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    Edward Sheriff Curtis est un photographe et ethnologue américain,
    né en 1868 et mort en 1952.
      
    Fasciné par les indiens d’Amérique, il va produire entre 1907 et 1930 environ 50000 prises de vue des 80 ethnies indiennes d’Amérique du Nord.
     
     
     
      
    Il en résultera une oeuvre en 20 volumes et 2500 photographies, un corpus sans équivalent dans l’histoire de la photographie.
     
     
     

    L’oeuvre de Curtis reste ambivalente à plus d’un titre.

      

    Le peuple indien d’Amérique, au début du XXeme siècle, n’est plus le frein à la colonisation des terres sauvages qu’il a été pendant le 18eme.

    Il a accepté les espaces de réserves que l’on lui a laissé, et passant de nomade à sédentaire, est perdu entre le désir de perpétuer ses traditions et la mutation due au contact accru avec la civilisation occidentale.

    Enfin la paupérisation qui le guette, et le racisme le ghettoïse.

     


    Représentant décoratif d’une époque héroïque révolue (la conquête de l’ouest), il est devenu une pièce de musée, et déjà une attraction touristique.

     

      

    Le travail de Curtis trouve sa place dans ce contexte, nourri à la fois d’un respect pour des hommes fascinants par leur hétérogénéité, d’une curiosité d’ethnologue pour un peuple et ses coutumes comme "venu intouché du fond des ages", et par une urgence de conserver ce patrimoine américain aussi bien immatériel que matériel en grand danger. 

      

    Il doit être le seul a avoir gardé trace de l’architecture des peuplades indiennes, par exemple, dont il ne resterait sans lui que le cliché du tipi.

     

    Il trouve un financement pour 5 ans et se lance dans l’aventure avec énergie, et c’est tant mieux car celle-ci lui demandera 18 années de plus.

      

    Il rencontrera environ 80 peuplades réparties sur tout le continent américain, du grand nord au Mexique, avec lesquelles il se lie, avec et malgré sa naïveté d’homme blanc. 

     


    Il est fils de prédicateur, il a été élevé au grand air, et son approche ethnologique est assez rudimentaire au départ. 

     

      

    Curtis est un passionné, c’est un faiseur passionné, mais le contact répété avec les ethnies qu’il visite durant plus de 23 ans vont en faire un des plus grand connaisseurs du peuple indien.

     

      

    Le livre qui résulte de son travail acharné est "The North American Indian",

    2500 images dans 20 livres.

     

      

      

    C’est un objet au final plus luxueux que ne l’aurait voulu Curtis - qui aurait voulu une diffusion large de son travail - mais ses mécènes, dont John Pierpont Morgan, magnat du chemin de fer, veulent un bel objet.

     

      


    La légende dit que l’oeuvre de Curtis reçut un bon accueil du président Roosevelt, qui trouvait les indiens aussi intéressant dans les livres d’Histoire qu’inutiles comme citoyens de son pays.

     

     

    "The North American Indian" est une oeuvre assez ambivalente et controversée.

      

    D’abord parce que Curtis veut (ainsi qu’une partie de son mécénat) donner une image de l’indien "intouché" par la culture occidentale.

     

      

    Du coup, il exclut de son livre la réalité des indiens du XXeme siècle, obligés de composer avec une culture qui, il faut bien le dire, a fait peu de cas de la leur.

     

      

      

    Curtis cherche les endroits les plus typiques, photographie les indiens en habits traditionnels et les scènes les plus en phase avec ce qui est déjà un folklore indien.

     

      

      

    Il va jusqu’à retoucher les images pour y gommer les arrières plans, objets et sujets trop mixtes.

     

     

      

      

    Plus étrange pour nous, Curtis tire ses images sur un papier de qualité, au chauds tons sépia, avec une technique quasi pictorialiste d’arrière garde pour son époque. Des images au grain apparent, proche du dessin, ce qui contraste avec son projet scientifique.

     

      

    Le désir de plaire à ses mécènes, ainsi que celui de faire une oeuvre populaire, n’y sont probablement pas étranger.

