• LA PROPHETIE HOPI : La grande purification du monde

     
     
    LA PROPHETIE HOPI
     
    Les Indiens Hopis d'Arizona ont prophétisé depuis des siècles sur de nombreux événements d'ampleur planétaire.
     
    Ils avaient annoncé des générations à l'avance la venue d'une race d'hommes barbus, à la peau claire, montés sur des animaux étranges et portant des armes inconnues.
     
    Ceux-ci arriveraient d'au-delà de la grande mer de l'Est et auraient pour emblème la croix (le christianisme), mais ils allaient briser le cercle sacré de la nation et de l'harmonie avec la Mère Terre, en introduisant un mode de vie déséquilibré appelé Koyaanisqatsi qui serait éventuellement appelé à disparaitre.
     
    Depuis longtemps, les Hopis avaient prédit avec précision l'avénement des deux dernières guerres mondiales, de la bombe atomique, la formation de l'O.N.U. et la conquête américaine de la lune. Ils avaient prophétisé qu'une gourde de cendres devait tomber du ciel, faisant bouillir les mers et brulant les terres (la bombe atomique, 1945), et que l'aigle marcherait sur la lune (capsule Eagle I, d'Appollo 11, 1969); ils sauraient alors que le mode de vie déréglé, Koyaanisqatsi, serait sur le point de disparaitre. Ils auraient alors à se rendre à la grande maison de mica située à l'Est, où seraient rassemblés tous les chefs de la Terre (O.N.U.), pour leur faire entendre leur message de Paix.
     
    Depuis le début des années soixante-dix, les Hopis en tête du mouvement indigéniste planétaire, se sont rendus à plusieurs reprises aux Nations Unies, afin de demander la reconnaissance du droit inhérent des peuples autochtones du monde à l'autodétermination. Le début de ces efforts coincide avec l'apparition du mouvement Arc-en-ciel qui s'est appliqué, depuis sa naissance, à défendre les mêmes causes. Il fallut attendre jusqu'en 1993 pour que soit déclaré officiellement une année internationale des peuples indigènes. Cette initiative fut suivie par la décennie internationale des Indigènes, de 1995 à 2004.
     
    Cette ouverture de la part de l'O.N.U. laisse entrevoir l'espoir d'une Ère d'amélioration de la situation générale des peuples autochtones et par le fait même, de toute l'humanité. Les quatre cent millions d'Indigènes de par le monde, malgré leur grande diversité linguistique et culturelle, s'accordent tous sur une même philosophie de base axée sur le respect de l'Être humain et de la Mère Terre et sur la Paix entre les peuples.
     
    Souvent appelé le quart-monde, les peuples indigènes doivent partout lutter contre les politiques d'assimilation et de marginalisation des états qui les dominent, afin de pouvoir perpétuer leurs cultures et traditions. L'ancienne sagesse ancestrale que ces peuples ont su conserver peut aider l'humanité à résoudre les grands problèmes prioritaires auxquels elle doit faire face en cette fin de XXème siècle: crise écologique, prolifération des armements, atteintes aux droits de l'homme...
     
    Les prophéties des Hopis parlent encore d'une troisième guerre d'ampleur mondiale qui amènera une grande purification par le feu et causera la fin de notre monde actuel, le quatrième monde.
     
    Cette vision apocalyptique de fin du monde, commune à d'innombrables prophéties de diverses traditions, ne marque que l'aboutissement nécessaire d'un cycle avant d'entamer la prochaine étape de notre évolution dans le monde à venir, le cinquième.
     
    À l'instar de plusieurs grandes traditions ancestrales de l'humanité, les Hopis affirment que la Terre a été déjà détruite et remodelée trois fois, par de grandes purifications qui marquent la fin des cycles de l'évolution. L'histoire de quatre mondes successivement créés et anéantis se retrouve chez de nombreux peuples amérindiens aussi bien qu'en Afrique, en Australie, au Tibet et dans les Védas sanscrits.
     
    Le premier monde fut détruit par le feu des volcans et des météorites; le second fut anéanti par les Ères glaciaires; quant au troisième et dernier monde, il fut englouti durant l'Ère diluvienne. Nous sommes présentement à la fin du quatrième monde que l'humanité ait connu depuis sa création. D'un monde à l'autre, les humains développent leurs moyens matériels au détriment de leurs pouvoirs spirituels qui se sont amoindris progressivement depuis notre création.
     
    Le monde actuel doit être lui aussi purifié par le feu. Les traditionnalistes Hopis disent que nous avons attiré nous-mêmes ce feu par nos agissements et que nous ne pouvons aucunement blâmer le Créateur des conséquences de nos actes. Ils ne s'opposent pas à cette grande purification, si telle est la volonté du Créateur et anticipent un cinquième monde, renouvelé et purifié.
     
    Les prophéties hopies disent aussi que ceux qui survivront à cette grande purification, comme ce fut le cas lors des précédentes, seront ceux qui vivront en harmonie avec le plan de la Création. Ce seront ceux qui vivront selon le mode de vie hopi, c'est-à-dire d'une manière pacifique, simple, humble et spirituelle, en communautés tribales, dans le respect de la Terre nourricière.
     
    C'est ainsi que les enseignements prophétiques de la tradition spirituelle du peuple Hopi définissent le mode de vie équilibré tel qu'il fut conçu dans le plan du Créateur.
     
    Une première série d’avertissements avait eu pour but d’alerter les Anciens Hopis futurs de l’approche de cet avènement ; signe qui leur était donné de rompre le silence et de livrer au monde une deuxième série de prédictions annonçant l’imminence de la purification par le feu.
     
    Voici la première série de prédictions :
     
    Avertissement : Un cheval de fer viendra au pays de l’homme rouge.
    Réalisation : Le chemin de fer a été construit au XIXe siècle.
     
    Avertissement :
     
    L’homme blanc dressera des fils de métal dans le ciel.
     
    Réalisation :
     
    Ce sont les lignes télégraphiques au XIXe, et, au XXe siècle les câbles porteurs d’électricité.
     
    Avertissement :
     
    Des toiles d’araignées sillonneront le ciel.
     
    Réalisation :
     
    Ce sont les traînées de condensation des avions.
     
    Avertissement:
     
    Les puissances du rouge, de la svastika et du soleil menaceront l’île de la Tortue.
    Réalisation : Vue de l’espace, l’Amérique du nord ressemble au profil d’une tortue (Ne me demandez pas comment des voyants pré-colombiens savaient cela). Pendant la seconde guerre mondiale et la guerre froide qui suivit, l’Amérique du nord fut menacée par ces trois « puissances ».
     
    La croix gammée des nazis et plus tard, les forces rouges communistes russes et chinoises entourèrent l’île de la Tortue.
     
    La toute puissance du soleil brûla le sol natal lorsque l’homme blanc essaya ses bombes atomiques dans le Nevada et au Nouveau Mexique, proches de la terre sacrée des Hopi en Arizona.
     
    Avertissement: L’homme blanc créera une gangue de cendres qui empoisonnera la terre et la rendra stérile pour des générations.
    Réalisation :
     
    Les bombes atomiques encore et les radiations stérilisantes.
     
    Avertissement :
     
    L’accomplissement de cette première série de signes autorisera les Anciens Hopi à sortir de leur long silence et à répandre le message prophétique de l’imminence de la grande purification. Ils partageront leur connaissance et leur sagesse avec les peuples du monde, afin que chacun puisse se préparer ou amortir le choc sur la Terre.
     
    Réalisation : Il y a 50 ans, en effet, les Anciens Hopi reconnurent que le premier train de signes était avenu. Ils commencèrent donc à révéler au monde les prophéties d’une purification prochaine. Certains Anciens, tel que Thomas Banyaca, ont expliqué ces prophéties à la télévision et ont parlé devant l’Assemblée Générale des Nations Unies.
     
    Et voici la seconde et dernière série d’avertissements :
     
    Avertissement : Une tribu d’hommes vêtus de capes rouges et coiffés de chapeaux de même viendront de l’est en grand nombre, voyageant par les airs. Ils coloniseront les terres de l’ouest américain, se disperseront et disparaîtront.
     
    Réalisation : Lorsque les trois premiers signes précurseurs de leur prophétie, vieille de 1200 ans, concernant la transplantation de leur religion vers l’Amérique furent accomplis, les tibétains rendirent visite aux Anciens Hopi.
     
    Cette prophétie donnée par le fondateur du bouddhisme tibétain, Padmasambhava, s’énonce : « Quand volera l’oiseau de fer (l’avion) et que le cheval courra sur les routes (autos), le peuple tibétain sera dispersé comme des fourmis sur la face de la Terre, et le Dharma viendra au pays des hommes rouges ». Depuis 1970, le Dalaï Lama et un certain nombre de prêtres aux capes marrons accomplissent la prophétie Hopi en visitant les Anciens Hopi, puis en poursuivant leur migration. De nombreux Hopi croient aussi que leur prophétie se complète par une seconde visite, dans les années 80, des disciples vêtus de rouge de Bhagwan Sri Rajneesh, arrivés par milliers dans l’ouest de l’Oregon. Effectivement, un groupe de partisans de Rajneesh rendit visite au chef des Anciens Hopi, Grand Père David Monogye, en 1985, pour ensuite disparaître suivis de leurs compagnons de voyage en capes rouges. Cette rencontre est très bien évoquée dans le livre : »Les Messies : Visions et Prophéties du 2ème avènement « .
     
    Avertissement : L’homme blanc volera des roches de la lune. Ceci est un signe de danger car nous serons dans les derniers jours avant la purification.
    Réalisation : Les missions Appolo ramenèrent sur Terre des centaines de kilos de roches prélevées sur la Lune.
     
    Avertissement : L’homme blanc construira une maison permanente dans le ciel.
     
    Ceci est l’avertissement final avant la purification.
     
    Réalisation : Les fragments de MIR ont tracé une trajectoire de feu jusqu’à l’océan, mais aujourd’hui la Station Internationale de l’Espace, bien plus permanente, parcourt le ciel. Elle sera tout à fait opérationnelle dans quelques années. On pourrait même dire qu’elle est opérationnelle et que les temps de la purification sont arrivés.
     
     
     
     
     
    Aux Temps Anciens, Waka Tanka, le Grand Esprit,
    a réuni les quatre races de l’humanité.
    Aux hommes Blancs, il a donné le Feu à garder.
    Aux hommes Jaunes, il a donné l’Air à garder.
    Aux hommes Noirs, il a donné l’Eau.
    Aux hommes Rouges, il a donné la Terre.
    Aujourd’hui, qu’en ont-ils fait ?
    L’Homme Blanc a crée la lumière électrique, le laser mais aussi la bombe atomique.
    L’Homme Jaune maîtrise les techniques de la respiration qui aident à la méditation, mais l’air est pollué et à Tokyo, on est obligé de porter des masques pour se protéger de la pollution.
    L’Homme Noir, qu’a-t-il fait de l’eau pour en manquer autant en Afrique ?
     
    Seul l’Homme Rouge a conservé au mieux qu’il a pu la Terre qu’il a reçu en garde.
     
    Quand l’Homme Blanc est arrivé sur les Terres Indiennes, il a demandé à l’Homme Rouge de lui acheter ses terres.
    Celui-ci lui ayant répondu :
     
    « Je ne peux te vendre la terre car elle ne m’appartient pas, je n’en suis que le Gardien.
     
    Nous ne sommes pas propriétaires de la Terre, nous en sommes les dépositaires pour nos enfants. »
     
    Alors, l’Homme Blanc a répondu :
     
    « Si elle ne t’appartient pas, alors je la prends »
    La Terre porte en elle les quatre couleurs de la peau des Hommes, à certains endroits elle est rouge, à d’autres, blanche, noire ou jaune.
     
    Les océans séparent les continents, mais ils sont de toute façon liés à la Terre en dessous de l’eau.
     
    Pourquoi les continents se déchirent-ils alors qu’ils font partie de la même Terre ?
    Tel est l’Enseignement des Anciens
     
     
    Posté par rusty james à 14:57 - spiritualité philosophie et

     


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    RED CLOUD

     

    " Ils nous ont fait beaucoup de promesses, plus que je ne puis me
    rappeler, mais ils n'en ont jamais tenu qu'une : ils avaient
    promis de prendre notre terre, et ils l'ont prise. "

     

     

     

     

    Red Cloud (1822-1909), fut le chef des Lakota Oglala, qui pour un temps, résistèrent avec succès à l'occupation par les Etats-Unis du territoire qui fait maintenant partie du Wyoming, Montana et Dakota du Sud. Pendant l'année 1860, Red Cloud combattit pour empêcher l'armée américaine d'ouvrir la piste Bozeman, qui conduisait aux mines d'or du Montana à travers un important territoire de chasse Sioux.

     

     

    En 1866 Red Cloud assuma le commandement d'un groupe de Sioux et de Cheyennes qui s'opposa au projet de l'armée de bâtir trois fortifications destinées à maintenir la piste ouverte. Pendant deux ans Red Cloud et ses alliés assiégèrent ces forts.

     

     

     

    Finalement en 1868 le gouvernement américain accepta d'abandonner trois forts. Red Cloud signa le traité de Fort Laramie le 29 Avril 1869.

     

     

    Le gouvernement des Etats-Unis, une fois de plus, abusa Red Cloud : bien qu'il abandonnait la piste Bozeman, le traité inclus une clause installant les Sioux dans une réserve actuellement située dans le Dakota du Nord.

     

     

    En 1874 George Armstrong Custer guida des experts en mines dans une expédition dans les Black Hills et y découvrirent de l'or ; de nombreuses personnes y déferlèrent afin de prospecter.

     

     

     

     

     

    Les Sioux furent ainsi trahis par la violation de leurs collines sacrées, et la guerre Sioux de 1875-1876 commença.

     

     

     

    Red Cloud n'était pas d'accord avec le chef radical, Crazy Horse, mais ne voulait pas non plus sacrifier les Black Hills.

     

    Red Cloud3.jpg

     

    A cause de sa supériorité en matériel et en armes, l'armée américaine vainquit ainsi les Sioux et les plaça de force dans les réserves.

     

     

    Red Cloud fut destitué de son rôle de chef Oglala après une dispute avec un agent gouvernemental en 1881, et il passa le reste de ses jours à Pine Ridge, Dakota du Sud,

     

     

     

    Red Cloud fut destitué de son rôle de chef Oglala aprés une dispute avec un agent gouvernemental en 1881, et il passa le reste de ses jours à Pine Ridge, Dakota du Sud, ou il mourut en 1909.

     


     

     

     

     

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    Geronimo

     


     

     

     

    Des yeux noirs perçants, des lèvres serrées en une ligne mince, les mains désespérément agrippées à son fusil : c'est sous ces traits que Geronimo est devenu célèbre.

     

     

    Né vers 1825 dans l'ouest du Nouveau Mexique, Geronimo (dont le nom apache était Goyaalé "celui qui baille", souvent écrit Goyathlay) était un Chiricahua Bedonkohe.

     

     

    Leader des Apaches à Sonora, sa carrière guerrière fut liée à celle de son beau-frère, Juh, un chef Chiricahua.

     

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    Il fut entre autre son porte-parole.

     

     

    Geronimo ne fut jamais un chef indien, mais un Homme Médecine, hautement respecté par tous les chefs Apaches de sa région.

     

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    En 1858, un événement va bouleverser sa vie :

     

    le meurtre de sa mère, de sa femme et de ses trois jeunes enfants par des soldats Mexicains.

     

     

    Cette date clé évoquée dans ses mémoires sera le point de départ d'une interminable expédition punitive, au cours de laquelle il se livrera au meurtre et au pillage dans les villages situés au Sud de la frontière. 

     

     

     

    Geronimo fut le meneur des derniers combattants indiens qui capitulèrent cérémonieusement devant le gouvernement américain. Il a toujours combattu le découragement de son peuple, et est celui qui a tenu le plus longtemps face aux troupes américaines.

     

    Navajo Warrior Geronimo Quotes 

     

    En 1875, tous les Apaches du Rio Grande furent transférés dans la réserve de San Carlos, une terre aride.

     

     

    Geronimo parvint à s'enfuir plusieurs fois de cette réserve, mais se rendit à chaque fois.

     

     

    En 1876, Geronimo se réfugia au Mexique.

     

     

    Une seule fois, un adversaire réussit à le capturer : en 1877, il se fit piéger par John Clum, l'agent de la réserve de San Carlos, qui le fit ramener enchaîné à la réserve.

     

     

     

    En 1882, retrouvé par les indiens au service du gouvernement américain, il accepta de se rendre pour retrouver son peuple. Mais, en 1885, il s'échappa de nouveau avec, cette fois, 35 guerriers et 109 femmes et enfants.

     

     

     

    En janvier 1886, des apaches à la solde du général Crook les forcèrent à se rendre.

     

     

     

    De nouveau, il s'échappa, mais fut rattrapé par le général Nelson Miles en septembre 1886.

     

     

     

    Geronimo et 450 apaches furent envoyés en Floride en détention dans les forts Marion et Pickens.

     

     

     

    En 1894, ils furent transférés à Fort Sill, en Oklahoma.

     

     

     

    Geronimo devint alors un rancher, et participa à la parade d'inauguration de Théodore Roosevelt, en 1905.

     

     

     

    C'est également cette année là, alors qu'il était encore prisonnier de guerre, qu'il dicta ses mémoires.

     

     

     

    Son neveu Daklugie, qui lui servait d'interprète, a raconté que Geronimo avait regretté jusqu'à la fin de s'être rendu.

     

     

    Il mourut en 1909 en prisonnier de guerre, sans avoir jamais pu rentrer chez lui, d'une pneumonie contractée à la suite d'une beuverie.

     

     

     

     

     

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  • Les Grands Chefs Indiens

     

     http://yakimas.free.fr/Chefs.htm

     

     

    American Horse (Sioux Oglala)

     

    Black Bull (Sioux Brulé)

    Chief Joseph (Nez Percé)

     

    Cochise (Apache)

     

    Crow King (Sioux Hunkpapa)

    Curley (Crow)

     

    Dull knife (Cheyenne du Nord)

     

    Eskadi (Apache)

    Gall (Sioux Hunkpapa)

     

    Geronimo (Apache Bedonkohe)

     

    Little Horse (Sioux Oglala)

    Mangas (Apache Mimbres)

     

    Manuelito (Navajo)

     

    Naichez (Apache Chiricahua)

    Oiti (Shoshone)

     

    Ouray (Ute)

     

     

    Petalesharro (Pawnee)

    Plenty Coups (Crow)

     

    Red Cloud (Sioux Oglala)

     

    Revenger (Crow)

    Scabby Bull (Arapaho)

     

    Sitting Bull (Sioux Hunkpapa)

     

    Thunder Chief (Blackfoot)

    Two Moons (Cheyenne)

     

    Wanduta (Sioux Lakota)

     

     

    White Horse (Kiowa)

    Crazy Horse (Sioux Oglala)

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    TRAHISON des WHITE !!! HOLOCAUSTE NATIVE AMERICA -

     

    Lettre du chef indien Sitting Bull des Lakotas, écrite en 1886 au président Cleveland pour donner son avis sur le rachat des terres indiennes par les colons américains.

     

     

    Cette lettre est un message de paix pour les générations présentes et futures.

     

     

    - L'homme blanc ne comprend pas nos mœurs.

     
    Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante,
     
    car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre
    ce dont il a besoin.
     
    La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin.
     
    Il abandonne la tombe de ses aïeux, et
    cela ne le tracasse pas.
     
    Sitting Bull Native American Indians:  
     
    Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas.
     
    La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli.
     
    Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes.
     
    Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.

    Nos mœurs sont différentes des vôtres.
     
    La vue de vos villes fait mal aux yeux de l'homme rouge.
     
    Mais peut-être est-ce parce que l'homme rouge est un sauvage et ne comprend pas.
     
     
    Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes
    de l'homme blanc.
     
     
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    Pas d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps ou le froissement des ailes d'un insecte.
     
    Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage
     
    et ne comprends pas.
     
    Le vacarme semble seulement insulter les oreilles.
     
    Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l'homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles
    autour d'un étang la nuit?
     
    L'Indien préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang, et l'odeur du vent lui-même,
     
    lavé par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon.

    L'air est précieux à l'homme rouge,
     
    car toutes choses partagent le même souffle;
     
    la bête, l'arbre, l'homme,
     
    ils partagent tous le même souffle.
     
