• Les peuples Amérindiens



    Cliquez ici pour voir une carte géographique du Québec qui illustre l'emplacement des Premières Nations.




    Possiblement venus à pied d'Asie pendant la dernière ère glacière (leurs origines ancestrales demeurent toutefois un véritable mystère), les premières nations s'établissent sur tout le continent américain. Il faudra toutefois attendre le réchauffement du climat et le retrait des glaciers pour voir arriver les premiers humains sur l'actuel territoire québécois. Contrairement aux civilisations urbaines qui existent en Amérique du Sud (Aztèques, Incas et Mayas), les habitants du Nord vivent généralement en nomades. Mais il est faux de croire que ces populations étaient primitives et simples. Les nations amérindiennes étaient parfois réunies en confédération et avaient des croyances et des philosophies très développées. Dans la partie qu'occupera la Nouvelle-France, on retrouve plusieurs nations autochtones. Voici donc les trois principaux groupes, ainsi que le lieu qu'ils occupaient lors de l'arrivée de Champlain en 1605.

    Algonquin Les Algonquiens (Algonquins, Crees, Ojibwés, Micmacs, Naskapis, Abénaquis, Montagnais)

    Le premier groupe est celui des Algonquiens. Ils se subdivisent en plusieurs nations. En Gaspésie et en Acadie, on retrouve les Micmacs. Il s'agit d'un peuple très brave et d'humeur joyale, et très tôt ils se lieront d'amitié avec les Français. Ils partagent ce territoire (aujourd'hui appelé le Nouveau-Brunswick) avec les Abénaquis et les Malécites.

    Un autre groupe algonquien habite la rive nord du Saint-Laurent, le Labrador et les régions du Saguenay et du Lac Saint-Jean. Il s'agit des Montagnais (ou Innu). L'illustration ci-contre est l'œuvre de Champlain et représente un couple de Montagnais. Ce peuple est également tout à fait amical à l'égard des Français et accueille les missionnaires très pacifiquement. Ils aiment beaucoup faire du troc avec les Français... surtout pour obtenir des fusils dans l'échange (ce qui était toutefois interdit par les autorités françaises). Au nord du territoire montagnais on retrouve les Cris, et à l'est, la péninsule du Labrador est occupée par les Naskapis.

    Couple de Montagnais selon Samuel de Champlain

    Les Algonquiens étaient des peuples nomades. Les hommes pêchaient et chassaient alors que les femmes recueillaient baies, racines ainsi que différentes graines. Ils vivaient dans des wigwams, des tentes de forme de cônes renversés faites de bois et recouvertes d'écorce ou de peaux de bêtes. Leurs vêtements étaient confectionnés de peaux et de fourrures d'animaux. L'été, leur moyen de transport de prédilection était le canot. L'hiver, les raquettes et le toboggan étaient de mise. Leur hiérarchie sociale était patriarcale, c'est-à-dire que les hommes étaient les chefs des familles et des tribus. Le shaman occupait aussi une place importante dans la société algonquienne. Il était réputé pour ses talents de guérisseur ainsi que pour ses capacités d'influencer les forces de la nature et de chasser les mauvais esprits.


    Les Inuits

    Inuit Un autre grand groupe occupe la région au nord de la baie d'Hudson et le Grand Nord du Nouveau-Québec, il s'agit bien sûr des Inuits (mot qui signifie «personnes»). Jadis appelés «Esquimaux» par certaines tribus ainsi que par les Français, le terme fut changé parce que peu flatteur (il signifie «mangeurs de viande crue»). Leurs voisins algonquiens les nommaient "ayaxkyimewa" (qui parlent la langue d'une terre étrangère», selon l'ethnolinguiste José Mailhot. Les Inuits sont probablement le groupe qui eut le moins de contact avec les Français compte tenu de leur situation géographique.


    Les Iroquoiens (Hurons, Pétuns et confédération iroquoise)

    Les Iroquoiens habitaient originalement la région des Grands Lacs, les Hurons et les Pétuns (ou Tobaccos) au nord de ceux-ci et les Iroquois au sud. Les villages étaient généralement fortifiés et très grands. Ils habitaient des «maisons longues» très distinctives qui pouvaient atteindre jusqu'à 200 pieds de long. Ces structures étaient construites de bois et recouvertes d'écorce d'orme.

    Les Hurons étaient probablement les alliés les plus fidèles aux Français. «Wyandots» de leur vrai nom (ce qui signifie «peuple insulaire»), ils étaient originalement situés entre le lac Simcoe et la baie Georgienne, sur un territoire de 2300 kilomètres carrés (région jadis appelée «Huronie»). Au début du XVIIe siècle, on estimait que la population huronne comptait environ 30 000 individus. Vivant principalement de l'agriculture et du commerce (maïs et tabac), la nation huronne était, à cette époque, l'un des groupes les plus prospères d'Amérique du Nord. La zone commerciale des Hurons était considérable. Elle comprenait la région des Grands-Lacs, la Mauricie et même la Baie d'Hudson. Les Hurons étaient bien conscients de la supériorité de leur système de commerce et très orgueilleux de l'influence dont ils jouissaient parmi les autres peuples amérindiens. Ils refusaient d'ailleurs d'apprendre d'autres langues que la leur, forçant ainsi les nations voisines qui trafiquaient avec eux à apprendre le huron. Huron


    Au début du XVIIe siècle, les Hurons cultivaient environ 2800 hectares de terre. On dit que, chez eux, il était plus facile de se perdre dans un champ de maïs que dans la forêt. La Huronie était rien de moins que le grenier des tribus du Nord.

    Mais leur alliance aux Français ne fera qu'exacerber leurs ennemis de longue date, les Iroquois, et la Huronie sera mise à feu et à sang par ces derniers en 1649. C'est alors un long exode qui commence. Quelques centaines de survivants viennent se réfugier au Québec. Ils sont toujours poursuivis par les Iroquois qui les relancent jusqu'à leur dernier retranchement. Les Hurons se déplacent successivement à sept emplacements différents avant de se fixer de façon permanente dans la région de Québec, plus précisément à La Jeune-Lorette en 1697. Des Hurons vinrent également s'établir parmi les Français peu après la fondation de Montréal. L'harmonie entre les deux peuples est complète. Malgré le fait qu'on ne comptait qu'environ 179 membres en 1829, la population huronne se chiffre maintenant à 2751 membres dont 1100 résident toujours à Wendake (Jeune-Lorette, Québec). Ils forment aujourd'hui une petite communauté prospère.

    Iroquois Nous en venons enfin aux Iroquois. Ce mot vient du surnom «Irinakhoiw» que leur donnaient leurs ennemis et qui signifie «langues de serpent». Les hommes iroquois étaient les plus féroces guerriers d'Amérique. Lors de l'arrivée de Cartier, ils habitaient deux bourgades dans les basses terres du Saint-Laurent ; Stadaconé (maintenant Québec) et Hochelaga (aujourd'hui Montréal). Toutefois, à l'arrivée de Champlain 60 ans plus tard, ils ont complètement disparu de la région de la vallée du Saint-Laurent et occupent plutôt l'actuelle région au sud des Grands Lacs (aujourd'hui l'État de New York). Cet inexplicable déplacement constitue une des grandes énigmes de notre histoire.

     

    Les Iroquois étaient réunis en une confédération de cinq nations: les Agniers (Mohawks), les Onneitouts, les Onontagués, les Goyogouins et les Tsonnontouans. La confédération iroquoise est présidée par 50 chefs représentant autant de tribus. Contrairement aux autres peuples amérindiens, plusieurs nations iroquoises parlent une langue apparentée à la langue aztèque, parlée dans l'actuel Mexique. Ils seront d'abord les alliés des colons de New Amsterdam (le New York hollandais), et ensuite ceux des Anglais qui leur fournirent des fusils (ce que la France refusa toujours de faire). Les Hollandais et les Anglais se serviront d'eux pour plusieurs raids de guérilla sur la jeune colonie française. Les guerriers Iroquois massacreront sans pitié et à plusieurs reprises les paysans de la Nouvelle-France. L'arme préférée des Iroquois est le «casse-tête». Le «scalp» , pratique qui consiste à arracher le cuir chevelu d'un ennemi pour le porter comme trophée à sa ceinture, est aussi très populaire. Les Anglais échangeront aux Iroquois des scalps de colons Français contre des fusils. Les Iroquois sont également très doués pour la torture, comme vous le verrez dans le texte consacré aux Saints Martyrs Canadiens.

    Guerrier iroquois

    Les Iroquois étaient sédentaires, leurs villages étaient donc établis au même endroit pour de longues périodes de temps. Ils se déplaçaient pour des raisons militaires ou lorsque la terre avait été épuisée (à tous les 20 ans environ). L'agriculture fournissait la majeure partie de la diète iroquoise; maïs, haricots et courges. La société iroquoise était soumise à une hiérarchie matriarcale, c'est-à-dire que ce sont les femmes qui étaient les propriétaires terriens et qui déterminaient les liens de parenté. Après son mariage, un homme allait vivre dans la maison longue de sa femme et leurs enfants devenaient alors membres du clan de celle-ci.

    Les femmes possédaient et exploitaient les champs de culture sous la supervision de la mère de clan. Les hommes quittaient d'habitude le village en automne pour la grande chasse annuelle et revenaient au milieu de l'hiver. Au printemps, ils pêchaient. Comme celle des Algonquiens, la religion des Iroquois était basée sur le culte du «Grand Esprit» tout-puissant qui régnait sur toute les créatures vivantes. C'est le système politique confédératif des Iroquois qui les rendait toutefois unique et c'est celui-là qui leur permit de dominer militairement les 200 premières années de l'Amérique coloniale.


    Le choc des cultures

    Il est important de comprendre que, contrairement aux Espagnols et plus tard aux Américains, les Français de l'époque n'ont jamais eu l'intention de conquérir les Indiens par les armes. Il n'y a donc pas eu de génocides dans l'histoire de la Nouvelle-France (à part ceux qui sont l'œuvre des Iroquois), contrairement à celle de la Nouvelle-Espagne ou des États-Unis. L'objectif des Français fut d'abord de commercer avec eux et ensuite de les «évangéliser», croyant ainsi sauver leurs âmes. Les relations furent en général harmonieuses, il n'était pas rare de croiser des groupes d'Amérindiens dans les rues des villes et des villages.

    Ces gens qu'on appelait «Indiens» ou «Sauvages» apprirent beaucoup aux Français, comme l'art de transformer la sève en sirop d'érable et les moyens à prendre pour survivre aux rigoureux hivers et au scorbut. Les gens d'ici modifièrent l'habillement traditionnel européen pour y incorporer des emprunts vestimentaires faits aux Amérindiens pour des raisons pratiques. Et bien que les mariages officiels entre Français et Amérindiennes étaient assez rares, les unions temporaires l'étaient beaucoup moins. Selon les compilations de Louis Tardivel, les langues amérindiennes auraient donné quelque 200 mots au français moderne et autant à l'anglo-américain. Un grand nombre d'aliments dont personne ne peut plus se passer provient d'Amérique: la pomme de terre, la tomate, le maïs, la cacahuète, le piment et bien d'autres. On estime que les trois cinquièmes des aliments cultivés aujourd'hui dans le monde seraient originaires des Amériques.

    Toutefois, il ne faut pas nier que l'arrivée des Européens en Amérique du Nord constitue un choc culturel profond. Plusieurs coutumes de ces premières nations perdront de leur importance, et des maladies qui leur étaient étrangères (comme par exemple la variole) décimeront la population.

    Un film absolument fabuleux a été tourné sur le sujet : Robe Noire (traduction de Black Robe). Il s'agit d'une production australienne, tournée ici avec des acteurs québécois. Le film illustre superbement la dynamique qui existait entre les premiers colons français et les peuples indiens, relation à la fois méfiante et respectueuse. On y voit également les farouches Iroquois à l'œuvre. Le film est selon moi extrêmement fidèle à ce que devait être la vie ici au début du XVIIe siècle. À voir absolument (mais attention, il contient des scènes de violence et de nudité).




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    Amérindiens illustres de l'histoire de la Nouvelle-France

    Histoire de la Nouvelle-France

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    Histoire du QUEBEC

     




    Depuis 1927, la théorie prédominante quant à l'origine des humains en Amérique du Nord est celle de la migration via de détroit de Béring.

    Il y a environ 13 000 ans, le niveau de la mer étant plus bas qu'aujourd'hui, des tribus asiatiques venues de Mongolie ou de Sibérie auraient alors traversé le détroit à pied, de l'Asie à l'Alaska, en empruntant un passage qui est maintenant inondé. La théorie prétend qu'ils auraient alors peuplé l'Amérique toute entière et qu'ils seraient les ancêtres de tous les peuples autochtones du continent. On a baptisé ces gens les «chasseurs Clovis».

    Les chasseurs Clovis ont effectivement existé. Les seules traces de cette ancienne culture qui ont survécu jusqu'à nos jours sont des pointes de lances, des outils de pierre et des os d'animaux qu'on a découverts un peu partout en Amérique du Nord. On sait qu'ils chassaient le gros gibier comme le bison et le mammouth. Ils ont très probablement joué une rôle important dans la disparition de plusieurs mammifères géants du continent. Mais ces gens sont-ils vraiment les seuls ancêtres des peuples amérindiens? Auraient-ils pu envahir ce gigantesque continent, de l'Alaska au Chili, en une très courte période de temps? Leur langue aurait-elle pu se diversifier en un si grand nombre de langues qui ne démontrent souvent plus aucun lien de parenté? Et que dire des tests d'ADN qui ne démontrent aucune filiation entre certains groupes?  Histoire du QUEBECPointe
    Clovis


    De nouvelles découvertes archéologiques remettent ce paradigme en question. Voici quelques-unes des théories les plus plausibles. 

     
    Origines possibles des premiers Américains

     Histoire du QUEBEC
     L'Amérique du Nord
    préhistorique
    1. Le pont intercontinental

    La théorie traditionnelle de la migration via le détroit de Béring dépend de deux conditions. Premièrement, elle suppose que le très bas niveau de la mer ait créé un passage entre la Sibérie et l'Alaska. On sait de source sûre que c'était effectivement le cas. Les humains n'auraient d'ailleurs pas été les premiers à emprunter ce pont naturel. Plusieurs espèces d'animaux dont les mammouths et les caribous l'auraient fait avant eux. La deuxième condition est l'existence d'un étroit corridor à travers le grand glacier qui recouvrait alors tout le Canada et qui aurait permis à ces voyageurs d'atteindre les plaines américaines. Des tests ont démontré que les plus anciennes traces d'occupation humaine en Amérique datent d'il y a environ 17 000 ans. Or, à cette époque, le fameux corridor permettant de traverser le glacier n'existait pas encore. Il n'est apparu que 3000 ans plus tard! Les dates ne coincident pas du tout.



