de qui que ce soit."

    Pontiac

     

    Seule maintenant, l'armée britannique pouvait maintenir l'ordre dans la région. PontiacUne mission pour occuper les forts français envoyée par le Général Amherst rencontra l'opposition des Indiens.

    Soutenu par d'autres chefs de tribus (les Outaouais, les Ojibwas, les Hurons, les Potawatomis et d'autres chefs de la région du lac Supérieur), Pontiac le chef de guerre des Ottawa se rebelle.

      

    Très intelligent, il comprit que les Anglais seraient plus dangereux pour les Indiens que ne l'avaient été les Français qui, du fait de leur implantation peu nombreuse, ne convoitaient que peu de terres.

      


    • le 05 mai 1763, Pontiac appelle les nations amérindiennes Ouataouais, Hurons et Potéouatamis à la guerre contre les anglais, en assiégeant les forts de l'intérieur désormais occupés par les anglais.

     

    Pontiac et deux des chefs potawatomis forçèrent les fermiers à fournir leurs hommes en nourriture, ce qui ne fit rien pour augmenter leur popularité auprès des Canadiens. Malgré tout, la révolte fit rage pendant plus d'un mois dans les pays d'en haut.

      

    En mai, dix navires anglais furent capturés par les Outaouais avec leurs équipages et leurs provisions. Les forts Miami et Saint-Joseph tombèrent aux mains des Illinois et des Miamis.

     

    Le fort Ouiatanon (près de Lafayette dans l'Indiana) fut capturé par les Weas, des Mascoutens et les Kickapoos alors que les Ojibwas s'emparaient du fort Michilimackinac.

      

    Les Sénécas, les Delawares, les Shawnees et les Hurons se joignirent à l'insurrection et capturèrent plusieurs autres postes militaires dont le fort Venango (aujourd'hui Franklin en Pennsylvanie), le fort de la Rivière au Boeuf (Waterford, Pennsylvanie) et le fort de la Presqu'île (Erie, Pennsylvanie).

     

     

    Amherst qui avait d'abord sous-estimé les Amérindiens ordonna que des troupes se mettent en marche vers le fort Détroit pour écraser les rebelles. Pontiac, lui, fit une ultime tentative pour gagner les Canadiens à sa cause. Zacharie Chiquot et environ 300 jeunes hommes acceptèrent de se joindre à lui.

     

     

    Mais plusieurs autres francophones décidèrent de s'allier aux Anglais. Les guerriers autochtones vont semer la terreur pendant cinq semaines avant de s'attaquer à "Fort Détroit" où ils échoueront.

     

    Les Français, à la demande d'Amherst, informèrent les Indiens qu'une paix était signée entre eux et les Anglais, et qu'ils ne pouvaient donc plus les soutenir. Pontiac fit la paix, mais elle ne fut acceptée par les tribus qu'après de longues luttes. La pacification de l'Ouest n'était pas encore faite.

     

    Du début de la colonisation à la fin de la guerre de Sept Ans (1763), les Anglais ont réussi à éliminer peu à peu des territoires américains les Suédois, les Hollandais et finalement les Français.

     

    Pendant ce temps à New York, le général Amherst était complètement dépassé par les événements. Enragé contre Pontiac et ses alliés, il autorisa ses hommes à échanger des couvertures infestées de petite vérole aux Amérindiens dans le but qu'ils soient exterminés par la maladie, une première dans les annales de la guerre biologique. Plusieurs documents indiquent que la manoeuvre eut bien lieu et qu'elle fut un succès.

     

     

    La maladie fit bientôt des ravages horribles parmi les Amérindiens de la région. Amherst écrit également à ses hommes: "Vous ferez bien, ainsi que d'user de tous autres procédés capables d'exterminer cette race abominable. Je serais très heureux si votre plan de les chasser avec des chiens était mis en oeuvre!"

     

    Pontiac demeura chez les Arkansas et continua à prêcher la rébellion avec un chef shawnee du nom de Charlot Kaské. Il caressait maintenant le projet d'une grande confédération des tribus amérindiennes du nord et du sud qui pourrait tenir tête à l'envahisseur anglais. Mais après un dernier refus de la Nouvelle-Orléans d'envoyer des renforts, Pontiac accepta finalement de signer la paix avec l'Angleterre.

     

    La première conférence eut lieu à Ouiatanon en juillet 1765. Pontiac déclara qu'il signerait l'accord seulement à la condition que les Britanniques n'envahissent pas le territoire. Il expliqua que la conquête des forts français ne donnait pas à l'Angleterre le droit de posséder le territoire et de le coloniser à leur guise.

     

    Les Français étaient venus vivre parmi les Amérindiens en frères et non pas en seigneurs. Il ajouta que la France ne les avait jamais conquis et n'avait jamais acheté leurs terres, celles-ci leur revenaient donc de plein droit. La paix fut signée en présence des Outaouais, des Ojibwas, des Hurons et des Potawatomis.

     

     

    Le 20 avril 1769, Pontiac se rend à Cahokia pour faire du troc. Un jeune guerrier Peoria appelé Pihi ou Chien Noir l'accompagne. Lorsqu'ils quittent le poste de traite, Pihi assomme Pontiac. Le grand chef tombe et Pihi le poignarde.

      

      

    L'assassinat de Pontiac met un terme à la vie d'un farouche guerrier et marque le début d'une légende. Bien que sa rébellion se soit avérée un échec, l'exemple de Pontiac inspirera bon nombre de ses successeurs dans leur résistance à la domination des Européens.

     

     http://www.medarus.org/NM/NMPersonnages/NM_10_03_Biog_Natives/nm_10_03_pontiac.htm

     

     

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    La Route 66

    La route 66 il fût un temps descendait d' un coté à un autre des Etats Unis. Pendant presque un siècle, c' était la grande route commerciale et touristique principale de la côte Ouest. Pendant ces années, la route 66 a gagné une image presque mythique qui est toujours en mémoire. Ces années de gloire et la plus part de son parcours sont presque disparus, mais sa nostalgie est devenue une attraction populaire.

    Il fût un temps oû la cote Ouest était très isolée

    Avant le vingtième siècle, la cote Ouest des US était très isolée du Centre et de l' Est à cause des chaînes de montagnes, déserts et des espaces stériles. Avant que le chemin de fer transcontinental fût fini en 1867, il était plus facile d' envoyer un bateau autour de la péninsule de l' Amérique Latine plutôt que d' essayer de passer à travers le Centre et l' Ouest du pays.

    Au début du vingtième siècle, il était très difficile et même périlleux d' essayer de conduire d' une côte à l' autre. Les routes se terminaient aux pieds des Rocheuses ou aux bords des déserts. Il était difficile d' aller plus loin car les routes se terminaient en chemin de campagne. Il y avait encore moins d' arrêt de repos achalandé ou de facilité sur les bords de route.

    Route 66 in Hackberry, Arizona© Mike Leco / USATourist.com
    Route 66 in Hackberry, Arizona

    La route 66 reliait Chicago avec Los Angeles

    Plusieurs hommes d' affaires d' Oklahoma et d' Illinois décidèrent que les USA avaient besoin d' une route nationale intercontinentale reliant l' Est avec l' Ouest. Naturellement, ils voulaient la voir passer par leure ville natales, Springfield en Illinois et Oklahoma City en Oklahoma. En 1926, ils arrivèrent à convaincre le gouvernement de la valeure stratégique d' une telle construction . Cette route ne fût finie qu' en 1938. Et ils l' appelèrent la route 66.

    La route 66 commençait aux bords du Lac Michigan à Chicago en Illinois, cette grande ville métropolitaine au Nord de l' immense plaine à l' ouest-centre du pays parcemmé de basins agriculturels longeant le fleuve Mississippi. Chicago était déjà bien reliée avec la cote Est. A partir de là la route 66 allait en direction du Sud à travers les états d' Illinois, Missouri et Kansas. En Oklahoma, elle tournait vers l' Ouest jusqu' au Nord du Texas, Nouveau Mexique et Arizona avant d' atteindre la Californie. La route 66 se terminait à Los Angeles sur les plages de Santa Monica.