     

     

      

    On a donc des images dont les sujets sont magnifiés. De fait, les portraits de chefs indiens sont plastiquement superbes, et entretiennent le mythe du fier guerrier.

     

     

    Enfin, le travail d’archivage de Curtis peut être considéré par certains aspects comme celui d’un fossoyeur.

      

      

    Une fois photographiés dans leur pureté historique, leurs usages cartographiés, leurs voix enregistrées (Curtis va enregistrer sur rouleaux de cire voix et chants), ces indiens peuvent disparaitre pour de bon.

     

      

    Il est en effet toujours ambigü ce travail de mémoire, qui surgit lorsqu’une culture est au bord de la disparition.

      

    Plusieurs des chefs indiens que Curtis rencontre faciliteront son travail, l’invitant à photographier des rites et coutumes réservés aux initiés et cachés aux blancs, dans le but clair de garder trace de ce qu’ils furent.

     

     

    Alors que quelques derniers indiens, fortune faite dans l’exploitation des casinos, achètent la chaine "Hard rock café", on peut voir leurs fiers ancêtres sur le site officiel de la mission de Curtis.

     

     

      

    Voir en ligne

    The North American Indian, avec l’ensemble des images

     

     

     

     

    Edward Sheriff Curtis est considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands photographes américains.


    Son ouvre magistrale, Les Indiens d'Amérique du Nord, exigea de lui trente années de travail, mais lui coûta aussi son mariage et sa santé. Comme tant d'autres artistes, il bénéficia du soutien de mécènes aussi riches qu'enthousiastes, tels le banquier J. Pierpont Morgan ou le président Theodore Roosevelt, mais il mourut dans la pauvreté et l'anonymat.

      

    Il laissa cependant derrière lui le témoignage visuel le plus complet sur les nations indiennes de l'Amérique du Nord, des Inuits de l'Alaska aux Hopis du Sud-Ouest.


    Né en 1868 près de Whitewater, dans le Wisconsin, Curtis se prit de passion pour la photographie et, en 1891, au grand désespoir de sa mère, il vendit la briqueterie familiale, hypothéqua la maison de famille et acheta en association un studio photographique à Seattle.

      

    C'est en 1895 qu'il prit ses premières photos d'Indiens, niais c'est une rencontre fortuite sur le mont Rainier, en 1898, qui orienta la suite de son existence: il fit la connaissance de George Bird Grinnell, rédacteur en chef de Forest and Stream et grand spécialiste des Indiens d'Amérique du Nord.


    L'année suivante, Curtis fut nommé photographe officiel d'une expédition scientifique en Alaska et se prit de passion pour les habitants de cette contrée.

      

    En 1900, Edward Curtis contemplait une vaste plaine du Montana depuis une haute falaise.

      

    A ses côtés se trouvait Grinnell, qui venait régulièrement dans cette région depuis plus de vingt ans et avait convié Curtis à se joindre à lui. En contrebas, des centaines d'indiens Blackfoor, de Bloods et de Piegans s'étaient réunis pour la cérémonie annuelle de la Danse du Soleil.


    Curtis conçut alors son grand projet: avant que les Indiens et leur culture ne disparaissent à jamais, quelqu'un se devait de rendre visite à ces peuples, de gagner leur confiance et de témoigner de leur vie quotidienne.

     

    C'est exactement ce qu'il fit avec les vingt volumes publiés entre 1907 et 1930. Edward S. Curtis: sur la trace des nations indiennes est un hommage au photographe et à son ouvre, mais surtout aux hommes et aux femmes qu'il a ainsi immortalisés.

     

     

     

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    L’étymologie des prénoms nord-amérindiens aborde le sujet complexe de leur origine. Prénoms sur lesquels il y a parfois une controverse, dans la mesure où le manque d'éléments ne permet pas d'attester toujours avec certitude l'origine étymologique des prénoms. Il existe toutefois des sources fiables auxquelles se référer.