     
    L'homme blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire.
     
    Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer,
     
    il est insensible à la puanteur.
     
     
    Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l'air nous est précieux, que l'air partage son esprit avec tout ce qu'il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir.
     
    Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée,
     
    comme un endroit ou même l'homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés.

    Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre?
     
    L'idée nous paraît étrange.
     
    Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment est ce que vous pouvez les acheter?

    Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour notre peuple.
     
    Chaque aiguille de pin luisant, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d'insecte est sacré dans le souvenir et l'expérience de notre peuple.
     
    La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge.

    Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles.
     
    Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique,
    car elle est la mère de l'homme rouge.
     
     
     
     
    Nous sommes une partie de la terre,
    et elle fait partie de nous.
     
    Les fleurs parfumées sont nos sœurs;
     
    le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères.
     
    Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme;
     
    tous appartiennent à la même famille. .

    Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire
    qu'il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous.
     
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    Le Grand Chef envoie dire qu'il nous réservera un
    endroit de façon que
    nous puissions vivre confortablement entre nous.
     
    il sera notre père et nous serons ses enfants.
     
     
     
    Nous considérerons donc, votre offre d'acheter notre terre.
     
    Mais ce ne sera pas facile.
     
    Car cette terre nous est sacrée.

    Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et
     
    les rivières n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres.
     
    Si nous vous vendons de la terre,
     
    vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée
    et que chaque reflet spectral dans
     
    l'eau claire des lacs parle d'événements et
    de souvenirs de la vie de mon peuple.
     
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    Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

    Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif:
     
    Les rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants.
     
    Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants,
     
    que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère.

     
     
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    Nous considérerons donc votre offre d'acheter notre terre.
     
     
     
     
     
    Mais si nous décidons de l'accepter,
     
    j'y mettrai une condition:
     
    l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

    Nous sommes sauvages et nous ne connaissons pas d'autre façon de vivre.
     
     
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    Nous avons vu un millier de bisons pourrissant
    sur la prairie,
    abandonnés par l'homme blanc qui les
    avait abattus d'un train qui passait.
     
    Nous sommes des sauvages mais nous ne comprenons pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que
    le bison que nous ne tuons que pour subsister.

    Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes?
     
    Si toutes les bêtes disparaissaient,
    l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit.
     
    Car ce qui arrive aux bêtes,
     
    arrive bientôt à l'homme.
     
    Toutes choses se tiennent.

    Vous devez apprendre à vos enfants que le sol
    qu'ils foulent est fait des cendres de nos aïeux.

    Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants
    qu'elle est enrichie par les vies de notre peuple.
     
    Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné
    aux nôtres, que la terre est notre mère.
     
    Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.
     
    Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.
     
    S'ils salissent la terre ils se salissent eux-mêmes.

    Nous savons au moins ceci:
     
     
     
     
     
    la terre n'appartient pas à l'homme,
    l'homme appartient à la terre.

    Cela, nous le savons.
     
     
     
    Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille.

    Toutes choses se tiennent.

    Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.
     
    Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie:
     
    il en est seulement un fil.
     
    Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même.

    Même l'homme blanc, dont le Dieu se promène et parle avec
    lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune.
     
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    Après tout, nous sommes peut-être frères.
     
    Nous verrons bien.
     
    II y a une chose que nous savons, et
    que l'homme blanc découvrira peut-être un jour,
     
    c'est que notre Dieu est le même Dieu.
     
    Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas.
     
    Il est le Dieu de l'homme, et sa pitié est égale pour
    l'homme rouge et le blanc.
     
    Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c'est accabler de mépris son créateur.
     
    Les blancs aussi disparaîtront; peut-être plus tôt
    que toutes les autres tribus.
     
    Contaminez votre lit, et
    vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.

    Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du Dieu qui vous a amenés jusqu'à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l'homme rouge.
     
    Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés,
    les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d'hommes et
    la vue des collines en pleines fleurs ternies par
    des fils qui parlent.
     
    Niya taninyan
    Mawani ye
    Oyate le
    Imawani,
    Na
    Hotaninyan
    Mawani ye
    Niya taninyan
    Mawani ye.
    Maluta le,
    Imawani ye
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    Où est le bison?
    Disparu.
     
    Où est l'aigle?
    Disparu.
     
     
    Ou sont les animaux ?
    Disparus.
     
     
    Ou est la beauté de la terre ?
    Disparue.

    Votre esprit de rapacité vous fera disparaître.

     

    Notre esprit nous rendra faible en apparence.

     

    Mais un jour l'idée du respect de la terre renaîtra

    car la fin de la vie est le début de la survivance. 

     

     

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    http://cdejademain.blogspot.fr/…/lettre-de-sitting-bull-au-…

     
     
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    Le message prémonitoire
    des Indiens d'Amérique



    Le destin des Indiens d'Amérique annonçait celui de l'ensemble des habitants de la planète qui assistent impuissants à la destruction de leur environnement, après la confiscation de leur espace et de leurs ressources.

    Le message des Indiens est aussi une source de sagesse, fondée sur le respect de la nature et la compréhension de "l'Esprit qui est en toute chose"...

    "Nous avons toujours eu beaucoup; nos enfants n'ont jamais pleuré de faim, notre peuple n'a jamais manqué de rien... Les rapides de Rock River nous fournissaient un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, ce citrouilles, de courges... Ici était notre village depuis plus de 100 ans pendant lesquels nous avons tenu la vallée sans qu'elle nous fût jamais disputée. Si un prophète était venu à notre village en ce temps-là nous prédire ce qui allait advenir, et ce qui est advenu, personne dans le village ne l'aurait cru."

     

    Black Hawk, chef indien

     
    "Nous aimons la tranquillité; nous laissons la souris jouer en paix; quand les bois frémissent sous le vent, nous n'avons pas peur."

    Chef indien au gouverneur de Pennsylvanie en 1796

     
    "Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons: toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.

    L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même."

    Seattle, chef indien Suquamish

     
    "Le Lakota était empli de compassion et d'amour pour la nature, et son attachement grandissait avec l'âge. 
    (...) C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement. Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient.

    Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l'oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature."

    Standing Bear, chef Lakota (Sioux)
     


     
    "Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout: le soleil, la lune, les arbres, le vent et les montagnes; parfois nous l'approchons par leur intermédiaire. (...) Nous croyons en l'Etre Suprême, d'une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas d'ans l'obscurité.

    Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit."

    Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)

    "Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l'ours. Lorsque nous, Indiens, cherchons les racines, nous faisons de petits trous. Lorsque nous édifions nos tipis, nous faisons de petits trous. Nous n'utilisons que le bois mort.

    L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout. Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit « Arrête, tu me fais mal ». Mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu... Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc?... Partout où il la touche, il y laisse une plaie."

    Vieille sage Wintu (Indiens de Californie)

     
    "Je peux me rappeler l'époque où les bisons étaient si nombreux qu'on ne pouvait les compter, mais les Wasichus (hommes blancs) les ont tués tant et tant qu'il ne reste que des carcasses là où ils venaient paître auparavant. Les Wasichus ne les tuaient pas pour manger; ils les tuaient pour le métal qui les rend fous et ils ne gardaient que la peau pour la vendre. Parfois ils ne les dépeçaient même pas. Ils ne prenaient que les langues et j'ai entendu parler de bateaux-de-feu descendant le Missouri chargés de langues de bison séchées. Parfois ils ne prenaient même pas les langues; ils les tuaient simplement pour le plaisir de tuer. Ceux qui ont fait cela étaient des fous. Quand nous chassions le bison, nous ne le faisions que selon nos besoins."

    Hehaka Sapa, grand chef Sioux

     

    "Vous avez remarqué que toute chose faite par un indien est dans un cercle. Nos tipis étaient ronds comme des nids d'oiseaux et toujours disposés en cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'Univers agit selon des cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans l'ancien temps, lorsque nous étions un peuple fort et heureux, tout notre pouvoir venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas brisé.

    Tout ce que fait le pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu'ils ont la même religion que nous. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont rond.

    Même les saisons forment un grand cercle dans leur changements et reviennent toujours là où elles étaient. La vie de l'homme est dans un cercle de l'enfance jusqu'à l'enfance, et ainsi en est-il pour chaque chose où l'énergie se meut."

    Hehaka Sapa, ou Black Elk, indien Oglala, branche des Dakotas (Sioux)

     
    "La vie dans un tipi est bien meilleure. Il est toujours propre, chaud en hiver, frais en été, et facile à déplacer. L'homme blanc construit une grande maison, qui coûte beaucoup d'argent, ressemble à une grande cage, ne laisse pas entrer le soleil, et ne peut être déplacée; elle est toujours malsaine. Les Indiens et les animaux savent mieux vivre que l'homme blanc. Personne ne peut être en bonne santé sans avoir en permanence de l'air frais, du soleil, de la bonne eau. Si le Grand Esprit avait voulu que les hommes restassent à un endroit, il aurait fait le monde immobile; mais il a fait qu'il change toujours, afin que les oiseaux et les animaux puissent se déplacer et trouver toujours de l'herbe verte et des baies mures.

    L'homme blanc n'obéit pas au Grand Esprit. C'est pourquoi nous ne pouvons être d'accord avec lui."

    Flying Hawk, chef Sioux du clan des Oglalas

     
    "Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux qui serpentent en méandres compliqués n'étaient pas « sauvages » à nos yeux. Seul l'homme blanc trouvait la nature sauvage, et pour lui seul la terre était « infestée » d'animaux « sauvages » et de peuplades « sauvages ». A nous, la terre paraissait douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère. Elle ne nous devint hostile qu'à l'arrivée de l'homme barbu de l'Est qui nous accable d'injustices insensées et brutales."

    Standing Bear, chef Lakota (Sioux)

     
    "Notre terre vaut mieux que de l'argent. Elle sera toujours là. Elle ne périra pas, même dans les flammes d'un feu. Aussi longtemps que le soleil brillera et que l'eau coulera, cette terre sera ici pour donner vie aux hommes et aux animaux. Nous ne pouvons vendre la vie des hommes et des animaux. C'est pourquoi nous ne pouvons vendre cette terre. Elle fut placée ici par le Grand Esprit et nous ne pouvons la vendre parce qu'elle ne nous appartient pas."

    Chef indien Blackfeet (Pieds-Noirs)

     
     

     

    "Mes jeunes gens ne travailleront jamais.
    Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver. Et la sagesse nous vient des rêves."

    Smohalla, chef indien Sokulls

     
    "Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre, et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibier. Mais vous êtes venus et vous m'avez volé ma terre. Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre.
    Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse.

    Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez. Nous ne vous gênons nullement. Mais à nouveau vous nous dites « pourquoi ne devenez-vous pas civilisés? » Nous ne voulons pas de votre civilisation ! Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères et leurs pères avant eux."

    Crazy Horse, grand chef Sioux du clan Oglalas

     
    "Vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quels genre d'homme doivent être les Européens? Quelle espèce de créature choisissent-ils d'être, forcés de faire le bien et n'ayant pour éviter le mal d'autre inspiration que la peur de la punition? (...) L'homme n'est pas seulement celui qui marche debout sur ses jambes, qui sait la lecture et l'écriture et montrer mille exemples de son industrie...

    En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron. Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j'ai l'entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit.

    Il n'en est pas de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi. Tu n'as pas la liberté de faire ce que tu as dans l'esprit. Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux-témoins, etc. Et tu dépends d'une infinité de personne dont la place est située au-dessus de la tienne. N'est-ce pas vrai ?"

    Kondiarionk, chef Huron, s'adressant au baron de Lahontan, lieutenant français en Terre-Neuve

     

    "Les hommes blancs annonçaient bien haut que leurs lois étaient faites pour tout le monde, mais il devint tout de suite clair que, tout en espérant nous les faire adopter, ils ne se gênaient pas pour les briser eux-mêmes.

    Leurs sages nous conseillaient d'adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu'il en existant un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre, et deux hommes blancs étaient rarement d'accord sur celle qu'il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu'au jour où nous comprîmes que l'homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois. Ils les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers."

    Pachgantschilhilas, chef des Delawares

     
    "Chaque année notre envahisseur blanc devient plus avide, exigeant, oppressif et autoritaire... La misère et l'oppression, tel est le lot qui nous échoit... Ne sommes-nous pas dépouillés jour après jour du peu de liberté qui nous reste ?

    A moins que les tribus ne se liguent unanimement pour modérer les ambitions et l'avidité des Blancs, ils nous auront bientôt tous conquis et désunis, nous serons chassés de notre pays natal et éparpillés comme les feuilles d'automne par le vent."

    Tecumseh, chef Shawnee, en 1812

     
    "Nous ne voulons pas des chariots de feu qui font du bruit (trains à vapeur) sur les terrains de chasse au bisons. Si les Visages Pâles s'avancent encore sur nos terres, les scalps de vos frères seront dans les wigwams des Cheyennes. J'ai dit !"

    Roman Nose, chef-guerrier des Cheyennes, s'adressant au général Palmer en 1866 dans le Kansas

     

     

    "Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie. C'est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu'à nous d'habiter cette terre.

    Cependant écoutez-moi mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui, elle est devenue tyrannique. Fort étrangement, ils ont dans l'esprit la volonté de cultiver le sol, et l'amour de posséder est chez eux une maladie.

    Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage."

    Tatanka Yotanka, ou Sitting Bull, grand chef Sioux

     
    "Frère, notre territoire était grand et le vôtre était petit. Vous êtes maintenant devenus un grand peuple, et il nous reste à peine l'espace pour étendre nos couvertures. Vous avez notre pays, mais cela ne vous suffit pas. Vous voulez nous forcer à épouser votre religion.

    Frère, continue à écouter. Tu te dis envoyé ici pour nous apprendre à rendre le culte au Grand Esprit d'une manière qui lui soit agréable. Et tu prétends que si nous n'adoptons pas la religion que vous les Blancs vous prêchez, nous seront malheureux ici-bas. Tu dis être dans le vrai et que nous sommes perdus. Comment pourrions-nous vérifier la vérité de tes paroles? (...)

    Frère, tu dis qu'il n'y a qu'une seule façon d'adorer et de servir le Grand Esprit. Si il n'y a qu'une religion, pourquoi le peuple blanc est-il si partagé à ce sujet? Nous savons que votre religion est écrite dans un livre. Pourquoi n'êtes-vous pas tous d'accord, si vous pouvez tous lire le livre?

    Frère, nous ne comprenons pas ces choses. On nous dit que ta religion a été donnée à tes ancêtres, et s'est transmise de père en fils. Nous aussi nous avons une religion que nos ancêtres ont reçue et nous ont transmise, à nous, leurs enfants. Nous rendons le culte de cette manière. Il nous apprend à être reconnaissants pour toutes les faveurs que nous recevons, à nous aimer les uns les autres et à être unis. Nous ne nous querellons jamais à propos de religion parce que c'est un sujet qui concerne chaque homme devant le Grand Esprit."

    Sa-go-ye-wat-ha, ou Red Jacket, chef Seneca (Iroquois) et grand orateur des Six Nations

     

     

     
    "J'assiste avec tristesse au déclin de notre noble race. Nos pères étaient forts et leur pouvoir s'étendait sur tout le continent américain. Mais nous avons été réduits et brisés par la ruse et la rapacité de la race à peau blanche. Nous sommes maintenant obligés de solliciter, comme une aumône, le droit de vivre sur notre propre terre, de cultiver nos propres terres, de boire nos propres sources.

    Il y a de nombreux hivers, nos sages ancêtres ont prédit qu'un grand monstre aux yeux blancs viendrait de l'Est, et qu'eu fur et à mesure qu'il avancerait il dévorerait la terre. Ce monstre, c'est la race blanche, et la prédiction est proche de son accomplissement."

    O-no'-sa, chef indien

     
    "Le changement du costume tribal pour celui de l'homme blanc fut brutal. Les effets sur la santé et le confort des enfants furent considérables. Notre premier grief fut d'avoir les cheveux coupés. Les hommes Lakotas ont toujours porté les cheveux longs. Plusieurs jours après avoir été tondus, nous nous sommes sentis bizarres et mal à l'aise. Si l'argument avancé était vrai, à savoir l'élimination des poux, pourquoi les filles n'avaient-elles pas subi le même traitement que les garçons?

    La vérité, c'est qu'ils voulaient nous transformer. Les cheveux courts étant la marque distinctive de l'homme blanc, on nous l'imposa, alors que lui-même conservait sa propre coutume de se laisser pousser les poils du visage."

    Standing Bear, chef indien Lakota

     
    "Les Wasichus nous ont mis dans ces boites carrées (maisons), notre pouvoir s'en est allé et nous allons mourir parce que le pouvoir n'est plus en nous.

    Nous sommes des prisonniers de guerre tant que nous attendons ici. Mais il y a un autre monde."

    Hehaka, ou Black Elk (Wapiti Noir), indien Sioux

     
    "Enfant, je savais donner. J'ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu'aujourd'hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux. Chaque arbre était un objet de respect. Aujourd'hui, j'admire avec l'homme blanc un paysage peint dont la valeur est exprimée en dollars !"

     

    Chiyesa, écrivain indien contemporain

     
    "Je suis allé à l'école des hommes blancs. J'y ai appris à lire leurs livres de classe, les journaux et la bible. Mais j'ai découvert à temps que cela n'était pas suffisant. Les peuples civilisés dépendent beaucoup trop de la page imprimée. Je me tournai vers le livre du Grand Esprit qui est l'ensemble de sa création. Vous pouvez lire une grande partie de ce livre en étudiant la nature.

    Si vous preniez tous vos livres et les étendez sous le soleil, en laissant pendant quelque temps la pluie, la neige et les insectes accomplir leur oeuvre, il n'en restera plus rien. Mais le Grand Esprit nous a fourni la possibilité, à vous et à moi, d'étudier à l'université de la nature les forêts, les rivières, les montagnes, et les animaux dont nous faisons partie."

    Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)

     

    "L'homme blanc, dans son indifférence pour la signification de la nature, a profané la face de notre Mère la Terre. L'avance technologique de l'homme blanc s'est révélée comme une conséquence de son manque d'intérêt pour la voie spirituelle, et pour la signification de tout ce qui vit. L'appétit de l'homme blanc pour la possession matérielle et le pouvoir l'a aveuglé sur le mal qu'il a causé à notre Mère la Terre, dans sa recherche de ce qu'il appelle les ressources naturelles. Et la voie du Grand Esprit est devenue difficile à voir pour presque tous les hommes, et même pour beaucoup d'Indiens qui ont choisi de suivre la voie de l'homme blanc.

    Aujourd'hui, les terres sacrées où vivent les Hopis sont profanées par des hommes qui cherchent du charbon et de l'eau dans notre sol, afin de créer plus d'énergie pour les villes de l'homme blanc. On ne doit pas permettre que cela continue. Sans quoi notre Mère la Nature réagirait de telle manière que presque tous les hommes auraient à subir la fin qui a déjà commencé. Le Grand Esprit a dit qu'on ne devait pas laisser cela arriver, même si la prédiction en a été faite à nos ancêtres. Le Grand Esprit a dit de ne pas prendre à la terre, de ne pas détruire les choses vivantes.

    Aujourd'hui, presque toutes les prophéties se sont réalisées. Des routes grandes comme des rivières traversent le paysage; l'homme parle à travers un réseau de téléphone et il voyage dans le ciel avec ses avions. Deux grandes guerres ont été faites par ceux qui arborent le swastika ou le soleil levant.

    Le Grand Esprit a dit que si une gourde de cendres était renversée sur la terre, beaucoup d'hommes mourraient, et que la fin de cette manière de vivre était proche. Nous interprétons cela comme les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki. Nous ne voulons pas que cela se reproduise dans aucun autre pays pour aucun autre peuple; cette énergie devrait servir à des fins pacifiques, non pour la guerre.

    Nous, les chefs religieux et porte-parole légitimes du peuple indépendant des Hopis, avons été chargés par le Grand Esprit d'envoyer au président des Etats-Unis et à tous les chefs spirituels une invitation à nous rencontrer pour discuter du salut de l'humanité, afin que la Paix, l'Unité et la Fraternité règnent partout où il y a des hommes."

    Lettre des Indiens Hopis au président Nixon en 1970

     
     

    Ces textes sont extraits du livre de T.C.Mac Luhan, "Pieds nus sur la terre sacrée", une anthologie de la philosophie, du mode de vie et de la destinée des Indiens d'Amérique du Nord.