    Cette route s' étalait sur 2,400 miles (4,000 km) de long. Elle reliait des villes assez importantes du Mid-Ouest et du Sud-Ouest telles que Springfield en Illinois, St. Louis au Missouri, Oklahoma City, Amarillo au Texas, Albuquerque au Nouveau Mexique et Flagstaff en Arizona. Elle passait parmis de plus petites villes et villages aussi.

      

    Picture

      

    Elle était devenue la route la plus convoitée pour passer de la cote Est à la cote Ouest

    La route 66 devînt très vite très populaire pour voyager d' Est en Ouest pour raisons commerciales, avec des camions de livraison ainsi que pour les touristes. Elle allait tout droit à travers les passages montagneux des Rocheuses pour suivre la route du Sud qui était empruntable toute l' année.

    Les habitants du long de cette route réalisèrent très vite que le passage incessant des motoristes aller demander des stations essence, des endroits pour manger et se reposer avec accommodations et diversions. Des milliers de stations, restaurants, cafés, bars, épiceries, drogueries, et autres attractions touristiques s' installèrent aux bords de cette route. La route 66 avait donné le jour au slogan "motorist hotel" ou motel . Des attractions de bords de route avec des boutiques de souvenir, des endroits d' échanges avec les indiens locaux, des point de vue scénique, des zoos, des musées, des sites historiques et des tableaux de phénomens géologiques se trouvaient tout le long. C' était commun de voir des tepees indiens, des statues géantes de cowboy et autres structures faites pour attirer l' attention des motoristes de passage sur la route 66.

    Durant les années de 1930 en même temps que la dépression économique endommagea notre pays une sêcheresse s' acharna dans les régions du Mi-Ouest oû se trouvent beaucoup de fermes. Les récoltes en Oklahoma, Kansas et Missouri mourrûent et la terre se transforma en poussière. Le bassin du Mississippi fût surnommé le "dust bowl" " le bol de poussière". Des centaines de milliers de fermiers sont tombés en ruine financière, ont perdu leurs maisons, ont emballé leurs minces affaires personnelles et possessions, les ont embarqué dans leurs voitures ou camions et sont parti vers l' Ouest pour retrouver du travail. On les surnomma les "Oakies" par ce qu' ils sont venus de cet état. Beaucoup d' entre eux ont pris la Route 66 et ont crée des aires de camping ou des centres pour motoristes oû les pauvres et les plus dépourvus pouvaient rester la nuit dans leur véhicule sans avoir à payer. La Route 66 était désormais connue sous le nom de route vers la terre de promesse et de soleil sans fin, en direction de la Californie oû le travail et l' opportunioté ne manquait pas. Un auteur américain John Steinbeck a documenté ce phénomène de migration dans son roman "The Grapes of Wrath" et a appelé la route 66 "the mother road".

    Route 66 in Williams, Arizona© Mike Leco / USATourist.com
    Route 66 in Williams, Arizona

    Bobby Troup écrivit "Get your kicks on route 66"

    Durant la deuxième guerr mondiale, des millionsde jeunes hommes et femmes voyagèrent à travers les USA via la route 66 lorsqu' ils fûrent appelés pour aller se battre soit en Europe soit dans l' Océan Pacific . Un de ces voyageurs était Bobby Troup, ancien batteur pour le groupe "Tommy Dorsey Band" et capitaine de la marine. Sa chanson et ses lirics sont maintenant très connus "Get your kicks on route 66". Dans les années 60, cette chanson devînt si populaire qu' une serie télévisée se nommât "Route 66". Cette route fût filmée dans plusieurs films et spectacles télévisés pendant plusieurs années et s' est fait sa place dans l' histoire et la culture des USA.

    Malheureusement la route mère s' est écroulée face au progrés. Les méga-autoroutes plus larges plus droites pour aller plus vite ont remplacé des sections de la veille route 66 dès les années de 1950 jusqu' à nos jours. En Octobre 1984, la nouvelle autoroute highway 40 a remplacé totalement la dernière section de la route 66 près de Williams en Arizona. De nos jours que des ruines restent encore présentes de cette vieille route mère. Vous pouvez voir quelques sections le long de l' autoroute. Dans les rues principales de petites villes du mi et sud-ouest on voit encore des panneaux historiques affichant "historic route 66".

    Cette route nationale est tombée à cause du progrès

    Les sections les plus longues et intactes de cette vieille route se trouvent dans la partie Ouest de l' état d' Arizona et Sud-Est de la Californie. Une étendue de 100 mile de la route 66 se dirige vers le Nord-Ouest à partir de Seligman en Arizona, à travers la réserve indienne de la tribue Havasupaià Peach Springs, puis redescend en direction Sud-Ouest vers Kingman en Arizona. 90 miles à l' Ouest de Kingman, une autre section de la sur une longueur de 100 miles 66 en direction du Sud qui rejoint l' autoroute I-40 et tourne parmis le désert "Mojave" en passant par une petite communauté appelée "Amboy" en California avant de rejoindre la grande autoroute à Ludlow. Si vous voulez experiencer la vieille route, c' est une partie exceptionelle. Les petites villes de Williams, Seligman, Peach Springs et Kingman ont preservées ou restaurées des attractions qui étaient dans le temps aux bords de la route 66. Vous verrez des accommodations et attractions abandonnées tout le long de cette vieille route nationale.

    Si vous voulez longer le chemin d' origine au commencement de la route 66 à partir de Chicago jusqu' a LA, je vous suggère d' acheter un bon plan de la route 66. La plus part de ses 2400 miles sont assez difficiles à trouver. Vous sortirez et réentrerez plusieurs fois de l' autoroute actuelle pour pouvoir trouver les vieilles sections de la vieille route.

    Note : J'ai été informé qu'une section de 110 milles de l'itinéraire original 66 existe toujours entre Tulsa et Ville d'Oklahoma. Le péage plus nouveau de Turner la met en parallèle, mais la vieille route originale existe toujours.
    Route 66 in Seligman, Arizona© Mike Leco / USATourist.com
    Route 66 in Seligman, Arizona

    Les sections les plus longues de la route 66 sont en Arizona et en Californie

    Je vous suggère de limiter votre exploration de la route 66, la partie entre Flagstaff en Arizona et Los Angeles est la plus attirante et facile à trouver. Le long de cette partie, vous trouverez les plus grandes sections de la route d' origine avec d' autres attractions dans les alentours. Le Grand Canyon, Sedona, Boulder Dam, Las Vegas, Barstow et ledésert Mojave sont tous très près de la vieille route 66. Si vous voulez la faire en étant branché et stylé, louez une Corvette ou une Harley Davidson à Las Vegas, aller jusqu' à Kingman, et faites un peu de vitesse sur la vieille route.

    Écrit par: Mike Leco
    Traduit par: Carole DuChesne
    Photo d´ en haut: © Mike Leco / USATourist.com
    Description de la photo: Une vieille station service de Route 66
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    L-R: Ida Wasee-Lone Wolf with her son, Theodore Lone Wolf and her husband, Delos K. Lone Wolf - Kiowa - 1913

     

     


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     Le message prémonitoire
    des Indiens d'Amérique



    Le destin des Indiens d'Amérique annonçait celui de l'ensemble des habitants de la planète qui assistent impuissants à la destruction de leur environnement, après la confiscation de leur espace et de leurs ressources.

    Le message des Indiens est aussi une source de sagesse, fondée sur le respect de la nature et la compréhension de "l'Esprit qui est en toute chose"...

    "Nous avons toujours eu beaucoup; nos enfants n'ont jamais pleuré de faim, notre peuple n'a jamais manqué de rien... Les rapides de Rock River nous fournissaient un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, ce citrouilles, de courges... Ici était notre village depuis plus de 100 ans pendant lesquels nous avons tenu la vallée sans qu'elle nous fût jamais disputée. Si un prophète était venu à notre village en ce temps-là nous prédire ce qui allait advenir, et ce qui est advenu, personne dans le village ne l'aurait cru."