    2. La route côtière

    Des scientifiques suggèrent que les premiers immigrants en Amérique auraient pu suivre les côtes en bateau. La déglaciation des côtes de l'Amérique du Nord aurait effectivement débuté il y a environ 17 000 ans. Des fouilles ont démontré qu'il y avait à cette époque suffisament d'animaux et de poissons sur ces côtes pour nourrir une population humaine. De plus, la plupart des langues amérindiennes semblent être des cousines de certaines langues asiatiques, ce qui semble appuyer cette théorie.

    3. La route du Pacifique

    D'autres scientifiques croient plutôt que les premiers habitants de l'Amérique auraient traversé le plus grand océan de la terre en bateau pour arriver d'abord en Amérique du Sud. On a découvert des squelettes incomplets et les restes d'un village à Monte Verde au Chili qui datent d'il y a 15 000 ans. Les squelettes semblent exhiber des caractéristiques typiques des peuples polynésiens ou des Aborigènes d'Australie (mais sûrement rien en commun avec les peuples de Sibérie ou de Mongolie). De nouvelles fouilles semblent également prouver que des populations humaines bien adaptées et établies se développaient partout en Amérique du Sud il y a au moins 13 000 ans, bien avant que les chasseurs Clovis ne se répandent partout en Amérique du Nord. De plus, la technologie des peuples du sud ne présente aucune caractéristique commune avec celle des peuples du nord.

    4. La route de l'Atlantique

    La plus récente théorie est celle qui suppose une migration humaine venue d'Europe. Des scientifiques ont découvert de surprenantes similitudes entre la culture Clovis d'Amérique du Nord et la culture des Solutréens qui occupaient le nord de l'Espagne il y a environ 19 000 ans. De récentes études ont également permis de découvrir des similitudes génétiques entre certaines populations amérindiennes et européennes, caractéristiques qui n'existent pas chez les Asiatiques. Cette hypothèse suppose donc que des Solutréens auraient été capables de suivre en bateau les côtes de l'ancien glacier qui recouvrait l'Atlantique Nord, se nourrissant peut-être de poissons en chemin.  Histoire du QUEBEC
     Migration possible des Solutréens



     
     Reconstruction du visage
    de l'homme de Kennewick
    C'est possible. Après tout, on sait de source sûre que les premiers humains ont atteint l'Australie en bateau il y a au moins 40 000 ans! On sait aussi que les premiers Européens étaient capables de naviguer jusqu'aux îles de la Méditerranée il y a au moins 14 000 ans. Pourquoi les Solutréens n'auraient-ils donc pas été capables de faire de même? On sait aussi que lors de la dernière ère glaciaire, il y a 18 000 ans, la presque totalité de l'Europe était recouverte de glaciers. La compétition pour des terres habitables devait être très féroce et certaines populations auraient pu êtres tentées d'aller voir ailleurs.

    En 1996, deux étudiants firent la découverte d'un squelette dans l'état de Washington aux États-Unis. Le squelette était en excellente condition et les premières observations du crâne révélèrent qu'il s'agissait d'un homme d'origine européenne. On découvrit alors le bout d'une ancienne pointe de lance dans l'os de la hanche, ce qui souleva plusieurs interrogations quant à son âge. À la surprise générale, la datation du squelette révéla que celui-ci était vieux d'environ 9460 ans! On a baptisé cette incroyable découverte «l'homme de Kennewick».
    L'homme de Kennewick était d'âge moyen et mesurait environ 5 pieds 10 pouces. Ses os montrent des traces de plusieurs blessures aux hanches, aux côtes, au front et au coude gauche. En se servant d'un moule du crâne, les anatomistes James C. Chatters et Thomas McClelland ont reconstruit, muscle par muscle, le visage de l'homme de Kennewick. Une fois la reproduction terminée, le visage montre des traits étrangement européens. L'ajout des cheveux et de la barbe nous révèle l'apparence possible de ce visiteur d'un lointain passé. Serait-ce la preuve d'une ancienne migration européenne en Amérique du Nord? Histoire du QUEBEC
     L'homme de Kennewick

    Qui dit vrai?

    À mon humble avis, c'est une erreur de se limiter à une seule des ces quatres théories. Chacune d'elle semble plausible et pourquoi ne le seraient-elles pas toutes? Le peuplement des Amériques ne s'est pas effectué d'un seul coup comme on l'a longtemps cru, mais a probablement été le fruit de plusieurs migrations successives au cours des millénaires. Les différents groupes se sont probablement mélangés suite à des alliances et d'autres ont sûrement exterminé leurs voisins dans des guerres sanglantes. Le résultat de cette longue et complexe préhistoire est l'Amérique telle que la découvrirent les explorateurs européens des XVe et XVIe siècles; une terre où évoluèrent des cultures riches et variées et dont les origines se perdent dans la nuit des temps. La longue préhistoire des Amériques demeurera peut-être toujours un grand mystère.



    Sources :

    Plusieurs articles scientifiques de Kenneth B. Tankersley, James Dixon, Vance Haynes Jr., Richard Morlan, Arthur S. Dyke, Roger McNeely, Michael Ballard, Jack Hofman, Ruth Gruhn, Dennis Stanford, Bruce Bradley et John Prag parus dans le numéro de février 2000 du magazine «Scientific American: Discovering Archaeology», publié aux éditions The Leach, El Paso, Texas. Vous pouvez consulter le site web de cet excellent magazine anglophone en cliquant ici.

    Le canevas pour la carte du monde provient du site «Quick Maps» de ITA et est utilisé avec leur permission.




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  • Amérique - collection de photos anciennes de 1850 ....à 1940

    Bienvenue sur le site Internet de Old Picture, avec une vaste collection de photographies historiques. Cette collection comprend des images à partir des années 1850 à 1940. Ces photographies couvrent le monde entier, et de présenter une vue unique sur notre passé. Rejoignez-nous à développer un amour et d'appréciation pour les photos d'époque.

     

     

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    American Adventure

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    Histoire américaine de 1900 à 1930

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    American Legacy

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    Civil War

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    Guerre de Crimée

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    Daguerréotypes

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    L'Europe

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    Indiens

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    Mathew Brady studio

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    Old West

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    1900 Histoire des États-Unis - 1930

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    Frères Wright

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    1850

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    1860

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    1890

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    Assassinat d'Abraham Lincoln

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    Achomawi

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    Acoma

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    L'Afrique

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    Alabama

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    Algérie

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    American Life de 1900 à 1909

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    American Life dans les années 1910

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    American Life dans les années 1920

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    American Life dans les années 1930

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    American Life dans les années 1940

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    Antietam

    Antietam

    Apache

    Apache

    Arabes

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    Arapaho

    Arapaho

    Arikara

    Arikara

    Arizona

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    Arkansas

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    L'Asie

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    Assiniboines

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    Atsina

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    L'Australie

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    Beauté

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    Bédouins

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    La Belgique

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    Bethlehem

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    Biplans

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    Noire Americana

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    Pieds-Noirs

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    Braves

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    L'impérialisme britannique

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    Pour nostalgiques de l'Amérindie... Un film de Tab Murphy (USA/France - 2001) avec Tom Berenger, Barbara Hershey, Kurtwood Smith, Steve Reevis

     

    Voilà un film que j'adore, même si, je vous l'accorde, ce n'est pas un chef-d'oeuvre de finesse... Mais, passionnée par les Amérindiens, il me fait rêver. Et cette vallée oubliée où une tribu vit en paix, selon des traditions ancestrales, pour moi c'est complètement magique. Le film n'insiste d'ailleurs pas assez sur ce point... j'aurais préféré passer plus de temps avec les Cheyennes qu'avec Tom et Barbara à cheval...

     

    Trois prisonniers s'échappent. Le sheriff fait appel à un ancien chasseur de primes pour courir à leur recherche car il est le seul à connaître (presque) parfaitement la montagne et les forêts impénétrables dont ils ont pris le chemin. Lewis se lance donc sur leur piste, mais ne retrouve que des traces de leur passage : quelques morceaux de vêtements, beaucoup de sang... et une flèche. Le shérif est fou furieux, et Lewis, très intrigué, décide de mener sa propre enquête. Films

      

    Il étudie les archives de la région, s'aperçoit que beaucoup de personnes, parties crapahuter dans cette zone, n'en sont jamais revenues et qu'on a un jour trouvé un petit garçon presque nu, visiblement indien, qui ne parlait pas un mot d'anglais et qui s'est empressé de s'enfuir sans laisser de traces. Films

      

    Et si une tribu vivait là-haut, préservée de tous les combats qui ont anéanti le peuple indien, jalouse de sa survie au point de garder à jamais ceux qui les découvrent ?

    Lewis demande de l'aide à Lillian Sloan, archéologue, spécialiste en culture amérindienne, de l'aider...

     

    Tom Berenger était encore bien joli et les paysages magnifiques donnent illico l'envie de prendre un avion pour le Montana.Films

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    Un de mes films préférés....






    FICHE TECHNIQUE :

    Titre : Le Dernier des Mohicans
    Titre original : The Last of the Mohicans
    Réalisation : Michael Mann
    Scénario : John L. Balderston d'après le roman de James Fenimore Cooper Le dernier des mohicans
    Image : Dante Spinotti
    Musique : Trevor Jones et Randy Edelman (contributions de Ciaran Brennan et Dougie Maclean)
    Production : Hunt Lowry et Michael Mann (Morgan Creek Productions)
    Pays d'origine : États-Unis
    Date de sortie : 26 août 1992 ( France)
    Format : Couleurs - 2,35:1 (Cinémascope)
    Genre : Aventure, drame, guerre
    Durée : 108 minutes


    L'histoire :

     

    En 1757 dans l'Etat de New York, alors que la guerre fait rage entre Francais et Anglais pour l'appropriation des territoires indiens, un jeune officier anglais, Duncan Heyward, est chargé de conduire deux soeurs, Cora et Alice Munro jusqu'à leur père. Ils sont sauvés d'une embuscade par Hawkeye, un frontalier d'origine européenne, élevé par le Mohican Chingachgook et son fils Uncas. Les trois hommes acceptent d'escorter les deux jeunes filles jusqu'à leur destination.



    Secrets de tournage :


    Duo forcé de compositeurs : Trevor Jones devait être, à l'origine, le seul compositeur du Dernier des Mohicans. Mais des désaccords persistants avec Michael Mann l'amenèrent à quitter le film avant d'avoir terminé d'écrire la musique ; il fut donc fait appel à Randy Edelman pour achever ce travail. Il faut croire que cette collaboration, si l'on peut dire, fut fructueuse, puisque le film fut nominé aux Golden Globes pour la meilleure musique.



    Une oeuvre consacrée : le Dernier des Mohicans est, à l'origine, un roman de Fenimore Cooper, paru en 1826. Avant la version de Michael Mann, il avait déjà été adapté de nombreuses fois au cinéma : la première tentative, anonyme, date de 1911, et elle connut sept successeurs (télévision et cinéma confondus) ! Parmi les plus connues, il faut citer celle de Clarence Brown et Maurice Tourneur (1920), celle de George B. Seitz (1936) et celle de James L. Conway (1977).


    Bande annonce :

     



    Quelques photos :

     

      

    sources : http://www.culture-amerindiens.com/article-31445890.html

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  • CANADA

    Sitting Bull
    ( Tatanka Iyotaka)
    1831 - 1890
    Chef Sioux Hunkpapas Lakota

     

    Sitting Bull, un homme-médecine ("medecine-man"), un sage, un "saint-homme" et chef indien de la tribu des Sioux Hunkpapas Lakota, il est le personnage de l'histoire de la persécution des amérindiens dont le souvenir reste le plus vif dans l'esprit de nos contemporains.

    Né le 31 mars 1831, il ressentit très tôt l'invasion des terres indiennes par les colons américains. Il attendit 1863 pour se joindre à la résistance, à la suite du massacre de chasseurs Hunkpapa par des colons. Reconnu chef de la Nation Sioux Teton en 1867, il s'allia avec Crazy Horse et Gall afin de protéger les droits des tribus, surtout après la signature du Traité de Fort Laramie en 1868.

    En 1876, Gall, Crazy Horse et Sitting Bull attaquèrent successivement le général Custer à Little Bighorn, qui venait pour "protéger" les colons chercheurs d'or avec ses troupes. Cette attaque américaine violait clairement les termes du traité, mais Sitting Bull dû tout de même s'enfuir au Canada pour éviter les représailles.

    Le chant qui suit à été chanté par Sitting Bull alors qu'il se rendait aux autorités après le combat contre le général Custer:

    Un guerrier
    J'ai été
    Maintenant
    C'est terminé
    Un moment difficile
    S'annonce.

    iki'cize
    waon'kon
    wana'
    hena'la yelo'
    iyo'tiye kiya'
    waon'

    Plusieurs raisons à cela, mais la principale est peut-être qu'il fut un des leader du peuple Sioux lors de la bataille de Little Bighorn qui vit la défaite du Général Custer en 1876. Il vint aussi en Europe avec le Wild West Show de Buffalo Bill.Sitting Bull

    Après un hiver particulièrement rude en 1881, Sitting Bull et ceux qui étaient toujours avec lui se rendirent finalement à l'armée américaine. Il fut emprisonné pendant 2 ans, avant d'être envoyé à Standing Rock Reservation en 1883.

    En 1885, il fut relâché et autorisé à rejoindre la troupe de "Buffalo Bill Wild West", où il resta 4 mois, pour des tournées à travers l'Europe. A son retour aux USA il revint à "Standing Rock".

    Le 15 décembre 1890 une quarantaine d'agents de la police indienne, des Lakotas, pénétrèrent chez Sitting Bull, dans la réserve Sioux de "Standing Rock Reservation". Au cours d'une bousculade un coup de feu éclata. Touché d'une balle à la tête, Sitting Bull s'écroula, mort.

    Il mourut d'un coup de feu tiré par un membre de la police indienne, le 15 décembre 1890 peu avant le massacre de Wounded Knee. Les circonstances exactes de sa mort sont troubles mais toujours est-il qu'un grand espoir pour le peuple amérindien est mort avec lui.

    Sitting Bull a été enterré à Fort Yates dans le Nord Dakota, puis transporté en 1953 à Mobridge, Sud Dakota.

    Voici quelques extraits de discours de ce grand personnage...