     

     

    DVD


         

    La trilogie "Koyaanisqatsi" est un ensemble de 3 films réalisés par Geofrey Redgio
    et inspirés par les prophéties des Indiens Hopis.

    Tournés avec des images réelles (grandioses), sans acteurs, sans dialogues et sans commentaires, ces films nous montrent notre planète et notre civilisation comme nous ne l'avons jamais vue... Images des éléments naturels, images des mégapoles, des foules humaines, et du monde créé par la technologie, le tout sur une musique superbe et envoutante de Philip Glass.

    Le titre des films vient du langage Hopi. La racine "qatsi" veut dire "vie".

    film 1:
    "Koyaanisqatsi". Signification en langage hopi: "vie déséquilibrée, vie folle, vie tumultueuse, vie allant en se désagrégeant, un état d'existence appelant un autre mode de vie"
    .

    film 2:
    "Powaqatsi"
    "une entité, un mode de vie, qui consume l'énergie vitale d'autres êtres dans le but d'assurer sa propre existence".
    Ou comment la civilisation technologique s'est généralisée à l'ensemble du monde, bouleversant les modes de vie, les cultures, et les équilibres.

    film 3:
    "Naqoyqatsi"
    "vie guerrière, guerre totale, guerre en tant qu'agression contre l'énergie de la vie, la guerre comme mode de vie".

     
     

     

     

     

     

    THEMES ASSOCIES
     

     

    Alan Watts, "Amour et connaissance"

    Une approche taoïste et extatique de l'existence, et une analyse implacable du mode de pensée de l'homme occidental-cartésien, coupé de lui-même comme de la nature.

     

     

     

    Le Tao, philosophie de l'équilibre

    Un voyage visuel dans le Tao, une philosophie chinoise de l'équilibre inspirée par l'observation de la nature.

     

     

     

    Spiritualité, la voie orientale

    L'essence des spiritualités orientales, hindouisme, bouddhisme et taoïsme,
    par le physicien Fritjov Capra dans son livre "le tao de la physique"...

     

     

     

    Unité du monde

    L'unité fondamentale de l'univers et de la matière, avec la métaphore de l'océan, par Stanislas Grof.

     

     

     

    Dreamtime

    L'essence du Dreamtime, la philosophie mystique des aborigènes d'Australie, avec le livre-récit de Marlo Morgan: "Message des hommes vrais au monde mutant".

     

     

     

    Etat de la planète

    Le point sur l'état de la planète, avec l'inventaire des dégâts causés par l'homme à l'environnement, et les premiers signes des réactions de l'écosystème.

     

     

    Prophétie des temps présents

    Une prophétie visionnaire décrit les temps présents avec une fascinante acuité...
    Elle a été écrite en 1099 par Jean de Jerusalem, l'un des fondateurs des Templiers.

       

     

     

    Implants: vers un contrôle social bionique

    Trois expériences scientifiques majeures ouvrent la voie aux implants neuronaux et à un contrôle direct de l'homme par la machine.

     

     
     

     

     

     

     

     

     

     
    http://www.syti.net/MessageIndiens.html 

     

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    sitting bull1

     

    Sitting Bull (1831 – 1890)

    Chef Sioux, médecin, résistant, vainqueur de la bataille de Little Big Horn

     

    Chef des Lakotas Hunkpapas (Sioux) et médecin de la tribu, Sitting Bull est une figure importante voire la plus connue de la résistance amérindienne face à l’armée américaine au 19ème siècle. En 1868, les Américains propose aux Sioux de leur rendre les terres sacrées des Black Hills en échange d’une grande partie de leur territoire de chasse, un traité que Sitting Bull sera le seul à refuser.

     

    Et en effet, les Américains rompront le Traité de Fort Laramie suite à la découverte d’or dans les Black Hills.

     

    Sitting Bull mène le soulèvement des Sioux, bientôt rejoints par les Cheyennes, et défait le général Custer à la célèbre bataille de Little Big Horn.

    Obligé de fuir dans la région du Saskatchewan, il sera protégé par les Canadiens contre les représailles de l’armée américaine.

     

    En 1880, il retourne avec son peuple au Dakota pour y purger une peine de 2 ans de prison. Il sera ensuite emmené à la réserve de Great River. Il assiste alors à l’arrivée du mouvement religieux de la Danse des Esprits, une danse rituelle d’une journée qui devait faire venir un sauveur pour les amérindiens. Sitting Bull n’adhère pas à cette croyance mais laisse son peuple faire ses propres choix. Interdite par les Américains, ils enverront Buffalo Bill porter l’ordre d’arrestation du chef indien. La police indienne de la réserve essaiera alors d’exécuter l’ordre mais ses proches résisteront et une fusillade éclatera, coûtant la vie à Sitting Bull ainsi qu’à onze personnes.

    Véritable inspiration pour les minorités amérindiennes, le chef Raoni, par exemple, est parfois surnommé le « Sitting Bull de l’Amazonie ».

    « Quel traité le blanc a-t-il respecté que l’homme rouge ait rompu ? Aucun.
    Quel traité l’homme blanc a-t-il jamais passé avec nous et respecté ? Aucun.
    Quand j’étais enfant, les Sioux étaient maîtres du monde ; le soleil se levait et se couchait sur leur terre ; ils menaient dix mille hommes au combat.
    Où sont aujourd’hui les guerriers ?
    Qui les a massacrés ?
    Où sont nos terres ?
    Qui les possède ?
    Quel homme blanc peut dire que je lui ai jamais volé sa terre ou le moindre sou ?

    Pourtant ils disent que je suis un voleur.
    Quelle femme blanche, même isolée, ai-je jamais capturée ou insultée ? Pourtant ils disent que je suis un mauvais Indien.
    Quel homme blanc m’a jamais vu saoul ?
    Qui est jamais venu à moi affamé et reparti le ventre vide ?
    Qui m’a jamais vu battre mes femmes ou maltraiter mes enfants ?
    Quelle loi ai-je violée ?
    Ai-je tort d’aimer ma propre loi ?
    Est-ce mal pour moi parce que j’ai la peau rouge ?
    Parce que je suis un Sioux ?
    Parce que je suis né là où mon père a vécu ?

     

    parce que je suis prêt à mourir pour mon Peuple et mon pays ! 

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    TRAHISON des WHITE !!!  HOLOCAUSTE NATIVE AMERICA  -

     

    Lettre du chef indien Sitting Bull des Lakotas, écrite en 1886 au président Cleveland pour donner son avis sur le rachat des terres indiennes par les colons américains. 

     

    Cette lettre est un message de paix pour les générations présentes et futures. 

     

    - L'homme blanc ne comprend pas nos mœurs.

     

    Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin.

     

     

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    La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin.

    Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas.

     

    La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes.

     

     

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    Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.

     

    Lettre de Sitting Bull au Président des États Unis d'Amérique (1886)

     

    Lettre de Sitting Bull au Président des États Unis d'Amérique 

     

    L'homme blanc ne comprend pas nos mœurs.

     

    Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin.

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    La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin.

     

     

     

    Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas.

     

    La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli.

     

     

     

    Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes.

     

    Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.

     

     

     

    Nos mœurs sont différentes des vôtres.

     

    La vue de vos villes fait mal aux yeux de l'homme rouge.

     

    Mais peut-être est-ce parce que l'homme rouge est un sauvage et ne comprend pas.

     

    Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc.

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    Pas d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps ou le froissement des ailes d'un insecte.

     

    Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles.

     

    Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l'homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit?

     

    L'Indien préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon.  

     

     

    Lettre de Sitting Bull au Président des États Unis d'Amérique 

     

    L'homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.

    Nos mœurs sont différentes des vôtres. La vue de vos villes fait mal aux yeux de l'homme rouge. Mais peut-être est-ce parce que l'homme rouge est un sauvage et ne comprend pas. Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc. Pas d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps ou le froissement des ailes d'un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l'homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit? L'Indien préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon.

    L'air est précieux à l'homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle; la bête, l'arbre, l'homme, ils partagent tous le même souffle. L'homme blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l'air nous est précieux, que l'air partage son esprit avec tout ce qu'il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit ou même l'homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés.

    Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre? L'idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment est ce que vous pouvez les acheter?

    Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour notre peuple. Chaque aiguille de pin luisant, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d'insecte est sacré dans le souvenir et l'expérience de notre peuple. La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge.

    Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l'homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme; tous appartiennent à la même famille. .

    Aussi lorsque le Grand Chef à Washington envoie dire qu'il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand Chef envoie dire qu'il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérerons donc, votre offre d'acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

    Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l'eau claire des lacs parle d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.

    Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif: Les rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère.

    Nous considérerons donc votre offre d'acheter notre terre. Mais si nous décidons de l'accepter, j'y mettrai une condition: l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.

    Nous sommes sauvages et nous ne connaissons pas d'autre façon de vivre. Nous avons vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l'homme blanc qui les avait abattus d'un train qui passait. Nous sommes des sauvages mais nous ne comprenons pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

    Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes? Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme. Toutes choses se tiennent.

    Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aïeux.

    Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants qu'elle est enrichie par les vies de notre peuple. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes. S'ils salissent la terre ils se salissent eux-mêmes.

    Nous savons au moins ceci: la terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

    Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille.

    Toutes choses se tiennent.

    Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie: il en est seulement un fil. Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même.

    Même l'homme blanc, dont le Dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. II y a une chose que nous savons, et que l'homme blanc découvrira peut-être un jour, c'est que notre Dieu est le même Dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas.

     

     

    Il est le Dieu de l'homme, et sa pitié est égale pour l'homme rouge et le blanc. Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c'est accabler de mépris son créateur. Les blancs aussi disparaîtront; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.

    Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du Dieu qui vous a amenés jusqu'à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l'homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d'hommes et la vue des collines en pleines fleurs ternies par des fils qui parlent.

    Où est le bison? Disparu. Où est l'aigle? Disparu. Ou sont les animaux ?Disparus. Ou est la beauté de la terre ?Disparue.

    Votre esprit de rapacité vous fera disparaître. Notre esprit nous rendra faible en apparence. Mais un jour l'idée du respect de la terre renaîtra car la fin de la vie est le début de la survivance. 

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  • Indian

     

    La fondation des États-Unis s’est faite au détriment des premiers habitants du continent : les Indiens.

     

    Depuis la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, au moins 80 millions d’Amérindiens ont disparu.

     

    Chassés de leurs terres et massacrés, ils ont été abusés pendant plus de 500 ans par les colons, leur population est aujourd’hui quasiment décimée.

     

    Toutefois, les Indiens ont tenté de résister et se sont battus pour garder les terres de leurs ancêtres, à l’image de ces chefs qui ont fait tout en leur pouvoir pour que leur peuple puisse vivre en liberté. 

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    Black Hawk

    indien-black-hawk

    Né en 1767, Black Hawk (aigle noir) est un chef de la tribu Sauk et Fox basée dans l’Illinois. Il soutient l’armée britannique dans la guerre de 1812, alors que son rival Keokukse range du côté des Américains. Choqué par la brutalité des méthodes européennes et par le nombre de pertes qu’elles entraînent, Black Hawk décide de rentrer chez lui. En 1831, il est chassé vers le Mississippi par un traité imposé de force par les colons.

    Une année plus tard, il décide de retourner dans l’Illinois avec 1000 membres de sa tribu. Traqués par l’armée et par la milice de l’Illinois, ils sont massacrés, seulement 150 personnes survivent à la tuerie. Black Hawk est alors arrêté et mis sous la tutelle de Keokuk jusqu’à sa mort en 1838. Lors de sa reddition en 1832, il fait un discours fort et emblématique sur la cause indienne : “Black Hawk s’est battu pour les siens, contre l’homme blanc qui venait, année après année, s’emparer de la terre. Les hommes blancs savent pourquoi nous avons fait la guerre et ils devraient en avoir honte. Un Indien qui serait aussi mauvais que les Blancs ne pourrait vivre parmi nous. Il serait mis à mort et dévoré par les loups.”

     

    Sitting Bull

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    Né vers 1831 dans le Dakota du Sud, Sitting Bull (bison assis) est un chef et médecin des Lakotas Hunkpapas, du peuple Sioux. En lakota, son nom signifie “bison mâle qui se roule dans la poussière”. Dès son plus jeune âge, il se démarque grâce à ses capacités physiques et son talent au tir à l’arc. Après ses 30 ans, Sitting Bull est devenu un homme saint pour les Sioux. Il doit ainsi travailler à la compréhension des rituels et de la religion de son peuple. Très spirituel, Sitting Bullcherche constamment à comprendre l’univers et à aider son peuple. Dans les années 1860, des guerres entre les Amérindiens et les Blancs auxquelles Sitting Bull prend part font des ravages dans les plaines.

    En 1868, il refuse de signer le traité de Fort Laramie : ce texte garantit aux Sioux leur territoire sacré des Black Hills, mais les prive de leur territoire de chasse, les forçant à être dépendants des rations alimentaires du gouvernement des Etats-Unis. Les Américains décident de rompre le traité lorsqu’ils se rendent compte de la présence d’or dans les Black Hills. Sitting Bullprend alors les commandes et dirige le soulèvement des Sioux. Après la bataille de Little Big Horn en 1876, à laquelle il ne participe pas car il est homme de médecine, mais qu’il dirige, il s’enfuit au Canada avec ses hommes. Sitting Bull décide finalement de retourner aux Etats-Unis et est arrêté en 1880. Après deux ans d’emprisonnement, il est emmené à la réserve de Great River. Dix années plus tard, des policiers se rendent chez lui pour l’arrêter à nouveau, il meurt d’une balle dans la nuque pendant l’arrestation.

     

    American Horse

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    American Horse (cheval américain) est un chef de la tribu Lakotas Oglalas du peuple Sioux. Il est né en 1840 dans le Dakota du Sud. Cet Amérindien a marqué l’histoire des Etats-Unis, conseiller de l’armée, il s’est battu pour l’entente cordiale avec les Blancs et pour l’éducation de son peuple. En 1870, American Horse s’installe dans la réserve de Pine Ridge où il s’allie avec le clan des Wagluhe, il devient également éclaireur pour l’armée américaine. Indien apprécié par les Blancs, American Horse les aide à combattre les chefs Crazy Horse et Sitting Bull.

    En 1876, il est chargé d’arrêter un Indien appelé Sioux Jim, mais un combat s’ensuit et s’achève par la mort de ce dernier.American Horse est également opposé à Crazy Horse, qu’il juge trop extrémiste quant à sa vision de l’homme blanc, et qu’il considère comme un rempart aux négociations avec Washington. Outre sa collaboration avec les colons, American Horse s’est démarqué par son combat pour l’amélioration des conditions de vie de son peuple. Maître de la répartie, il donna un incroyable discours en 1891 à Washington afin de condamner le massacre de Wounded KneeAmerican Horseest également historien, il est l’auteur d’un conte d’hiver retraçant l’histoire de sa tribu. Il décède en 1908 d’une mort naturelle dans sa maison de Pine Ridge.

     

    Crazy Horse

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    Crazy Horse (ses chevaux ont le feu sacré en lakota) est membre des Lakotas Oglalas du peuple Sioux. Il est l’un des chefs les plus emblématiques du combat contre les colons. Né vers 1840 dans le Dakota du Sud, il se fait rapidement une réputation de puissant guerrier. Crazy Horse prend part au combat mené par Red Cloud contre les soldats américains qui souhaitent occuper le territoire des Sioux. Il se démarque par son audace, et réussit à attirer 80 membres de l’armée dans une embuscade. Il s’agit de l’une des pires défaites des Américains dans les batailles des grandes plaines de l’Ouest. Les soldats se résignent à signer le traité de Fort Laramie avec les chefs indiens, mais Crazy Horse et Sitting Bull n’y adhèrent pas et continuent de vivre comme ils l’entendent en dehors du territoire qui leur est imposé.

    En 1876, il participe à la bataille de Little Big Horn et malmène les Américains. Après la victoire, il est toutefois contraint de se séparer de Sitting Bull pour nourrir ses chevaux, il part s’installer près de la rivière Rosebud. En 1877, Crazy Horse et sa tribu se retrouvent encerclés par des soldats. Bien qu’il refuse de se rendre, le chef est influencé par son peuple et se rend au fort Robinson dans le Nebraska. A son passage, des milliers d’Indiens se rassemblent pour chanter en l’honneur de sa bravoure. Les circonstances de sa mort sont confuses, il aurait été amené dans une pièce du fort pour rencontrer legénéral Crook, mais en se rendant compte qu’on l’enfermait, il aurait tenté de se débattre, un soldat le poignardant avec sa baïonnette.

    Crazy Horse est devenu une véritable légende pour le peuple des Amérindiens. D’ailleurs, tous les clichés de lui ne seraient pas véritables, il aurait en effet toujours refusé d’être photographié par les Blancs. En 1948, les Indiens répondent à ce qu’ils considèrent comme une profanation de leurs terres, en l’occurrence la construction du mont Rushmore dans les Black Hills, en sculptant une immense statue du visage deCrazy Horse.  

     

    Gall

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    Né dans le Dakota du Sud vers 1840, Gall est un chef de guerre de la tribu des Lakotas Hunkpapas. Véritable guerrier, il joue notamment un rôle prédominant dans la bataille de Little Big Horn aux côtés de Crazy Horse et Sitting Bull. Il suit ensuite ce dernier vers le Canada, où les Indiens se battent pour survivre face à la dureté du climat. Finalement, Gall n’est plus en accord avec les croyances de Sitting Bull, il décide alors de retourner aux Etats-Unis avec son peuple en 1880 afin de se rendre. Un an plus tard, il est emmené à la réserve de Standing Rock avec plusieurs chefs. Il y devient fermier et incite son peuple à s’accommoder à la vie dans la réserve, il se convertit même au christianisme. Il est également juge au tribunal des affaires indiennes. Gall meurt chez lui dans la réserve de Standing Rock en 1894.

     

    Dull Knife

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    Dull Knife, connu par les Cheyennes sous le nom de Morning Star (étoile du matin), est un chef des Cheyennes du Nord qui vivent dans le Montana. Sa date de naissance reste inconnue.Dull Knife participe activement à la résistance contre les Américains, notamment à la fameuse bataille de Little Big Horn en 1876 où il s’allie avec les Sioux. Après cette bataille, les Cheyennes du Nord sont attaqués et forcés à se rendre par l’armée américaine. Transportés dans l’Oklahoma, les membres de la tribu connaissent famine et maladie car ils ne peuvent pas chasser.

    Dull Knife décide alors de retourner sur ses terres avec son peuple. Bien qu’ils arrivent à éviter les troupes américaines, les Cheyennes sont attrapés et enfermés au fort Robinson dans le Nebraska. La tribu essaye de s’échapper, mais la plupart des femmes et enfants sont tués, Dull Knife parvient toutefois à fuir et rejoint la réserve sioux de Pine Ridge. Il s’installe par la suite dans une réserve mise en place pour les Cheyennes qui ont survécu dans le Montana, il y meurt en 1883. C’est notamment grâce à son courage que les Cheyennes du Nord possèdent encore aujourd’hui un territoire dans cet État.

     

    Red Cloud

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    Né en 1822 dans l’Etat du Nebraska, Red Cloud (nuage rouge) est un chef sioux de la tribu Lakota Oglalas. De 1866 à 1868, il dirige la guerre de Nuage Rouge et incite les autres chefs sioux à le suivre. Il exige le retrait des forces armées du territoire sioux, un retrait qu’il obtient grâce au traité de Laramie. La découverte d’or dans les Black Hills entraîne une guerre entre plusieurs tribus et l’armée américaine entre 1875 et 1876. Bien qu’il ne soit pas aussi radical que Crazy HorseRed Cloudrefuse de laisser ses terres aux Blancs. La supériorité des Américains est sans appel : les Sioux sont parqués dans des réserves. Red Cloud meurt dans la réserve de Pine Ridge à 86 ans.

     

    Big Foot

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    Né vers 1826, Big Foot est chef de la tribu des Lakotas Miniconjous du peuple Sioux. Pendant sa jeunesse, il est réputé pour sa diplomatie, et évite les conflits entre tribus rivales. Dans les années 1870, il s’allie à Sitting Bull et Crazy Horse pour combattre les colons. Malgré leurs efforts et quelques victoires, les chefs ne parviennent pas à prendre le dessus, Big Foot demande alors à son peuple de s’adapter au mode de vie des Américains tout en conservant ses traditions. Il s’installe dans la réserve de Cheyenne River et voyage jusqu’à Washington dans le but de faire construire une école dans la réserve.