    Black Hawk, chef indien


    "Nous aimons la tranquillité; nous laissons la souris jouer en paix; quand les bois frémissent sous le vent, nous n'avons pas peur."

    Chef indien au gouverneur de Pennsylvanie en 1796


    "Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons: toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.

    L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même."

    Seattle, chef indien Suquamish


    "Le Lakota était empli de compassion et d'amour pour la nature, et son attachement grandissait avec l'âge.
    (...) C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement. Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient.

    Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l'oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature."

    Standing Bear, chef Lakota (Sioux)



    "Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout: le soleil, la lune, les arbres, le vent et les montagnes; parfois nous l'approchons par leur intermédiaire. (...) Nous croyons en l'Etre Suprême, d'une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas d'ans l'obscurité.

    Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit."

    Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)

    "Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l'ours. Lorsque nous, Indiens, cherchons les racines, nous faisons de petits trous. Lorsque nous édifions nos tipis, nous faisons de petits trous. Nous n'utilisons que le bois mort.

    L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout. Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit « Arrête, tu me fais mal ». Mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu... Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc?... Partout où il la touche, il y laisse une plaie."

    Vieille sage Wintu (Indiens de Californie)


    "Je peux me rappeler l'époque où les bisons étaient si nombreux qu'on ne pouvait les compter, mais les Wasichus (hommes blancs) les ont tués tant et tant qu'il ne reste que des carcasses là où ils venaient paître auparavant. Les Wasichus ne les tuaient pas pour manger; ils les tuaient pour le métal qui les rend fous et ils ne gardaient que la peau pour la vendre. Parfois ils ne les dépeçaient même pas. Ils ne prenaient que les langues et j'ai entendu parler de bateaux-de-feu descendant le Missouri chargés de langues de bison séchées. Parfois ils ne prenaient même pas les langues; ils les tuaient simplement pour le plaisir de tuer. Ceux qui ont fait cela étaient des fous. Quand nous chassions le bison, nous ne le faisions que selon nos besoins."

    Hehaka Sapa, grand chef Sioux

     

    "Vous avez remarqué que toute chose faite par un indien est dans un cercle. Nos tipis étaient ronds comme des nids d'oiseaux et toujours disposés en cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'Univers agit selon des cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans l'ancien temps, lorsque nous étions un peuple fort et heureux, tout notre pouvoir venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas brisé.

    Tout ce que fait le pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu'ils ont la même religion que nous. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont rond.

    Même les saisons forment un grand cercle dans leur changements et reviennent toujours là où elles étaient. La vie de l'homme est dans un cercle de l'enfance jusqu'à l'enfance, et ainsi en est-il pour chaque chose où l'énergie se meut."

    Hehaka Sapa, ou Black Elk, indien Oglala, branche des Dakotas (Sioux)


    "La vie dans un tipi est bien meilleure. Il est toujours propre, chaud en hiver, frais en été, et facile à déplacer. L'homme blanc construit une grande maison, qui coûte beaucoup d'argent, ressemble à une grande cage, ne laisse pas entrer le soleil, et ne peut être déplacée; elle est toujours malsaine. Les Indiens et les animaux savent mieux vivre que l'homme blanc. Personne ne peut être en bonne santé sans avoir en permanence de l'air frais, du soleil, de la bonne eau. Si le Grand Esprit avait voulu que les hommes restassent à un endroit, il aurait fait le monde immobile; mais il a fait qu'il change toujours, afin que les oiseaux et les animaux puissent se déplacer et trouver toujours de l'herbe verte et des baies mures.

    L'homme blanc n'obéit pas au Grand Esprit. C'est pourquoi nous ne pouvons être d'accord avec lui."

    Flying Hawk, chef Sioux du clan des Oglalas


    "Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux qui serpentent en méandres compliqués n'étaient pas « sauvages » à nos yeux. Seul l'homme blanc trouvait la nature sauvage, et pour lui seul la terre était « infestée » d'animaux « sauvages » et de peuplades « sauvages ». A nous, la terre paraissait douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère. Elle ne nous devint hostile qu'à l'arrivée de l'homme barbu de l'Est qui nous accable d'injustices insensées et brutales."

    Standing Bear, chef Lakota (Sioux)


    "Notre terre vaut mieux que de l'argent. Elle sera toujours là. Elle ne périra pas, même dans les flammes d'un feu. Aussi longtemps que le soleil brillera et que l'eau coulera, cette terre sera ici pour donner vie aux hommes et aux animaux. Nous ne pouvons vendre la vie des hommes et des animaux. C'est pourquoi nous ne pouvons vendre cette terre. Elle fut placée ici par le Grand Esprit et nous ne pouvons la vendre parce qu'elle ne nous appartient pas."

    Chef indien Blackfeet (Pieds-Noirs)


     

    "Mes jeunes gens ne travailleront jamais.
    Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver. Et la sagesse nous vient des rêves."

    Smohalla, chef indien Sokulls


    "Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre, et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibier. Mais vous êtes venus et vous m'avez volé ma terre. Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre.
    Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse.

    Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez. Nous ne vous gênons nullement. Mais à nouveau vous nous dites « pourquoi ne devenez-vous pas civilisés? » Nous ne voulons pas de votre civilisation ! Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères et leurs pères avant eux."

    Crazy Horse, grand chef Sioux du clan Oglalas


    "Vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quels genre d'homme doivent être les Européens? Quelle espèce de créature choisissent-ils d'être, forcés de faire le bien et n'ayant pour éviter le mal d'autre inspiration que la peur de la punition? (...) L'homme n'est pas seulement celui qui marche debout sur ses jambes, qui sait la lecture et l'écriture et montrer mille exemples de son industrie...

    En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron. Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j'ai l'entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit.

    Il n'en est pas de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi. Tu n'as pas la liberté de faire ce que tu as dans l'esprit. Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux-témoins, etc. Et tu dépends d'une infinité de personne dont la place est située au-dessus de la tienne. N'est-ce pas vrai ?"

    Kondiarionk, chef Huron, s'adressant au baron de Lahontan, lieutenant français en Terre-Neuve

     

    "Les hommes blancs annonçaient bien haut que leurs lois étaient faites pour tout le monde, mais il devint tout de suite clair que, tout en espérant nous les faire adopter, ils ne se gênaient pas pour les briser eux-mêmes.

    Leurs sages nous conseillaient d'adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu'il en existant un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre, et deux hommes blancs étaient rarement d'accord sur celle qu'il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu'au jour où nous comprîmes que l'homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois. Ils les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers."

    Pachgantschilhilas, chef des Delawares


    "Chaque année notre envahisseur blanc devient plus avide, exigeant, oppressif et autoritaire... La misère et l'oppression, tel est le lot qui nous échoit... Ne sommes-nous pas dépouillés jour après jour du peu de liberté qui nous reste ?

    A moins que les tribus ne se liguent unanimement pour modérer les ambitions et l'avidité des Blancs, ils nous auront bientôt tous conquis et désunis, nous serons chassés de notre pays natal et éparpillés comme les feuilles d'automne par le vent."

    Tecumseh, chef Shawnee, en 1812


    "Nous ne voulons pas des chariots de feu qui font du bruit (trains à vapeur) sur les terrains de chasse au bisons. Si les Visages Pâles s'avancent encore sur nos terres, les scalps de vos frères seront dans les wigwams des Cheyennes. J'ai dit !"

    Roman Nose, chef-guerrier des Cheyennes, s'adressant au général Palmer en 1866 dans le Kansas

     

    "Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie. C'est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu'à nous d'habiter cette terre.

    Cependant écoutez-moi mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui, elle est devenue tyrannique. Fort étrangement, ils ont dans l'esprit la volonté de cultiver le sol, et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage."