    "Voyez Mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l'étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour!
    Chaque graine s'éveille et de même chaque animal prend vie. C'est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre exisence ; c'est pouruoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre.
    Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous aons maintenant affaire à une autre race_petite faible quand nos pères l'on rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui grande et arrogante. Assez étrangement, ils ont dans l'idée de cultiver le sol et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propres usages et se baricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures. Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.
    Nous ne pouvons vivre côte à côte."
    (Discours prononcé en 1875)

    decor

    "Quel traité le blanc a-t-il respecté que l'homme rouge ait rompu ? Aucun.
    Quel traité l'homme blanc a-t-il jamais passé avec nous et respecté? Aucun.
    Quand j'étais enfant, les Sioux étaient maîtres du monde ; le soleil se levait et se couchait sue leur terre ; ils menaient dix mille hommes au combat.
    Où sont aujourd'hui les guerriers ?
    Qui les a masscrés ?
    Où sont nos terres ?
    Qui les possède ?
    Quel homme blanc peut dire que je lui ai jamais volé sa terre ou le moindre sou ? Pourtant ils disent que je suis un voleur.
    Quelle femme blanche, même isolée, ai-je jamais capturée ou insultée ? Pourtant ils disent que je suis un mauvais Indien.
    Quel homme blanc m'a jamais vu saoul ?
    Qui est jamais venu à moi affamé et reparti le ventre vide ?
    Qui m'a jamais vu battre mes femmes ou maltraiter mes enfants ?
    Quelle loi ai-je violée?
    Ai-je tort d'aimer ma propre loi ?
    Est-ce mal pour moi parce que j'ai la peau rouge ?
    Parce que je suis un Sioux ?
    Parce que je suis né là où mon pére a vécu ?
    Parce que je suis prêt à mourir pour mon peuple et mon pays ?"

    decor

    "Je tiens à ce que tous sachent que je n'ai pas l'intention de vendre une seule parcelle de nos terres ; je ne veux pas non plus que les Blancs coupent nos arbres le long des rivières ; je tiens beaucoup aux chênes dont les fruits me plaisent tout spécialement. J'aime à observer les glands parce qu'ils endurent les tempêtes hivernales et la chaleur de l'été, et - comme nous-mêmes - semblent s'épanouir par elles."

    decor

     

    Après la bataille de Little Bighorn, Sitting Bull et les siens partirent pour le Canada où ils furent autorisé à vivre en paix. Le gouvernement américain fut dans une position délicate car les canadiens traitaient les "renégats" convenablement, aussi dépécha-t-il une commission conduite par le général Terry pour supplier la bande de "sauvages" de revenir aux Etats-Unis afin de vivre dans une réserve. Aprés une énumération des traités et promesses rompus, Sitting Bull tint ce discours...

    "Pendant soixante-quatre ans vous avez persécuté mon peuple. Qu'avons-nous fait pour devoir quitter notre pays, je vous le demande ? Je vais vous répondre. Nous n'avions nulle part où aller, aussi nousnous nous sommes réfugiés ici. C'est de ce côté de la frontière que j'appris à tirer et devins un homme. Pour cette raison j'y suis revenu. On m'a taloné jusqu'à ce que, contraint d'abandonner mes propres terres, je vienne ici. J'ai été élevé dans cette région et je serre aujourd'hui les mains de ces gens [les Canadiens].
    C'est ainsi que j'ai fait la connaissance de ces gens et c'est ainsi que je me propose de vivre. Nous n'avons pas donné notre pays ; vous vous en êtes emparés. Voyez comme ces gens me traitent. Regardez-moi. Vous me croyer dupe, mais vous l'êtes encore bien plus que moi. Cette maison , la maison de l'Anglais, est une maison sacrée [=maion de la vérité] et vous venez ici nous dire des mensonges ! Nous ne voulons pas les entendre. J'ai maintenant assez parlé. Vous pouvez vous en retourner. Ne dites plus rien. Emportez avec vous vos mensonges. Je resterai avec ce peuple. Le pays d'où nous venons nous appartenait ; vous nous l'avez pris ; nous vivrons ici."

     

    sources. http://www.medarus.org/NM/NMPersonnages/NM_10_03_Biog_Natives/nm_10_03_sitting_bull.htm

    decor
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    L'explorateur Verrazzano aurait le premier utilisé les noms Arcadia et Larcadia en 1524 pour désigner le territoire situé entre le Maryland et la Virginie. Champlain aurait altéré le mot en 1603 dans ses explorations pour établir une colonie française entre le Maine et la Nouvelle-Écosse. Une courte tentative de colonisation avait d'ailleurs eu lieu en 1598 sur l'île de Sable.

    Les frontières approximatives de l'Acadie française incluent le Maine, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince Edouard. Cédée partiellement à l'Angleterre en 1713, la colonisation britannique se fait progressivement et la déportation des Acadiens en 1755 marque le début de la fin pour la présence de la France dans la région. Le peuple acadien a survécu et compte plusieurs communautés partout dans l'ancienne Acadie, principalement au Nouveau-Brunswick.

     

    (31) sites commémoratifs / lieux historiques à découvrir:

    Verazzano (Giovanni da), navigateur florentin, né vers la fin du XVe siècle, fut envoyé par François Ier, en 1524, dans l'Amérique septentrionale (La Découverte de l'Amérique), et en visita les côtes orientales depuis le 30e degré de latitude Nord jusqu'à Terre-Neuve, dont il prit possession au nom de la France. On croit qu'il a été pris par les Espagnols et pendu en haute mer comme corsaire vers 1530. La relation de son voyage se trouve dans la Collection de Ramusio et dans l'Histoire générale des voyages.
    - Photos anciennes 1850

     
    Verazzano.

     

      

      

      

      

      

      

      

    sources : http://www.ameriquefrancaise.ca/acadie/index.html

    Carte de l'Acadie faite par Champlain (1632)
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  • Des Canadiens français ont participé à la Guerre de Sécession (1861-1865)

    Selon Jean Lamarre, professeur au Collège militaire royal de Kingston, entre 10 000 et 15 000 Canadiens français auraient participé à la Guerre de Sécession, aux côtés des Nordistes. Il a consacré un livre à ce sujet, Les Canadiens français et la Guerre de Sécession, publié en 2006 par VLB Editeur.

    Membres du sixième régiment d'infanterie du Maine après la bataille de Fredericksburg (11-15 déc. 1862). photographe: Mathew Brady, circa 1863 / U.S. National Archives. Parmi les Canadiens français dans les régiments du Maine, on retrouve les noms d'Eli St-Julien et Charles St-Martin (30th Inf), Oliver Veilleux (31th Inf) et Napoléon Trudeau (10th Inf).

    En annexe, on retrouve une liste d’environ 1000 soldats canadiens-français ou de parents canadiens-français dont on trouve les dossiers dans les National Archives and Records Administration, Washington. Y sont indiqués, lorsque disponible, l’âge, le lieu d’origine, le lieu et la date d’enrôlement du soldat tout comme le nom et le numéro du régiment auquel chaque soldat a été assigné.

    Membres du deuxième régiment d'infanterie du Rhode Island. Plusieurs Canadiens français ont combattu dans ce régiment. Source. Library of Congress. On aussi combattu dans ce régiment: Joseph Canno, Louis Dussault ou Dusso, John Girard ou Jerard et Martin Lavin.

    Ainsi, j’ai appris que cinq Lapointe ont participé à la Guerre de Sécession. Il s’agit de Andrew (décédé le 20 août 1862), John, Octavus, Lewis et Joseph.

    Membres du deuxième régiment d'infanterie du Rhode Island. Plusieurs Canadiens français ont combattu dans ce régiment. Source. Library of Congress

    Le livre de Jean Lamarre fournit plusieurs détails à propos de Lewis Lapointe (voir p. 60). Âgé de 33 ans, né à Saint-Martin (Beauce?), il a été enrôlé le 21 août 1863 à Portland, Maine. Il a été assigné au troisième régiment d’infanterie du Maine. Il était substitut (contre rémunération, il prenait la place d’un conscrit). Il a été traduit en cour martiale pour désertion. Reconnu non-coupable de désertion, il a par contre été puni pour s’être absenté sans autorisation. Il a payé son amende, puis est retourné à son régiment. Il serait intéressant de savoir ce qui lui est arrivé après la guerre.

    Peut-être avez-vous parmi vos ancêtres quelqu’un qui a combattu durant la Guerre de Sécession?

    Vous pouvez lire un extrait du livre de Jean Lamarre ici.

    John Charles Frémont. Items commémoratifs. Cornell University Collection of Political Americana, Cornell University Library. Petit-fils d'un marchand établi à Québec, il a été nommé par Lincoln à la tête des armées nordistes de mai à nov. 1861.


    Billets reliés:

    Base de données: Soldats de la Première Guerre mondiale – CEC (BAC)

    Les Franco-Américains au 19e et au 20e siècle: témoignages (première partie)

    Journaux francophones en ligne hors-Québec 19/20e siècle Canada/États-Unis

    Les Canadiens français de Lowell, Massachusetts

    Life: images du 19e et 20e siècle

    Pierre-Georges Roy, la passion des archives du Québec (1870-1953)

    Québec après les bombardements de 1759 par Richard Short

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  • Photographies: Centre de ressources pour l’étude des Cantons-de-l’est/ Eastern Townships Resource Centre

    Le CRCE est un Centre de ressources pour l’étude des Cantons-de-l’Est, plus particulièrement pour l’étude de la communauté d’expression anglaise de la région.

    Je voudrais porter à votre attention la section »Découvrez votre passé »où l’on retrouve, outre un outil de recherche des fonds d’archives du CRCE, une section d’archives photographiques.

    Voici quelques photographies mises en ligne. Les légendes des images sont celles que l’on retrouve sur le site web du CRCE. Le CRCE est situé à l’Université Bishop de Sherbrooke, arrondissement Lennoxville.

    Street car for Lennoxville line of the Sherbrooke Street Railway Co., ca. 1900. (Bishop's University Archives)

    Paton Manufacturing Comapany, 1868

    Incendie au Stanstead College, 28 mai 1938

    View from Dufferin Street Bridge, looking south. Street cars were in operation from 1897 - 1931.

    Adresse: http://www.etrc.ca/fr/accueil.html

     

    sources ; http://tolkien2008.wordpress.com/2011/06/27/photographies-centre-de-ressources-pour-letude-des-cantons-de-lest-eastern-townships-resource-centre/

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    En mai 1909, Lewis Wickes Hinea photographié plusieurs travailleurs d’usines de Burlington, Vermont, pour le compte de la National Child Labor Committee (NCLC). Pourquoi ces travailleurs-ci? À cause de leur âge. C’étaient des enfants et des adolescents. La NCLC dénonçait le travail des enfants. Elle voulait obtenir des réformes pour que cesse l’exploitation des enfants. Ainsi, elle a chargé Lewis Wickes Hine de photographier les conditions de vie et de travail de cette main-d’oeuvre vulnérable. Inutile de dire que cette mission ne fut pas de tout repos; certains patrons n’aimaient pas ce type de publicité.

     

    Voici certaines de ces photos. J’ai sélectionné celles où l’on voit des enfants ayant des noms à consonance francophone. Les légendes sont celles indiquées sur le site de la Library of Congress, source des images.

    Pour voir la collection photographique complète de la NCLC (5000 photographies), c’est par ici.

    Some of the boys working in Chace Cotton Mill, Burlington, Vermont (see label to photo #730) for names. May 5, 1909. 6 P.M. -Caption #730: All these small boys, and more, work in the Chace Cotton Mill, Burlington, Vt. Many of the smallest ones have been there from one to three years. Only a few could speak English. These are the names of some:- Lahule Julian, Walter Walker, Herman Rotte, Arsone Lussier, Addones Oduet, Arthur Oduet, Alder Campbell, Eddie Marcotte, John Lavigne, Jo Bowdeon, Phil Lecryer, Joseph Granger. A small mill.- Location: Burlington, Vermont

    Some of the girls from the Chace Cotton Mill, Burlington, Vt. Girl on left hand end is Cora Collette. Girl in middle is Anna Grenier. Been in mill 2 years. 6 P.M. May 5, 1909. Location: Burlington, Vermont.

    Some of the youngest girls in Chace Cotton Mill, Burlington, Vt. Girls' names are Mabel Blanchette (left hand end), Lodell Blanchette (right hand end), and Agnes Fountain, young girl in middle. 6 P.M. May 6, 1909 (See #730.) Location: Burlington, Vermont

    Noon hour. Herman Rette (right hand), Arsene Lussier. Both been working in Chace Cotton Mill, Burlington, Vt. for over a year. (See #730.) Location: Burlington, Vermont

    All these small boys, and more, work in the Chace Cotton Mill, Burlington, Vt. Many of the smallest ones have been there from one to three years. Only a few could speak English. These are the names of some:- Lahule Julian, Walter Walker, Herman Rotte, Arsone Lussier, Addones Oduet, Arthur Oduet, Alder Campbell, Eddie Marcotte, John Lavigne, Jo Bowdeon, Phil Lecryer, Joseph Granger. A small mill. Location: Burlington, Vermont

    6 P.M. May 6, 1909. Only a few young girls work in the Chace Cotton Mills, Burlington, Vt. In front row are Anna Grenier (2 yrs. in mill), Agnes Fountain. See photo and label #730. Location: Burlington, Vermon

    Noon hour at the Queen City Mill, Burlington, Vt. (Not a large mill) About a dozen small boys like the smallest here, names of small ones here are Dorio Charptier, Arthur Tessier. Location: Burlington, Vermont.

    Louis Horoux. One of the youngsters in Queen City Mill, Burlington, Vt. About a dozen like here. (Not a large mill.) Location: Burlington, Vermont.

    Mule-spinning room, Chace Cotton Mill, Burlington, Vt. Edward Marcotte, a "back-roping boy" who has been here one year. See also photo and label #730. Location: Burlington, Vermont.

    Mule-spinning room in Chace Cotton Mill, Burlington, Vt. Left hand--Leopold Daigneau, Arsene Lussier, "Back-roping boys." See photo and label #730. Location: Burlington, Vermont.

    John Lavigul. Has been doffer-boy in mule-spinning room for over a year in Chace Cotton Mill, Burlington, Vt. See photo and label #730. Location: Burlington, Vermont.

    A mule-spinner and his assistant (Leopold Daigneau), Chace Cotton Mill, Burlington, Vt. May 7, 1909. Location: Burlington, Vermont.

    Anna Grenier at her "speeder" Burlington, Vt. Has been here 2 years. Chace Cotton Mill. May 7, 1909. Location: Burlington, Vermont

    Jo Bodeon. A "back-roper" in mule room. Chace Cotton Mill, Burlington, Vt. Location: Burlington, Vermont.

    Jo Bodeon. A "back-roper" in mule room. Burlington, Vt. Chace Cotton Mill. Location: Burlington, Vermont.