    En plein hiver 1890, les conditions de vie dans la réserve sont devenues si mauvaises que Big Foot décide de marcher 250 kilomètres pour rejoindre une autre tribu dirigée par Red Cloud. La cavalerie américaine les rattrape le 28 décembre. Affaibli, Big Foot préfère se rendre alors qu’il se trouve à Wounded Knee. Pendant le désarmement des Indiens, les soldats américains ouvrent le feu et tuent entre 300 et 350 personnes, dont Big Foot, avant de les jeter dans la fosse commune. Il s’agit du dernier massacre de la conquête sanglante de l’Ouest.

     

    Crow King

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    Crow King (roi corbeau) est un Hunkpapa, du peuple Sioux. Il est connu pour avoir participé à la fameuse bataille de Little Big Horn commandée par Sitting Bull, il est l’un des chefs de guerre de ce combat, où il mène 80 hommes. Cette bataille meurtrière ouvre les yeux à Crow King, qui réalise que la seule manière pour que son peuple ne soit pas décimé par les Blancs est de capituler et de collaborer avec eux. Ces idées le mettent d’ailleurs en conflit avec Sitting Bull. Il insiste pour que les membres de sa tribu aient une éducation afin d’adopter le style de vie des Américains. Crow King est mort en 1884 des suites d’un long rhume.

     

    Chef Joseph

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    Chef Joseph est né vers 1840, il succède à son père en prenant la tête en 1871 de la tribu des Nez Percés, établie dans l’Oregon (nord-est des Etats-Unis). Il suit les paroles de ce dernier, qui lui affirme que les Blancs lui réclameront sa terre et qu’il se doit de la défendre à tout prix. La découverte d’or sur le territoire des Nez Percés motiva les Américains à les chasser. Pendant plus de six ans, ils tentent de négocier avec Chef Joseph, en vain. Ce dernier mène la résistance face aux Blancs et remporte une douzaine de batailles face à l’armée des Etats-Unis. Refusant que son peuple ne s’établisse dans une réserve de l’Idaho, le chef se rend compte que la fuite est inévitable.

    Il entreprend alors une marche longue de 2 100 kilomètres avec des centaines d’hommes, femmes et enfants afin d’atteindre la frontière canadienne, où ils trouveront la paix. Totalement exténués et malades, ils sont attaqués par l’armée américaine à seulement 65 kilomètres de leur but et finissent par se rendre. Le discours prononcé par Chef Joseph à cette occasion reste ancré dans la mémoire des Indiens : “Vous ne pouvez pas plus espérer voir les rivières remonter à leur source que de voir un homme né libre qui soit heureux enfermé et parqué en lui refusant la liberté d’aller où il veut.” La plupart des personnes sont emmenées dans l’Oklahoma où elles meurent de la malaria. 

     

    Chef Joseph, quant à lui, se rend dans l’Etat de Washington, il y meurt en 1904, de tristesse selon le médecin de la réserve.

     

    Plenty Coups

    indien-plenty-coups

    Plenty Coups est né en 1848, il fait partie de la tribu des Mountain Crows. A 11 ans, il a une vision qui est interprétée comme une véritable prophétie par les anciens : l’homme blanc s’emparera des territoires indiens, sauf de celui des Crows, mais pour cela, ils doivent apprendre à travailler en collaboration avec les Américains. En 1876, il devient chef, au même moment que la bataille de Little Big Horn qui oppose les Blancs aux Sioux et aux Cheyennes, les ennemis jurés des Crows. Plenty Coups joint l’armée des Etats-Unis, en espérant que ces derniers n’empiéteront pas sur son territoire.

    Un rêve qu’il réalise, puisque après avoir négocié à Washington, Plenty Coups arrive à garder 80 % de la terre des Crows en sa possession. Selon lui, la seule façon de survivre face aux Blancs est de collaborer avec eux et de s’éduquer.

    A sa mort en 1932, la vision qu’il avait eue en étant enfant s’est réalisée : les Américains ont totalement annexé les territoires indiens, sauf le sien.

     

    Ouray

    indien-ouray

    Ouray, flèche en Ute, est un chef de la tribu des Ute, basée dans le Colorado, il est né en 1833. Il est autant considéré comme le gardien de son peuple que l’ami de l’homme blanc. Ce dernier a malheureusement profité de la faiblesse d’Ouray, la disparition de son fils, pour lui prendre son territoire. Alors qu’il n’a que cinq ans, le fils d’Ouray est enlevé par une tribu ennemie. Des années plus tard, un commissaire chargé des affaires des Indiens prétend avoir retrouvé l’enfant en présentant un orphelin à Ouray.

    Piégé sans s’en rendre compte, le chef cède une grande partie de sa terre riche en minéraux aux Américains. Ouray est reconnu comme chef des Ute par le gouvernement des Etats-Unis. En 1880, il se rend ainsi à Washington afin de témoigner devant le Congrès sur la guerre de White River, qui opposa sa tribu à l’armée une année plus tôt. Avec l’espoir de signer un traité pour pouvoir conserver ses terres, Ouray échoue, les Etats-Unis font déplacer la tribu des Ute dans l’Utah. Le chef meurt quelques mois plus tard.

     

    Manuelito

    indien-Manuelito

    Manuelito est né vers 1818 dans l’Utah, sur la terre de sa tribu, les Navajos. Il est un chef très réputé au sein de son peuple, et mène la résistance face aux Américains.

     

    En 1864, la réserve de Bosque Redondo est construite dans le sud-est du Nouveau-Mexique. Les Indiens de plusieurs tribus, dont les Navajos, sont sommés de s’y rendre. Il s’agit de la Longue Marche, une période particulièrement douloureuse pour les Navajos qui doivent marcher plus de vingt jours pour quitter la terre de leurs ancêtres.

    Les conditions de vie dans la réserve de Bosque Redondo sont très mauvaises : pas assez de nourriture, pas d’eau et une hygiène catastrophique.

     

    En 1868, Manuelito parvient à signer un traité permettant aux Navajos de retourner sur leur territoire, il devient alors chef suprême des Navajos de l’Est. Quatre années plus tard, il est nommé chef de la police de la tribu. Manuelito meurt en 1894 d’une pneumonie.

     

    Cochise

    indien-cochise

    Cochise appartient à la tribu apache des Chiricahuas, il est né vers 1810 dans l’État de l’Arizona. Il hérite son statut de chef par son père. Son enfance est relativement calme, bien qu’il grandisse pendant la guerre d’indépendance mexicaine, qui influe négativement sur les relations entre les Mexicains et les Apaches. En 1861, Cochise est accusé à tort d’avoir enlevé un enfant blanc, il est alors pris en otage par un lieutenant. Le chef parvient à s’échapper, mais des membres de sa famille sont capturés. Cochise ordonne l’enlèvement de quatre Américains dans le but de négocier la libération de ses proches, mais tous les otages sont exécutés.

    Meurtri par la pendaison de son frère et de ses neveux, il s’allie au grand chef Mangas et se bat contre les colons, mais ils ne parviennent pas à les repousser. Il devient grand chef à la mort de Mangas, torturé par les Américains.

     

    Il se cache avec son peuple pendant une dizaine d’années sur le territoire du mont Dagoon, menant une politique de terreur auprès des colons. Cochise finit par se lier d’amitié avec un Blanc,Thomas Jeffords, forcé de traverser les terres apaches afin de transmettre le courrier. Ce dernier le persuade de négocier la paix avec les Américains, la réserve de Sulphur Springs est alors créée. Cochise s’y installe et y meurt, en 1874. Le personnage de Cochise a été vivement repris dans la culture américaine, notamment dans les westerns et dans les bandes dessinées.

     

    Geronimo

    indien-geronimo

    Geronimo est certainement l’un des Indiens les plus emblématiques du combat pour la liberté de son peuple. Né le 16 juin 1829, il fait partie de la tribu apache Bendonkohe vivant au Nouveau-Mexique, alors sous domination mexicaine.Geronimo n’est pas chef mais chaman, ce qui lui vaut un très grand respect. En 1858, sa mère, sa femme et ses trois jeunes enfants sont sauvagement assassinés par des membres de l’armée mexicaine, un évènement qui pousse Geronimo à mener des expéditions punitives au Mexique.

    En 1876, la réserve des Chiricahuas, qu’il a rejoint par alliance, est fermée par les Américains qui déplacent les Indiens y vivant dans une autre réserve appelée San Carlos. Désertique et aride, cet endroit est désastreux pour l’avenir des Apaches. Le chaman s’enfuit à plusieurs reprises, parfois avec de nombreux femmes et enfants. Il mène des raids parfois sanglants contre les colons, mais il se rend à chaque fois. Geronimo est réputé pour son ingéniosité, ses connaissances font de lui un combattant hors pair, d’où les nombreux efforts de l’armée américaine pour le retrouver.

    En 1886, il se rend pour la dernière fois. Fatigué de se battre, il est transporté avec des membres de sa tribu en Floride, où le climat humide tue nombre d’entre eux qui étaient habitués à la sécheresse du désert.

    En 1906, il dicte l’histoire de sa vie et affirme qu’il regrettera toujours de s’être rendu.Geronimo meurt des suites d’une pneumonie en 1909, son dernier souhait étant d’être enterré sur sa terre natale.

     

    Geronimo en 1887 : 

    geronimo

     

    Afin d’obtenir les terres des Indiens, et surtout les ressources qui s’y trouvaient, les Blancs ont entrepris de les parquer dans des réserves. Ces hommes ne sont pas parvenus à les repousser malgré leur incroyable bravoure. A l’heure actuelle, les Amérindiens vivent dans des réserves dans des conditions déplorables : pauvreté, chômage, alcoolisme… Les premiers habitants de l’Amérique sont totalement oubliés, leur culture a été détruite et leur cause est très rarement défendue dans les discours des hommes politiques.

     

    Connaissiez-vous l’histoire des Amérindiens ou découvrez-vous leur combat et celui de leurs chefs ?

     

    Sources : http://soocurious.com/fr/indien-chef-histoire/

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    La sécession du Sud et l’éclatement de la guerre

    Avant de commencer, précisons que ceci est la dernière partie du chapitre 1, relatif aux causes de la guerre.

    Le premier Etat esclavagiste à faire sécession fut la Caroline du Sud le 20 décembre 1860, elle fut suivie du Mississippi le 9 janvier 1861, de la Floride le 10 janvier, de l’Alabama le 11, de la Géorgie le 19, de la Louisiane le 26 et du Texas le 1er février.

    Contrairement à ce qu’il s’était passé lors de la convention de Nashville de 1850, les sudistes ne réunirent pas les représentants de tous les Etats du Sud au sein d’une même convention afin d’aboutir de manière collective à une séparation, mais optèrent plutôt pour une sécession Etat par Etat afin de pouvoir obtenir celle-ci de manière plus rapide. Cette volonté de rapidité émana des Fire-eaters qui se souvenaient que Nashville avait été une cacophonie menant à la victoire des modérés.[1]
    La sécession se fit donc par les conventions des Etats séparément, c’est ainsi que le 20 décembre, la convention de Caroline du Sud approuva à l’unanimité une ordonnance stipulant: « The union now subsisting between South Carolina and other States, under the name of the « United States of America, » is hereby dissolved ». Cet acte entraîna une réaction en chaîne par laquelle six autres Etats firent de même au début de l’année 1861 avec des résultats de vote tournant autour des 80%

    La sécession du Sud et l’éclatement de la guerre

     Et bien que le Texas fut le seul Etat à soumettre sa décision à la souveraineté populaire, ces chiffres représentent fort probablement de manière fidèle l’opinion majoritaire de la population blanche de ces régions. Non pas que les Etats ne souhaitaient pas s’appuyer sur un soutien populaire ou vérifier que la population était en accord avec une décision aussi importante, mais ils cédèrent plutôt à la nécessité d’agir vite

     

    La sécession du Sud et l’éclatement de la guerre

    Une fois les Etats séparés de l’Union, ils organisèrent une convention collective à Montgomery dans l’Alabama le 4 février 1861 où ils formèrent et adhérèrent aux Etats confédérés d’Amérique. En un mois, cette confédération d’Etats fut dotée d’une constitution fortement basée sur la Constitution américaine de 1787 mais autorisant explicitement l’esclavage et en prohibant l’interdiction de celui-ci.[4] Jefferson Davis, un gradué de West Point ayant combattu durant la Guerre Américano-mexicaine, ancien sénateur fédéral du Mississippi et secrétaire à la guerre des Etats-Unis de 1853 à 1857, fût nommé président et Alexander Stephens, ancien député du parlement géorgien et sénateur de Géorgie au Congrès, obtint le poste de vice-président. Tout deux furent nommé pour une durée de six ans par la convention puis confirmé par le Congrès confédéré en novembre sans que le peuple ne soit jamais convoqué.

     

     

    La sécession du Sud et l’éclatement de la guerre

     

     

    Comment le Nord réagit-il à cette sécession? Premièrement, celui-ci se trouvait dans une position politique délicate. Le président en poste, James Buchanan, ne disposait plus de la légitimité politique suffisante pour prendre une décision sur ce dossier mais celui qui avait cette légitimé, Abraham Lincoln, n’était, lui, pas en encore poste de sorte qu’il ne pouvait légalement pas prendre de décision. C’est ce que l’on nomme le syndrome du Canard-Boiteux (Lame-Duck Syndrom), une particularité institutionnelle du système américain dût à la période séparant l’élection du nouveau président et son investiture.

     

     Malgré tout, dans son ultime discours au Congrès, Buchanan soutint la thèse établissant l’illégalité de la sécession car selon lui, la souveraineté des Etats n’était nullement supérieure à celle de l’Union.

     Une grande partie de la presse nordiste lui emboita le pas.

     

    Mais il faut tempérer sa déclaration car il précisa plus tard que, pour lui, si un Etat ne pouvait se retirer de l’Union, rien ne permettait à celle-ci de contraindre un Etat à la réintégrer.[7]
    Les démocrates du Nord tentèrent de faire voter par le Congrès des compromis mais tous furent rejeter aussi bien par le Sud que par les républicains. Ceux-ci préférèrent adopter une position plus attentiste. En effet, ils choisirent de ne rien faire qui serait susceptible de fâcher le Sud en espérant que la « folie révolutionnaire » s’estomperait et que les modérés reprendraient les choses en main. Cette position des républicains partait du postulat qu’il existait dans les Etats du Sud une majorité silencieuse unioniste et ils pensaient que ne rien faire de concret vis-à-vis de la sécession prouverait aux sudistes que le Nord n’entendait pas menacer leur mode de vie afin de donner des armes à cette majorité silencieuse pour qu’elle soit en mesure de reprendre le contrôle du Sud et le ramener dans le droit chemin en plus d’éviter de jeter dans la sécession les Etats esclavagistes qui n’avaient pas fait défection.[8] Mais, les évènements devaient finalement en décider autrement.

    Par la suite de nombreuses enquêtes furent réalisées par des historiens afin de savoir si cette majorité existait mais aucune n’a été capable d’en amener la preuve.

    Avant d’analyser la suite des évènement, une question importante reste en suspens, la sécession était-elle un acte légal, respectait-elle les dispositions de la Constitution américaine ou bien était-elle au contraire un acte illégal et révolutionnaire?
    Sans surprise, sur cette question, le Sud s’opposa au Nord. La Constitution ne disait rien à ce propos et le cas ne s’étant encore jamais présenté dans l’histoire juridique américaine aucune disposition légale n’avait été prise pour régler cette éventualité.
    Les sudistes étaient profondément convaincu de la légalité de leur acte et se fondaient pour cela sur deux arguments. Le premier tenait à la construction de l’Union et aux Droits des Etats. Pour les sécessionnistes, celle-ci fut établie par des Etats souverains qui avaient, sur base de leur propre volonté, ratifié la Constitution, rejoint l’Union et lui avaient délégué des compétences après que leurs conventions en aient décidés de la sorte. Il était donc parfaitement logique, selon eux, qu’une convention disposait également du droit de reprendre sa souveraineté et se retirer de l’Union. Néanmoins, cette théorie semble de prime abord oublier que de nombreux Etats (cinq sur sept de ceux composant les Etats Confédérés d’Amérique à ce moment) virent le jour après l’entrée en vigueur de la Constitution. Mais à cela, la réponse sécessionniste était que ces Etats étaient entrés dans l’Union après avoir rédigé une Constitution d’Etat, de sorte qu’avant de la rejoindre ils avaient joui d’une souveraineté nationale.[9]
    Le deuxième argument se basait, lui, sur le droit de révolution.[10] Ce droit n’en est pas vraiment un, il s’agit plutôt d’une notion juridique vague s’approchant fortement de ce que l’on appelle aujourd’hui le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Dans la tradition américaine, le droit de révolution se rapporte à la Déclaration d’Indépendance Américaine qui proclama: « That whenever any Form of Government becomes destructive of these ends, it is the Right of the People to alter or to abolish it, and to institute new Government, laying its foundation on such principles and organizing its powers in such form, as to them shall seem most likely to effect their Safety and Happiness ».[11] Ainsi, comme les treize colonies, les Etats du Sud disposaient du droit de se révolter contre le gouvernement central de Washington et ce même si le droit de sécession ne leur était pas reconnu comme l’estimaient certains sudistes.[12]

    Bien sûr, au Nord, cette rhétorique indépendantiste n’était nullement reconnue. Pour les nordistes, l’Union était antérieure aux Etats et c’est elle qui en avait fait des Etats alors qu’ils n’étaient au départ que des « colonies-unies ». Il n’y avait donc jamais eu d’Etat indépendant préalable à l’Union et pouvant de la sorte réclamer le retour de sa souveraineté et de son indépendance.[13]Lincoln ajouta que jamais un gouvernement n’avait inclus dans sa loi fondamentale une clause d’autodestruction, dès lors la sécession était illégale et il précisa donc que la seule manière par laquelle le Sud pouvait obtenir cette indépendance, c’était par la révolution. [14]
    Mais là encore, Lincoln, résumant la position nordiste, même s’il reconnaissait l’existence du droit à la révolution, puisque le Nord et le Sud partageaient le même passé révolutionnaire, remettait en cause l’invocation de ce droit. Il clarifia sa pensée: « [ The revolution is ] a moral right when it’s exercised for a morally justifiable reason. But when it’s exercised independently of such cause, the revolution is not a right but simply the improper application of physical power ».[15] Que cette cause soit le maintien de l’esclavage, les Droits des Etats ou la préservation du mode de vie sudiste, les nordistes les rejetaient toutes en jugeant que dans un système démocratique et constitutionnel, aucune de ces causes ne pouvait justifier qu’une minorité s’impose à la majorité. Or l’élément déclencheur de la sécession ayant été l’élection de Lincoln, aucune de ces causes ne pouvaient être juste puisque la majorité avait décidé d’accorder le pouvoir à celui-ci en respectant les mécanismes électoraux prévus par la Constitution.[16]
    En conclusion, la question de la légalité de la sécession, qui allait encore alimenter de nombreux débats juridiques longtemps après la guerre, était surtout une question de point de vue et le Sud s’était bien séparé du Nord de facto, peu importe le nom que devait prendre cet acte et peu importe qui avait légalement « raison ».