    Tatanka Yotanka, ou Sitting Bull, grand chef Sioux


    "Frère, notre territoire était grand et le vôtre était petit. Vous êtes maintenant devenus un grand peuple, et il nous reste à peine l'espace pour étendre nos couvertures. Vous avez notre pays, mais cela ne vous suffit pas. Vous voulez nous forcer à épouser votre religion.

    Frère, continue à écouter. Tu te dis envoyé ici pour nous apprendre à rendre le culte au Grand Esprit d'une manière qui lui soit agréable. Et tu prétends que si nous n'adoptons pas la religion que vous les Blancs vous prêchez, nous seront malheureux ici-bas. Tu dis être dans le vrai et que nous sommes perdus. Comment pourrions-nous vérifier la vérité de tes paroles? (...)

    Frère, tu dis qu'il n'y a qu'une seule façon d'adorer et de servir le Grand Esprit. Si il n'y a qu'une religion, pourquoi le peuple blanc est-il si partagé à ce sujet? Nous savons que votre religion est écrite dans un livre. Pourquoi n'êtes-vous pas tous d'accord, si vous pouvez tous lire le livre?

    Frère, nous ne comprenons pas ces choses. On nous dit que ta religion a été donnée à tes ancêtres, et s'est transmise de père en fils. Nous aussi nous avons une religion que nos ancêtres ont reçue et nous ont transmise, à nous, leurs enfants. Nous rendons le culte de cette manière. Il nous apprend à être reconnaissants pour toutes les faveurs que nous recevons, à nous aimer les uns les autres et à être unis. Nous ne nous querellons jamais à propos de religion parce que c'est un sujet qui concerne chaque homme devant le Grand Esprit."

    Sa-go-ye-wat-ha, ou Red Jacket, chef Seneca (Iroquois) et grand orateur des Six Nations

     


    "J'assiste avec tristesse au déclin de notre noble race. Nos pères étaient forts et leur pouvoir s'étendait sur tout le continent américain. Mais nous avons été réduits et brisés par la ruse et la rapacité de la race à peau blanche. Nous sommes maintenant obligés de solliciter, comme une aumône, le droit de vivre sur notre propre terre, de cultiver nos propres terres, de boire nos propres sources.

    Il y a de nombreux hivers, nos sages ancêtres ont prédit qu'un grand monstre aux yeux blancs viendrait de l'Est, et qu'eu fur et à mesure qu'il avancerait il dévorerait la terre. Ce monstre, c'est la race blanche, et la prédiction est proche de son accomplissement."

    O-no'-sa, chef indien


    "Le changement du costume tribal pour celui de l'homme blanc fut brutal. Les effets sur la santé et le confort des enfants furent considérables. Notre premier grief fut d'avoir les cheveux coupés. Les hommes Lakotas ont toujours porté les cheveux longs. Plusieurs jours après avoir été tondus, nous nous sommes sentis bizarres et mal à l'aise. Si l'argument avancé était vrai, à savoir l'élimination des poux, pourquoi les filles n'avaient-elles pas subi le même traitement que les garçons?

    La vérité, c'est qu'ils voulaient nous transformer. Les cheveux courts étant la marque distinctive de l'homme blanc, on nous l'imposa, alors que lui-même conservait sa propre coutume de se laisser pousser les poils du visage."

    Standing Bear, chef indien Lakota


    "Les Wasichus nous ont mis dans ces boites carrées (maisons), notre pouvoir s'en est allé et nous allons mourir parce que le pouvoir n'est plus en nous.

    Nous sommes des prisonniers de guerre tant que nous attendons ici. Mais il y a un autre monde."

    Hehaka, ou Black Elk (Wapiti Noir), indien Sioux


    "Enfant, je savais donner. J'ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu'aujourd'hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux. Chaque arbre était un objet de respect. Aujourd'hui, j'admire avec l'homme blanc un paysage peint dont la valeur est exprimée en dollars !"

    Chiyesa, écrivain indien contemporain


    "Je suis allé à l'école des hommes blancs. J'y ai appris à lire leurs livres de classe, les journaux et la bible. Mais j'ai découvert à temps que cela n'était pas suffisant. Les peuples civilisés dépendent beaucoup trop de la page imprimée. Je me tournai vers le livre du Grand Esprit qui est l'ensemble de sa création. Vous pouvez lire une grande partie de ce livre en étudiant la nature.

    Si vous preniez tous vos livres et les étendez sous le soleil, en laissant pendant quelque temps la pluie, la neige et les insectes accomplir leur oeuvre, il n'en restera plus rien. Mais le Grand Esprit nous a fourni la possibilité, à vous et à moi, d'étudier à l'université de la nature les forêts, les rivières, les montagnes, et les animaux dont nous faisons partie."

    Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)

     

    "L'homme blanc, dans son indifférence pour la signification de la nature, a profané la face de notre Mère la Terre. L'avance technologique de l'homme blanc s'est révélée comme une conséquence de son manque d'intérêt pour la voie spirituelle, et pour la signification de tout ce qui vit. L'appétit de l'homme blanc pour la possession matérielle et le pouvoir l'a aveuglé sur le mal qu'il a causé à notre Mère la Terre, dans sa recherche de ce qu'il appelle les ressources naturelles. Et la voie du Grand Esprit est devenue difficile à voir pour presque tous les hommes, et même pour beaucoup d'Indiens qui ont choisi de suivre la voie de l'homme blanc.

    Aujourd'hui, les terres sacrées où vivent les Hopis sont profanées par des hommes qui cherchent du charbon et de l'eau dans notre sol, afin de créer plus d'énergie pour les villes de l'homme blanc. On ne doit pas permettre que cela continue. Sans quoi notre Mère la Nature réagirait de telle manière que presque tous les hommes auraient à subir la fin qui a déjà commencé. Le Grand Esprit a dit qu'on ne devait pas laisser cela arriver, même si la prédiction en a été faite à nos ancêtres. Le Grand Esprit a dit de ne pas prendre à la terre, de ne pas détruire les choses vivantes.

    Aujourd'hui, presque toutes les prophéties se sont réalisées. Des routes grandes comme des rivières traversent le paysage; l'homme parle à travers un réseau de téléphone et il voyage dans le ciel avec ses avions. Deux grandes guerres ont été faites par ceux qui arborent le swastika ou le soleil levant.

    Le Grand Esprit a dit que si une gourde de cendres était renversée sur la terre, beaucoup d'hommes mourraient, et que la fin de cette manière de vivre était proche. Nous interprétons cela comme les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki. Nous ne voulons pas que cela se reproduise dans aucun autre pays pour aucun autre peuple; cette énergie devrait servir à des fins pacifiques, non pour la guerre.

    Nous, les chefs religieux et porte-parole légitimes du peuple indépendant des Hopis, avons été chargés par le Grand Esprit d'envoyer au président des Etats-Unis et à tous les chefs spirituels une invitation à nous rencontrer pour discuter du salut de l'humanité, afin que la Paix, l'Unité et la Fraternité règnent partout où il y a des hommes."

    Lettre des Indiens Hopis au président Nixon en 1970


     

    Ces textes sont extraits du livre de T.C.Mac Luhan, "Pieds nus sur la terre sacrée", une anthologie de la philosophie, du mode de vie et de la destinée des Indiens d'Amérique du Nord.

     

     

    DVD




    La trilogie "Koyaanisqatsi" est un ensemble de 3 films réalisés par Geofrey Redgio
    et inspirés par les prophéties des Indiens Hopis.

    Tournés avec des images réelles (grandioses), sans acteurs, sans dialogues et sans commentaires, ces films nous montrent notre planète et notre civilisation comme nous ne l'avons jamais vue... Images des éléments naturels, images des mégapoles, des foules humaines, et du monde créé par la technologie, le tout sur une musique superbe et envoutante de Philip Glass.