     

     

    sources : http://tolkien2008.wordpress.com/2011/07/06/photographies-travailler-dans-les-usines-de-la-nouvelle-angleterre-burlington-vermont-debut-xxe-siecle/

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  • La collection photographique

     William Notman (19e et 20e siècle)

     
    Photographie | William Notman, photographe, Montréal, QC, 1861 | I-1519.1

    William Notman, Montréal, QC, 1861

    William Notman est né le 8 mars 1826 à Paisley, Ecosse. Suite à des démêlés avec la justice (faillite du commerce familial) il quitte l’Ecosse et s’établit à Montréal en 1856. Il décroche un emploi chez Ogilvie et Lewis, une mercerie. Après quelques mois à Montréal, il décide de tenter sa chance en photographie. L’entreprise connaît le succès et son épouse Alice et leur fille viennent le rejoindre. Les parents, frères et sœur de Notman viendront eux-aussi s’établir au Canada.

    Son studio est endommagé par un incendie en juillet 1858. Il rouvre le mois suivant, agrandit et reconstruit. Le studio sera agrandit à quelques reprises durant les années 1860.
    En 1864, son entreprise compte plus de 35 employés à temps plein.

    Notman décroche plusieurs contrats intéressants. Il photographie les étudiants et les bâtiments des Université Harvard et Yale ainsi que les travaux de construction du pont Victoria.
    Plusieurs succursales sont ouvertes dont celles d’Ottawa et Toronto (1868), Halifax (1869), Saint-Jean, Nouveau-Brunswick (1872) et Boston (1877).

    Les photographes de William Notman, dont Benjamin Balzly et William Haggerty, photographient la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Ecosse, le Québec, etc.
    Les sujets sont variés : des portraits, des Amérindiens, la nature, des résidences, des usines, des trains, etc.

    Photographie | Studio de William Notman, 17 rue Bleury, Montréal, QC, vers 1875 | N-0000.157

    Studio de William Notman, 17 rue Bleury, Montréal, QC, vers 1875

    Willian Notman décède en 1891. Son fils William Mcfarlane prend la relève. A son décès, en 1913, c’est son frère Charles qui lui succède.

    Le studio de Montréal et la collection Notman (400 000 clichés) sont vendus en 1935 à la Associated Screen News. La collection de négatif du studio est plus tard achetée par la Maxwell Cummins Family Foundation et par le Magazine McClean. Ultimement, c’est le musée McCord qui se porte acquéreur de la collection.
    Style

     

    Stanley G. Triggs écrit ‘’Dans ses rendus photographiques, son intérêt pour la ligne et la forme, pour le profil abstrait des objets, pour la majesté d’une tête ou d’une figure humaine ou le caractère grandiose d’un bâtiment ou d’un pont, est très souvent prédominante. Sa façon de faire donne à ses sujets un air héroïque’’. Triggs, p.31

    Œuvres
    Les premières photos du studio Notman sont l’œuvre de William Notman lui-même. Il a par la suite engagé plusieurs photographes. Son fils William McFarlane est l’auteur de plusieurs clichés.

    On peut voir la collection Notman sur le site internet du Musée McCord. www.musee-mccord.qc.ca

    Photographie | Les enfants de Mme William Notman en toboggan, Montréal, QC, 1870 | I-43507.1

    Les enfants de Mme William Notman en toboggan, Montréal, QC, 1870. Exemple de décor recrée en studio.

    Photographie | « Le crieur de journaux », William McF. Notman, Montréal, QC, 1866 | I-19926

    « Le crieur de journaux », William McF. Notman, Montréal, QC, 1866. On voit ici Willie, neuf ans, fils de William Notman.

    Photographie | Louis-Joseph Papineau, Montréal, QC, 1861 | I-849.1

    Louis-Joseph Papineau, Montréal, QC, 1861

    Photographie | Vue en amont des chutes de Lorette, près de Montmorency, QC, vers 1860 | N-0000.193.112.1

    Vue en amont des chutes de Lorette (Lecteurs, s'agit-il des chutes Kabir-Kouba?), près de Montmorency, QC, vers 1860

    Photographie | Sitting Bull, Montréal, QC, 1885 | II-83112

    Sitting Bull, Montréal, QC, 1885

    Photographie | Charretiers prenant le petit-déjeuner, Bonaparte, C.-B., 1871 | I-69929.1

    Charretiers prenant le petit-déjeuner, Bonaparte, C.-B., 1871

    Photographie | Moulin de Tranquille, lac Kamloops, C.-B., 1871 | I-69933

    Moulin de Tranquille, lac Kamloops, C.-B., 1871

    Photographie | Portage de canots à la porte amont, rapides Murchison, rivière North Thompson, C.-B., 1871 | I-70020.1

    Portage de canots à la porte amont, rapides Murchison, rivière North Thompson, C.-B., 1871

    Photographie | Pin Douglas, Vancouver, C.-B., 1887 | VIEW-1803

    Pin Douglas, Vancouver, C.-B., 1887

    Photographie | Filage, Cap-à-l'Aigle, QC, vers 1895 | VIEW-3291.A

    Filage, Cap-à-l'Aigle, QC, vers 1895

    Photographie | Portugal Cove, T.-N., 1908 | VIEW-4524

    Portugal Cove, T.-N., 1908

    Photographie | Moulin, La Malbaie, QC, vers 1895 | VIEW-3895

    Moulin, La Malbaie, QC, vers 1895

    Photographie | Fenaison à Pugwash, N.-É., vers 1908 | VIEW-4482

    Fenaison à Pugwash, N.-É., vers 1908

    Photographie | Route à River John, près de Tatamagouche, N.-É., vers 1908 | VIEW-4467

    Route à River John, près de Tatamagouche, N.-É., vers 1908

    Photographie | Pêche à l'alose, Sault au Récollet, près de Montréal, QC, 1866 | I-21472.3

    Pêche à l'alose, Sault au Récollet, près de Montréal, QC, 1866

    Photographie | Chargement de madriers à bord d'un bateau par bâbord devant, Québec, QC, 1872 | I-76324.1

    Chargement de madriers à bord d'un bateau par bâbord devant, Québec, QC, 1872

    Photographie | La culbute, Montreal Snowshoe Club, QC, photographie composite, 1886 | VIEW-2425

    La culbute, Montreal Snowshoe Club, QC, photographie composite, 1886

    Photographie | Carnaval de patinage, patinoire Victoria, photographie composite, Montréal, QC, 1870 | N-0000.68.1

    Carnaval de patinage, patinoire Victoria, photographie composite, Montréal, QC, 1870

    Photographie | Curling sur le Saint-Laurent, Montréal, QC, photographie composite, 1878, copie réalisée vers 1915 | II-48781.4

    Curling sur le Saint-Laurent, Montréal, QC, photographie composite, 1878, copie réalisée vers 1915

    Photographie | Chasse à l'orignal, le retour, Montréal, QC, 1866 | I-20494

    Chasse à l'orignal, le retour, Montréal, QC, 1866

     

    Bibliographie
    TRIGGS, Stanley G. William Notman, l’empreinte d’un studio. Art Gallery of Ontario/ Musée des beaux arts de l’Ontario et The Coach House Press, 1986, 176 pages.

     

     

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  • CANADA

    NATTE DE SITTING BULL

     

     

    Retour à la maison. Un musée américain de Washington (États-Unis) va rendre aux descendants du grand chef sioux Sitting Bull l'une de ses mèches de cheveux tressés ainsi qu'un pantalon, subtilisés à l'époque de son décès en 1890 par un docteur.

    ”Nous rendons ces objets aux arrière-petits enfants du chef Sitting Bull parce que nous avons découvert qu'ils n'avaient pas été acquis de façon appropriée”, a expliqué Bill Billeck, directeur des services chargés de restitution d'objets du Musée d'Histoire naturelle de Washington.

    Sitting Bull a été tué le 15 décembre 1890 lors d'un incident sur une réserve indienne du Dakota du Nord, deux semaines avant le fameux massacre de Wounded Knee (Dakota du Sud) au cours duquel au moins 150 Indiens Lakota, sur le point de rendre leurs armes, ont été tués par l'armée américaine.

    sittingbull.jpg

     

    Suite à sa mort, son corps fut transporté dans un fort militaire où un docteur de l'armée prit possession d'une fine mèche de cheveux tressés de 40 cm de long ainsi que d'un caleçon long de laine, une sorte de pantalon traditionnel porté par les Indiens.

    Ernie LaPointe, en tant que représentant d'un de quatre arrière-petits fils connus de Sitting Bull, recevra ces reliques d'ici un mois après les délais d'éventuelle contestation passés.

    ”J'espère que cela va apporter du baume au coeur à notre lignée et aux descendants de Sitting Bull, ainsi qu'à la nation Lakota”, a indiqué Ernie LaPointe dans un communiqué de presse.

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    BIJOUX INDIENS

     

    Bague Navajo

    La Turquoise ou Callaïte, pierre qui symbolise le feu, le soleil et l'eau. Son nom vient de la Turquie, car autrefois c'était un haut lieu du commerce de la Turquoise. Ses couleurs sont très variables selon les lieux de production, de bleu ciel, bleu vert et vert bleuté avec souvent des veines brunes à noires.

    Attention toutefois aux imitations, notamment de la célèbre Howlite teintée et évidemment beaucoup moins coûteuse et avec des vertus totalement différentes.

    BIJOUX INDIENS

    Chez les Aztèques, elle symbolisait le dieu du feu qui était appelé "Maître de la Turquoise", chez les Musulmans c'est le pouvoir spirituel et chez les Bouddhistes, la richesse matérielle et spirituelle.

    Sur le plan physique, la Turquoise aide en cas de mauvais fonctionnement du foie et des glandes. Elle a une action purificatrice sur les fluides vitaux du corps. Elle renforce les yeux et est efficace contre les maladies oculaires (à placer sur le chakra du troisième oeil), elle soulage les maux de gorge et les maladies des voies respiratoires (à placer sur le chakra de la gorge). La Turquoise peut également être efficace contre les intoxications et les empoisonnements (à placer sur le chakra du plexus solaire). Elle consolide le système immunitaire (à placer sur le chakra du coeur). On peut aussi dire, que la Turquoise accroît l'irrigation sanguine des tissus musculaires, notamment lors de déchirure des ligaments et des tendons.

      BIJOUX INDIENS

     

    C'est une pierre positive, optimiste qui permet de discerner le bien du mal. Elle redonne la gaieté aux gens tristes et déprimés. Elle protège des rêves d'angoisse et des cauchemars. Elle éloigne de notre aura les influences et les vibrations négatives, troublantes et peut même les absorber. La Turquoise élève l'esprit vers le ciel. C'est également une puissante pierre de protection et une pierre sacrée dans de nombreux pays.

    Ses particularités : les automobilistes et les voyageurs devraient avoir sur eux une Turquoise, car elle protège des accidents et du mauvais sort. Pour les enfants qui bégaient, il faudrait placer chaque jour durant 10 minutes une Turquoise sur le chakra du cou.

    Purification et rechargement : il faut la purifier à l'eau distillée, ne pas utiliser de sel et la recharger idéalement sur un amas de quartz avec très peu de soleil, car elle risquerait de perdre sa couleur.

    Provenance : les gisements les plus nombreux se trouvent en Chine, en Australie, au Népal, en Afghanistan et en Israël.

      

      

      

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  • BIJOUX INDIENS

    La turquoise

    La turquoise a fasciné les hommes depuis déjà bien longtemps. Elle était utilisée par les Egyptiens 6000 ans avant Jésus Christ (on trouve cette pierre dans la péninsule du Sinaï). On a retrouvé des bracelets en turquoise sur les bras de la momie de la Reine Zar, Reine de la 1ère dynastie, soit 5500 avant J.C. Les mines de Nishapur en Perse (maintenant l'Iran) étaient connues pour l'excellente qualité de leurs turquoises. Cette pierre était d'ailleurs un article de troc pour les premiers Persans. On la retrouve aussi au Turkistan au cours des 1er et 3ème siècles avant notre ère. En Inde et au Tibet on l'employait en médecine, dans l'art et la bijouterie. La turquoise ne devient populaire en Europe qu'après la Renaissance. Son nom vient d'un mot français qui signifie "pierre de Turquie".
    En Amérique du Nord, les indiens Anasazi ont extrait ce minerai dans le sud-ouest du continent Américain. Les indiens Navajo pensent que la turquoise est un morceau du ciel qui est tombé sur terre, les Apaches croient qu'elle combine les esprits de la mer et du ciel afin d'aider les guerriers et les chasseurs. Les Zunis croient qu'elle les protège des démons et les Aztecs réservaient la turquoise à l'usage exclusif des Dieux , la pierre ne pouvait être portée par des mortels.

     

    Turquoise bleue © S_E- Fotolia.com La pierre qui soigne
    La turquoise a toujours été considérée comme une pierre de vie et de bonne fortune qui avait même des propriétés curatives. La turquoise était employée comme un médicament par les indiens: on pensait qu'elle soignait les désordres gastriques, les hémorragies internes, les piqûres de serpents et de scorpions. En plaçant les pierres (directement ou en baume) sur les paupières on pouvait prévenir la cécité. En talisman, elle protégeait des blessures par accident et de la folie.

     

    Composition et formation
    La turquoise est une pierre opaque qui fait partie de la classe des phosphates. Elle est composée de fer, de cuivre, d'aluminium, de phosphore, d'hydrogène et d'oxygène. On y retrouve également du calcium, du magnésium, du manganèse, du silicium et du zinc. La turquoise se forme s'il y a combinaison d' une source de cuivre, de phosphore, d'aluminium et présence d'eau. On la retrouve beaucoup dans des environnement semi-arides, ou arides comme les déserts. Pendant des milliers d'années c'est la turquoise d'un bleu intense qu'on trouvait en Perse qui était synonyme de haute qualité.
    © Harris Shiffman - Fotolia
    Mine de turquoise dans le Nevada
    Au début du XXème siècle les mineurs du sud-ouest américain découvrirent des gisements significatifs aux Etats-Unis. Aujourd'hui, la majorité des plus belles pierres viennent des Etats-Unis. Certaines pierres peuvent atteindre 2,200 dollars par kilogramme. La dureté de la turquoise varie de 5 à 6 sur l'échelle de Mohs (utilisée pour mesurer la dureté des minéraux, cette échelle varie de 1 à 10).
    La couleur de la turquoise peut varier d'un bleu profond à un vert profond. Plus il y a de cuivre, plus la pierre est bleue, plus il y a de fer, plus la pierre est verte. La couleur de la pierre peut changer si l'humidité est plus élevée, elle tendra alors vers le vert. Une série d'essais chimiques ont été conduits dans différentes mines autour du globe. Il y avait 10 échantillons américains dont la moyenne révèle la constitution suivante: cuivre 4 à 9%, phosphore 27 à 34%, aluminium 29 à 44%, fer 1.2 à 4.4% et l'eau qui est l'élément clé s'élevait en moyenne à 18%. Une autre particularité de la turquoise c'est qu'elle peut absorber un autre minerai comme l'oxyde de fer qui va se répendre dans les craquelures et tracer comme une sorte de toile d'araignée dans la pierre. Ce genre de pierre est très recherchée aux Etats-Unis, et les fils de couleur peuvent varier du rouge au noir.