      

    Notamment pour les parents qui souhaitent donner un prénom véritablement d'origine nord-amérindienne à leurs enfants et qui peuvent trouver quelques exemples ci-dessous.

     

     

     

    Origine des prénoms nord-amérindiens

    Les prénoms nord-amérindiens prennent souvent ancrage dans le monde des amérindiens, dans la nature qui les entoure, dans les forces surnaturelles qu'ils perçoivent, dans les qualités des personnes, ou bien d'autres événements de la vie, souvent liés à la naissance.

      

      

    Lorsqu'ils font référence à la nature, c'est parfois en référence à une qualité humaine ; par exemple « Adriel » signifie « Castor », qui est un symbole d'adresse.

     

     

    Le terme nord-amérindien recouvre de très nombreuses tribus divisées essentiellement en 10 groupes que des ethnologues ont classés par région culturelle.

     

      

      

      

    Parmi les nombreux peuples, on peut citer les :

      

    Abenakis, Algonquins, Apaches, Athabaskans, Pieds-Noirs (Blackfoot), Caddos, Chérokîs, Cheyennes, Chipewyan, Chippewa, Choctaw, Comanches, Cris, Creeks, Crows, Dakotas, Dénés, Delawares, Haïdas, Hopis, Inuktitut, Kiowas, Lakotas, Lenapes, Maliseet, [[ Mescaleros, ]] Passamaquoddy, Mesquakie, Mohawks, Mojaves, Munsee, Muskogee, Navajos, Nez-Percés, Nuxalk, [[ Oglalas, ]] Ojibway, Oneidas, Osages, [[ Pawnees, ]] Pimas, Potawatomis, Salish, Sauks, [[ Séminoles,]] Sénécas, Shawnees, Shoshones, [[ Sioux,]] Tohono O'odham, Tlingits et Yaquis.

     

     

     

     

    Controverse sur les prénoms nord-amérindiens

    Les Indiens d'Amérique étaient les premiers habitants des États-Unis et du Canada. C'est pourquoi beaucoup de noms de lieux, et dans une moindre mesure de prénoms sont d'origine amérindienne.

      

    Cependant certains prénoms semblent d'origine amérindienne alors qu'ils ne le sont pas réellement.

     

     

    Il est probable que les premiers colons aient entendu les noms amérindiens dans leur langue originelle et ont essayé d'en faire une traduction dans leur propre langue.

      

    Or il arrive alors que le nom amérindien original soit mal orthographié et mal prononcé.

      

    Ou encore que des noms nord-amérindiens aient été pris pour des prénoms. Par exemple :

     

     

    • Dakota : prénom masculin et féminin qui signifierait « ami » en sioux, selon des livres américains de prénoms. Dakota est en réalité le nom d'une tribu sioux, mais en aucun cas un prénom sioux. Par ailleurs, cela ne signifie pas « ami » mais est un mot pluriel signifiant « les alliés ».

      

    • Hateya : prénom féminin amérindien des Miwoks, qui signifierait « trace de pas dans le sable ». Cette traduction semble un embellissement de la réalité, car en miwok le mot « ha·t'ej » signifie « appuyer avec le pied » ou bien « faire des traces ». Sans doute le nom « Hateya » est-il la contraction et l'anglicisation de deux mots qui ensemble signifiaient bien « trace de pas dans le sable ».

      

      

    • Nahima ou Nahimana : prénom féminin qui signifierait « mystique » en sioux. Il s'agit sans doute d'une mauvaise traduction du mot dakota sioux qui signifie « secret » pas dans une dimension mystique, mais plus dans celle d'un espion.

      

    Il arrive aussi que des prénoms soient des emprunts des peuples nord-amérindiens de mots d'origine occidentale.

      

    Par exemple :

    • Angeni, prénom féminin qui signifie « ange », a probablement une origine européenne ; peut être de l'anglais « angel », puisque de nombreuses langues amérindiennes n'ont pas de lettre « L », et comme le mot potawatomi « azhe'ni' » ou le mot ojibwé « aanzhenii ». Le concept d'ange n'existait pas avant la colonisation européenne.