    Le titre des films vient du langage Hopi. La racine "qatsi" veut dire "vie".

    film 1:
    "Koyaanisqatsi". Signification en langage hopi: "vie déséquilibrée, vie folle, vie tumultueuse, vie allant en se désagrégeant, un état d'existence appelant un autre mode de vie"
    .

    film 2:
    "Powaqatsi"
    : "une entité, un mode de vie, qui consume l'énergie vitale d'autres êtres dans le but d'assurer sa propre existence".
    Ou comment la civilisation technologique s'est généralisée à l'ensemble du monde, bouleversant les modes de vie, les cultures, et les équilibres.

    film 3:
    "Naqoyqatsi"
    : "vie guerrière, guerre totale, guerre en tant qu'agression contre l'énergie de la vie, la guerre comme mode de vie".

      

    Sources

    http://www.syti.net/MessageIndiens.html

      

      

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     LES BISONS

     
    Bison des steppes
     
    LES BISONS

    Le bison est un grand bovidé ruminant dont il existe deux espèces vivantes : celle d'Amérique du nord(Bison bison) et celle d'Europe (Bison bonasus). La première vit essentiellement dans les steppes nord-américaines tandis que la seconde est forestière.
    Les relations entre les deux espèces vivant actuellement ne sont pas totalement claires. Elles sont sans conteste très proches, puisqu'elles font des hybrides fertiles. Il semble que la fertilité des hybrides soit la même que celle des animaux non hybridés. Il existe d'ailleurs des troupeaux d'hybrides vivant en liberté dans le Caucase russe depuis les années 1950. Il faudrait donc considérer Bison bison et Bison bonasus comme deux sous-espèces, et non comme deux espèces distinctes. Certains biologistes défendent d'ailleurs cette position, mais la majorité des auteurs considèrent cependant toujours que les deux groupes sont des espèces distinctes.


    Il existe encore trois espèces de bisons:

    Le bison des steppes:Bison priscus (Bojanus, 1827)
    Bison priscus, un bison à grandes cornes, habitait l'Eurasie et l'Alaska durant le Pléistocène. On retrouve fréquemment ce bison sur les peintures pariétales de la Préhistoire européenne.
    C'est à la fin de la dernière période glaciaire (il y a 10 à 15 000 ans) que Bison priscus semble donner naissance à Bison bonasus, le bison d'Europe actuel, et peut-être aussi au bison d'Amérique.


    Le Bison d'Europe:Bison bonasus (Linnaeus, 1758)
    Le bison d'Europe était très fréquent sur tout le continent européen, de l'Atlantique à l'Oural(excepté l'Espagne, l'Italie, la péninsule scandinave et les îles britanniques), et ce jusqu'au Moyen Âge. Il est également possible qu'il ait résidé en Sibérie, même si ce point doit encore être confirmé.
    Charlemagne le chassait, de même que l'aurochs, dans la région de Liège et d'Aix-la-chapelle.
    Exterminé dans la nature après la Première Guerre mondiale, le bison d'Europe ne survivait alors plus qu'en captivité. Il a été progressivement réintroduit dans la nature après la seconde guerre mondiale.
    Le poids moyen du mâle est d'environ 700 kg (1 tonne au maximum), et la taille peut atteindre 1,80 m, voir 2 m, au garrot. La femelle est plus petite, avec un poids entre 350 et 600 kg.
    C'est le plus gros mammifère terrestre d'Europe.


    Le Bison d'Amérique du Nord:Bison bison (Linné, 1758)
    Le bison a été un animal caractéristique de l'Amérique du Nord et une idole de nombreuses cultures amérindiennes. Les Amérindiens des grandes plaines de l'Amérique du Nord avaient une économie largement basée sur le bison.
    Les bisons d'Amérique du Nord étaient encore 50 à 70 millions avant l'arrivée des Européens en Amérique, vivant et migrant sur les plaines herbeuses d'Amérique du Nord, du Mexique au Canada.
    Ils ont frisé l'extinction avec la conquête de l'Ouest, l'introduction des chevaux et la construction du chemin de fer (vers 1870-1880), où le massacre des bisons fut une entreprise économique à très grande échelle, mais aussi une stratégie pour affecter les Amérindiens.Buffalo Bill(William Frederick Cody) fut un des plus grands chasseurs de bisons.
    L'animal est alors protégé, et sa population en 2005 est estimée entre 200 000à 300 000 bisons, vivant dans des zoos, des parcs animaliers, des élevages privés (pour la viande) et des réserves naturelles (aux É.-U. et au Canada).
      
      
    Ce dernier groupe, les seuls bisons vivant en liberté, est très minoritaire (quelques milliers). Le groupe le plus important est celui des bisons d'élevage, dont plusieurs dizaines de milliers sont abattus chaque année pour leur viande.
      
      
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    Armée des États confédérés

    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
     
    Étendard des troupes confédérées
     
     

    L'Armée des États confédérés (anglais: Confederate States Army) est formée en février 1861 afin de défendre les États confédérés d'Amérique qui voient le jour la même année lorsque les sept premiers États du Sud font sécession des États-Unis. Elle disparaît après sa défaite lors de la guerre de Sécession.

     

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  • Héhaka SAPA
    (Camp de Little Powder, 1863 - Réserve de Pine Creek, 1950)

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    L'œuvre-vie
    Né en décembre 1863 au bord de la Little Powder River (Wyoming, États-Unis), Héhaka Sapa – « Wapiti Noir » – est le fils d'un autre « Wapiti », homme-médecine, et de « Vache-Blanche-qui-voit ». Il appartient au peuple des Sioux Dakota, tribu Oglala. Il sera un temps sur le sentier de la guerre : il tue et il scalpe, mais sera toute sa vie chamane, visionnaire, guide spirituel (pejuta wicbasha). Tout enfant déjà, des visions le visitent. Premières expériences qu'il ne confiera à personne. À neuf ans, la « Grande Vision », durant un évanouissement extatique de douze jours, lui fait découvrir les six « Grands-Pères » que sont les Pouvoirs du Monde. Ils lui révéleront les étapes de sa destinée et son rôle de sauveur de son peuple.

    Héhaka Sapa assiste à la bataille de Little Big Horn, avant de se réfugier au Canada. Il connaîtra avec les siens les longs trajets pour fuir l'avance des Washichou – les Blancs –, rendus fous par le « métal jaune », les combats au milieu des tempêtes de neige, les hivers, comme de longues nuits « dans l'attente de l'aurore »...

    Héhaka Sapa
    (1863-1950)
    Des hommes du spectacle l'exhiberont avec d'autres à New York, dans le Wild West Show de Buffalo Bill, puis à Londres, dans un cirque, lors du jubilé du règne de « Grand-mère Angleterre » – la reine Victoria –, en Allemagne et à Paris. De retour chez lui, Héhaka Sapa considère avec sympathie le mouvement messianique Ghost Dance, de Wovoka, qui prônait la renaissance de la nation indienne. Mais après l'anéantissement de la tribu Big Foot, à Wounded Knee, en 1890, il préconisera l'entente entre Indiens et Américains.

    Misères, famines, mensonges n'ont fait que se multiplier ; les Black Hills ont été vendus ; les bisons massacrés. Mais les visions n'ont jamais abandonné Wapiti Noir, qui, aveugle, voit avec l'« œil du cœur », et, illettré, lit les signes. Le voilà maintenant guérisseur et mainteneur des rites. En 1930, le poète John G. Neihardt enregistre l'histoire de sa vie. En dépit de leur caractère sacré, ses enseignements doivent être révélés, car la fin du cycle est proche. Black Elk speaks paraît en 1932, et deviendra, à partir des années soixante, un classique de la jeunesse américaine. Héhaka Sapa éclaire également de ses conseils l'anthropologue Joseph E. Brown pour son livre The Sacred Pipe, publié en 1953.

    Héhaka Sapa meurt, solitaire, dans la réserve de Pine Creek (Sud-Dakota), en 1950.

    Dix Principes et sept Rites constituent la base de la spiritualité des Indiens des Forêts et des Plaines, dont Héhaka Sapa est le porte-parole.

    Deux Principes mâles : le Grand-Père (Tunkashila), aspect suprême du Grand Esprit (Wakan-Tankà), et le Père (Ata), son aspect démiurgique, fécondateur et destructeur.