     

    Arizona Grand Canyon © Assiniboine Tipis

    La turquoise et les indiens
    Les endroits oú l'on trouvait de la turquoise étaient bien connus des indiens (bien avant l'arrivée des mineurs), d'ailleurs un commerce s'était développé avec les tribus de la côte pacifique qui échangeait des coquillages contre des turquoises. Cette belle pierre est restée la pierre des indiens du sud et elle est maintenant travaillée par des artistes qui les transforment en bijoux magnifiques. La pierre était aussi employée dans la religion, l'art, le commerce et les négociations de traités.

      

      

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    La grande nation Sioux

    Dakota, Nakota, Lakota
    Les Sioux vivent dans les plaines du nord, incluant les Dakota du Nord et du Sud, le Nebraska, le Wyoming et le sud du Montana.
    Le nom Sioux (prononcer SOU) vient d'une transcription française du nom Nadouessioux, ce nom était donné aux Sioux par leurs voisins et ennemis, les Algonquins. Ce mot veut dire "petits serpents" c'est à dire, petits ennemis s. Les Sioux s'appellent eux-même Dakota, Lakota, Nakota, qui veut dire dans leur dialecte "les alliés'. Ces noms viennent des différents endroits où ils vivaient à l'origine.


    Guerriers Sioux - US Gov, Public Domain
    Guerriers Sioux - US Gov, Public DomainNEZ PERCE
    La langue
    Le langage sioux est parlé en 3 principaux dialectes, le Santee à l'est, Le Yankton au centre, et le Teton à l'ouest.

    Leur histoire
    Les Sioux ont du quitté leur terre natale de l'Est, chassé de leur territoire par les tribus plus puissantes. Ils apparaissent dans les récits pour la première fois en 1650 dans la région des lacs Milles et Leech a proximité du Mississipi, dans le Minnesota. Les frontières de leur nouveau territoire étant à un jour de marche du Lac Supérieur.

    Sous la pression des guerriers Ojibway qui furent parmi les premiers à obtenir des armes à feu, les Sioux se déplacèrent à nouveau plus à l'ouest, poussant devant eux les Cheyennes, les Omahas, les Crows et d'autres tribus plus petites. Ils envahirent rapidement tout l'ouest et le sud-ouest du pays après l'acquisition de chevaux et de fusils.

    Vers 1750, ils traversèrent le Mississipi et envahirent les Black hills. En 1805, avant le début des divers traités, ils possédaient un territoire s'étendant du centre du Wisconsin jusqu'au Wyoming, englobant les fameuses Black Hills (dans le Dakota du sud). Au nord leur nouveau territoire s' étendait jusqu'à la frontière canadienne au nord de l'actuelle ville de Platte. La nation Sioux n'était pas une nation compacte avec un gouvernement central et un seul chef à sa tête, mais une confédération de 7 sous-tribus alliées parlant une même langue. Chaque tribu avait un chef et se divisait à nouveau en bandes ou villages ayant à leur tour à leur tête chacun un chef.

    La Grande Nation SIOUX

    Sur leur terre originelle de l'Est, les Sioux subsistaient grâce à la pêche, la chasse du petit gibier, la récolte du riz sauvage et était des experts dans le maniement du canot. Mais en partant dans l'ouest, et par l'acquisition du cheval, leur style de vie changea complètement, ils devinrent une tribu de cavaliers nomades dont la survie dépendait principalement du bison. C'était des guerriers, armés de couteaux, arcs et flèches, lances et boucliers. Ils ne furent jamais de grands agriculteurs.
    L'arrivée des américains blancs qui suivaient la piste de la Louisiane amena la fin du style de vie et la disparition du bison. La Ghost Dance (danse fantôme) qui prétendait ramener le bison et faire partir les blancs, devint prédominante chez les Sioux qui voulait retrouver leur style de vie du passé.
    La polygamie était acceptée. Contrairement aux autres tribus dont la population décrut avec l'arrivée des blancs, la démographie Sioux semble avoir augmenté. Ceci est dû principalement à l'incorporation de captifs et aux mariages avec des blancs. Nous n'avons pas de statistiques fiables avant 1849, où le gouverneur Ramsey estimait la population Sioux à "guère plus de 20,000", alors que d'autres autorités locales l'estimaient à 40,000 voir plus. Le recensement officiel de 1910 estimait la population Sioux à 28,628 personnes incluant les métis.
    Aujourd'hui les Sioux se sont adaptés à la vie sur les réserves ou en ville. Beaucoup s'impliquent dans l'industrie du tourisme dans les deux états Dakota.

    La nation Sioux en ligne
    Pine Ridge Oglala (Dakota du Sud, USA)
    Rosebud Sicangu, Oglala (Dakota du Sud, USA)
    Lower Brule Indian Reservation Brulé, (Dakota du Sud, USA)
    Fort Peck Sioux, Assiniboine, (Montana, USA)
    Cheyenne River Minneconjou, Two Kettle, Sans Arc, Blackfoot (Dakota du Sud, USA)
    Pine Ridge Santee Sioux, (Nebraska, USA)
    Standing RockYanktonai, Hunkpapa, Blackfoot, (Dakota du Nord et Dakota du Sud, USA)
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    Ford Theater

    Ford Theater

    Drapeau en berne Capitol Personnel

    Drapeau au Capitol Flown au personnel demi

    Où Lincoln a été abattu

    Où Abraham Lincoln a été abattu

    Honorable Edwin Stanton

    Honorable Edwin Stanton

    Hommes sur Gallows

    Hommes sur Gallows

    Ford Theater après l'assassinat de Lincoln

    Ford Theater après l'assassinat de Lincoln

    Dr. Charles A. Leale

    Dr. Charles A. Leale

    Wilkes Booth

    John Wilkes Booth

    Gideon Welles

    Gideon Welles

    Charles Sumner

    Charles Sumner

    [Washington, DC Réglage

    Hanging Conspirateurs Lincoln

    Lincoln, Robert (fils de

    Lincoln, Robert (fils d'Abraham Lincoln)

    Abraham Lincoln Coffin

    Abraham Lincoln Coffin et Cortège funèbre

    William H. Seward

    William H. Seward

    Corps à Gallows

    Potence

    Le sergent Boston Corbett

    Le sergent Boston Corbett

    [Washington, DC, à bascule

    Abraham Lincoln président

    Ford Theatre

    Ford Theatre

    Stavle Livery

    Écurie de louage

    Lincoln funéraire sur la Pennsylvanie

    Abraham Lincoln funéraires

    John Milton Hay

    John Milton Hay

    [Washington Navy Yard, DC

    Soupçonné Lincoln Consirator

    Pendus

    Pendus des conspirateurs

    Funérailles d'Abraham Lincoln

    Funérailles d'Abraham Lincoln

    David Herold

    David E. Herold

    [Washington Navy Yard, DC

    Lewis Payne, en pull, assis et menotté

    Assassin

    L'homme soupçonné d'être l'un des conspirateurs assassinat de Lincoln

    Washington Navy Yard, district

    Washington Navy Yard, District de Columbia. Lewis Payne le conspirateur qui ont attaqué secrétaire Seward debout pardessus et chapeau

    Surgeon General Barnes -

    Surgeon General Barnes - ont assisté à Lincoln

    Washington Navy Yard, district

    Lewis Payne

    Hanging échafaudage

    Lecture l'arrêt de mort aux conspirateurs sur l'échafaud

    Surgeon General JK

    Surgeon General JK Barnes

    La Commission militaire

    Commission militaire pour le procès des conspirateurs Lincoln

    Washington Navy Yard, district

    Samuel Arnold, un conspirateur

    Michael O'Laughlin

    Michael O'Laughlin, un consipirator Lincoln, menotté

    Conspirateur

    Conspirateur

    Samuel Arnold

    Washington Navy Yard, DC Samuel Arnold, un conspirateur

    Le général Winfield Scott Hancock

    Le général Winfield Scott Hancock

    [Washington, DC général

    Le général John F. Hartranft et du personnel, chargé d'assurer les conspirateurs à l'Arsenal]

    Open Graves

    Open Graves

         
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    Edward S. CURTIS (1868-1954)

    Curtis commence sa carrière comme photographe de studio à Seattle. Mais son intérêt pour les Indiens d’Amérique l’emportera. En 1899, il est le photographe officiel de la mission ethnographique Harriman en Alaska. À partir de 1901, il entreprend la constitution d’une documentation photographique sur la vie, les coutumes et le folklore des tribus indiennes d’Amérique. Ce projet donne naissance à une série de vingt volumes rassemblant des centaines de photographies prises dans tout le pays : The North American Indian, publié entre 1907 et 1930. Curtis met en scène ses photographies en ajoutant des accessoires, des scalps, des costumes, suggérant la nature guerrière de ses modèles, qu’il montre toujours comme des êtres nobles et fiers, dans des portraits ou des scènes de groupe. Ses photographies représentent à la fois un véritable travail artistique, dans une veine généralement pictorialiste, mais aussi un document qui permet d’identifier une culture en train de disparaître.

    E.A.

     

     
       
    CHEF OURS PUANT - DAKOTA 1905 - SIOUX
     

     

     

      « sioux », est à la fois utilisé pour indiquer un groupe spécifique des tribus, culturellement et linguistiquement très proches, Lakota, Nakota et Dakota, noms qui signifient tous « alliés ». Le présent article traite fondamentalement ce deuxième usage du terme.
       
     
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    Edward S. CURTIS (1868-1954)

    Curtis commence sa carrière comme photographe de studio à Seattle. Mais son intérêt pour les Indiens d’Amérique l’emportera. En 1899, il est le photographe officiel de la mission ethnographique Harriman en Alaska. À partir de 1901, il entreprend la constitution d’une documentation photographique sur la vie, les coutumes et le folklore des tribus indiennes d’Amérique. Ce projet donne naissance à une série de vingt volumes rassemblant des centaines de photographies prises dans tout le pays : The North American Indian, publié entre 1907 et 1930. Curtis met en scène ses photographies en ajoutant des accessoires, des scalps, des costumes, suggérant la nature guerrière de ses modèles, qu’il montre toujours comme des êtres nobles et fiers, dans des portraits ou des scènes de groupe. Ses photographies représentent à la fois un véritable travail artistique, dans une veine généralement pictorialiste, mais aussi un document qui permet d’identifier une culture en train de disparaître.

    E.A

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    George Washington (1732-1799)
    Premier Président des Etats-Unis
    du 30 avril 1789 au 3 mars 1797

    George Washington fut un des pères fondateurs et le général en chef pendant la Révolution américaine. Il a été élu premier président des États-Unis d'Amérique - le seul président à avoir remporté un vote unanime au sein du collège électoral - et a servi deux mandats avant de se retirer.

     

     

    Premières années

    George Washington est né le 22 février 1732, à Wakefield Plantation, Westmoreland en Virginie. Il est l'aîné du second mariage de son père Augustine Washington, un planteur virginien, avec Mary Ball, d'origine anglaise, ils font partie de l'élite économique et culturelle des planteurs esclavagistes de Virginie.

    À la mort de son père, le 23 avril 1743, George avait seulement 11 ans, il est pris en charge par son demi-frère Lawrence, dont il héritera de la propriété de Mount Vernon, près d'Alexandria en Virginie.

    Adolescent, il s'intéresse à la géographie, l'histoire militaire, l'agriculture, et un peu aux mathématiques. Plus tard il développa un style de discours et d'écriture marqué par la clarté et la force. Grand, fort, attiré par l'action, c'était un merveilleux cavalier et se plaisait à pratiquer des sports virils au cours de réunion de la société des planteurs virginiens. Il apprend la topographie et participe à la cartographie de la vallée de la Shenandoah en Virginie. Il devient franc-maçon en 1752, à l'âge de 20 ans.

    George Washington épouse Martha Dandridge Custis, le 6 janvier 1759, la riche veuve de Daniel Parke Custis. Il adopte ses deux enfants et n'en aura pas d'autres. Les nouveaux mariés s'installent à Mount Vernon où ils sont propriétaires terriens. Il fait partie du Conseil municipal.

    Pendant la Période Coloniale (1748 - 1773)

    Parcours militaire

    En mars 1748, il commence la carrière de géomètre dans une entreprise de la vallée de la Shenandoah au nom de Lord Thomas Fairfax grand propriétaire de Virginie. Il accompagne James Genn, géomètre pour le comté du Prince William, et George William Fairfax, fils de lord Fairfax.

    En juillet 1752, il hérite des droits de la plantation de Mount Vernon après la mort de son frère Lawrence Washington.

    Guerre contre les Français et leurs alliés indiens (1754 - 1763)

    1753 - 1754

    • En novembre 1753, il conduit l'expédition de Virginie pour contester les revendications Françaises sur la vallée de l'Allegheny River.

    • Avril-ma1754, il conduit les forces de la Virginie contre les Français au fort Duquesne dans la haute vallée de l' Ohio River. Il construit Fort Nécessity à Great Meadows en Pennsylvanie.

    Washington joua un rôle important dans les escarmouches qui ont précédé le début de la Guerre de 7 ans (French and Indian War). Il fut choisi par le Gouverneur Robert Dinwiddie de Virginie pour prononcer un ultimatum, appelant les forces Françaises du Canada à cesser leur empiètement dans la vallée de l'Ohio River. Le jeune messager était également chargé d'observer la solidité des forces Françaises, l'emplacement de leurs forts, et les voies par lesquelles elles recevraient leurs renforts du Canada. Après avoir rempli sa mission avec succès, Washington, maintenant lieutenant colonel, reçut l'ordre de mener une force de la milice pour la protection des travailleurs qui étaient en train de construire un fort à la Fourche de l'Ohio River. Ayant entendu dire que les Français avaient concentré leurs forces à Fort Duquesne, Washington établi ses forces sur un camp appelé Fort Necessity et attendit des renforts.

    Un point noir : Joseph Coulon de Jumonville

    L'officier français Joseph Coulon de Jumonville, avec 33 Français et Indiens, était venu sous la protection du drapeau blanc et avec un statut d'émissaire chargé de délivrer une sommation de retrait des terres du roi de France à Washington.

    Le 27 mai 1754 Washington tendit une embuscade aux émissaires de Claude de Contrecœur et on dit que Joseph de Jumonville fut assassiné au moment ou il allait lire sa sommation à Washington. Il aurait pris Jumonville pour un espion. Le meurtre de Joseph de Jumonville fit scandale en France et même un anglophile aussi net que Voltaire s'indigna contre l'Angleterre, et déclara :

    "Je ne suis plus Anglais depuis que les Anglais sont pirates sur mer et assassinent nos officiers en Nouvelle-France".