      

    • Sakari est un prénom féminin qui signifierait « douce » en inuktitut. Mais il ne s'agit pas d'un nom traditionnel inuit, et proviendrait d'une langue indo-européenne, dans laquelle le terme signifie « doux » ou « sucre».
    • Il s'agirait peut-être aussi d'un emprunt au finlandais, voire du grec.

      

    Par ailleurs, il est arrivé que des prénoms avec d'autres origines comme le grec, l'espagnol, l'indien (d'Inde) ou le russe soient pris pour des prénoms amérindiens, cela souvent pour des raisons de proximité sonore.

      

    Des noms de lieux - notamment des villes - ont également été pris pour des prénoms amérindiens. Erreur sans doute due au fait que ces noms de lieux ont eux une origine amérindienne. Par exemple :

     

     

    • Ayiana est un prénom féminin faussement considéré comme amérindien, qui signifierait « fleur éternelle » en chérokî. Il semble que ce prénom n'ait pas de signification particulière en chérokî, voire dans aucune langue amérindienne. Il s'agit probablement d'une variante d'Ayanna, prénom afro-américain ou jamaïcain ou encore d'une variante d'Ayana, prénom indien (hindi).

      

      

    • Chenoa est un prénom féminin faussement considéré comme amérindien, qui signifierait « colombe blanche » en chérokî. Son origine viendrait plutôt d'une petite ville de l'Illinois (États-Unis) dénommée « Chenoa » dont l'origine du nom n'est pas certaine. Les autorités locales suggèrent que Chenoa aurait été nommée par son fondateur qui venait d'une autre ville du Kentucky. Dans ce cas, Chenoa pourrait avoir une origine chérokîe, dont la signification se serait perdue. Mais probablement sans lien avec les colombes. Le mot chérokî pour « colombe » est « woya » et « unega woya » pour « colombe blanche ».

      

    • Taima est un prénom féminin qui signifierait « fracas du tonnerre » ou "Foudre" en navajo. Ce prénom n'a certainement pas ce sens en navajo, mais son origine pourrait être d'une autre langue, voire du nom d'un lieu dont l'origine serait elle, amérindienne. En fait, le mot "Taima" provient de l'Inuktitut du nunavut et du nunavik.

      

    • Satinka est un prénom masculin et féminin faussement considéré comme amérindien qui signifierait « danseuse magique » ou « danseur sacré » dans une langue amérindienne non spécifiée. Cette origine semble erronée, car ce terme n'est pas mentionné dans l'histoire tribale ou dans la littérature anthropologique, ni nulle part avant 1990 concernant cet usage.

      

     

    • Il est possible que cela signifie « danseur » ou « danse » dans un langage amérindien. Mais étant donné qu'il n'est pas un prénom traditionnel et que son origine semble récente, il est plus probablement inspiré de prénoms d'origine russe comme Katinka, voire de noms de lieu d'origine russe.

      

    Sans parler de quelques assez rares prénoms qui ne sont pas à proprement parler amérindiens, mais sont les inventions de romanciers ayant écrit sur les Amérindiens.

     

      

    Par exemple :

    • Enola qui n'est aucunement d'origine amérindienne, mais est l'anacyclique du mot anglais alone, donné à une héroïne dans un vieux roman.
    • C'est suite à ce roman que ce prénom fut réellement donné.

      

    • Kaya est un prénom féminin faussement considéré comme amérindien qui signifierait « petite sœur » ou « sœur ainée » en hopi.

     

    • Cette origine semble fausse, car il n'y a pas de mot comme celui-là en HOPI.
    • Son origine proviendrait plutôt du personnage fictionnel amérindien dénommé « Kaya » dans « American Girl » de la littérature pour enfants.
    • Dans ce livre, Kaya est une abréviation du nom de cette fille : Kaya'aton'my' qui est un vrai nom Nez-Percés.

      

    Toutefois ces prénoms sont aujourd'hui portés - essentiellement aux États-Unis, Canada et en Australie.