    Deux Principes femelles : la Grand-Mère (Unchi-Maka), substance potentielle et naturante, et la Mère (Inâ), la substance concrétisée et naturée.

    Les quatre Pouvoirs du Monde, en relation avec la quaternité des points cardinaux, des saisons, des périodes cosmiques, et symbolisés par les quatre rubans du Calumet. À l'ouest – noir – sont le Tonnerre qui révèle et la Pluie qui féconde ; au nord – blanc – le Vent qui purifie et sanctifie ; à l'est – rouge – la Lumière qui donne connaissance et paix ; au sud – jaune – l'Été qui fait croître, et d'où part la « bonne Route rouge », voie de vie et de félicité.

    La suite des Jours rouges et celle des Jours bleus, correspondant à la lumière et à l'obscurité, est reliée au Soleil et à la Lune.

    Il est aisé d'établir des relations entre ces Principes et ceux des autres traditions [1]. Pour s'en tenir à l'hindouisme, il est évident que le Grand-Père y aurait pour équivalent le nirguna Brâhman, sans attribut ni qualification, et le Père, le saguna Brâbman, relié à la manifestation cosmique. De même, la Grand-Mère correspond à Prakriti, la Substance primordiale indifférenciée, et la Mère, à Mâyâ, extériorisant les potentialités de Prakriti.

    Les Pouvoirs du Monde ne sont pas sans rappeler les Shakti, les Énergies à l'œuvre dans la création, et les Âges cosmiques, les Yuga. À la fin de chaque cycle, le Bison perd un de ses pieds, tout comme le taureau Dharma. L'Aigle tacheté (Wambali Galeshka) correspond semblablement à l'Intellect (Buddbï), principe informel et transcendant, dispensant la Lumière que voit l'« œil du cœur » (chante Ishta), qui est dans l'hindouisme l'« œil de Shiva » -un cœur, explique Wapiti Noir, qui, purifié, est le sanctuaire au centre duquel réside le Grand Esprit ; on pense à la « caverne du cœur », séjour de l'âtman. L'œil du Grand Esprit voit tout, et c'est par lui que nous voyons par-delà les apparences.

    Les sept Rites, révélés à l'origine des temps par les messagers de Wakan-Tanka, telle la Femme-Bisonne-Blanche – Ptesan Win –, assurent une relation quotidienne et vécue avec le monde des Esprits.

    Ces rites sont la Garde de l'âme d'un défunt vertueux, dans une mèche de cheveux, et envoyée au Grand Esprit ; la Purification dans la loge à transpirer, symbole d'une seconde naissance ; l'Imploration d'une vision ou de son explication dans la solitude ; la Danse du Soleil, où, accroché par des lanières au poteau sacré, tourner sans la moindre plainte et donner de sa chair en offrande pour que le peuple vive ; l'Apparentage, qui resserre les liens entre individus, entre tribus, et avec le Grand Esprit ; la Préparation de la jeune fille initiée à ses devoirs de femme ; le Lancement de la balle par une fillette représentant le Grand Esprit, dont le Pouvoir retombe sur le peuple comme la balle que se disputent des équipes rivales.

    Le Calumet est l'agent indispensable à l'efficience rituelle. Par lui se font les rites. Il symbolise l'unité des choses créées, sert de médiateur entre les hommes et Wakan-Tanka, qui le leur a confié. Le maintien du rite du Calumet, fumé ensemble, et saluant les directions de l'espace, assure l'augmentation et l'abondance des hommes et des biens.

    Une vie saturée de rites et nimbée de symboles est pourvue de sens, de ce sens que les Washichou ont perdu. C'est, au fond, ce que veut enseigner Héhaka Sapa, dont le message ne s'adresse pas seulement à ceux de sa tribu, mais aussi aux Visages Pâles.

    Si les rites indiens ne nous concernent pas, encore qu'on puisse en retrouver trace, sous des formes dégradées et profanes, il reste beaucoup à tirer des paroles mêmes du chamane oglala. Celles-ci nous rappellent au respect de la nature, à l'esprit symbolique et au sens du sacré.

    Ce respect est inséparable d'une certaine poésie spontanée qu'atteste le langage même de Wapiti Noir, évoquant les « ailes de l'air », le « tendre visage des herbes », ou le « rire heureux » du tonnerre ; « la lune des arbres qui craquent », celle « où les cerises noircissent ». Poésie que sous-tendent encore et vivifient ces visions irradiantes où les oiseaux parlent, où des visages d'enfants à naître apparaissent dans les nuages, où les hommes se transforment en animaux, où le chant de l'étalon est si beau que « rien, nulle part, ne peut s'empêcher de danser ».

    Si l'Indien respecte la nature, c'est parce qu'elle est l'expression la plus directe du Grand Esprit, et la somme d'équilibres et de composantes qu'il serait imprudent de défaire. La fumée du Calumet qui relie l'homme au « Monde réel » le relie aussi à tout ce qui le reflète ici-bas.

    Écologique avant la lettre, ce message nous rappelle l'unité de l'homme et de la nature, et un pacte d'alliance qu'il faut se garder de rompre.
    Honorer les directions de l'espace, c'est réactiver leur valeur symbolique, et en particulier, celle du cercle. Héhaka Sapa découvrira avec horreur les maisons cubiques des Blancs. « Il ne peut y avoir de pouvoir dans un carré. » Le cercle, au contraire, est symbole de l'Esprit. Si le sanctuaire des Peaux-Rouges est la nature entière, c'est qu'en elle, le centre est partout. Construire des édifices en pierre, c'est solidifier l'espace et le fragmenter, c'est détruire la virginité de la terre et l'Infini.

    Enfin, parce qu'elle représente quelque chose d'en haut, toute créature est sacrée (wakari), même si elle relève de l'apparence et n'est qu'un faible reflet du Principe. Elle est également wakan parce qu'elle a été créée avant l'homme, et possède un pouvoir, une influence (wochanghi), qui peut passer en lui.

    On ne peut qu'être sensible au destin pathétique d'Héhaka Sapa, qui fut l'incarnation d'un peuple condamné d'avance, à l'instar de tous les peuples traditionnels; peuple chevaleresque, nomade et contemplatif face à un envahisseur mercantile, citadin et actif, de surcroît plus nombreux et mieux armé.

    Héhaka Sapa savait qu'« il n'y a plus de centre », et que « l'arbre sacré est mort ». Pourtant, l'espoir subsistera en lui jusqu'au bout. « Il se pourrait qu'une petite racine de l'arbre vive encore. »

    On assiste aujourd'hui à un renouvellement d'intérêt pour les « Longues Chevelures », chez ceux qui, conscients des déviations modernes et nostalgiques d'une certaine innocence, ont à cœur de se désintellectualiser aux sources d'une métaphysique simple et concrète, et de renouer avec les principes fondateurs de toute vraie spiritualité.

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    Principaux ouvrages

    • Héhaka Sapa n'a rien écrit ; mais ses propos ont été recueillis par J. G. Neihardt sous le titre Black Elk speaks (New York, 1932) et traduits en français: La Grande Vision, trad. J. Chevillât, C. Schuon, Éditions traditionnelles, 1969.
    • Élan Noir parle, trad. J.-C. Muller, Stock, 1977 / Le Mail, 1993.
    • D'autres propos ont été recueillis par J. E. Brown sous le titre The Sacred Pipe (1953) et traduits en français : Les Rites secrets des Indiens Sioux, trad. F. Schuon, R. Allar, Payot, 1953 / Le Mail, 1992.