    Claude de Contrecœur envoya alors un détachement de 500 hommes pour capturer Washington. Il confia le commandement de cette troupe au propre frère de Jumonville, Louis Coulon de Villiers. Louis de Villiers captura Washington à Fort Nécessity. Alors qu'il était censé le juger et l'exécuter pour meurtre, il le libéra... afin de montrer la geste francaise et il partit avec le reste de sa compagnie.

    Washington aurait reconnu cette erreur par écrit dans une pièce manuscrite à son frère : “Letter to John Augustine Washington 31 May 1754,” in Rhodehamel, 48. Le nom de Jumonville a été donné à une ville en souvenir de cette triste page.

    Ces opérations sont les premières de la partie américaine de la guerre de Sept Ans.

    En Octobre 1754, Washington démissionne de la Commission lorsque les forces coloniales de Virginie en sont réduites à se séparer.

    1755

    En avril 1755 il servit comme aide-de-camp volontaire du général Britannique Edward Braddock, qui avait été envoyé en Virginie avec une force de soldats Britanniques.

    En juillet 1755, à quelques kilomètres de Fort Duquesne à Monongahela River, les hommes de Braddock tombèrent dans une embuscade tendue par un groupe de soldats Français et d'Indiens. Braddock fut mortellement blessé, et Washington, qui eut un comportement courageux pendant l'attaque, échappa de justesse à la mort. Washington obtient la reconnaissance dans les milieux officiels pour bravoure sous le feu. Lettre de George Washington à sa mère.

    En août 1755 il fut nommé (avec le rang de colonnel) pour commander le régiment de Virginie, chargé de la défense le long de la frontière occidentale de la colonie. La Guerre entre la France et la Grande-Bretagne fut officiellement déclarée en mai 1756, et tandis que les combats se déroulaient en d'autres points, Washington réussit à garder la frontière de Virginie relativement en sécurité (sur 350 miles).

    1758

    Le 1er septembre 1758, frustré par le manque de matériel et de soutien de l'Assemblée coloniale et du gouverneur royal, Robert Dinwiddie, Washington, écrit ses doléances au Président de la Chambre, John Robinson.

    En Novembre, il commande 700 hommes venant de quatre colonies dans le cadre de la force qui vainc les Français et saisit enfin Fort Duquesne. La force britannique est dirigée par le général John Forbes.

    Peu de temps après, il démissionne de la Commission en tant que commandant des forces de la Virginie coloniale pour assister à Mount Vernon à des affaires privées. Il est élu pour un mandat à la Chambre des Bourgeois de Frederick County dans la vallée de Shenandoah.

    1759 - 1770

    Le 6 janvier 1759, il épouse Martha Dandridge Custis, veuve de Daniel Parke Custis.

    Il acquiert des terres supplémentaires à proximité de Mount Vernon et dans la vallée de l'Ohio. Il diversifie la production agricole pour y inclure le blé ainsi que du tabac et réduit les dettes envers les marchands de tabac britanniques. Développe et remodèle la maison de Mount Vernon.

    Il commence quinze années de service à la Chambre des Bourgeois de Virginie pour Frederick County dans la vallée de Shenandoah; puis à partir de 1765 pour le comté de Fairfax.

    La Révolution Américaine (1774 -1783)

    Pour connaître, l'origine du conflit avec l'Angleterre, les étapes de la rupture qui conduisent au premier Congrès Continental et à la guerre d'Indépendance, dont George Washington est un des principaux acteurs lire ICI

    1774

    En 1774, Washington est l'une des personnes les plus riches des colonies. Il est élu délégué de Virginie au premier Congrès Continental de Philadelphie puis, l'année suivante, au deuxième Congrès. Il soutient la cause de l'Indépendance des colonies mais ne la servira activement qu'à partir de 1776, lorsqu'il lit «Common Sens» de Thomas Paine.

    Guerre d'Indépendance

    1775

    Le Congrès continental le nomme Chef d'état-major de l'Armée continentale en 1775. Washington conquiert Boston tenue par les troupes du général britannique William Howe, forcé de se retirer jusqu'à Halifax, Canada. Il marche ensuite sur New-York pour se préparer à la contre-offensive britannique. Il perd la bataille de Long-Island mais parvient à sauver ses forces qui font retraite à travers le New Jersey. L'avenir de la révolution est alors sérieusement en doute.

    Le 19 avril, débute la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Batailles de Lexington et de Concord. Début du siège de Boston.

    Le 15 juin, George Washington est nommé par le Congrès commandant en chef des forces continentales. Le même jour se déroule la Bataille de Bunker Hill.

    Le 23 août 1775, le roi George III déclare que toutes les colonies sont en état de rébellion.

    Le 31 décembre, Bataille du Québec. Richard Montgomery est tué dans une tentative d’invasion de Québec.

    1776

    Le 7 janvier 1776, Washington écrit de Cambridge au gouverneur du Connecticut Jonathan Trumbull. Washington pense que la prise de New York "leur donnerait le commandement de la patrie et la communication avec le Canada." Il a l'intention d'envoyer le Major-Général Charles Lee à New York lever une force pour défendre la ville.

    Le 4 février 1776, le Major-Général Charles Lee et le Général britannique Henry Clinton arrivent tous les deux à New York le même jour.

    Le 14 février 1776, Thomas Paine publie "Common Sense" "To the inhabitants of America on the following interesting subjects" : il appelle ses concitoyens des Treize colonies britanniques en Amérique du Nord à s'unir dans une grande nation libérée des servitudes et de la monarchie.

    Le 27 Mars 1776, les Britanniques évacuent Boston. Fin du siège.

    En juin 1776, en Caroline du Sud, en Caroline du Nord et en Virginie commencent les campagnes pour écraser les Cherokees Overhill. Livrés en armes par les Britanniques, les Cherokees commencent une série de raids. Les milices d'État répondent aux expéditions et aux raids avec leurs propres moyens.

    Le 4 juin 1776, une flotte britannique sous le commandement du Commodore Sir Peter Parker avec Clinton et ses renforts approches du port de Charleston, en Caroline du Sud.

    Le 28 juin 1776, les Britanniques commencent le bombardement de Fort Sullivan dans le port de Charleston. A défaut de prendre le Fort, les Britanniques battent en retraite vers New York.

    À la fin juin 1776, l'armée américaine en campagne contre Montréal et Québec et se rassemble à Fort Ticonderoga.

    Le 29 juin, Fondation de la ville de San Francisco par deux Pères franciscains venus du Mexique voisin, qui célèbrent la messe au fond d'une magnifique baie de la côte californienne.

    Le 4 juillet 1776, Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique.

    Le 9 juillet 1776, Washington assiste à une célébration de l'Indépendance américaine à New York, la lecture de la Déclaration d'indépendance aux troupes et l'envoi des copies de celui-ci à des généraux dans l'armée continentale. George Washington au General Artemas Ward Artemas le 9 Juillet 1776.

    Le 20 août 1776, les forces britanniques concentrées sur Staten Island, traversent vers Long Island pour la première grande bataille de la guerre. Washington a environ 23.000 soldats, principalement des miliciens. Howe a pour sa part environ 20.000 soldats.

    Le 27 août 1776, Howe attaque à Long Island et les lignes américaine reculent. Lord Stirling tient bon le plus longtemps possible avant de se rendre le même jour.

    Du 28 au 29 août 1776, au cours d'une nuit de brouillard épais, Washington et son armée silencieuse évacuent Long Island en bateau vers Manhattan, échappant à une capture certaine par l'armée de Howe.

    Le 15 septembre, l'armée de Howe attaque Manhattan à la baie de Kip, où une unité de la milice du Connecticut fuit dans la peur et la confusion. Le 16 Septembre la même unité se rachète à la bataille de Harlem Heights.

    Du 11 au 13 octobre 1776, le Britannique Benedict Arnold remporte la bataille navale de Valcour Island, au large de Crown Point.

    Le 16 octobre, Washington ordonne la retraite de l'armée de l'île de Manhattan. New York City est perdu au dépend des Britanniques. Le général britannique William Howe remporte le titre de chevalier pour ses succès dans la campagne de 1776.

    Le 16 novembre, Fort Washington et sa garnison de 250 hommes sur le côté est de Hudson River chute en faveur des britanniques, commandés par le général Charles Cornwallis. Fort Lee, sur le côté ouest, est abandonné par les Américains deux jours plus tard.

    Novembre-Décembre, sous le commandement du général Charles Cornwallis, les Britanniques envahissent le New Jersey. Cornwallis prend Newark le 28 Novembre et poursuit Washington et son armée au Nouveau-Brunswick.

    Le 6 décembre, le général britannique Henry Clinton prend Newport, Rhode Island.

    Le 7 décembre 1776, l'armée de Washington se prépare à traverser le Delaware, avec les Britanniques tout près. Une fois sur le côté ouest de la rivière, Washington attend des renforts. À la mi-décembre, il est rejoint par Horatio Gates, John Sullivan, et leurs forces de l'Armée continentale. Les Britanniques établissent des camps d'hiver dans divers endroits du New Jersey, avec les Hessois principalement à Bordentown et à Trenton, et les troupes régulières britanniques à Princeton.
    Traversée de la rivière Delaware par Washington

    Le 25 décembre 1776, Washington donne l'ordre de lire aux troupes rassemblées, le fameux passage de" The Crisis": "These are the times to try men's soul" ( "C'est une époque de dures épreuves pour les âmes des hommes" ) qui vient d'être publié le 23 Décembre à Philadelphie

    Les 25 et 26 Décembre 1776, pendant la nuit, le général Washington, le général Henry Knox, et ses troupes traversent le Delaware en plein hiver glacial pour attaquer les mercenaires Hessois à la solde des Anglais campés à Trenton, New Jersey. Tôt le matin, du 26 Décembre, l'attaque commence, avec les généraux Nathanael Greene et John Sullivan le premier assaut de l'infanterie contre les Hessois commandés par le colonel Johann Rall. Après une courte bataille, l'armée de Washington prend Trenton.

    Le 27 décembre 1776, le Congrès donne des pouvoirs spéciaux à Washington pendant six mois.

    Le 31 décembre 1776, Washington écrit au Congrès un rapport général de l'état des troupes. Vers la fin, il note que "les nègres libres qui ont servi dans l'Armée, sont très mécontents d'être écartés." Pour les empêcher de servir les Anglais, il décide de les re-mobiliser.

    1777

    Le 3 janvier 1777, Washington attaque les forces du général Cornwallis par surprise à Princeton et reconquiert le New Jersey. Ces victoires remontent le moral des colons pro-indépendance.

    Le 13 juin 1777, Lafayette débarque en Carioline du Sud près de Charleston. Il a 19 ans. Il est fait Major General par le Congrès et rencontre Washington le 1er août.

    Le 11 septembre 1777, le général britannique Howe conduira ensuite une offensive sur la capitale coloniale, Philadelphie, et mettra en déroute les troupes de Washington à la bataille de Brandywine. Washington doit se retirer à partir de décembre à Valley Forge en Pennsylvanie pour y passer l'hiver.

     
    Une des légendes ou des mythes de Valley Forge, est que ici, Washington aurait prié pour son pays.
    Cependant, il n'y a pas de preuve formelle.
    Il a donc peut être prié à Valley Forge. Comment l'a t-il fait ? Y-a-t-il eu des témoins à sa prière ?

    Le 19 septembre 1777, victoire des insurgents du Général Horatio Gates à Saratoga

    Le 21 septembre 1777, peu après minuit, 5.000 soldats britanniques surprennent 1.500 américains, réfugiés à "Paoli Tavern", dans leur sommeil, en les attaquants à la bayonnette exclusivement. C'est l'épisode de "Paoli Massacre".

    Le 26 septembre 1777, prise de Philadelphie par les Britanniques.

    Le 4 octobre 1777, les forces de Washington sont battues à Germantown

    Le 17 octobre, le Général Britannique John Burgoyne se rend au Général Horatio Gates à Saratoga.

    1778

    Le 6 février 1778, le Traité d’alliance défensive et traité de commerce franco-américain est conclu par Franklin à Paris.

    Le 21 juin 1778, ses troupes se remettent de leurs défaites et des dures conditions hivernales. Au printemps, elles s'entraînent avec les troupes prussiennes du Baron von Steuben; puis Washington retraverse la Dalawer River.

    Le 28 juin 1778, les troupes de Washington attaquent ensuite l'armée britannique entre Philadelphie et New York à la bataille de Fort Montmouth.

    Washington conserve son armée tout au long de la révolution malgré les difficultés de recrutement et d'approvisionnement, clouant les troupes britanniques au centre du pays pendant que les généraux Horatio Gates et Benedict Arnold gagnent la bataille de Saratoga en 1777. Après Monmouth les britanniques concentrent leurs offensives sur les colonies du sud et plutôt qu'aller les y attaquer Washington marche jusqu'au Rhode Island d'où il commande les opérations militaires jusqu'à la fin de la guerre.

    1779 - 1780

    G. Washington
    Washington à Princeton en 1779 par Charles Willson Peale,
    dans le fond à droite un drapeau avec 13 étoiles en cercle.

    Le 29 janvier, Augusta, la capitale de la Georgie tombe aux mains des Britanniques, elle est reprise le 13 février.

    En 1779, afin de contrer les Iroquois qui s'étaient alliés avec les Anglais, il envoie le Major General John Sullivan dévaster les terres et détruire les villages de la Confédération des Iroquois.

    En juillet 1780, il reçoit le renfort d'environ 6 000 soldats français qui débarquent à Newport sous le commandement du Lieutenant General Jean Baptiste Donatien de Vigneur, Comte de Rochambeau. En septembre de la même année, il prévient la trahison du général Benedict Arnold qui est sur le point de remettre la forteresse de West Point aux Anglais.

    1781

    Le 1er mars, les articles de la Confédération sont ratifiés par le Maryland, le dernier État à ratifier, et peuvent dorénavant être applicables à tous.

    Mai 1781, juillet 1781, septembre 1781, les forces terrestres américaines et françaises aidées de la marine française bloquent le général Cornwallis à Yorktown en Virginie. Washington les rejoint précipitamment et maintient le siège jusqu'à la reddition qui se révèle être la dernière tentative britannique pour enrayer la révolution. Chef de guerre, il fut économe en vies humaines, persévérant dans l'adversité, grand ami et protecteur de Lafayette.

    Le 14 octobre 1781, Américains et Français commencent à bombarder Moore House à Yorktown. Le 17 octobre Cornwallis brandit un drapeau blanc et veut négocier. Le 19 octobre 1781, washington conduit ses troupes à la victoire finale contre l'armée britannique, l'armée de Cornwallis se rend. Le fait ou la légende dit que la tradition aurait voulu que les Britanniques jouent "The World Turned Upside Down".