     

     

    Exemples de prénoms liés à la nature

     

    • Abey : prénom féminin qui signifie « feuille » - Peuple Sioux, tribu Omahas.
    • Abeytu : prénom féminin qui signifie « feuille verte » - Peuple Sioux, tribu Omahas.
    • Adriel : prénom masculin qui signifie « castor » symbole d'adresse
    • Ama : prénom féminin qui signifie « eau » - Peuple chérokî.
    • Bena : prénom féminin d'origine qui signifie « faisan ».
    • Chayton : prénom masculin qui signifie « faucon » - Langues siouan.
    • Chilali : prénom féminin qui signifie « oiseau de neige ».
    • Chimalis : prénom féminin qui signifie « oiseau bleu ».
    • Cholena : prénom féminin qui signifie « oiseau ».
    • Chumani : prénom féminin qui signifie « goutte de rosée » - Peuple sioux.
    • Coahoma : prénom féminin qui signifie « panthère rouge »
    • - Tribu des Choctaws.
    • Dena : prénom féminin qui signifie « vallée ».
    • Doli : prénom féminin qui signifie « oiseau bleu » - Peuple navajo.
    • Donoma : prénom féminin qui signifie « le soleil est là » - Peuple sioux, tribu des Omahas.
    • Dyani : prénom féminin qui signifie « cerf ».
    • Hateya : prénom féminin qui signifie « trace de pas dans le sable ».
    • Huyana : prénom féminin qui signifie « pluie qui tombe ».
    • Kaliska : prénom féminin qui signifie « coyote chassant le cerf ».[
    • Kiona : prénom féminin qui signifie « colline dorée ».[
    • Kishi : prénom féminin qui signifie « nuit ».
    • Magena : prénom féminin qui signifie « lune montante ».
    • Migina : prénom féminin qui signifie « lune descendante » - Peuple sioux, tribu des Omahas.
    • Nita : prénom féminin qui signifie « ours ».
    • Ozalee : serait un prénom féminin qui signifierait « soleil levant ».
    • Paco : prénom masculin qui signifierait « aigle à la tête blanche ».
    • Papina : prénom féminin qui signifie « lierre ».
    • Petunia : prénom féminin qui signifie « fleur ».
    • Sora : prénom féminin qui signifie « oiseau chantant qui prend son vol ».
    • Tadi : prénom masculin qui signifie « vent ».
    • Waban : prénom masculin qui signifie « vent d'est ».
    • Waneta : prénom masculin ou féminin qui signifie « destrier », c'est-à-dire cheval de bataille.
    • Yahto : prénom masculin qui signifie la couleur « bleue ».
    • Yepa : prénom féminin qui signifie « princesse de l'hiver ».

      

      

      

    Exemples de prénoms liés aux forces surnaturelles

     

    • Angeni : prénom féminin qui signifie « ange » - Dans de nombreuses langues amérindiennes, par exemple en potawatomis ou en ojibwé.
    • Kwanita : prénom masculin et féminin qui signifie « les esprits sont bons ».
    • Wakanda : prénom féminin qui signifie « pouvoir magique intérieur » - Peuple dakota.

      

    Exemples de prénoms liés aux qualités des personnes

     

    • Anoki : prénom masculin qui signifie « comédien ».
    • Bly : prénom masculin qui signifie « grand ».
    • Cheyenne : prénom féminin et masculin qui signifie « orateur inintelligible » - Peuple cheyenne.
    • Ehawee : prénom féminin qui signifie « elle rit » - Peuple Sioux, tribus dakotas ou lakotas.
    • Etania : prénom féminin qui signifie « riche ».
    • Eyota : prénom féminin qui signifie « la meilleure » - Peuple sioux.
    • Halona : prénom féminin qui signifie « fortunée ».
    • Kachina : Prénom féminin qui signifie « danseuse sacrée ».
    • Mahala : prénom féminin qui signifie « femme ».
    • Nahima : prénom féminin qui signifie « mystique ».
    • Natane : prénom féminin qui signifie « fille » ou « ma fille » - Peuples algonquiens, tribu des Arapahos.
    • Nirvelli : prénom féminin qui signifie « enfant de l'eau ».
    • Nokomis : prénom féminin qui signifie « fille de la lune ».
    • Olathe : prénom féminin qui signifie « belle » - Peuple shawnee.
    • Patamon : prénom masculin qui signifie « en colère ». - Peuple sud-amérindien Patamona ?
    • Sahale : prénom masculin qui signifie « au-dessus ».
    • Wapi : prénom masculin qui signifie « heureux ».
    • Wakiza : prénom masculin qui signifie « guerrier déterminé ».
    • Yancy : prénom masculin (parfois féminin) qui signifie « anglais » (dérivé de « Yankee » ?).