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    Dans le texte

    • Toute la vie est sacrée, notre vie à tous qui allons sur deux jambes, et que nous partageons avec ceux qui vont à quatre pattes, et avec des ailes qui vont dans les airs, et toutes les choses vertes. Car ils sont enfants d'une même mère, et leur père est un seul Esprit.
    • J'ai vu plus que je n'en puis dire, et j'ai compris plus que je n'ai vu. Car je voyais les formes de toutes choses en esprit, d'une manière sacrée, et la forme de toutes les formes telles qu'elles doivent vivre ensemble comme étant un seul Être.
    • Vous avez remarqué que la vérité vient en ce monde avec deux visages. L'un est triste et souffrant, l'autre rit. Mais riant ou pleurant, c'est le même visage. Quand les gens sont déjà au désespoir, le rire est peut-être meilleur pour eux. Et quand ils se sentent trop bien et sont trop sûrs d'être en sécurité, peut-être vaut-il mieux pour eux qu'ils voient le visage qui pleure.
    • Tout ce que fait un Indien est dans un cercle, et c'est parce que le Pouvoir du Monde opère toujours en cercles ; tout essaie d'être rond. Tout ce que fait le Pouvoir du Monde est en forme de cercle. Le ciel est rond, et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle, et ainsi sont toutes les étoiles. Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leurs nids en rond, car leur religion est la même que la nôtre. [...] Nos tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux, et elles étaient toujours disposées en cercle.
    • Nous autres, Indiens, vivons dans un monde de symboles et d'images où le spirituel et l'ordinaire des jours ne font qu'un.
    • Rien ne saurait bien vivre sinon en se conformant à la manière dont les Pouvoirs du Monde vivent et se meuvent.
      Élan Noir parle
    • Nous devons savoir qu'il est en toute chose : dans les arbres, les herbes, les rivières, les montagnes et tous les quadrupèdes et les peuples ailés ; et. ce qui est encore plus important, nous devons comprendre qu'il est aussi au-delà de tous ces êtres.
    • Chaque pas qui est fait sur elle [la Terre] devrait être comme une prière.
      La raison la plus importante pour implorer est sans doute que cela nous aide à réaliser notre unité avec toutes choses, à comprendre que toutes choses sont nos parents.
    • De toutes les créatures, les plus dignes d'attention sont les oiseaux ; ils sont les plus proches du ciel, et ne sont pas liés à la terre comme les quadrupèdes ou les petits peuples rampants.
      Les oiseaux quittent la terre avec leurs ailes, et nous, les hommes, pouvons également quitter ce monde, non pas avec des ailes mais dans l'esprit.
      Les Rites secrets des Indiens Sioux

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    Chaussures d'hier, chaussures d'aujourd'hui :

    Au commencement, nous étions toutes pieds nus… Argh horreur !

    Heureusement pour nous, une modeuse des cavernes a eu envie de protéger ses petits pieds durcis de toutes les bébêtes et cailloux pointus : elle inventa l’ancêtre de la chaussure, ou plutôt de la pantoufle !

    Bien après la botte en peau de bête, les chaussures ont pendant longtemps conservé un aspect pratique plutôt qu’esthétique.

    D’ailleurs, pendant longtemps, les différences entre les chaussures d’hommes et les chaussures de femmes étaient minimes.

    Ce n’est qu’au cours des derniers siècles que se développa une véritable culture de la chaussure féminine qui se trouva de plus en plus mêlée aux soubresauts de la mode dans nos sociétés occidentales.

    Sans remonter jusqu'à la girl de Néandertal, bon nombre de nos chaussures si mode aujourd’hui ont puisé leur inspiration dans des modèles du passé.

    Petit zoom sur quelques lointaines aïeules......

    Escarpin :

    Escarpin à talon haut et large :Un escarpin est une chaussure féminine, décolletée et simple. Cette chaussure est également appelée décolleté.Son nom vient de l'italien "scarpino" (petite chaussure), et n'a donc rien de commun étymologiquement avec le qualificatif français "escarpé".

    Caractéristiques :

    L'escarpin ne comporte pas de système de fermeture et s'enfile en glissant le pied dedans. Il peut parfois être ouvert sur le bout. Celui-ci peut être carré (ou "coupé"), pointu (voire effilé sur certains modèles), ou en ogive.

    Il est parfois équipé d'une bride enserrant la cheville. Cette bride peut être simple, double, croisée sur le cou-de-pied, agrémentée d'ornements divers (clous de strass, chaînettes, perles...), voire suffisamment large, sur certains modèle (5 cm), pour accueillir deux petites boucles.

    Le talon mesure au minimum 4 centimètres.

    S'il est très long et très fin on parle aussi de talon-aiguille. Si le talon fin dépasse 10 cm, on le désigne aussi sous le terme de stiletto (ce qui signifie "stylet" en italien).

    Usage :

    Considéré comme élégant, l'escarpin se porte en ville ou en soirée, par exemple avec un tailleur ou une robe habillée... toujours féminin..

    Divers :

     

    L'escarpin, en tant qu'objet raffiné, symbole d'une certaine élégance féminine, peut être l'objet de fétichisme de la chaussure.

     

     

    Dans l’histoire des escarpins, Yves Saint-Laurent occupe une place de choix. Ces plateformes sont devenues de véritables icônes. Fétichiste des souliers tendance, il vous en faut absolument une paire. Ici, le créateur nous les propose en cuir verni. Le talon de 12cm a été fabriqué en Italie. Eleganti

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  • Histoire En 1828, après des études de médecin chimiste en Angleterre, Pierre-François-Pascal Guerlain, s'installe à Paris comme parfumeur vinaigrier. La même année il crée la parfumerie Guerlain, sous la forme d'une boutique dans l'Hôtel Meurice à Paris.

    Il y vend des sapoceti — savons au blanc de baleine parfumés aux essences naturelles —, ses premières eaux de toilette comme Senteurs des Champs et Bouquet du Jardin du Roi, des lotions importées d'Angleterre, des crèmes de soin de la peau, comme son Blanc de perles, censé éclaircir le teint de la peau, une crème liquéfiée de graisse d'ours et une crème de rose aux limaçons. S'y ajouteront des poudres (1830), des fards à joue et un extrait de rose liquide pour les lèvres.

     

    1853 marque la création de l'Eau de Cologne Impériale, un des grands classiques de la maison. En 1870, c'est la création de Ne m'oubliez pas, le premier bâton de rouge à lèvres en tube élaboré à partir de cire à bougie parfumée. L'idée est venue d'un cousin qui fabriquait des bougies. 1880 correspond à la création de la première poudre compacte.

     

    En 1889, correspond à la création de Jicky par Aimé Guerlain, composé de fragrances de bois associées à d'autres aromates comme la lavande, l'iris, la coumarine à odeur de foin, et des baumes.

     

    Il fut le premier parfum à utiliser des produits de synthèse dans sa composition; mais, son secret a été d'ajouter une légère note animale issue des glandes anales de la civette, un petit félin, ce qui à l'époque choqua les femmes mais plût aux dandys.

     

    En 1904, est créé Secret de Bonne Femme, la première crème hydratante à la texture de crème fouettée. En 1921, Jacques Guerlain compose Shalimar, à base de Guerlinade — un composé de baumes, d'iris et de vanille —, créé en hommage à la princesse hindoue, Mumtaz Mahal pour laquelle son époux fit construire et lui dédia le plus emblématique des mausolées, le Taj Mahal. Le nouveau parfum fut présenté en 1925 lors de l'Exposition internationale des arts décoratifs de Paris, au Grand Palais.

    L'ouverture du premier institut de beauté au monde a lieu en 1939 sur l'avenue des Champs-Élysées, pour l'élaboration duquel ont travaillé les grands noms de l'époque Jean-Michel Franck, Christian Bérard et Diego Giacometti.

     

    Le lieu sera classé Monument historique. Le parfum Vétiver, un élégant parfum pour hommes, est créé en 1956 par Jean-Paul Guerlain et commercialisé en 1959.

     

    Les années 1980 sont marquées par le succès des soins Les Météorites, des billes de couleurs différentes, censées sublimer le teint. En 1984 est lancé le parfum Terracotta, base au fil du temps de la première ligne à part entière avec 60 références de poudres, gloss et fards à joue.