    Reddition Burgoyne
    Réddition du Général Burgoyne à Saratoga

    1782

    Le 19 août 1782, à la bataille de "Blue Licks", dans l'ouest des Appalaches, les Britanniques et leurs alliés indiens, les Wyandot, Ottawa, Ojibwa, Shawnee, Mingo, et les Delaware infligent de lourdes pertes et forcent Daniel Boone et la milice du Kentucky à battre en retraite. En réponse, George Rogers Clark mène la milice du Kentucky pour une expédition contre les Britanniques dans la région de l'Ohio. Ces combats sont souvent considérés comme les derniers engagements formels de la guerre révolutionnaire.

    1783

    Le 18 avril 1783, le Général Washington donne l'ordre aux officiers et aux soldats de l'Armée continentale d'annoncer la "cessation des hostilités entre les États-Unis d'Amérique et le roi de la Grande-Bretagne".

    Le 3 septembre 1783 les Britanniques reconnaissent l'indépendance des États-Unis au Traité de Paris.

    Le 24 décembre, Washington se rend dans sa résidence à Mont Vernon.

    Le général Washington remet volontairement sa démission de Chef d'état-major des armées au Congrès qui se réunit le 23 décembre 1783 au Maryland. Cas rare en période révolutionnaire, on assiste à la transition vers un gouvernement civil démocratique plutôt qu'une dictature militaire.

    Le début de la République 1786 1799)

    Washington préside la Commission de rédaction de la Constitution en 1787. Il ne participe pas vraiment aux débats mais il intervient pour emporter la ratification de certains États, dont la Virginie. Il préside la Convention Constituante de 1787 à 1788.

    Premier Président des Etats Unis

    1789

    • le 4 février, George Washington est élu, à l'unanimité, par un Collège électoral, premier président des États-Unis, John Adams est vice-président.

    • le 14 février, le secrétaire du Congrès, Charles Thomson arrive à Mount Vernon pour informer George Washington de son élection à la présidence. Washington accepte. Lettre d'accord de Washington.

    • le 30 avril 1789 débute son mandat à New York City. George Washingtown prête serment à la Constitution et devient ainsi le premier président des États-Unis d'Amérique. Le gouvernement est basé à New-York.

    • le 3 octobre, Washington fonde la fête nationale de "Thanksgiving": jour destiné à rendre grâce à Dieu. Plus tard, le président Lincoln fixera la date de "Thanksgiving" au dernier jeudi de novembre

    1790

    • Juin, Washington appuie le plan par lequel le gouvernement fédéral assume et finance les dettes des États pour la Guerre Révolutionnaire . Le Congrès choisit Philadelphie comme capitale provisoire des États-Unis. Pour apaiser la Virginie, l'adversaire avant tout de l'Assomption, le Congrès choisit un site sur la rivière Potomac comme capitale permanente, qui sera occupée pendant dix ans. Le 16 juillet, Washington signe le projet de loi.

    • le 6 décembre, le siège du Congrès est déplacé à Philadelphie qui deviendra de fait la capitale des Etats-Unis.

    1791

    • le 4 mars 1791, le Vermont est admis en tant que 14e État de l'Union.

    • les Etats du Maryland et de Virginie cèdent une zone de 250 km2 pour créer le District fédéral de Columbia pour y implanter la capitale fédérale qui portera son nom (Washington D.C.).

    • en 1791 le gouvernement fédéral impose une taxe sur les alcools disillés aux États-Unis.

    • le 4 novembre, le général Arthur St. Clair est vaincu de manière décisive à proximité de Wabash River par une petite troupe d'Indiens confédérés dirigée par un Indien de Miami, Little Turtle.

    • le 15 décembre : La "Bill of Rights" (Déclaration des Droits) sont adoptés.

    1792

    • le 1er juin, le Kentuchy est admis en tant que 15e État de l'Union.

    • Création par le Congrès de la Poste

    • Organisation de la Bourse de New-York (New York Stock Exchange)

    • Le gouvernement bat monnaie ("Coinage Act")

    1793

    • le 13 février, Washington est réélu à l'unanimité à la présidence, John Adams est élu vice-président.

    • le 22 avril 1793, Proclamation de neutralité de G. Washingtown face aux événements européens.

    • le 4 mars, Washington est installé pour son deuxième mandat.

    1794

    • la taxe sur les alcools votée en 1791 est très impopulaire sur la frontière Ouest et en juillet 1794 un agent fédéral est attaqué par la foule et la maison d'un inspecteur est brûlée. Washington fait appel à la milice de différents États et prend personnellement la tête d'une force de 13 000 hommes pour arrêter la révolte. Cet épisode est connu sous le nom de la "Révolte du whisky". Washington montre qu'il est important de soutenir les lois fédérales et ne laisse pas la nouvelle nation entrer dans l'insurrection.

    • le 20 août, le général Anthony Wayne bat les nations Indiennes de la Wabash et Maumee Riviers à "Fallen Timbers" (près de l'actuelle Toledo, Ohio). Les Anglais occupent toujours les forts frontaliers, et commencent à ralentir l'appui à leurs alliés Indiens.

    1795

    • le 3 mars, le Congrès approuve et Washington signe ensuitele le Traité de San Lorenzo ( Traité Pinckney avec l'Espagne) qui ouvre la rivière Mississippi à la navigation américaine et établit des limites entre les États-Unis et la Floride au 31e parallèle.

    • le 3 août, le général Anthony Wayne conclut le Traité de Greenville, par lequel les nations Indiennes de l'Ohio River cédent des terres dans l'actuel Ohio, l'Indiana et le Michigan.

    • le 18 août, Washington signe le Traité de Jay avec la Grande-Bretagne, qui oblige les Britanniques à évacuer les forts de l'Ouest comme stipulé dans le Traité de paix de Paris de 1783. Le traité stabilise les relations américano-britanniques jusqu'à la guerre de 1812.

    1796

    • le 20 septembre 1796, Washington organise la publication de son discours d'adieu, - après deux mandats, en refusant d'exercer le pouvoir plus de 8 ans - qui apparaît dans le "Philadelphia American Daily Advertiser" le 19 septembre, le jour de son départ de cette ville pour Mont-Vernon. Son message d'adieu ("Farewell Address")

    • le 1er juin 1796, le Tennessee est admis en tant que 16e État de l'Union.

    • Octobre-Décembre 1796, G. Washington assiste à des questions au gouvernement à Washington District fédéral de Columbia, la nouvelle ville du gouvernement fédéral.

    Évènements de politique intérieure

    Trois nouveaux états sont admis dans l'Union: le Vermont (1791), le Kentucky (1792) et le Tennessee (1796).

    Washington soutient la politique de son Secrétaire au Trésor Alexander Hamilton qui veut que le gouvernement fédéral contrôle l'économie en créant une banque nationale et dispose de revenus en instituant une taxe sur la vente du whisky. En Pennsylvanie d'abord puis en Maryland, en Virginie, dans les Caroline et en Géorgie, une agitation se transforma en révolte armée - la "Whiskey Rebellion" - contre laquelle il mobilise des troupes venues des États voisins.

    La vie politique s'organise autour d'un affrontement entre fédéralistes, regroupés derrière Alexander Hamilton - Secrétaire au Trésor, et antifédéralistes regroupés derrière Thomas Jefferson - Ministre des affaires étrangères. La capitale fédérale change de New York à Philadelphie puis vers le District fédéral de Columbia.

    Évènements de politique internationale

    Washington doit faire face aux conséquences internationales de la Révolution Française. Le traité franco-américain de 1778 avait fondé une alliance perpétuelle entre les deux pays que la guerre franco-britannique déclenchée en 1793 allait mettre à l'épreuve puisque Washington adopte une attitude impartiale entre les belligérants. En 1794, le traité entre l'Angleterre en guerre contre la France et les Etats-Unis, promulgue l'abandon par les Etats-Unis de l'inviolabilité de pavillon. A ce titre, le droit de visite et de confiscation était accordé à l'Angleterre. Par ce traité, les Etats-Unis abandonnaient la reconnaissance de la liberté absolue de neutralité que la France avait déjà acceptée avec eux en 1778.

    Le Directoire exprima à Monroe, alors plénipotentiaire des Etats-Unis à Paris, que ce traité équivalait à une alliance de son pays avec l'Angleterre et à la rupture de celle conclue avec la France en 1778.

    Le 15 novembre 1796, à Paris, on refusait en effet d'accréditer les lettres de Charles Cotesworth Pinckney, successeur désigné de James Monroe parti en juillet 1796.

    Les relations diplomatiques franco-américaines entre la France et les Etats-Unis furent rompues par le Directoire en mars 1797. Des hostilités entre navires isolés français et américains eurent lieu sur mer, lors de la "quasi-guerre". En 1798, le Congrès des Etats-Unis déclara nulles l'alliance et les diverses ententes avec la France.

    A la fin de 1799, une mission spéciale : comportant Pinckney nommé envoyé spécial en même temps que John Marshall et Elbridge Gerry arriva en France et y fut reçue par Bonaparte devenu Premier Consul. Le 30 septembre 1800, fut signée la convention de Mortefontaine qui rétablissait l'harmonie et prévoyait le paiement par la France d'indemnités aux Américains qui auraient subi des pertes pendant la période de tension.

    Ailleurs, le harcèlement par des pirates persuada Washington de construire une marine américaine. En Amérique du Nord, des accords furent conclus avec l'Espagne pour permettre aux navires américains de naviguer librement sur le Mississippi, permettant aux produits agricoles cultivés autour de la rivière Ohio d'atteindre le port de l'Atlantique de la Nouvelle-Orléans.

    Retraite, fin de vie

    Sa grande stature physique et morale a marqué d'une trace profonde les débuts de la jeune république américaine. Son message d'adieu ("Farewell Address") à la nation fut son testament politique. C'est un texte majeur qui devait inspirer la politique américaine pendant plus d'un siècle.

    À la fin de sa mandature, en mars 1797, Washington est heureux de se retirer à Mount Vernon, Fairfax County, Virginia.

    Mount Vernon
    Mount Vernon, résidence de George Washington

     

    En Juillet 1798, dans le sillage de l'affaire XYZ et de la détérioration des relations avec le nouveau gouvernement de la France, Washington accepte le commandement nominal des armées Américaines pour la préparation de l'imminence du conflit. La guerre, cependant, peut être évitée par l'administration Adams.

    Il tombe malade deux ans plus tard et meurt le 14 décembre 1799, après avoir prononcé ces derniers mots:

    "It is well, I die hard, but I am not afraid to go."

    Les médecins pensent aujourd'hui qu'il est mort d'une infection de la gorge et que le traitement qu'il a subi, une saignée, a entraîné un choc, une asphyxie et une déhydratation. Il est enterré dans le cimetière familial à Mount Vernon en Virginie.

    Faits marquants ou anecdotiques

    En 1759 lorsque George Washington épouse Martha, il possède 28 esclaves et elle, 109. Dans son testament, Washington affranchit les 317 esclaves de sa plantation. Il ne défend pas l'esclavage mais considère que la liberté ne peut être donnée qu'aux personnes capables de l'assumer. Il est partisan d'une phase transitoire pendant laquelle les esclaves noirs sont sous tutelle, suivant le modèle adopté pour les personnes mentalement incapacitées.

    Le jour de leur mariage, Martha Washington lui donna un portait miniature la représentant. Il le porta sur une chaine autour du cou, jusqu'à sa mort 40 ans plus tard !

    Washington est Président au moment où commence la Révolution Française en 1789.

    Pendant la présidence de Washington, le siège du gouvernement a été transféré de New York à Philadelphie (1790).

    Pendant la présidence de Washington, Mozart écrit la Flute Magique, l'année de sa mort (1791).

    Pendant la présidence de Washington, Eli Whitney invente la machine à trier le coton en 1793.

    Pendant la présidence de Washington la grande Catherine de Russie meurt en 1796.

    Pendant la guerre contre les Indiens, au cours de la bataille de la Wilderness, près de la rivière Monongahela, Washington voit trois chevaux tués sous lui et son manteau est percé de quatre balles. Il montre son sang froid en transformant une débâcle en retraite organisée.

    En 1782, Washington, alors Chef d'état-major, crée la médaille du “Purple Heart” qui est toujours la plus haute distinction décernée aux militaires.

    En 1784 une esclave noire vivant sur la propriété de Mount Vernon met au monde un mulâtre, West Ford. Ses descendants tentent toujours de démontrer qu'il est le fils de Washington.

    Lorsqu'il est élu président, pour son premier comme pour son second mandat, Washington reçoit la totalité des voix du Collège électoral; il est le seul président à avoir été élu à l'unanimité jusqu'à aujourd'hui.

    En 1792 le ministère des finances lance un emprunt auquel Washington souscrira. Les actions sont exprimées en dollars et le signe "$" y apparaît pour la première fois.

    Devenu héros national, les admirateurs de Washington font circuler sur son compte des histoires apocryphes, en particulier sur son honnêteté dans son enfance. L'histoire dit qu'il voulait essayer une nouvelle hache et qu'il a abattu l'un des arbres de son père. Interrogé il aurait déclaré: «Je ne peux pas mentir, c'est moi qui aie abattu le cerisier.» Cette histoire fut publiée pour la première fois dans un livre écrit par un pasteur épiscopalien et destiné à inspirer les enfants. Le même auteur aurait aussi inventé une histoire sur sa prière solitaire à Valley Forge.

    Pensant que le fait de serrer la main était indigne d'un président, Washington saluait d'un signe de tête ses visiteurs.

    A sa mort, Washington avait le grade de major-général qui lui avait été donné en prévision d'une guerre contre la France. Plus tard, d'autres officiers recevront des grades plus élevés ce qui amène le président Ford, en 1976, à lui décerner, à titre posthume, le grade de Chef d'état major des armées des États-Unis.

    Reconnaissances - Éponymes

     
    Sculptures des Présidents Washington, Jefferson, Lincoln, Th. Roosevelt
    taillées dans le granit des Black Hills au Mont Rushmore (Dakota

    Son anniversaire est un jour férié fédéral;

      

    Le portrait de G. Washington figure sur le billet de 1 $ (il est probablement connu du monde entier) ainsi que sur la pièce de 25 cents (Quarter); Martha Washington est également apparue sur un Sylver certificate de 1$ en 1886 .

    Son effigie a figuré sur de nombreux timbres d'usage courant, dont l'un des deux premiers timbres des États-Unis, le dix cents bleu-vert;

    Son nom est donné à :

    La capitale des États-Unis; 31 comtés et 17 communautés.