      

    Exemples de prénoms liés aux évènements de la vie

     

    • Abequa : prénom féminin d'origine qui signifie « reste à la maison » pour une femme - En Algonquien : ojibwa, ojibway, ojibwe et chippewa.
    • Anaba : prénom féminin qui signifie « elle rentre de la bataille ».
    • Dezba : prénom féminin qui signifie « qui va à la guerre » - Peuple navajo.
    • Aquene : prénom féminin qui signifie « paix ».
    • Namata : prénom féminin qui signifie « épouse de Geronimo » - Peuple apache.
    • Nuna : prénom féminin qui signifie « pays » chez les Inuits.
    • Oneida : prénom féminin qui signifie « impatiemment attendue » - Peuple iroquois, tribu des Oneidas.
    • Poloma : prénom féminin qui signifie « arc » - Tribu des Choctaws.
    • Tyee : prénom masculin qui signifie « chef » - Peuple Chinook.
    • Winona : prénom féminin qui signifie « fille première née » - Peuple sioux.
    • Yuma : prénom masculin qui signifie « fils du chef » - Peuple yuman, nord-amérindiens originaires de Basse-Californie (Mexique).

      

    Fréquence de ces prénoms

    La plupart de ces prénoms sont aujourd'hui peu usités aux États-Unis.

      

    Cela s'explique par le faible nombre d'Amérindiens vivant actuellement

    aux États-Unis. Mais sans doute aussi par le souhait de certains de porter des prénoms occidentaux, synonymes pour ces personnes d'intégration.

     

     

    Par ailleurs, la plupart de ces prénoms ont été très peu donnés en France.

      

    On note toutefois que certains prénoms sont plus fréquemment donnés qu'auparavant.

     

     

     

     

     

     

     

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    Little Dog, Brule, 1907

     

    Little Dog, Brule, 1907

     

     

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    Roland W. Reed - Portrait of an Ojibway, or Chippewa Indian girl, 1907. S)

     

     

     

    Les Ojibwés, Ojiboués ou Anishinaabes (Anishinaabeg, Anishinaabe-Ojibwe(g) de Chippewa(y)) sont la plus grande nation amérindienne en Amérique du Nord, en incluant les Métis.

      

    C'est le troisième groupe en importance aux États-Unis, derrière les Cherokees et les Navajos. Ils sont répartis de façon sensiblement égale entre les États-Unis et le Canada. Par leur première localisation, à Sault-Sainte-Marie, sur les bords du Lac Supérieur, ils furent d'abord nommés Saulteux (parfois Saulteaux) par les explorateurs français. Aujourd'hui, ce nom désigne les Ojibwés qui se sont par la suite installés dans les Prairies au Canada.

     

     

    Les Ojibwés, dont beaucoup parlent encore la langue Ojibwé, qui appartient au groupe linguistique algonquien, sont liés aux Outaouais et aux Cris. Principalement composés d'Anishinaabes, ils sont plus de 100 000 à vivre dans une région qui s'étend au nord, du Michigan au Montana.

      

    En outre, 76 000 membres répartis en 125 bandes, vivent au Canada, de l'ouest du Québec à l'est de la Colombie-Britannique.