    La stratégie attentiste des républicains ne pouvait durer indéfiniment, au bout d’un certain temps soit elle devait ramener le Sud dans l’Union soit un évènement demandant une prise de décision radicale devait apparaître. C’est cela qui se produisit. Le gouvernement confédéré avait, dès son installation, commencé à prendre possession de manière pacifique d’un certain nombre de propriétés fédérales telles que des bâtiments militaires, des mines, des cours de justice ou les droits de douane.[17] Mais le point qui allait causer le plus de problème était la question des forts qui avait été érigés dans le but de défendre les côtes des Etats-Unis contre des attaques provenant de la mer.[18] Ces forts dataient de trois générations différentes, les premiers avaient été érigés après la guerre d’indépendance, les seconds avaient commencé à être construits à partir de 1802 et la dernière génération avait vu le jour à la suite de la Guerre Anglo-américaine de 1812. Cet ensemble de forts constituait à cette époque la seule réalité de la Doctrine Monroe qui, énoncée par le président James Monroe, établissait une ligne directrice de la politique étrangère américaine selon laquelle le continent américain constitue la zone d’influence protégée des Etats-Unis.[19] Au début de l’année 1861, les autorités sudistes avaient pris le contrôle de tous les forts présents le long des côtes de la Confédération telle qu’elle était avant que la guerre n’éclate, à l’exception de quatre: le fort Pickens devant Pensacola en Floride, les forts Jefferson et Taylor présents dans l’archipel floridien des Keys et le fort Sumter dans la baie de Charleston en Caroline du Sud.[20]
    De part sa position proche de la ville de Charleston, la capitale du premier Etat à avoir fait sécession, le fort Sumter devint un enjeux important, surtout symboliquement.[21] Les sudistes envoyèrent des représentants à Washington afin de demander et obtenir le retrait de la garnison fédérale et le transfert du fort mais Lincoln, tout juste entré en fonction le 5 mars, s’y opposa. Cependant, le fort commençait à être à cours de vivre et nécessitait un réapprovisionnement.[22] Cette situation plaça le gouvernent nordiste devant un dilemme, fallait-il réapprovisionner le fort et si oui, pouvait-on utiliser la force à cette fin avec pour conséquence fort probable de déclencher une guerre, ou était-il préférable d’abandonner le fort aux sudistes. Utiliser la force, et donc endosser la responsabilité de l’ouverture des hostilités, aurait diviser le Nord et unis le Sud en jetant dans les bras de la Confédération les Etats esclavagistes qui n’avaient pas fait sécession car ceux-ci auraient alors vu en action ce que craignait le Sud tout entier, un président décidé à menacer leur mode de vie. Lincoln trancha finalement et décida d’envoyer des navires d’approvisionnement après avoir informé le gouvernement confédéré que l’escadre ne comptait que des vivres et qu’ils n’ouvriraient le feu que si les sudistes le faisaient préalablement. Ainsi, Lincoln renvoyait la balle au Sud, s’ils tiraient, les confédérés seraient responsables du déclenchement de la guerre. Le commandant du Fort, le major Anderson, un kentuckien ancien propriétaire d’esclaves et partisan des droits du Sud mais surtout fidèle de l’Union, envoya donc une note au gouverneur de Caroline du Sud dans laquelle il l’informa de la décision de Lincoln: « I am directed by the President of the United States to notify you to expect an attempt will be made to supply Fort Sumter with provisions only; and that, if such attempt be not resisted, no effort to throw in men, arms, or ammunition will be made without further notice, or in case of an attack upon the fort ».[23]
    Bien qu’ils comprirent le dilemme dans lequel Lincoln les mettaient, les membres du gouvernement confédéré ordonnèrent au commandant des troupes sudistes présentes face au fort, le général Pierre Gustave Toutant de Beauregard, qui avait suivi les cours du major Anderson à West point, de prendre le fort Sumter avant l’arrivée des réapprovisionnements. Après le rejet d’une demande de reddition, Beauregard fit ouvrir le feu à 4h30 le 12 avril 1861 à partir des autres forts côtiers et sous contrôle sudiste, les forts Johnson et Moultrie.[24]

    Figure 16: Le système de fortification côtière de la Baie de Charleston

    Après 33 heures de bombardement, la garnison de fort Sumter déposa les armes et se rendit.[25] Malgré un engagement violent – les sudistes tirèrent près de 3500 coups et les nordistes un millier – aucune victime ne fut à déplorer à l’exception d’une mule sudiste. Anderson et sa garnison obtinrent le droit de repartir en bateau pour le Nord sans être fait prisonnier, ce fut une manière, vaine, pour le Sud de donner l’impression formelle de ne pas avoir déclenché la guerre avec le Nord.[26]

    L’attaque de fort Sumter eu d’importantes conséquences au Nord comme au Sud.
    Au Nord, la presse et l’opinion publique étaient unanimes, l’assaut devait être vengé. En conséquence, Lincoln appela à l’engagement de 75 000 volontaires pour effectuer un service militaire de 90 jours afin de mater l’insurrection sudiste. Dans de nombreux Etats du Nord, l’enthousiasme fut tel que les quotas de recrutement furent rapidement dépassés.[27]
    Dans le Sud, l’annonce de la prise du fort souleva également l’engouement populaire. Mais c’est vers les Etats du Sud qui n’avaient pas fait sécession que tout les regards se tournèrent, qu’allaient faire la Virginie, le Kentucky, le Maryland, le Delaware, le Missouri, le Tennessee, l’Arkansas et la Caroline du Nord? Au final, quatre firent sécession et quatre restèrent dans l’Union.

    La Virginie, où l’annonce de l’ouverture des hostilités couplée à celle du recrutement de troupes au Nord favorisa les partisans de la sécession, fut, le 17 avril, le premier Etat du Haut-Sud à réunir une convention qui vota par 88 voix contre 55 la sécession et l’adhésion à la Confédération. Cette décision fut ratifiée le 23 avril par une large majorité de la population, 128 884 pours et 32 134 contres.[28] Le 27 avril, la convention proposa au gouvernement confédéré de faire de Richmond, capitale de l’Etat de Virginie, la capitale des Etats confédérés d’Amérique, ce qui fut accepté le 23 mai en raison des difficultés rencontrées pour organiser le gouvernement à Montgomery.[29] La sécession de la Virginie fut loin d’être anodine. Le 18 avril, des unités de la milice de Virginie prirent possession de l’arsenal d’Harpers Ferry et des ses précieuses machines avant de l’évacuer ainsi que de l’arsenal naval de Gosport, la plus grande base navale des Etats-Unis mais échouèrent à prendre le contrôle de la Forteresse Monroe à l’embouchure de la James River, se contentant du Fort Calhoun situé en face sur l’autre rive. Cet Etat était le plus peuplé du Sud, à lui seul, il était aussi industrialisé que l’ensemble des sept premiers Etats sécessionnistes, et surtout il apporta à l’armée confédérale certains de ses plus brillants généraux tels que Robert Edward Lee, Thomas Jonathan Jackson, James Longstreet, James Ewell Brown Stuart ou encore Joseph Eggleston Johnston. La sécession de la Virginie eut également pour conséquence de convaincre trois autres Etats du Haut-Sud à en faire de même.

    Ainsi, le second Etat esclavagiste, jusqu’alors toujours membre de l’Union, à rejoindre la Confédération fut l’Arkansas le 6 mai lors d’une convention approuvée par 65 voix contre 5 mais sans ratification populaire.[30] Là aussi, la milice de l’Etat prit possession des arsenaux fédéraux du fort Smith et de Little Rock en plus d’autoriser l’artillerie confédérée à s’installer à Helena afin d’interdire la navigation de navires nordistes sur le Mississippi.[31]

    Le lendemain de l’Arkansas, ce fut le Tennessee qui se sépara de l’Union. Là, il n’y eu même pas de convention, la sécession ayant été décidée par une déclaration d’indépendance ratifiée par une consultation populaire le 8 juin. Mais avant même que ce référendum ne valide, par 104 913 voix pour et 47 238 voix contre, la sécession, le gouvernement du Tennessee avait accordé aux troupes confédérées l’entrée dans l’Etat.[32]

    Le dernier Etat du Haut-Sud à rejoindre la Confédération fut la Caroline du Nord le 20 mai par une convention qui ne fut pas ratifiée par la population, mais là aussi il ne fait aucun doute que celle-ci aurait sûrement donné son approbation. Mais avant même que la convention ne soit réunie, le gouverneur de l’Etat avait ordonné à la milice de prendre possession des trois forts côtiers et de l’arsenal de Fayetteville.[33]

    Dans ces quatre Etats, comme dans les sept ayant déjà fait sécession, les milices jouèrent un rôle important en prenant rapidement le contrôle de positions ou de bâtiments stratégiques. Cette rapidité de mobilisation est la conséquence directe de l’expédition de John Brown sur Harpers Ferry. En effet, suite à ce raid, de nombreux sudistes craintifs de voir une révolte d’esclaves ou un nouveau raid nordiste se produire sur leur territoire, avaient commencé à s’organiser afin de pouvoir réagir rapidement en cas d’alerte, exactement comme l’avaient fait les Minute Men au début de la Guerre d’Indépendance. Précisons également que le 6 mars, Jefferson Davis avait, par une loi votée par le Congrès confédéré, autorisé le recrutement d’une force de 100 000 hommes pour défendre la Confédération.

    Les quatre autres Etats esclavagistes du Haut-Sud, le Delaware, le Maryland, le Kentucky et le Missouri, restèrent dans l’Union. Pour ce qui concerne le Maryland et le Delaware, ces deux Etats subirent l’influence directe de la présence de la ville de Washington à leur proximité, avec tout ce qu’elle représente pour l’Union.[35] L’arrivée et la présence des troupes nordistes dans la capitale fédérale eut pour conséquence de couper court à toute tentative de sécession bien que des tentatives eurent lieu au Maryland où une forte minorité était favorable à la sécession et la présence de troupes unionistes dans les comtés où les partisans sécessionniste étaient majoritaires donna lieu à quelques affrontements entre les mois d’avril et mai 1861.[36]
    Au Delaware, l’unionisme de la population ne faisait pas de doute car bien que l’Etat ne soit pas libre officiellement, il l’était officieusement tant sa population d’esclaves était faible. L’assemblée législative y décida assez vite de s’opposer à toute sécession.

    Au Missouri, la situation entre les pro-sécessionnistes et les pro-unionistes se tendit très rapidement au point qu’un début de guerre civile interne à l’Etat éclata. Elle opposa d’un côté le gouverneur pro-sudiste du Missouri, Claiborne Fox Jackson et Sterling Price, un officier ayant fait la guerre du Mexique et lui aussi favorable à la Confédération. De l’autre côté, se trouvaient Francis Preston Blair Jr, un membre du Congrès originaire du Missouri et le capitaine Nathaniel Lyon commandant de l’arsenal de St-Louis, tous deux étant desFree-soilers convaincus.[38] Au terme de quelques combats[39] aux mois de juin et juillet 1861, le gouverneur, la législature pro-sudiste de l’Etat et la milice de Price furent contraint d’évacuer Jefferson City, la capitale du Missouri et cédèrent le contrôle de l’Etat aux unionistes qui le maintinrent dans l’Union après qu’une nouvelle législature ait été mise sur pied.[40]

    Enfin, le Kentucky était un Etat d’une très grande importance stratégique. Lincoln dit même de lui, « I hope to have God on my side, but I must haveKentucky ».[41] Cet Etat disposait d’une position géographique idéale permettant d’utiliser la rivière Ohio comme ligne de défense ou comme voie d’invasion selon la position occupée. Les rivières Cumberland et Tennessee, deux affluents de l’Ohio, traversaient l’Etat du Sud vers le Nord si bien qu’en les remontant on pénétrait jusqu’au cœur du Tennessee et aux abords de l’Alabama en en faisant des voies d’invasion toute tracées. En plus de cela, le Kentucky disposait d’un tissu industriel conséquent et d’une population relativement forte pour un Etat esclavagiste.


    Dans un premier temps, la législature de l’Etat décida de la neutralité et bien que certains nordistes pointèrent que cela était une hérésie, – car en faisant cela le Kentucky s’estimait en droit de clamer sa souveraineté vis-à-vis du pouvoir fédéral or c’était là la cause de la sécession du Sud et de l’éclatement de la Guerre – Lincoln accepta cela et se montra patient envers le Kentucky car il estimait avoir trop besoin de celui-ci pour oser le brusquer.


    Cela paya finalement car à la suite d’une tentative d’invasion confédérée de l’Etat menée par le général Leonidas Polk, le 3 septembre 1861, la législature du Kentucky, majoritairement pro-unioniste, vota, le 7 septembre, l’allégeance à l’Union. Parallèlement, le général unioniste Ulysses Simpson Grant pénétra dans l’Etat par le Nord et bien que les deux camps avaient envahi le Kentucky neutre, Polk avait été le premier agresseur ce qui avait couté l’entièreté de l’Etat aux confédérés.[44] Ou du moins, sur les plans territorial et légal car au cours de la guerre de nombreux kentuckiens prirent les armes pour le Sud, dans une proportion de deux hommes pour trois qui combattirent dans les rangs fédéraux.[45]

    Cependant, les confédérés n’entendaient pas renoncer à toute prétention sur le Kentucky pour autant. Le 18 novembre une convention composée de deux cents délégués pro-sudistes vota la sécession qui fut reconnue le 10 décembre par Richmond en tant que treizième Etat de la Confédération.[46]Treizième car le 3 novembre 1861, Claiborne Jackson, le gouverneur pro-sudiste du Missouri avait réunit la législature qui l’avait suivi dans sa fuite de Jefferson City à Neosho, dans le Nord de l’Arkansas, où celle-ci ratifia une ordonnance de sécession approuvée par Richmond le 28 novembre.[47] Ainsi, la Confédération revendiqua tout au long de la guerre le Missouri et le Kentucky. De son coté, l’Union fit de même avec une part du Tennessee dont la partie orientale comptait presque exclusivement des partisans unionistes qui tentèrent de faire sécession du reste de l’Etat. Cependant, en l’absence de soutien des forces fédérales la tentative échoua.[48] Malgré tout, de nombreux habitants du Tennessee s’engagèrent dans l’armée fédérale.

    En Virginie par contre, où les unionistes étaient majoritaires dans les comtés de l’Ouest, la sécession d’une partie de l’Etat et son rattachement à l’Union en tant qu’Etat à part entière aboutit grâce à cette présence militaire, formant ainsi le nouvel Etat de Virginie Occidentale. Afin de s’assurer une légitimité populaire, les instances unionistes organisèrent un référendum le 24 octobre 1861 qui approuva la sécession. Une convention constitutionnelle fut appelée en janvier 1862 et rédigea une constitution qui fut approuvée par le Congrès le 23 mai 1862 et la Virginie-Occidentale fut admise dans l’Union en tant qu’Etat esclavagiste doté d’une constitution prévoyant une émancipation progressive.[49] Ce nouvel Etat, le 35ème à rejoindre l’Union, ne fut bien sur jamais reconnu ni par la Virginie ni par la Confédération qui le revendiquèrent jusqu’à la fin.

    Afin de compléter la présentation de la division politique du pays, précisons que deux territoires avait également fait sécession pour rejoindre le Sud. Le premier était ce que l’on nommait à l’époque le Territoire indien, aujourd’hui l’Oklahoma. Celui-ci rejoignit la confédération sous la pression des troupes confédérées du Texas qui occupèrent le terrain après que les forces fédérales l’aient abandonné. De nombreuses tribus indiennes y vivant combattirent pour la confédération et quelques-unes pour l’Union.[50]
    Le second territoire à avoir rejoint la confédération fut le Territoire confédéré d’Arizona. Le Territoire unioniste du Nouveau-Mexique était dans sa partie sud fortement dominée par des éléments pro-sudistes et, en mars 1861, les habitants de la ville de Mesilla appelèrent une convention devant traiter de la possibilité de la sécession de la partie sud-est du territoire vis-à-vis du reste. Cela fut finalement accepté le 16 mars et le 28, la ville de Tucson représentant la partie sud-ouest du territoire, organisa elle aussi une convention sécessionniste approuvant la convention de Mesilla à la suite de quoi le Territoire confédéré d’Arizona fut instauré et doté d’un gouvernement provisoire reconnu par la Confédération.[51]

    Figure 17: Les Etats confédérés d’Amérique et les territoires revendiqués

    Source: MEINIG Donald William, The Shaping of America: A Geographical Perspective on 500 Years of History, New Haven and London: Yale University Press, 1993, vol. 2, p. 485.

    Cela a déjà été mentionné plus tôt, pour de nombreux historiens la sécession devait immanquablement se produire mais la guerre, elle, n’était pas inévitable. Qu’en est t’il vraiment? Nous avons déjà montré que le développement socio-économico-politique des Etats-Unis avait conduit à deux communautés de plus en plus opposées sur des questions majeures avec pour conséquence inévitable de les mener à l’épreuve de force politique, or la seule modalité d’épreuve de force politique entre deux communautés opposées est la séparation, en d’autres termes, la sécession.
    Pour se qui concerne l’éclatement de la guerre, trois solutions étaient envisageables pour que la sécession n’y mène pas.

    Premièrement, le Nord accepte la sécession, c’est la théorie du « partez en paix ». Cela revient à dire que les Etats du Nord accordent aux Etats du Sud le droit de se retirer de l’Union que ce soit de son plein gré ou suite à des pressions venues de l’extérieur c’est-à-dire les puissances européennes. Fort logiquement, cela n’entrainerait pas la Guerre de Sécession mais un autre problème se pose, celui de la survie de l’Union à court et moyen terme. L’autorisation de laisser partir certains Etats risquait de rapidement entrainer un mouvement centrifuge en montrant à d’autres régions du pays que la possibilité était ouverte. Or le risque était grand, en effet, peu après le début de la sécession des velléités indépendantistes avaient commencés à se manifester dans les Etats du Midwest et surtout dans la ville de New York où le maire avait déclarer son intention d’en faire une ville libre bien que le projet avorta.[52]
    Cette solution du « partez en paix » aurait donc certes évité la guerre à court terme mais elle aurait fort probablement condamné l’existence de l’Union américaine en la divisant en plusieurs Etats indépendants, reproduisant de la sorte sur le continent nord-américain le système de division politique présent en Europe avec pour conséquence d’ouvrir la possibilité de conflits entre eux de sorte qu’une ou plusieurs guerres auraient eut lieu à la place de la Guerre de sécession.

    La deuxième possibilité pour éviter la guerre aurait été que l’une des propositions de compromis faite avant l’assaut sur fort Sumter aie été acceptée. Mais si tous ceux-ci ont été repoussés, c’est pour de bonnes raisons, la situation du moment était telle qu’il était impossible que les sudistes les acceptent. Aussi pour qu’une telle chose se produise, il aurait fallu changer la donne mais reste à savoir comment. Le compromis proposé ayant eu le plus de chance d’être accepté, le compromis Crittenden offrait au Sud des concessions très importantes. Mais au final, celui-ci fut tout de même repoussé, il est donc fort peu probable qu’un autre, même s’il devait accorder encore plus de concessions aux confédérés, aurait fonctionné. Même si la possibilité ne peut cependant pas être écartée. On peut dès lors lancer des pistes auxquelles les responsables de l’époque n’ont pas pensé, comme par exemple la mise en place d’un système fédéral à double vitesse dans lequel les deux communautés aurait une relation différentes à l’Etat fédéral et à ses obligations ou encore la transformation du système économique de chacun vers un système plus intégré dans lequel les intérêts du Sud et du Nord seraient à la fois respectés et surtout liés, de sorte qu’aucun des deux n’oserait s’y attaquer par crainte de se nuire à lui-même. Bien entendu, il s’agit ici de vues de l’esprit car concrètement la réalisation de ces solutions, ni même leur faisabilité ne sont réglées.

    Enfin, troisième solution, la majorité silencieuse unioniste que les républicains espéraient être présente dans les Etats du Sud se révélait être une réalité et reprenait la situation en main de sorte que la guerre était évitée. Mais les historiens n’ont jamais pu se mettre d’accord sur son existence ou non, pour beaucoup elle n’est qu’un mythe, un espoir des républicains alors que d’autres estiment qu’elle était une réalité mais n’a pas pu faire son œuvre en raison de l’habileté et de la rapidité des sécessionnistes et de l’éclatement de la guerre, avec fort Sumter, avant que les passions ne soient retombées.[54] Dès lors, même si elle avait existé comment cette majorité unioniste aurait-elle pu reprendre les choses en main? Ici aussi, la solution serait que les choses se soient déroulées d’une manière différente à celle qui s’est produite. Mais encore une fois, si les évènements se sont produits de la sorte c’est parce que tout le mécanisme de causes et de conséquences s’est imbriqué de cette manière précise, un évènement en entrainant un autre qui en entraine un troisième à sa suite, etc., dans une course sans fin ne pouvant être modifiée car pour changer l’un des évènements il faudrait au préalable modifier toute la chaîne d’évènements l’ayant précédés et déterminés.

    En conclusion, de part leur construction économico-socio-politique et les évènements politiques ayant parcourus leur histoire, les Etats-Unis étaient contraints à aboutir à une division des deux grandes communautés laquelle ne pouvait que mener à l’éclatement d’un conflit comme l’avait déjà montrer les évènements du Kansas. Dès lors la seule possibilité pour que la guerre ne se soit pas produite serait que les choses y ayant conduit se soit déroulées de manières différentes, ce qui appartient au domaine de l’uchronie et pas à celui de l’histoire.