    Un État, au nord-ouest sur la côte Pacifique;

    De nombreux sites (montagnes, lacs...) et monuments ou bâtiments (Washington Monument à Washington D.C., Pont de Washington à New-York...)

    Son surnom

    "Father of His Country"

    Citations

    "La conscience, cette petite étincelle de feu divin"

    "Se coucher de bonne heure et se lever matin procure santé, fortune et sagesse"

    "Peu d’hommes, si vertueux soient-ils, résistent au plus offrant"

    "Soyez polis envers tous, mais intimes avec peu ; et choisissez-les bien avant de leur faire confiance"

    "La liberté est une plante qui croît vite, une fois qu’elle a pris racine"

    "First in war, first in peace, first in the hearts of his countrymen." General Henry Lee (père de Robert E. Lee) 26 Decembre 1799

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  • LITTLE WOLF...

    Il fut un héros de la longue poursuite avec le chef Joseph.

    C'était un chef digne, très avenant et généreux. Une anecdote raconte qu'un jour, alors qu'il était enfant, il n'avait pas grand chose à manger. Sa mère lui avait réservé un morceau de viande de bison et c'était sa seule nourriture de la journée. Alors qu'il allait le manger, un chien vint le lui arracher. Sa mère le poursuivit et le rattrappa. Elle allait attacher l'animal à un poteau pour le fouetter en guise de punition lorsque le jeune indien s'interposa en disant "Non! Ne le frappe pas ! Il a pris la viande simplement parce qu'il était plus affamé que moi!". Une autre fois, lors d'une chasse au bison, les Indiens furent surpris par une tempête de neige et durent attendre qu'elle passe, serrés les uns contre les autres. Ils étaient glacés et Little Wolf passa son épaisse peau de bison à un chasseur âgé tandis qu'il se couvrit de la couverture plus fine de ce chasseur.

    Plus tard, adulte, il connut la déportation dans une réserve. Les cheyennes, mangeurs de viande, devaient se contenter de quelques morceaux de boeuf qui n'étaient souvent que de la peau sur des os. Ils endurèrent la situation pendant presqu'un an et émirent de nombreuses réclamations avant de quitter la réserve sur la décision de Dull Knife. Little Wolf emmena les siens vers le Nord, délaissant le sud aride, sans bison. Ils étaient trois cents dont seulement une soixantaine de guerriers. Ils essayaient d'éviter les combats car leur but étaient de rejoindre leur ancien territoire. L'armée usa 13 000 hommes de troupe à leur poursuite.

    Little Wolf étaient très obéi de ses hommes et son seul objectif était son sol natal. De ce fait ils ne cherchaient qu'à prendre des armes ou munitions aux soldats et évitait tout débordement. Il était d'un naturel très calme. Tandis que Dull Knife se rendait à l'armée à Fort Robinson, Little Wolf dormait passa l'hiver dans les collines Sand Hills. Il y avait du gibier et aucun homme blanc. Puis il se dirigea vers le Montana puis à la réserve de Pine Ridge et enfin à Lame Deer où il passa le restant de ses jours.
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  •  



    Le chef Joseph de son véritable nom In-Mut-Too-Yah-Lat-Lat (Tonnerre roulant dans les hauteurs) fut le chef de la tribu des Nez Percés. Il est né vers 1840 dans la vallée de Wallola, dans l'état de Washington, d'un père cayuse appelé Vieux Chef Joseph et d'une mère Nez-Percé.

    Il fut connu pour sa résistance face au gouvernement Americain.

    voici son histoire et celle du peuple des Nez-Percés :

    Le chef joseph devient le chef de la tribu en 1871 à la mort de son père. Voici les paroles qu'a prononcé son père avant sa mort raconté par le Chef Joseph :

    "Mon père fut le premier à deviner les plans des hommes blancs, il dit : "Mon fils... Quand je serai parti tu seras le chef de ce peuple. Souviens toi toujours que ton père n'a jamais vendu sa terre...Cette terre renferme les ossements de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta mère."
    J'ai serré la main de mon père et je lui ai dit que je protégerai sa tombe avec ma vie......"


    Jusqu'en 1877, la tribu vivait en bonne entente avec les blancs. Malheureusement celle ci fut compromise, suite à découverte d'or sur leur terrain de chasse dans l'Oregon.

    Au printemps 1877, suite à la préssion des colons blancs, le gouvernement exiga que les Nez-Percés s'installent désormais sur la petite réserve de Lapwai, dans le territoire de l'Idaho. A ce moment là, le Chef Joseph décida de prendre la tête des opposants contre ce nouveau traité. Face à cette situation le gouvernement nomma le général Olivier O. Howard pour résoudre cette situation.

    En Juin 1877, afin d'éviter un guerre contre son peuple le Chef Joseph et les clans des Nez-Percés décidèrent de se rendre à Lapawai. Mais des guerriers du clan de Whitebird, ont tués des colons afin de venger le meurtre de plusieurs des leurs. Ils viennent se réfugié auprès du Chef Joseph. Pour échapper aux représailles, Il decide de regrouper les Nez-Percés et de partir. Ainsi commence ce qu'on appellera la "longue marche des Nez Percés".
    NEZ PERCE
    Le 17 Juin 1877, à White Bird Canyon eu lieu la première attaque des soldat américains commandé par le capitaine David Perry. Ce combat se termina par 35 morts chez les américains alors que la tribu n'enregistra aucune perte, parmi les 200 guerriers que comptait le chef Jospeh avec lui.

    Le 11 Juillet 1877, le général Howard rattrape le chef Joseph sur la Cleawater River. Les indiens contre attaquent en traversant la rivière, ce qui oblige les soldats à se retrancher. Pendant ce temps les femmes et les enfants on le temps de fuirent. Le Chef joseph et les divers clans décidèrent de se réfugier chez les alliés, les Crows au montana. Ils pensèrent qu'ils avaient enfin semé leurs poursuivants. Ils reprirent des forces sur la Big Hole River

    Le 09 Août 1877, le Chef Joseph fut surpris par l'attaque du colonel John Gibbon. Il perdit 87 hommes, durant la rude bataille livrée aux corps à corps. Il enterra ses mort puis leva le camp pour reprendre sa marche forcée vers la liberté.

    A Camas Meadows le 20 Août 1877, le chef joseph et ses guerriers attaquèrent le camp du général Howard. Les indiens parviennent à s'emparer des mules de transport, immobilisant ainsi les troupes qui les poursuivaient. les nez percés accompagné du chef Joseph traversèrent ensuite la parc national de Yellowston. Apercevant des éclaireurs Crows parmi les poursuivants, ils renonceraient à se rendre chez les Crows et décidèrent de partir en direction de la frontière canadienne.

    Le 13 Septembre 1877, le Colonel Sturgis et ses soldats rattrapèrent les fuyards à Canyon Creek. Les guerriers indiens contiennent les soldats, les empêchant de franchir le Canyon. Le reste de la tribu parviennent à traverser le Missouri après avoir pillé un entrepôt à Cow Isalnd. Les indiens distancèrent leurs poursuivants et reprirent des forces dans les Bearpaw Mountains à moins de soixante kilomètre de la frontière canadienne. Mais le Colonel Nelson A. Miles les rattrapa.

    Le 30 Septembre 1877, alors qu'ils campaient, affamés, malades et épuisés à moins de 65 km de la frontière canadienne, ils furent rejoints et attaqués par le général Nelson A. Miles. Ils réussirent à tenir l'ennemi à distance pendant plusieurs jours mais finirent par se rendre le 5 octobre 1877. Chef Joseph prononça alors un discours émouvant qui reste encore un modèle d'éloquence à ce jour.

    Voici ce discours :

    "Dites au général Howard que je connais son cœur.... Je suis fatigué de combattre. Nos chefs sont morts. Looking Glass est mort. Toolhoolhoolzote est mort. Tous nos vieillards sont morts. Ce sont maintenant les hommes jeunes qui disent oui ou non. Le chef de nos jeunes guerriers n'est plus. Il fait froid et nous n'avons pas de couvertures.

    Les petits enfants meurent de froid. Les gens de mon peuple, en grand nombre, ont fui dans les collines sans couvertures, sans nourriture.

    • Le 9 août 1877, à "Big Hole", le colonel John Gibbon et 150 soldats, prévenu par télégraphe, attend les Nez-Percés qui sont au repos, mais repérés par la patrouille de l'Armée. Le lendemain matin, les troupes du Colonel John Gibbon surprennent le campement avec 200 hommes. Les Indiens regroupés combattirent furieusement au corps à corps jusqu'à ce que les hommes de Gibbon soient chassés; mais cet engagement couta la vie à 87 hommes de Chef Joseph. Ils enterrèrent leurs morts et levèrent le camp. 


    Personne ne sait où ils sont, peut-être sont-ils morts de froid. Je voudrais avoir le temps de rechercher mes enfants, savoir combien d'entre eux je peux retrouver. Peut-être sont-ils parmi les morts. Ecoutez-moi, mes chefs.

    Je suis fatigué ; j'ai le cœur brisé. A partir de cette heure que marque le soleil, je ne combattrai plus jamais".

    Cette guerre dominée par la ténacité et l'extraordinaire courage de tout un peuple fit hélas beaucoup de morts de part et d'autre. Trois Chefs Nez-Percés en perdirent la vie Chef Looking Class, Chef Ollokot et le frère de Joseph Naiche; quelques 300 rescapés parmis les Nez-Percés purent se rendre au Canada.

    Malgré la promesse de Miles de les ramener en Idaho, Joseph et les survivants de son peuple sont déportés à Fort Leavenworth au Kansas, puis en juillet 1878 vers le Territoire Indien de l'Oklahoma.

    En 1880, Joseph fait le voyage à Washington et réclame en vain le retour des siens dans leur pays, plaidant avec éloquence le droit de son peuple à vivre sur ses terres.
     


    Ce n'est qu'en 1885 que les Nez Percés sont renvoyés dans l'Ouest. Une partie d'entre eux vont en Idaho sur la réserve de Lapwai.

    Considérés comme trop dangereux, Joseph et cent cinquante de ses compagnons sont assignés à résidence sur la réserve Colville, dans l'Etat de Washington.

    Le Chef Joseph mourut le cœur brisé le 21 septembre 1904, sans avoir revue sa terre.

    Voici un autre discours prononcé par le Chef Joseph le 14 janvier 1879 devant le Congrès voici une traduction :

     

    «J'ai serré la main à beaucoup d'amis, mais il y a des choses que je veux savoir et que pas un ne semble capable d'expliquer. Je ne peux pas comprendre comment le gouvernement qui envoie un homme combattre, comme il le fit avec le général Miles, peut ensuite rompre ses promesses. Un tel gouvernement a quelque chose de mauvais en lui... Je ne comprends pas pourquoi rien n'est fait pour mon peuple.

    J'ai entendu discours après discours mais rien n'est fait. Les bonnes paroles ne servent à rien s'il n'en sort quelque chose.. Les paroles ne me rendent pas mes morts. Elles ne me rendent pas mon pays envahi aujourd'hui par l'homme blanc. Elles ne protègent pas la tombe de mon père. Elles ne me rendent pas mes chevaux et mon bétail.


    Les bonnes paroles ne me rendent pas mes enfants. Les bonnes paroles ne changeront rien à la promesse de votre chef de guerre le général Miles. Les bonnes paroles ne donnent pas bonne santé à mon peuple, et ne les empêchent pas de mourir. Les bonnes paroles ne donneront pas à mon peuple un lieu où ils puissent vivre en paix et prendre soin d'eux-mêmes.


    Je suis fatigué des discours qui ne débouchent sur rien. J'ai le cœur malade quand je me rappelle toutes les belles paroles et les promesses non tenues. Il y a eu trop de paroles venant d'hommes qui n'avaient pas droit à la parole. Trop de mauvaises interprétations ont été faites. Trop souvent les hommes blancs se sont mépris sur les Indiens.

    Si l'homme blanc veut vivre en paix avec l'indien, il peut vivre en paix. Il n'est pas nécessaire de se quereller. Traitez tous les hommes pareillement. Donnez leurs à tous une chance égale de vivre et de croître. Vous pouvez aussi bien attendre des rivières qu'elles coulent à l'envers, qu'exiger de n'importe quel homme libre qu'il soit content d'être enfermé et que la liberté d'aller où bon lui semble lui soit refusée. Si vous attachez un cheval à un piquet, vous attendez-vous à ce qu'il grossisse ? Si vous parquez un Indien dans un coin de terre et que vous l'obligez à rester, il n'y sera pas content et il ne croîtra ni ne prospérera.


    J'ai demandé à certains grands chefs Blancs d'où ils tenaient le droit de dire à l'indien qu'il resterait dans un endroit alors qu'il voit les hommes blancs aller où ils veulent. Ils ne peuvent me répondre. Ce que je demande au gouvernement, c'est d'être traité comme les autres hommes sont traités. Si je ne peux pas aller dans mon propre foyer, donnez-moi un foyer où mon peuple ne mourra pas si vite.


    Je sais que ma race doit changer. Nous ne pouvons rester tels que nous sommes à côté de l'homme blanc. Nous ne demandons qu'une chance égale de vivre comme tous les autres hommes vivent. Nous demandons à être reconnus comme des hommes. Nous demandons que la même loi soit appliquée pareillement à tous les hommes. Si un Indien viole la loi, punissez-le par la loi. Si un homme blanc viole la loi, punissez-le aussi.


    Rendez-moi ma liberté - liberté de voyager, liberté de m'arrêter, liberté de travailler, liberté de faire du commerce là où je le choisis, liberté de suivre la religion de mes pères, liberté de penser et d'agir pour moi-même - et j'obéirai à chaque loi ou je me soumettrai au châtiment.»



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    Création de la rivière saint Maurice

    Deux joncs

    L’aigle et la linotte (3ème paragraphe de l’article)

    L'arc en ciel

    La malédiction du carcajou

    La création des astres (3ème paragraphe de l’article)

    La création des oiseaux (3ème paragraphe de l’article)

    La femme bison blanc

    La fille au cheveu d’or (3ème paragraphe de l’article)
    La fille qui aimait bien son promis (légende CROW)

    La naissance des sioux

    La véritable histoire de pocahontas

    La squaw de pierre

    Le crocus des prairies

    Le faucon et la tortue (3ème paragraphe de l’article)

    Le huard a collier blanc

    Le pays des hommes

    Le sucre

    Les chiens, amis de l'homme

    Les oiseaux (légende Abénakis)
    Les trois sœurs

    L’inventeur de la flûte (4ème paragraphe de l’article)

    L'origine de l'arc

    L’origine du maïs

    L'origine du tabac

    L’origine des plantes médicinales (3ème paragraphe de l’article)

    Okwaho

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    Pourquoi les animaux on un langage différent du notre

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