      

    Ils sont réputés pour leurs canoës à membrure de bouleau, leurs rouleaux scripturaux d'écorce de bouleau (en), leur riz sauvage et pour avoir été la seule Nation à avoir vaincu les Sioux

     

     

    Nom

    Le terme « Chippewa », déformation anglophone de « ojibwa », prédomine aux États-Unis, bien que les deux terminologies soient valables dans les deux pays. Le terme « anishinaabe » (peuple des origines) se répand de plus en plus au Canada.

      

    L'origine exacte du nom « ojibwé » n'est pas claire; toutefois, certaines explications ont été avancées :

     

    • de ojiibwabwe, qui signifie « [ceux qui] cuisent jusqu'à goder », en référence au séchage au feu des coutures des mocassins pour les imperméabiliser;

     

    • le plus probable, de ozhibii'oweg, « [ceux qui] gardent une trace de leur vision », en référence à une forme d'écriture picturale utilisée lors des ritesanimistes.

      

    Origine

    Selon la tradition, ce peuple vint de l'Est, progressant le long des Grands Lacs, et s'établit près de l'actuel Sault-Sainte-Marie, nommé "le quatrième point d'arrêt", puis près de "Chegoimegon", nommé

    "le septième point d'arrêt" sur la rive sud du lac Supérieur, à proximité de l'actuelle Pointe ou Bayfield, Wisconsin.

     

     

      

    Ils sont mentionnés pour la première fois par les jésuites en 1640.

      

      

    Se liant d'amitié avec les commerçants français, ils purent se procurer des fusils, mettant fin à leurs conflits héréditaires avec les Sioux et les Mesquakie au Sud et à l'Ouest, poussant les Sioux à se déplacer vers la région du Haut-Mississippi, et les Mesquakies à se retirer du Nord du Wisconsin et à créer des alliances avec les Sacs.

      

    Jusqu'à la fin de XVIIIe siècle, les Ojibwés régnèrent plus ou moins sans rivaux sur un territoire équivalent aux actuels Michigan, Nord du Wisconsin et Minnesota.

      

    Cette région comprend notamment la plus grande partie

      

    de la rivière Rouge, les rives nord du lac Huron et du lac Supérieur, jusqu'aux Turtle Mountains du Dakota du Nord, qui fut plus tard appelée les "plaines Ojibwées".

     

     

    Les Ojibwés prirent longtemps part à une alliance avec les Outaouais et les Potawatomis, appelée Conseil des Trois Feux, qui combattit la Confédération Iroquoise et les Sioux. Les Ojibwés s'étendirent vers l'est, prenant possession des terres le long des rives est du lac Huron et de la Baie Georgienne.

      

    La France signa un traité avec eux en 1701, dans le cadre de la grande paix de Montréal.

      

    Par conséquent, ils s'allièrent avec les Français pendant la guerre de Sept Ans (de 1756 à 1763), puis avec les Anglais pendant la Guerre de 1812.

     

     

      

    Aux États-Unis, ils n'ont jamais été chassés comme le furent nombre d'autres tribus, mais à la suite de nombreux traités, ils furent contraints à rester sur ces territoires, à l'exception de quelques familles installées au Kansas.

     

      

      

    Au Canada, à la suite de la Proclamation royale de 1763 et d'une série de cessions par traité ou par achat, la plupart de leurs terres furent cédées à la Couronne britannique.

     

    Génétique

    Les recherches génétiques ont permis de classer l'ADN mitochondrial ou ADNmt en quatre haplogroupes principaux présents chez 97 % des populations d'Amérique : A, B, C et D.

      

    Chacun de ces haplotypes est présent sur le continent américain.

     

     File:Chippewa, Woman and Infant, (1900).jpg

     

    Les spécialistes en génétique, ont proposé qu'un cinquième haplogroupe d'ADNmt (haplotype X) soit représenté parmi les lignées fondatrices des populations d'Amérique.

     

    L'haplogroupe X est un cas particulier, car présent en Amérique du Nord et en Europe. L'analyse génétique des populations ojibwées, telles que les Sioux et les Navajos, indique, par l'intermédiaire de l'ADN mitochondrial X, une lointaine parenté avec les populations européennes.