     

     

     

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    Edward Sheriff Curtis est un photographe et ethnologue américain,
    né en 1868 et mort en 1952.
      
    Fasciné par les indiens d’Amérique, il va produire entre 1907 et 1930 environ 50000 prises de vue des 80 ethnies indiennes d’Amérique du Nord.
     
     
     
      
    Il en résultera une oeuvre en 20 volumes et 2500 photographies, un corpus sans équivalent dans l’histoire de la photographie.
     
     
     

    L’oeuvre de Curtis reste ambivalente à plus d’un titre.

      

    Le peuple indien d’Amérique, au début du XXeme siècle, n’est plus le frein à la colonisation des terres sauvages qu’il a été pendant le 18eme.

    Il a accepté les espaces de réserves que l’on lui a laissé, et passant de nomade à sédentaire, est perdu entre le désir de perpétuer ses traditions et la mutation due au contact accru avec la civilisation occidentale.

    Enfin la paupérisation qui le guette, et le racisme le ghettoïse.

     


    Représentant décoratif d’une époque héroïque révolue (la conquête de l’ouest), il est devenu une pièce de musée, et déjà une attraction touristique.

     

      

    Le travail de Curtis trouve sa place dans ce contexte, nourri à la fois d’un respect pour des hommes fascinants par leur hétérogénéité, d’une curiosité d’ethnologue pour un peuple et ses coutumes comme "venu intouché du fond des ages", et par une urgence de conserver ce patrimoine américain aussi bien immatériel que matériel en grand danger. 

      

    Il doit être le seul a avoir gardé trace de l’architecture des peuplades indiennes, par exemple, dont il ne resterait sans lui que le cliché du tipi.

     

    Il trouve un financement pour 5 ans et se lance dans l’aventure avec énergie, et c’est tant mieux car celle-ci lui demandera 18 années de plus.

      

    Il rencontrera environ 80 peuplades réparties sur tout le continent américain, du grand nord au Mexique, avec lesquelles il se lie, avec et malgré sa naïveté d’homme blanc. 

     


    Il est fils de prédicateur, il a été élevé au grand air, et son approche ethnologique est assez rudimentaire au départ. 

     

      

    Curtis est un passionné, c’est un faiseur passionné, mais le contact répété avec les ethnies qu’il visite durant plus de 23 ans vont en faire un des plus grand connaisseurs du peuple indien.

     

      

    Le livre qui résulte de son travail acharné est "The North American Indian",

    2500 images dans 20 livres.

     

      

      

    C’est un objet au final plus luxueux que ne l’aurait voulu Curtis - qui aurait voulu une diffusion large de son travail - mais ses mécènes, dont John Pierpont Morgan, magnat du chemin de fer, veulent un bel objet.

     

      


    La légende dit que l’oeuvre de Curtis reçut un bon accueil du président Roosevelt, qui trouvait les indiens aussi intéressant dans les livres d’Histoire qu’inutiles comme citoyens de son pays.

     

     

    "The North American Indian" est une oeuvre assez ambivalente et controversée.

      

    D’abord parce que Curtis veut (ainsi qu’une partie de son mécénat) donner une image de l’indien "intouché" par la culture occidentale.

     

      

    Du coup, il exclut de son livre la réalité des indiens du XXeme siècle, obligés de composer avec une culture qui, il faut bien le dire, a fait peu de cas de la leur.

     

      

      

    Curtis cherche les endroits les plus typiques, photographie les indiens en habits traditionnels et les scènes les plus en phase avec ce qui est déjà un folklore indien.

     

      

      

    Il va jusqu’à retoucher les images pour y gommer les arrières plans, objets et sujets trop mixtes.

     

     

      

      

    Plus étrange pour nous, Curtis tire ses images sur un papier de qualité, au chauds tons sépia, avec une technique quasi pictorialiste d’arrière garde pour son époque. Des images au grain apparent, proche du dessin, ce qui contraste avec son projet scientifique.

     

      

    Le désir de plaire à ses mécènes, ainsi que celui de faire une oeuvre populaire, n’y sont probablement pas étranger.

     

     

      

    On a donc des images dont les sujets sont magnifiés. De fait, les portraits de chefs indiens sont plastiquement superbes, et entretiennent le mythe du fier guerrier.

     

     

    Enfin, le travail d’archivage de Curtis peut être considéré par certains aspects comme celui d’un fossoyeur.

      

      

    Une fois photographiés dans leur pureté historique, leurs usages cartographiés, leurs voix enregistrées (Curtis va enregistrer sur rouleaux de cire voix et chants), ces indiens peuvent disparaitre pour de bon.

     

      

    Il est en effet toujours ambigü ce travail de mémoire, qui surgit lorsqu’une culture est au bord de la disparition.

      

    Plusieurs des chefs indiens que Curtis rencontre faciliteront son travail, l’invitant à photographier des rites et coutumes réservés aux initiés et cachés aux blancs, dans le but clair de garder trace de ce qu’ils furent.

     

     

    Alors que quelques derniers indiens, fortune faite dans l’exploitation des casinos, achètent la chaine "Hard rock café", on peut voir leurs fiers ancêtres sur le site officiel de la mission de Curtis.

     

     

      

    Voir en ligne

    The North American Indian, avec l’ensemble des images

     

     

     

     

    Edward Sheriff Curtis est considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands photographes américains.


    Son ouvre magistrale, Les Indiens d'Amérique du Nord, exigea de lui trente années de travail, mais lui coûta aussi son mariage et sa santé. Comme tant d'autres artistes, il bénéficia du soutien de mécènes aussi riches qu'enthousiastes, tels le banquier J. Pierpont Morgan ou le président Theodore Roosevelt, mais il mourut dans la pauvreté et l'anonymat.

      

    Il laissa cependant derrière lui le témoignage visuel le plus complet sur les nations indiennes de l'Amérique du Nord, des Inuits de l'Alaska aux Hopis du Sud-Ouest.


    Né en 1868 près de Whitewater, dans le Wisconsin, Curtis se prit de passion pour la photographie et, en 1891, au grand désespoir de sa mère, il vendit la briqueterie familiale, hypothéqua la maison de famille et acheta en association un studio photographique à Seattle.

      

    C'est en 1895 qu'il prit ses premières photos d'Indiens, niais c'est une rencontre fortuite sur le mont Rainier, en 1898, qui orienta la suite de son existence: il fit la connaissance de George Bird Grinnell, rédacteur en chef de Forest and Stream et grand spécialiste des Indiens d'Amérique du Nord.


    L'année suivante, Curtis fut nommé photographe officiel d'une expédition scientifique en Alaska et se prit de passion pour les habitants de cette contrée.

      

    En 1900, Edward Curtis contemplait une vaste plaine du Montana depuis une haute falaise.

      

    A ses côtés se trouvait Grinnell, qui venait régulièrement dans cette région depuis plus de vingt ans et avait convié Curtis à se joindre à lui. En contrebas, des centaines d'indiens Blackfoor, de Bloods et de Piegans s'étaient réunis pour la cérémonie annuelle de la Danse du Soleil.


    Curtis conçut alors son grand projet: avant que les Indiens et leur culture ne disparaissent à jamais, quelqu'un se devait de rendre visite à ces peuples, de gagner leur confiance et de témoigner de leur vie quotidienne.

     

    C'est exactement ce qu'il fit avec les vingt volumes publiés entre 1907 et 1930. Edward S. Curtis: sur la trace des nations indiennes est un hommage au photographe et à son ouvre, mais surtout aux hommes et aux femmes qu'il a ainsi immortalisés.

     

     

     

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    L’étymologie des prénoms nord-amérindiens aborde le sujet complexe de leur origine. Prénoms sur lesquels il y a parfois une controverse, dans la mesure où le manque d'éléments ne permet pas d'attester toujours avec certitude l'origine étymologique des prénoms. Il existe toutefois des sources fiables auxquelles se référer.

      

    Notamment pour les parents qui souhaitent donner un prénom véritablement d'origine nord-amérindienne à leurs enfants et qui peuvent trouver quelques exemples ci-dessous.

     

     

     

    Origine des prénoms nord-amérindiens

    Les prénoms nord-amérindiens prennent souvent ancrage dans le monde des amérindiens, dans la nature qui les entoure, dans les forces surnaturelles qu'ils perçoivent, dans les qualités des personnes, ou bien d'autres événements de la vie, souvent liés à la naissance.

      

      

    Lorsqu'ils font référence à la nature, c'est parfois en référence à une qualité humaine ; par exemple « Adriel » signifie « Castor », qui est un symbole d'adresse.

     

     

    Le terme nord-amérindien recouvre de très nombreuses tribus divisées essentiellement en 10 groupes que des ethnologues ont classés par région culturelle.

     

      

      

      

    Parmi les nombreux peuples, on peut citer les :

      

    Abenakis, Algonquins, Apaches, Athabaskans, Pieds-Noirs (Blackfoot), Caddos, Chérokîs, Cheyennes, Chipewyan, Chippewa, Choctaw, Comanches, Cris, Creeks, Crows, Dakotas, Dénés, Delawares, Haïdas, Hopis, Inuktitut, Kiowas, Lakotas, Lenapes, Maliseet, [[ Mescaleros, ]] Passamaquoddy, Mesquakie, Mohawks, Mojaves, Munsee, Muskogee, Navajos, Nez-Percés, Nuxalk, [[ Oglalas, ]] Ojibway, Oneidas, Osages, [[ Pawnees, ]] Pimas, Potawatomis, Salish, Sauks, [[ Séminoles,]] Sénécas, Shawnees, Shoshones, [[ Sioux,]] Tohono O'odham, Tlingits et Yaquis.

     

     

     

     

    Controverse sur les prénoms nord-amérindiens

    Les Indiens d'Amérique étaient les premiers habitants des États-Unis et du Canada. C'est pourquoi beaucoup de noms de lieux, et dans une moindre mesure de prénoms sont d'origine amérindienne.

      

    Cependant certains prénoms semblent d'origine amérindienne alors qu'ils ne le sont pas réellement.

     

     

    Il est probable que les premiers colons aient entendu les noms amérindiens dans leur langue originelle et ont essayé d'en faire une traduction dans leur propre langue.

      

    Or il arrive alors que le nom amérindien original soit mal orthographié et mal prononcé.

      

    Ou encore que des noms nord-amérindiens aient été pris pour des prénoms. Par exemple :

     

     

    • Dakota : prénom masculin et féminin qui signifierait « ami » en sioux, selon des livres américains de prénoms. Dakota est en réalité le nom d'une tribu sioux, mais en aucun cas un prénom sioux. Par ailleurs, cela ne signifie pas « ami » mais est un mot pluriel signifiant « les alliés ».

      

    • Hateya : prénom féminin amérindien des Miwoks, qui signifierait « trace de pas dans le sable ». Cette traduction semble un embellissement de la réalité, car en miwok le mot « ha·t'ej » signifie « appuyer avec le pied » ou bien « faire des traces ». Sans doute le nom « Hateya » est-il la contraction et l'anglicisation de deux mots qui ensemble signifiaient bien « trace de pas dans le sable ».

      

      

    • Nahima ou Nahimana : prénom féminin qui signifierait « mystique » en sioux. Il s'agit sans doute d'une mauvaise traduction du mot dakota sioux qui signifie « secret » pas dans une dimension mystique, mais plus dans celle d'un espion.

      

    Il arrive aussi que des prénoms soient des emprunts des peuples nord-amérindiens de mots d'origine occidentale.

      

    Par exemple :

    • Angeni, prénom féminin qui signifie « ange », a probablement une origine européenne ; peut être de l'anglais « angel », puisque de nombreuses langues amérindiennes n'ont pas de lettre « L », et comme le mot potawatomi « azhe'ni' » ou le mot ojibwé « aanzhenii ». Le concept d'ange n'existait pas avant la colonisation européenne.

      

    • Sakari est un prénom féminin qui signifierait « douce » en inuktitut. Mais il ne s'agit pas d'un nom traditionnel inuit, et proviendrait d'une langue indo-européenne, dans laquelle le terme signifie « doux » ou « sucre».
    • Il s'agirait peut-être aussi d'un emprunt au finlandais, voire du grec.

      

    Par ailleurs, il est arrivé que des prénoms avec d'autres origines comme le grec, l'espagnol, l'indien (d'Inde) ou le russe soient pris pour des prénoms amérindiens, cela souvent pour des raisons de proximité sonore.

      

    Des noms de lieux - notamment des villes - ont également été pris pour des prénoms amérindiens. Erreur sans doute due au fait que ces noms de lieux ont eux une origine amérindienne. Par exemple :

     

     

    • Ayiana est un prénom féminin faussement considéré comme amérindien, qui signifierait « fleur éternelle » en chérokî. Il semble que ce prénom n'ait pas de signification particulière en chérokî, voire dans aucune langue amérindienne. Il s'agit probablement d'une variante d'Ayanna, prénom afro-américain ou jamaïcain ou encore d'une variante d'Ayana, prénom indien (hindi).

      

      

    • Chenoa est un prénom féminin faussement considéré comme amérindien, qui signifierait « colombe blanche » en chérokî. Son origine viendrait plutôt d'une petite ville de l'Illinois (États-Unis) dénommée « Chenoa » dont l'origine du nom n'est pas certaine. Les autorités locales suggèrent que Chenoa aurait été nommée par son fondateur qui venait d'une autre ville du Kentucky. Dans ce cas, Chenoa pourrait avoir une origine chérokîe, dont la signification se serait perdue. Mais probablement sans lien avec les colombes. Le mot chérokî pour « colombe » est « woya » et « unega woya » pour « colombe blanche ».

      

    • Taima est un prénom féminin qui signifierait « fracas du tonnerre » ou "Foudre" en navajo. Ce prénom n'a certainement pas ce sens en navajo, mais son origine pourrait être d'une autre langue, voire du nom d'un lieu dont l'origine serait elle, amérindienne. En fait, le mot "Taima" provient de l'Inuktitut du nunavut et du nunavik.

      

    • Satinka est un prénom masculin et féminin faussement considéré comme amérindien qui signifierait « danseuse magique » ou « danseur sacré » dans une langue amérindienne non spécifiée. Cette origine semble erronée, car ce terme n'est pas mentionné dans l'histoire tribale ou dans la littérature anthropologique, ni nulle part avant 1990 concernant cet usage.

      

     

    • Il est possible que cela signifie « danseur » ou « danse » dans un langage amérindien. Mais étant donné qu'il n'est pas un prénom traditionnel et que son origine semble récente, il est plus probablement inspiré de prénoms d'origine russe comme Katinka, voire de noms de lieu d'origine russe.

      

    Sans parler de quelques assez rares prénoms qui ne sont pas à proprement parler amérindiens, mais sont les inventions de romanciers ayant écrit sur les Amérindiens.

     

      

    Par exemple :

    • Enola qui n'est aucunement d'origine amérindienne, mais est l'anacyclique du mot anglais alone, donné à une héroïne dans un vieux roman.
    • C'est suite à ce roman que ce prénom fut réellement donné.

      

    • Kaya est un prénom féminin faussement considéré comme amérindien qui signifierait « petite sœur » ou « sœur ainée » en hopi.

     

    • Cette origine semble fausse, car il n'y a pas de mot comme celui-là en HOPI.
    • Son origine proviendrait plutôt du personnage fictionnel amérindien dénommé « Kaya » dans « American Girl » de la littérature pour enfants.
    • Dans ce livre, Kaya est une abréviation du nom de cette fille : Kaya'aton'my' qui est un vrai nom Nez-Percés.

      

    Toutefois ces prénoms sont aujourd'hui portés - essentiellement aux États-Unis, Canada et en Australie.

     

     

    Exemples de prénoms liés à la nature

     

    • Abey : prénom féminin qui signifie « feuille » - Peuple Sioux, tribu Omahas.
    • Abeytu : prénom féminin qui signifie « feuille verte » - Peuple Sioux, tribu Omahas.
    • Adriel : prénom masculin qui signifie « castor » symbole d'adresse
    • Ama : prénom féminin qui signifie « eau » - Peuple chérokî.
    • Bena : prénom féminin d'origine qui signifie « faisan ».
    • Chayton : prénom masculin qui signifie « faucon » - Langues siouan.
    • Chilali : prénom féminin qui signifie « oiseau de neige ».
    • Chimalis : prénom féminin qui signifie « oiseau bleu ».
    • Cholena : prénom féminin qui signifie « oiseau ».
    • Chumani : prénom féminin qui signifie « goutte de rosée » - Peuple sioux.
    • Coahoma : prénom féminin qui signifie « panthère rouge »
    • - Tribu des Choctaws.
    • Dena : prénom féminin qui signifie « vallée ».
    • Doli : prénom féminin qui signifie « oiseau bleu » - Peuple navajo.
    • Donoma : prénom féminin qui signifie « le soleil est là » - Peuple sioux, tribu des Omahas.
    • Dyani : prénom féminin qui signifie « cerf ».
    • Hateya : prénom féminin qui signifie « trace de pas dans le sable ».
    • Huyana : prénom féminin qui signifie « pluie qui tombe ».
    • Kaliska : prénom féminin qui signifie « coyote chassant le cerf ».[
    • Kiona : prénom féminin qui signifie « colline dorée ».[
    • Kishi : prénom féminin qui signifie « nuit ».
    • Magena : prénom féminin qui signifie « lune montante ».
    • Migina : prénom féminin qui signifie « lune descendante » - Peuple sioux, tribu des Omahas.
    • Nita : prénom féminin qui signifie « ours ».
    • Ozalee : serait un prénom féminin qui signifierait « soleil levant ».
    • Paco : prénom masculin qui signifierait « aigle à la tête blanche ».
    • Papina : prénom féminin qui signifie « lierre ».
    • Petunia : prénom féminin qui signifie « fleur ».
    • Sora : prénom féminin qui signifie « oiseau chantant qui prend son vol ».
    • Tadi : prénom masculin qui signifie « vent ».
    • Waban : prénom masculin qui signifie « vent d'est ».
    • Waneta : prénom masculin ou féminin qui signifie « destrier », c'est-à-dire cheval de bataille.
    • Yahto : prénom masculin qui signifie la couleur « bleue ».
    • Yepa : prénom féminin qui signifie « princesse de l'hiver ».

      

      

      

    Exemples de prénoms liés aux forces surnaturelles

     

    • Angeni : prénom féminin qui signifie « ange » - Dans de nombreuses langues amérindiennes, par exemple en potawatomis ou en ojibwé.
    • Kwanita : prénom masculin et féminin qui signifie « les esprits sont bons ».
    • Wakanda : prénom féminin qui signifie « pouvoir magique intérieur » - Peuple dakota.

      

    Exemples de prénoms liés aux qualités des personnes

     

    • Anoki : prénom masculin qui signifie « comédien ».
    • Bly : prénom masculin qui signifie « grand ».
    • Cheyenne : prénom féminin et masculin qui signifie « orateur inintelligible » - Peuple cheyenne.
    • Ehawee : prénom féminin qui signifie « elle rit » - Peuple Sioux, tribus dakotas ou lakotas.
    • Etania : prénom féminin qui signifie « riche ».
    • Eyota : prénom féminin qui signifie « la meilleure » - Peuple sioux.
    • Halona : prénom féminin qui signifie « fortunée ».
    • Kachina : Prénom féminin qui signifie « danseuse sacrée ».
    • Mahala : prénom féminin qui signifie « femme ».
    • Nahima : prénom féminin qui signifie « mystique ».
    • Natane : prénom féminin qui signifie « fille » ou « ma fille » - Peuples algonquiens, tribu des Arapahos.
    • Nirvelli : prénom féminin qui signifie « enfant de l'eau ».
    • Nokomis : prénom féminin qui signifie « fille de la lune ».
    • Olathe : prénom féminin qui signifie « belle » - Peuple shawnee.
    • Patamon : prénom masculin qui signifie « en colère ». - Peuple sud-amérindien Patamona ?
    • Sahale : prénom masculin qui signifie « au-dessus ».
    • Wapi : prénom masculin qui signifie « heureux ».
    • Wakiza : prénom masculin qui signifie « guerrier déterminé ».
    • Yancy : prénom masculin (parfois féminin) qui signifie « anglais » (dérivé de « Yankee » ?).