     

    En 1992, Jean-Paul Guerlain prend la direction de Guerlain. En 1994, le groupe LVMH rachète la maison Guerlain. En 2005, la maison Guerlain est rouverte après travaux par la décoratrice Andrée Putman et l'architecte Maxime d'Angeac. Au centre, trône un lustre gigantesque dessiné par Philippe Montels pour Andrée Putman et enchâssé dans l'orgue à parfums. Le lancement des parfums Les Quatre Saisons, signés Jean-Paul Guerlain, pour célébrer les 180 ans de la maison Guerlain est réalisé en 2008. Thierry Wasser devient le nouveau parfumeur de la maison.

     

    En 2010, plusieurs associations ont appelé à un boycott des produits Guerlain et du groupe LVMH, en réaction aux propos racistes tenus par Jean-Paul Guerlain sur France 2[1].

     

    Liste des parfums

     

    Depuis sa fondation en 1828, Guerlain a créé plus de 300 parfums.

    • Chypre, 1840
    • Eau de Cologne Impériale, 1853 ; Pierre-François-Pascal Guerlain (en hommage à l'Impératrice Eugénie)
    • Fleur d'Italie, 1884 ; Aimé Guerlain
    • Skine, 1885 ; Aimé Guerlain
    • Rococo, 1887 ; Aimé Guerlain
    • Jicky, 1889 ; Aimé Guerlain (flacon : Gabriel Guerlain)
    • Excellence, 1890 ; Aimé Guerlain
    • Belle France, 1892 ; Aimé Guerlain
    • Cipricime, 1894 ; Aimé Guerlain
    • Eau de Cologne du coq, 1894 ; Aimé Guerlain
    • Jardin de mon curé, 1895 ; Jacques Guerlain
    • Voilà pourquoi j'aimais Rosine, 1900 ; Jacques Guerlain
    • Champs Élysées, 1904 ; Jacques Guerlain. Sorti en 1914. Flacon en forme de tortue, clin d'œil à l'encontre de l'architecte de son nouvel hôtel particulier qui avait fait traîner outre mesure les délais de construction.
    • Après l'ondée, 1906 ; Jacques Guerlain
    • Heure Bleue, 1912 ; Jacques Guerlain, flacon aux fils de soie ébouriffés en pompon.
    • Mitsouko, 1919 ; Jacques Guerlain
    • Eau de Fleurs de Cédrat, 1920 ; Jacques Guerlain
    • Shalimar, 1925 ; Jacques Guerlain, flacon aux fils de soie brossés à plat.
    • Liu, 1929 ; Jacques Guerlain
    • Vol de nuit, 1933 ; Jacques Guerlain
    • Vega, 1936 ; Jacques Guerlain, flacon estampillé d'un cachet de cire.
    • Ode, 1955 ; Jacques Guerlain
    • Vetiver, 1956 Jean-Paul Guerlain, un élégant parfum pour hommes, sorti en 1959.
    • Chant d'arômes, 1962 ; Jean-Paul Guerlain, inspiré par la mère de son fils.
    • Habit Rouge, 1965 ; Jean-Paul Guerlain
    • Chamade, 1969 ; Jean-Paul Guerlain
    • L'eau de Guerlain, 1974 ; Jean-Paul Guerlain
    • Parure, 1975 ; Jean-Paul Guerlain
    • First, 1976 ; Jean-Paul Guerlain
    • Silences, 1978 ; Jean-Paul Guerlain
    • Nahéma, 1979 ; Jean-Paul Guerlain. Parfum dédié à Catherine Deneuve inspiré par son rôle dans Benjamin ou les Mémoires d'un puceau.
    • Jardins de Bagatelle, 1983 ;Jean-Paul Guerlain
    • Derby, 1985 ; Jean-Paul Guerlain
    • Samsara, 1983 ; Jean-Paul Guerlain, inspiré par Decia, sa première épouse, un accord de jasmin et de santal.
    • Héritage, 1992 ; Jean-Paul Guerlain
    • Petit Guerlain, 1994 ;Jean-Paul Guerlain
    • Un air de Samsara, 1996 ; Jean-Paul Guerlain
    • Champs-Élysées, 1996 ; Jean-Paul Guerlain
    • Guerlinade, 1998 ; Jean-Paul Guerlain
    • Terracotta, 1999 ; Jean-Paul Guerlain
    • Belle Époque, 1999 ; Jean-Paul Guerlain
    • Cherry Blossom, 1999 ; Jean-Paul Guerlain
    • Aqua Allegoria, 1999 ; Jean-Paul Guerlain
    • Philtre d'amour, 2000 ; Jean-Paul Guerlain
    • Aqua Allegoria Floria Nerolia, 2000 ; Jean-Paul Guerlain
    • Too much, 2000 ; Jean-Paul Guerlain
    • Météorites, 2000 ; Jean-Paul Guerlain
    • Coriolan, 1998 Jean-Paul Guerlain
    • Mahora, 2000 ; Jean-Paul Guerlain
    • L'Instant de Guerlain, 2003 ; Jean-Paul Guerlain et Maurice Roucel(Symrise)
    • Insolence, 2006 ; Jean-Paul Guerlain et Maurice Roucel(Symrise)
    • L'instant magic, 2007 ; Jean-Paul Guerlain
    • Quatre saisons, 2008, dans le flacon de Mitsouko.
    • La Petite Robe Noire, 2009, Delphine Jelk, dans le flacon de Mitsouko
    • Idylle, 2009, Thierry Wasser

     

     

     

    Flacon de Shalimar.

     

     

    Jean-Paul Guerlain et son grand Père Jacques

     

      

     

     

     


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    La construction :

    La cathédrale Sainte-Marie d’Hildesheim fut commencée en 872 sous le règne de l’évêque Alfred. Du XIe siècle au XIVe siècle se succédèrent de multiples extensions, sans toutefois remettre en question le plan original de l'évêque Alfred.

    La cour entourant encore aujourd'hui la cathédrale souligne le plan bernardin de cette cathédrale fortifiée.

    Le site de la cathédrale est célèbre par une curiosité que l'on peut voir à l'extérieur des bâtiments : le « rosier millénaire ».

    Cet églantier pousse contre une abside (contenant une chapelle gothique de 1321, dite « chapelle Sainte-Anne »), dans la cour intérieure du cloître.

    On n'a pu jusqu'ici estimer l'âge exact de ce rosier. La tradition locale évoque l'année 815.

    On raconte qu'un jour, l'empereur Louis le Pieux aurait fait dire une sainte messe au cour d'une chasse au milieu des bois. Le reliquaire de la Vierge, emporté pour l'occasion, aurait été suspendu au rameau d'un églantier.

    Mais une fois la messe terminée, il n'était plus possible de détacher le reliquaire de l'arbuste. L'empereur y aurait vu un signe selon lequel c’est à cet endroit même, et non, comme on l’avait prévu, à Elze qu’il fallait fonder le nouvel évêché et qu’il fallait le mettre sous la protection de la Vierge Marie, dont la Rose est le symbole.

    Toujours est-il que la présence de ce rosier sauvage est attestée sans interruption sur ce mur depuis au moins quatre siècles.

    À la fin de la deuxième guerre mondiale, en 1945, des bombes explosives et incendiaires endommagèrent l'abside de la cathédrale et par conséquent le rosier.

    Du massif il ne subsistait sous les décombres qu'un pied en partie carbonisé : il semblait que c'en soit fini de l'antique arbuste.

    Mais les racines du rosier étaient pour l'essentiel intactes !!!!!

    Peu de temps après, elles rejetaient de nouveaux pieds.

    Depuis, on signale les jeunes rameaux du « rosier millénaire » apparus dans l'année avec des pendentifs réfléchissants.

    Lorsque les habitants d'Hildesheim découvrirent que le rosier donnait de nouvelles branches, ils y virent naturellement un heureux présage, et firent de cet arbuste un symbole de leur ville.

    Le rosier d’Hildesheim passe pour le plus vieux du monde !!!!!

     

     

      
      
    Le Rosier d'Hildesheim Il est dit que sa souche aurait plus de 1000 ans.
    C'est la grande fierté de la ville et la rose en est même devenu le symbole.

     

     

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