      

    Cette recherche décrit l'occurrence, la variation et la population possédant l'haplogroupe X chez les autochtones.

      

    Cet haplogroupe semble, sur la base des données archéologiques, être précolombien et a pu arriver en Amérique entre 12 000 et 17 000 ans ou entre 23 000 et 36 000 ans.

     


    L'haplogroupe X est remarquable parce qu'on ne l'a pas trouvé chez les Asiatiques, y compris chez les Sibériens, mais les chercheurs pensent qu'il a pu venir en Amérique par l'intermédiaire d'une migration eurasienne.

      

     

    Cependant, un aperçu plus étendu de l'ADN mitochondrial asiatique, aussi bien que la caractérisation additionnelle l'ADN mitochondrial européen et des autochtones américains ayant l'haplogroupe X, est nécessaire pour déduire plus précisément l'origine de ce dernier en Amérique du Nord.

     

     

    La plupart des Ojibwés, hormis les Bandes des Plaines, avaient une vie semi-sédentaire, pratiquant la pêche, la chasse, et cultivant le maïs, la courge et le riz sauvage (Manoumine).

      

    Leur habitat typique était le wigwam, fait d'écorce de bouleau, d'écorce de genévrier et de branches de saule.

      

    Ils développèrent une forme d'écriture picturale, utilisée dans des rites animistes et retrouvée sur des rouleaux d'écorce de bouleau.

    Le peuple et la culture ojibwés sont bien vivants aujourd'hui.

      

    Durant l'été, des "pow wows" ont lieu dans diverses réserves des États-Unis et du Canada.

      

    Beaucoup pratiquent encore la culture du riz sauvage, la cueillette de baies, la chasse et la confection de sucre d'érable.

     

    Plusieurs bandes ojibwées coopèrent aujourd'hui au sein de la

    Great Lakes Indian Fish & Wildlife Commission

      

    (Commission indienne pour la protection des espèces sauvages et des poissons des Grands Lacs), qui gère leurs droits de chasse et de pêche. La commission coopère avec les autorités américaines pour maintenir certaines réserves naturelles.

    Il n'existe aucun mot pour dire "au revoir" chez les Ojibwés.

     

    Système clanique

    Le peuple ojibwé était divisé en plusieurs "doudem" (clans) nommés selon des totems animaux. Ils fonctionnaient comme une forme de gouvernement et comme organe de répartition des tâches.

      

    Les cinq principaux totems était la grue cendrée, le poisson-chat, le huard, l'ours et la martre.

      

    La grue cendrée était la plus influente, tandis que l'ours, le plus grand — si grand qu'il était en fait divisé en sous-parties, comme la tête, les hanches et les pieds.

     

    Il y avait en tout au moins vingt-et-un totems

     

    selon un recensement fait par William Whipple Warren : la grue cendrée, le poisson-chat, le huard, l'ours, la martre, le loup, le renne, le merman, le brochet, le lynx, l'aigle, le serpent à sonnette, l'orignal (élan), le canard noir, la loutre, l'oie, l'esturgeon, le poisson blanc, le castor, la mouette et le faucon.

      

    Certains totems révèlent des origines non-ojibwées, comme le clan des Loups (Dakotas) et le clan des Aigles (États-Unis).

      

    Certains des totems sont plus rares aujourd'hui, car certaines de leurs tribus, telles que le clan Merman, qui apparait en tant que clan des Vapeur d'Eau des Winnebagos.

     

     

    Prénoms ojibwés

    Les Ojibwés ont donné des prénoms qui prennent souvent ancrage dans la nature qui les entoure, dans les forces surnaturelles qu'ils perçoivent, dans les qualités des personnes ou bien dans d'autres évènements de la vie, souvent liés à la naissance.

     

    Tout comme l'ensemble des peuples nord-amérindiens dont l'étymologie des prénoms amérindiens est similaire.

    • Angeni : prénom féminin qui signifie "ange".

      

      

      

    SOURCES

    Wikipedia

      

      

      

     

     

     

     

     

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