      

    Exemples de prénoms liés aux évènements de la vie

     

    • Abequa : prénom féminin d'origine qui signifie « reste à la maison » pour une femme - En Algonquien : ojibwa, ojibway, ojibwe et chippewa.
    • Anaba : prénom féminin qui signifie « elle rentre de la bataille ».
    • Dezba : prénom féminin qui signifie « qui va à la guerre » - Peuple navajo.
    • Aquene : prénom féminin qui signifie « paix ».
    • Namata : prénom féminin qui signifie « épouse de Geronimo » - Peuple apache.
    • Nuna : prénom féminin qui signifie « pays » chez les Inuits.
    • Oneida : prénom féminin qui signifie « impatiemment attendue » - Peuple iroquois, tribu des Oneidas.
    • Poloma : prénom féminin qui signifie « arc » - Tribu des Choctaws.
    • Tyee : prénom masculin qui signifie « chef » - Peuple Chinook.
    • Winona : prénom féminin qui signifie « fille première née » - Peuple sioux.
    • Yuma : prénom masculin qui signifie « fils du chef » - Peuple yuman, nord-amérindiens originaires de Basse-Californie (Mexique).

      

    Fréquence de ces prénoms

    La plupart de ces prénoms sont aujourd'hui peu usités aux États-Unis.

      

    Cela s'explique par le faible nombre d'Amérindiens vivant actuellement

    aux États-Unis. Mais sans doute aussi par le souhait de certains de porter des prénoms occidentaux, synonymes pour ces personnes d'intégration.

     

     

    Par ailleurs, la plupart de ces prénoms ont été très peu donnés en France.

      

    On note toutefois que certains prénoms sont plus fréquemment donnés qu'auparavant.

     

     

     

     

     

     

     

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    Little Dog, Brule, 1907

     

    Little Dog, Brule, 1907

     

     

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    Roland W. Reed - Portrait of an Ojibway, or Chippewa Indian girl, 1907. S)

     

     

     

    Les Ojibwés, Ojiboués ou Anishinaabes (Anishinaabeg, Anishinaabe-Ojibwe(g) de Chippewa(y)) sont la plus grande nation amérindienne en Amérique du Nord, en incluant les Métis.

      

    C'est le troisième groupe en importance aux États-Unis, derrière les Cherokees et les Navajos. Ils sont répartis de façon sensiblement égale entre les États-Unis et le Canada. Par leur première localisation, à Sault-Sainte-Marie, sur les bords du Lac Supérieur, ils furent d'abord nommés Saulteux (parfois Saulteaux) par les explorateurs français. Aujourd'hui, ce nom désigne les Ojibwés qui se sont par la suite installés dans les Prairies au Canada.

     

     

    Les Ojibwés, dont beaucoup parlent encore la langue Ojibwé, qui appartient au groupe linguistique algonquien, sont liés aux Outaouais et aux Cris. Principalement composés d'Anishinaabes, ils sont plus de 100 000 à vivre dans une région qui s'étend au nord, du Michigan au Montana.

      

    En outre, 76 000 membres répartis en 125 bandes, vivent au Canada, de l'ouest du Québec à l'est de la Colombie-Britannique.

      

    Ils sont réputés pour leurs canoës à membrure de bouleau, leurs rouleaux scripturaux d'écorce de bouleau (en), leur riz sauvage et pour avoir été la seule Nation à avoir vaincu les Sioux

     

     

    Nom

    Le terme « Chippewa », déformation anglophone de « ojibwa », prédomine aux États-Unis, bien que les deux terminologies soient valables dans les deux pays. Le terme « anishinaabe » (peuple des origines) se répand de plus en plus au Canada.

      

    L'origine exacte du nom « ojibwé » n'est pas claire; toutefois, certaines explications ont été avancées :

     

    • de ojiibwabwe, qui signifie « [ceux qui] cuisent jusqu'à goder », en référence au séchage au feu des coutures des mocassins pour les imperméabiliser;

     

    • le plus probable, de ozhibii'oweg, « [ceux qui] gardent une trace de leur vision », en référence à une forme d'écriture picturale utilisée lors des ritesanimistes.

      

    Origine

    Selon la tradition, ce peuple vint de l'Est, progressant le long des Grands Lacs, et s'établit près de l'actuel Sault-Sainte-Marie, nommé "le quatrième point d'arrêt", puis près de "Chegoimegon", nommé

    "le septième point d'arrêt" sur la rive sud du lac Supérieur, à proximité de l'actuelle Pointe ou Bayfield, Wisconsin.

     

     

      

    Ils sont mentionnés pour la première fois par les jésuites en 1640.

      

      

    Se liant d'amitié avec les commerçants français, ils purent se procurer des fusils, mettant fin à leurs conflits héréditaires avec les Sioux et les Mesquakie au Sud et à l'Ouest, poussant les Sioux à se déplacer vers la région du Haut-Mississippi, et les Mesquakies à se retirer du Nord du Wisconsin et à créer des alliances avec les Sacs.

      

    Jusqu'à la fin de XVIIIe siècle, les Ojibwés régnèrent plus ou moins sans rivaux sur un territoire équivalent aux actuels Michigan, Nord du Wisconsin et Minnesota.

      

    Cette région comprend notamment la plus grande partie

      

    de la rivière Rouge, les rives nord du lac Huron et du lac Supérieur, jusqu'aux Turtle Mountains du Dakota du Nord, qui fut plus tard appelée les "plaines Ojibwées".

     

     

    Les Ojibwés prirent longtemps part à une alliance avec les Outaouais et les Potawatomis, appelée Conseil des Trois Feux, qui combattit la Confédération Iroquoise et les Sioux. Les Ojibwés s'étendirent vers l'est, prenant possession des terres le long des rives est du lac Huron et de la Baie Georgienne.

      

    La France signa un traité avec eux en 1701, dans le cadre de la grande paix de Montréal.

      

    Par conséquent, ils s'allièrent avec les Français pendant la guerre de Sept Ans (de 1756 à 1763), puis avec les Anglais pendant la Guerre de 1812.

     

     

      

    Aux États-Unis, ils n'ont jamais été chassés comme le furent nombre d'autres tribus, mais à la suite de nombreux traités, ils furent contraints à rester sur ces territoires, à l'exception de quelques familles installées au Kansas.

     

      

      

    Au Canada, à la suite de la Proclamation royale de 1763 et d'une série de cessions par traité ou par achat, la plupart de leurs terres furent cédées à la Couronne britannique.

     

    Génétique

    Les recherches génétiques ont permis de classer l'ADN mitochondrial ou ADNmt en quatre haplogroupes principaux présents chez 97 % des populations d'Amérique : A, B, C et D.

      

    Chacun de ces haplotypes est présent sur le continent américain.

     

     File:Chippewa, Woman and Infant, (1900).jpg

     

    Les spécialistes en génétique, ont proposé qu'un cinquième haplogroupe d'ADNmt (haplotype X) soit représenté parmi les lignées fondatrices des populations d'Amérique.

     

    L'haplogroupe X est un cas particulier, car présent en Amérique du Nord et en Europe. L'analyse génétique des populations ojibwées, telles que les Sioux et les Navajos, indique, par l'intermédiaire de l'ADN mitochondrial X, une lointaine parenté avec les populations européennes.

      

    Cette recherche décrit l'occurrence, la variation et la population possédant l'haplogroupe X chez les autochtones.

      

    Cet haplogroupe semble, sur la base des données archéologiques, être précolombien et a pu arriver en Amérique entre 12 000 et 17 000 ans ou entre 23 000 et 36 000 ans.

     


    L'haplogroupe X est remarquable parce qu'on ne l'a pas trouvé chez les Asiatiques, y compris chez les Sibériens, mais les chercheurs pensent qu'il a pu venir en Amérique par l'intermédiaire d'une migration eurasienne.

      

     

    Cependant, un aperçu plus étendu de l'ADN mitochondrial asiatique, aussi bien que la caractérisation additionnelle l'ADN mitochondrial européen et des autochtones américains ayant l'haplogroupe X, est nécessaire pour déduire plus précisément l'origine de ce dernier en Amérique du Nord.

     

     

    La plupart des Ojibwés, hormis les Bandes des Plaines, avaient une vie semi-sédentaire, pratiquant la pêche, la chasse, et cultivant le maïs, la courge et le riz sauvage (Manoumine).

      

    Leur habitat typique était le wigwam, fait d'écorce de bouleau, d'écorce de genévrier et de branches de saule.

      

    Ils développèrent une forme d'écriture picturale, utilisée dans des rites animistes et retrouvée sur des rouleaux d'écorce de bouleau.

    Le peuple et la culture ojibwés sont bien vivants aujourd'hui.

      

    Durant l'été, des "pow wows" ont lieu dans diverses réserves des États-Unis et du Canada.

      

    Beaucoup pratiquent encore la culture du riz sauvage, la cueillette de baies, la chasse et la confection de sucre d'érable.

     

    Plusieurs bandes ojibwées coopèrent aujourd'hui au sein de la

    Great Lakes Indian Fish & Wildlife Commission

      

    (Commission indienne pour la protection des espèces sauvages et des poissons des Grands Lacs), qui gère leurs droits de chasse et de pêche. La commission coopère avec les autorités américaines pour maintenir certaines réserves naturelles.

    Il n'existe aucun mot pour dire "au revoir" chez les Ojibwés.

     

    Système clanique

    Le peuple ojibwé était divisé en plusieurs "doudem" (clans) nommés selon des totems animaux. Ils fonctionnaient comme une forme de gouvernement et comme organe de répartition des tâches.

      

    Les cinq principaux totems était la grue cendrée, le poisson-chat, le huard, l'ours et la martre.

      

    La grue cendrée était la plus influente, tandis que l'ours, le plus grand — si grand qu'il était en fait divisé en sous-parties, comme la tête, les hanches et les pieds.

     

    Il y avait en tout au moins vingt-et-un totems

     

    selon un recensement fait par William Whipple Warren : la grue cendrée, le poisson-chat, le huard, l'ours, la martre, le loup, le renne, le merman, le brochet, le lynx, l'aigle, le serpent à sonnette, l'orignal (élan), le canard noir, la loutre, l'oie, l'esturgeon, le poisson blanc, le castor, la mouette et le faucon.

      

    Certains totems révèlent des origines non-ojibwées, comme le clan des Loups (Dakotas) et le clan des Aigles (États-Unis).

      

    Certains des totems sont plus rares aujourd'hui, car certaines de leurs tribus, telles que le clan Merman, qui apparait en tant que clan des Vapeur d'Eau des Winnebagos.

     

     

    Prénoms ojibwés

    Les Ojibwés ont donné des prénoms qui prennent souvent ancrage dans la nature qui les entoure, dans les forces surnaturelles qu'ils perçoivent, dans les qualités des personnes ou bien dans d'autres évènements de la vie, souvent liés à la naissance.

     

    Tout comme l'ensemble des peuples nord-amérindiens dont l'étymologie des prénoms amérindiens est similaire.

    • Angeni : prénom féminin qui signifie "ange".

      

      

      

    SOURCES

    Wikipedia

      

      

      

     

     

     

     

     

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    LA PROPHETIE HOPIS :

    La grande purification du monde

     

     

    outdoor

    LA PROPHETIE HOPI

     



    Les Indiens Hopis d'Arizona ont prophétisé depuis des siècles sur de nombreux événements d'ampleur planétaire.


    Ils avaient annoncé des générations à l'avance la venue d'une race d'hommes barbus, à la peau claire, montés sur des animaux étranges et portant des armes inconnues.

     

     

      

    Ceux-ci arriveraient d'au-delà de la grande mer de l'Est et auraient pour emblème la croix (le christianisme), mais ils allaient briser le cercle sacré de la nation et de l'harmonie avec la Mère Terre, en introduisant un mode de vie déséquilibré appelé Koyaanisqatsi qui serait éventuellement appelé à disparaitre.

     

    Hopi_petroglyph_-_Mesa_Verde_National_Park



    Depuis longtemps, les Hopis avaient prédit avec précision l'avénement des deux dernières guerres mondiales, de la bombe atomique, la formation de l'O.N.U. et la conquête américaine de la lune.

     

     

      

     

    Ils avaient prophétisé qu'une gourde de cendres devait tomber du ciel, faisant bouillir les mers et brulant les terres (la bombe atomique, 1945), et que l'aigle marcherait sur la lune (capsule Eagle I, d'Appollo 11, 1969);

     

    ils sauraient alors que le mode de vie déréglé, Koyaanisqatsi, serait sur le point de disparaitre.

     

     

      

      

    Ils auraient alors à se rendre à la grande maison de mica située à l'Est, où seraient rassemblés tous les chefs de la Terre (O.N.U.), pour leur faire entendre leur message de Paix.



    Depuis le début des années soixante-dix, les Hopis en tête du mouvement indigéniste planétaire, se sont rendus à plusieurs reprises aux Nations Unies, afin de demander la reconnaissance du droit inhérent des peuples autochtones du monde à l'autodétermination.

     

     

      

    Le début de ces efforts coincide avec l'apparition du mouvement Arc-en-ciel qui s'est appliqué, depuis sa naissance, à défendre les mêmes causes.

     

     

     

    wovoka  

    Il fallut attendre jusqu'en 1993 pour que soit déclaré officiellement une année internationale des peuples indigènes. Cette initiative fut suivie par la décennie internationale des Indigènes, de 1995 à 2004.

    Cette ouverture de la part de l'O.N.U. laisse entrevoir l'espoir d'une Ère d'amélioration de la situation générale des peuples autochtones et par le fait même, de toute l'humanité.

     

    Les quatre cent millions d'Indigènes de par le monde, malgré leur grande diversité linguistique et culturelle, s'accordent tous sur une même philosophie de base axée sur le respect de l'Être humain et de la Mère Terre et sur la Paix entre les peuples.

     

     



    Souvent appelé le quart-monde, les peuples indigènes doivent partout lutter contre les politiques d'assimilation et de marginalisation des états qui les dominent, afin de pouvoir perpétuer leurs cultures et traditions.

     

     

      Hopi Girl

    L'ancienne sagesse ancestrale que ces peuples ont su conserver peut aider l'humanité à résoudre les grands problèmes prioritaires auxquels elle doit faire face en cette fin de XXème siècle: crise écologique, prolifération des armements, atteintes aux droits de l'homme...

     

     

    Les prophéties des Hopis parlent encore d'une troisième guerre d'ampleur mondiale qui amènera une grande purification par le feu et causera la fin de notre monde actuel, le quatrième monde.



    Cette vision apocalyptique de fin du monde, commune à d'innombrables prophéties de diverses traditions, ne marque que l'aboutissement nécessaire d'un cycle avant d'entamer la prochaine étape de notre évolution dans le monde à venir, le cinquième.

     

     



    À l'instar de plusieurs grandes traditions ancestrales de l'humanité, les Hopis affirment que la Terre a été déjà détruite et remodelée trois fois, par de grandes purifications qui marquent la fin des cycles de l'évolution.

      

    L'histoire de quatre mondes successivement créés et anéantis se retrouve chez de nombreux peuples amérindiens aussi bien qu'en Afrique, en Australie, au Tibet et dans les Védas sanscrits.

     



     

     

     

    Le premier monde fut détruit par le feu des volcans et des météorites;

    le second fut anéanti par les Ères glaciaires;

    quant au troisième et dernier monde, il fut englouti durant l'Ère diluvienne.

    Nous sommes présentement à la fin du quatrième monde que l'humanité ait connu depuis sa création.

      

    D'un monde à l'autre, les humains développent leurs moyens matériels au détriment de leurs pouvoirs spirituels qui se sont amoindris progressivement depuis notre création.

     



    Le monde actuel doit être lui aussi purifié par le feu.

      

    Les traditionnalistes Hopis disent que nous avons attiré nous-mêmes ce feu par nos agissements et que nous ne pouvons aucunement blâmer le Créateur des conséquences de nos actes.

     

     

      

     

    At the Ancient Ruins in West Central Idaho along the Snake River, the story of Beings that came from the Stars and a Galactic War was recorded according to Indian Legend well over 30,000 years ago. 

    The petroglyphs depict the beings that came, their interaction with the inhabitants of the ancient city, and the war and destruction that ensued. We are shown their ships which are curiously triangular in shape. Similar to those that have been recently sighted over Colorado, Arizona and California. We are also shown the portal through which the Inter-dimensional Beings came. 

     

     

    Ils ne s'opposent pas à cette grande purification, si telle est la volonté du Créateur et anticipent un cinquième monde, renouvelé et purifié.



    Les prophéties hopies disent aussi que ceux qui survivront à cette grande purification, comme ce fut le cas lors des précédentes, seront ceux qui vivront en harmonie avec le plan de la Création.

     

     

      

     

     

    Ce seront ceux qui vivront selon le mode de vie hopi, c'est-à-dire d'une manière pacifique, simple, humble et spirituelle, en communautés tribales, dans le respect de la Terre nourricière.

     

     



    C'est ainsi que les enseignements prophétiques de la tradition spirituelle du peuple Hopi définissent le mode de vie équilibré tel qu'il fut conçu dans le plan du Créateur.



    Une première série d’avertissements avait eu pour but d’alerter les Anciens Hopis futurs de l’approche de cet avènement ;

     

    signe qui leur était donné de rompre le silence et de livrer au monde une deuxième série de prédictions annonçant

    l’imminence de la purification par le feu.

     

    Voici la première série de prédictions :

     

    Avertissement :

    Un cheval de fer viendra au pays de l’homme rouge.
     

     

    Réalisation :

    Le chemin de fer a été construit au XIXe siècle.

     


    Avertissement :

    L’homme blanc dressera des fils de métal dans le ciel.


    Réalisation :

    Ce sont les lignes télégraphiques au XIXe, et, au XXe siècle les câbles porteurs d’électricité.

     



    Avertissement :

    Des toiles d’araignées sillonneront le ciel.

    Réalisation :

    Ce sont les traînées de condensation des avions.

     

      

    Avertissement:

    Les puissances du rouge, de la svastika et du soleil menaceront l’île de la Tortue.
    Réalisation :

    Vue de l’espace, l’Amérique du nord ressemble au profil d’une tortue

    (Ne me demandez pas comment des

    voyants pré-colombiens savaient cela).

      

      

    Pendant la seconde guerre mondiale et la guerre froide qui suivit, l’Amérique du nord fut menacée par ces trois « puissances ».

      

      

    La croix gammée des nazis et plus tard, les forces rouges communistes russes et chinoises entourèrent l’île de la Tortue.

      

      

    La toute puissance du soleil brûla le sol natal lorsque l’homme blanc essaya ses bombes atomiques dans le Nevada et au Nouveau Mexique, proches de la terre sacrée des Hopi en Arizona.

     

     



    Avertissement:

    L’homme blanc créera une gangue de cendres qui empoisonnera

    la terre et la rendra stérile pour des générations.


    Réalisation :

    Les bombes atomiques encore et les radiations stérilisantes.

     

     

    http://www.nairiok.org/KatsinaIndex2.html

     

     

    Avertissement :

    L’accomplissement de cette première série de signes autorisera les Anciens Hopi à sortir de leur long silence et à répandre le message prophétique de l’imminence de la grande purification.

     

    Ils partageront leur connaissance et leur sagesse avec les peuples du monde, afin que chacun puisse se préparer ou amortir le choc sur la Terre.

     


    Réalisation :

    Il y a 50 ans, en effet, les Anciens Hopi reconnurent que le premier train de signes était avenu. Ils commencèrent donc à révéler au monde les prophéties d’une purification prochaine.

    Certains Anciens, tel que Thomas Banyaca, ont expliqué ces prophéties à la télévision et ont parlé devant l’Assemblée Générale des Nations Unies.

     

      

      

    Et voici la seconde et dernière série d’avertissements :



    Avertissement :

    Une tribu d’hommes vêtus de capes rouges et coiffés de chapeaux de même viendront de l’est en grand nombre, voyageant par les airs. Ils coloniseront les terres de l’ouest américain, se disperseront et disparaîtront.

     


    Réalisation :

    Lorsque les trois premiers signes précurseurs de leur prophétie, vieille de 1200 ans, concernant la transplantation de leur religion vers l’Amérique furent accomplis, les tibétains rendirent visite aux Anciens Hopi.

      

      

      

    Cette prophétie donnée par le fondateur du bouddhisme tibétain, Padmasambhava, s’énonce :

      

    « Quand volera l’oiseau de fer (l’avion) et que le cheval courra sur les routes (autos), le peuple tibétain sera dispersé comme des fourmis sur la face de la Terre, et le Dharma viendra au pays des hommes rouges ».

     

    Depuis 1970, le Dalaï Lama et un certain nombre de prêtres aux capes marrons accomplissent la prophétie Hopi en visitant les Anciens Hopi, puis en poursuivant leur migration.

      

      

      

    De nombreux Hopi croient aussi que leur prophétie se complète par une seconde visite, dans les années 80, des disciples vêtus de rouge de Bhagwan Sri Rajneesh, arrivés par milliers dans l’ouest de l’Oregon.

     

    Effectivement, un groupe de partisans de Rajneesh rendit visite au chef des Anciens Hopi, Grand Père David Monogye, en 1985, pour ensuite disparaître suivis de leurs compagnons de voyage en capes rouges.

     

    Cette rencontre est très bien évoquée dans le livre : »

      

      

    Les Messies : Visions et Prophéties du 2ème avènement



    Avertissement :

    L’homme blanc volera des roches de la lune.

    Ceci est un signe de danger car nous serons dans les derniers jours avant la purification.

     


    Réalisation :

    Les missions Appolo ramenèrent sur Terre des centaines de kilos de roches prélevées sur la Lune.

      

     



    Avertissement :

    L’homme blanc construira une maison permanente dans le ciel.

    Ceci est l’avertissement final avant la purification.

     


    Réalisation :

    Les fragments de MIR ont tracé une trajectoire de feu jusqu’à l’océan, mais aujourd’hui la Station Internationale de l’Espace, bien plus permanente, parcourt le ciel.

    Elle sera tout à fait opérationnelle dans quelques années.

      

    On pourrait même dire qu’elle est opérationnelle et que les temps de la purification sont arrivés.





    Aux Temps Anciens, Waka Tanka, le Grand Esprit,
    a réuni les quatre races de l’humanité.
    Aux hommes Blancs, il a donné le Feu à garder.
    Aux hommes Jaunes, il a donné l’Air à garder.
    Aux hommes Noirs, il a donné l’Eau.
    Aux hommes Rouges, il a donné la Terre.
    Aujourd’hui, qu’en ont-ils fait ?

     


    L’Homme Blanc a crée la lumière électrique,

    le laser mais aussi la bombe atomique.

     


    L’Homme Jaune maîtrise les techniques de la respiration qui aident à la méditation, mais l’air est pollué et à Tokyo, on est obligé de porter des masques pour se protéger de la pollution.

     


    L’Homme Noir, qu’a-t-il fait de l’eau pour en manquer autant en Afrique ?


    Seul l’Homme Rouge a conservé au mieux

    qu’il a pu la Terre qu’il a reçu en garde.

     


    Quand l’Homme Blanc est arrivé sur les Terres Indiennes,

    il a demandé à l’Homme Rouge de lui acheter ses terres.

     


    Celui-ci lui ayant répondu :

    56 mn

      

      

    « Je ne peux te vendre la terre car elle ne m’appartient pas,

    je n’en suis que le Gardien.

    Nous ne sommes pas propriétaires de la Terre, nous en sommes les dépositaires pour nos enfants. »

      

      


    Alors, l’Homme Blanc a répondu :

      

    « Si elle ne t’appartient pas, alors je la prends »


    La Terre porte en elle les quatre couleurs de la peau des Hommes, à certains endroits elle est rouge, à d’autres, blanche, noire ou jaune.

      

      

    Les océans séparent les continents, mais ils sont de toute façon liés à la Terre en dessous de l’eau.

     


    Pourquoi les continents se déchirent-ils alors

    qu’ils font partie de la même Terre ?

     


    Tel est l’Enseignement des Anciens

     

     

     

     http://www.youtube.com/watch?v=521n-0xRskE

     

    http://www.jedisimon.com/articles/Kachina%20Hopi.htm 

     

     

     

     

     

     

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    COMANCHES

      

    The Comanche weren't really big flag users. They rather preferred war shields, which were more durable and which could be actively utilized in killing people. The ever-industrious John Rayner, whose ancestors came to know all too well that white people will roll right over you and put their flags all over your shit if you don't first, set out to change that. At the Sun Dance gathering, Rayner attempted to learn the native sign language that was used between tribes with different dialects.

      

    The sign for 'Shoshone' was a snakelike movement, and the sign for 'Comanche' was the reverse - a snake slithering backwards. With the snake motif in mind, Rayner designed this flag for the joint Comanche/Freedmen forces. At this point, it is not in wide use.

     

     



    GERMANS

     

    Many of the Germans who make up the population of the Deutsch colonies were revolutionaries who fled after the 1848 rebellions collapsed. Between that and the fact that many of the Germans in the colonies were from different German nations, the use of the pan-Germanic tricolor seemed more than appropriate.

      

    But how to give it that unique, Texian Deutsch feel ? Hey, put a snake on it! No one's done that bef-aww, damn. Well, what animal represents the cunning and strong defenses of the Deutsch colonies, an animal that can survive in the rocky heights of the Hill Country, something that would strike terror into the heart of the colonies' opponents? Only the animal they called panzerschwein.

     

    le SAVIEZ VOUS ?

    parmi tous les EUROPEENS qui se sont installés dans le NOUVEAU MONDE
    ( l'AMERIQUE, pour ceux qui ne le savent pas ).... des COLONIES d'européens, britanniques, Français, scandinaves; Italiens..beaucoup de repris de justice aussi

    et des ALLEMANDS !

    Beaucoup d'Allemands qui composent la population des colonies ALLEMANDES en Amérique, étaient révolutionnaires qui ont fui après 1848 rébellions en Europe... assez !

    Beaucoup d'Allemands qui arrivèrent dans les colonies étaient de différentes régions allemandes, et l'utilisation du drapeau tricolore pan-germanique semblait plus approprié.

    Mais comment lui donner cette unique aspect " Texian Deutsch" le savez-vous ?

    Hey, mettre un serpent sur le drapeau !

    Personne ne l'a fait que bef-aww, Mince !

    Eh bien, quel animal représente les défenses rusés et forts des colonies Deutsch - allemandes ? un animal qui peut survivre dans les hauteurs rocheuses du Hill Country, somethingthat serait semer la terreur dans le cœur des adversaires des colonies?

    Seulement l'animal Ils ont appelé panzerschwein.
     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    INDIENS D’AMÉRIQUE DU NORD.

     

    INDIENS D'AMÉRIQUE DU NORD.


    A l'origine, les Indiens des Etats-Unis sont des peuples d'Asie qui ont rejoint le continent américain par la mer ou par la terre en passant le détroit de Béring à pied. Celui-ci, en effet, était à sec lors de la dernière période glaciaire.


    Selon les archéologues, cette implantation des Indiens sur le territoire américain s'établit entre moins 40 000 et moins 10 000 ans.


    Des sociétés organisées et différenciées culturellement étaient donc présentes en Amérique du nord, contrairement à ce que pensaient les Pères fondateurs, les Pilgrim Fathers, puis leurs successeurs, les explorateurs et autres colons venus d'Europe.


    Les principales régions climatiques du continent nord-américain influencent fortement la culture des Indiens.

      

    On observe, en effet, des rapports très étroits entre les hommes et leur environnement naturel.


    Le Nord-Est est une zone de conifères, de feuillus, de lacs, et de torrents, qui s'étend entre les Grands Lacs, le fleuve St Laurent, la vallée du Mississipi et de la baie de Chesapeake.


    La dureté des hivers ne permettait pas l'agriculture, sauf au Sud des Grands Lacs, où l'on cultivait le maïs, la courge, et les haricots.

      

    Mais de manière générale, les tribus vivaient de pêche, de cueillette, et de chasse.


    Les Nipissings, les Algonquins, les Iroquois, les Hurons, les Illinois, les Micmacs, les Ottawas, et les Shawnees, font partie des principales tribus présentes dans la région.

      

    Elles se déplacent en canoë d'écorce sur les lacs, et habitent dans des Wigwams coniques faits de branches et d'écorce.


    Ces tribus furent les premières à faire face aux premiers immigrants, venant d'Angleterre ou de France, en particulier des trappeurs à la recherche de peaux de bêtes.


    Le Sud-Est américain est une zone plus arrosée, on y trouve donc des marais et des mangroves, et un sol fertile favorable à une faune variée.


    Ces conditions permirent donc une sédentarisation des Indiens, p
    rincipalement des Séminoles, des Choktaws, des Natchez, des Cherokees, et des Chikasaws. Ils adoptèrent un mode de vie agricole cultivant la banane, la canne à sucre, le tabac, le maïs, ou le tournesol.


    La partie centrale du pays est formée de plaines et de prairies où se déplaçaient librement d'énormes troupeaux de bisons.


    Leurs seuls prédateurs étaient les Indiens Sioux, Black Foot, Cheyennes, Pawnees, et Comanches. Cette chasse leur fournissait la viande pour se nourrir, la fourrure pour s'habiller et pour recouvrir leurs maisons.

      


    Dans le Sud-Ouest, la région est constituée principalement de plaines et de canyons arides.

      

    Les tribus Hopis, Navajos, Pueblos, et Apaches étaient essentiellement des agriculteurs sédentaires cultivant le maïs, le coton, chassant le petit gibier, et vivant dans des maisons de terre, encore présentes au Nouveau Mexique ou en Arizona.


     


     


    Les terres indiennes ne cesseront d'être violées à mesure de la progression des colons vers l'Ouest, et de la progression du chemin de fer. Les équipes de construction des lignes étaient ravitaillées par la viande fournie par les massacreurs de bisons, comme Buffalo Bill.

      

    Quant à la société Kansas Pacific, elle organisa à partir de 1868 des traversées pour tirer sur les bisons depuis les wagons de train aménagés à cet effet. Les bêtes étaient laissées au sol, au mieux mortes, et au pire blessées.


    Entre 1800 et 1890, le nombre de bisons en Amérique passa de 75 millions de têtes, à 800.

      

    En massacrant le bison, les colons supprimaient la principale ressource les Indiens des plaines et contribuient ainsi à les chasser.

      


    L'avancée des Américains vers l'Ouest aura peu à peu fait disparaître les Indiens de leurs terres. En 200 ans, ceux-ci ont été expropriés, confinés dans des réserves, puis acculturés, christianisés, et décimés par les maladies, ou par l'alcool.


    On comptait entre 1 et 12 millions d'Indiens avant l'arrivée des Blancs; ils n'étaient plus que 250 000 selon le recensement de 1896 - après l'affrontement de Wounded Knee Creek de 189O.


    Aujourd'hui, les Indiens habitent dans des réserves, mais beaucoup vivent également en ville où ils se mélangent aux autres populations. Pourtant, les Indiens d'Amérique ont conservé une culture qui les inscrit partiellement dans le monde moderne, et ce grâce à leurs qualités d'adaptation qui leur ont permis de survivre au génocide.

    Le mot indien est dû à une erreur de Christophe Colomb.

      

    Celui-ci, en 1492, pensait en effet avoir atteint le passage vers les Indes par l'Ouest, alors qu'il découvrait l'Amérique.

      

    D'où le nom d' “Indiens” attribué aux peuples d'Amérique.



    Beaucoup de noms d'Indiens sont aujourd'hui connus parce qu'ils ont été donnés par les Blancs arrivés plus tard, et ceci en fonction de caractéristiques physiques et d'observation sommaires :

     

    “Nez percés”, “Pieds noirs”, ou “Peaux rouges”.


    documentaire de ARTE

     

     

     

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    La Guerre de Sécession

     

     

    John Keegan, La Guerre de Sécession, Paris, édition Perrin, 2011.
     
    Grand spécialiste britannique d’histoire militaire, qui a livré des classiques sur les grands conflits occidentaux (ses ouvrages sur les deux guerres mondiales sont incontournables), John Keegan aborde une guerre civile étrange, presque exotique aux yeux des Européens, fantasmée par le cinéma et une littérature de pacotille, mais dont on sait au fond peu de choses.
      
    Réunissant les conclusions des travaux de nombreux historiens américains sur le sujet, mêlant comme à son habitude l'histoire bataille à une analyse sociale et culturelle de la guerre, Keegan offre une synthèse passionnante et utile sur le sujet.
     
    L'historien britannique montre d’abord que la Guerre de Sécession a construit la nation américaine, au même titre que la Guerre d’Indépendance.
     
    Elle est, à ce jour, la plus grande conflagration civile au sein d’une nation démocratique (un million de morts sur quatre années de conflit).
     
     
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    Elle marque la fracture douloureuse d’une république fédérale qui avait fondé son unité sur le rejet de l’occupant anglais, l’attachement à une culture anglo-saxonne protestante et l’héritage juridique de la monarchie parlementaire.
      
      
    Mais, en 1861, et malgré un sens remarquable du compromis au sein de son élite politique durant soixante ans, les Etats-Unis constituent une «maison divisée» (Lincoln).
     
    L’Union au Nord, urbanisée et industrialisée, forte de matières premières minières et agricoles abondantes et bien exploitées, dont la société est attachée à une totale liberté, s'oppose à un Sud confédéré rural, écartelé entre des grands propriétaires cotonniers bénéficiaires de l’esclavage, et une paysannerie pauvre vivant d'expédients dans de petites exploitations vivrières.
     
     
      
    Au-delà du problème de l’esclavage, se dessine un conflit idéologique national, une opposition générale de principes.
     
    Ce conflit touche aux fondements d’une République inachevée : sur le socle constitué par la Déclaration d’Indépendance, la Constitution et les dix premiers Amendements, le peuple doit-il privilégier l’unité du pays ou la liberté des états, dont le droit pour ceux du Sud de conserver le système de l’esclavage, seule solution au problème posé par la question raciale selon ses défenseurs, est une des manifestations les plus saillantes ?
     
     
      
      
    L'abolition de l'esclavage, imposée par la victoire de l'Union en 1865, n'est pas la seule contribution de la guerre au façonnement du nouveau visage de l'Amérique. Keegan montre que la Guerre de Sécession a transformé un pays encore jeune et inopérant devant les exigences de la modernité politique.
      
      
    Ainsi, l’Etat fait sa grande apparition dans la vie des citoyens américains, confédérés comme unionistes : la multiplication des fonctionnaires, imposée par l’effort de guerre, surtout à Washington ; la confiance progressive dans l’utilisation quotidienne du papier-monnaie, à une époque où seul l’or compte dans le mécanisme des échanges.
      
      
    L’Etat se modernise également. Ainsi, le budget de guerre finit par intégrer des outils de gestion modernes comme l’endettement, l’émission de papier-monnaie et de bons du Trésor ou le recours à l’emprunt de guerre.
      
    L'action militaire du citoyen américain a donné une dimension tragique et charnelle à une société-modèle se conformant jusque là à la douceur de l'idée de Nature, héritière des vues très théoriques du siècle des Lumières.
     
    La génération des années 1860 est constituée de combattants-survivants ayant expérimenté le feu, la camaraderie et la solidarité citoyenne.
      
      
    Cette génération a fait la découverte, sensible et passionnelle parce que souvent douloureuse, d’un territoire national en extension permanente dont elle ne saisissait pas encore l'immensité des espaces et la diversité des paysages.
     
    En un sens, la Guerre de Sécession est la deuxième phase d’une Révolution commencée au XVIIIe siècle.
     
    Elle a permis à la société américaine de s'immerger dans la passion nationale du XIXe siècle, aussi active en Europe qu'en Amérique latine. En 1783, les Etats-Unis se définissaient comme une République.
      
    En 1865, ils se définissent comme une nation. Cela explique pourquoi le souvenir de la guerre civile n’a jamais suscité chez les anciens combattants une amertume ou une exigence sourcilleuse équivalentes à celles éprouvées par les poilus de la Grande Guerre. Cela explique aussi pourquoi le socialisme n’a pu se développer après Gettysburg : contredisant les assertions de Marx, le peuple américain en avait déjà terminé avec la phase révolutionnaire, violente et utopique, de son histoire.
     
    La Guerre de Sécession est un étrange chaînon manquant entre les guerres napoléoniennes et la Première Guerre mondiale.
     
    Elle fut prise de haut par certains stratèges européens de la fin du XIXe siècle, qui y voyaient un conflit d’amateurs.
     
    Elle fut longtemps considérée comme une proto guerre totale, annonciatrice des deux grands massacres mondiaux du XXe siècle.
      
      
    Grâce à un habile travail comparatif, et à une analyse pointue des stratégies et des tactiques mises en œuvre sur les champs de bataille, Keegan restitue la guerre civile américaine dans toute sa spécificité et son originalité.
     
    Certes, la Guerre de Sécession touche une nation jeune qui expérimente la conscription et la formation militaires avec maladresse.
     
    Keegan souligne ainsi le manque d'instuction des jeunes officiers (West Point ne fournit, par exemple, aucun cours de géostratégie ou de topographie militaire).
      
      
    Les recrues sont formées rapidement, suivant des manuels de stratégie écrits en Europe, et appliqués à la lettre par des officiers instructeurs élus, souvent à peine plus savants que leurs hommes, et guidés par de vieux miliciens ou des anciens soldats de la Guerre du Mexique.
      
      
      
    La troupe doit saisir l’importance d'un parfait alignement de ses membres lors du tir, afin de soutenir une plus grande concentration et une plus longue portée du feu. Dès lors, elle doit lutter contre une tendance naturelle à la dispersion, héritée d'une longue tradition de guerres d’escarmouches et de guet-apens fréquentes au XVIIIe siècle (Guerre de Sept ans, Guerre d’Indépendance).
     
    Cette application scolaire des principes européens de la guerre se retrouve également dans la croyance des deux états-majors en une grande bataille décisive (type Austerlitz) qui mettrait fin d’un coup au combat.
     
     
    En fait, la Guerre de Sécession a été marquée par 10 000 batailles, dont 200 d’importances, soit une moyenne de 6 à 7 batailles par jour.
      
      
    Conflit d’usure et d’attrition, il peut préfigurer la grande boucherie de 1914 : le nombre de morts (1 million dans les deux camps) et l’épuisement rapide des régiments (jamais reconstitués au fur et à mesure des pertes mais décimés jusqu’à l’extinction complète de la formation) ; la hargne des combats ; le recours au retranchement, au départ improvisé sur le terrain, puis de plus en plus institutionnalisé ; l'utilisation massive de la réserve.
     
     
    Les tranchées de Fredericksburg
    Pourtant, Keegan montre que le conflit présente des spécificités stratégiques propres, dans lesquelles la géographie joue un rôle important.
     
     
    L’espace de conflit est un quadrilatère de 2,5 millions de kilomètres carré, encadré du Nord au Sud par les Appalaches et le Mississippi.
     
     
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    Un long couloir continental au bout duquel on trouve des centres urbains et économiques d’importance
    (la Nouvelle-Angleterre, Baltimore et Philadelphie au Nord, Augusta
    et Atlanta au Sud).
      
      Après la bataille d’Antietam
    Si l’Union bénéfice de lignes de chemin de fer modernes, le Sud confédéré peut compter sur une topographie complexe et tourmentée.
     
    De fait, parce que les cibles (villes, industries) sont trop éloignées et qu’une guerre menée contre le potentiel économique de l’ennemi est impossible, parce que le combat face à la Nature américaine est difficile (surtout pour les armées unionistes), parce que la seule richesse adverse à grever est son potentiel humain, la guerre ne peut se traduire que par une succession de batailles acharnées sur un terrain propice aux concrétions soudaines de troupes.
      
      
    Avec l'importance du potentiel industriel du Nord et l’apparition de certaines armes nouvelles, la Guerre de Sécession ressemble à une répétition générale de la Grande Guerre. Certes, l’Union a gagné grâce à un afflux permanent de liquidités générées par une économie prospère (exportation de céréales vers l’Europe et dynamisme de l’industrie textile lainière) et de troupes fraîches (le flux migratoire ne s’est pas tari entre 1861 et 1865).
      
      
    De nouvelles armes ont bien été testées : le blindage pour les cuirassiers de la flotte confédérée ; les premiers essais de sous-marins (le Hunley en 1865) afin de contourner le blocus ; le fusil à chargement par la culasse et la mitrailleuse, déjà expérimentée au Mexique. Mais ces innovations sont peu déterminantes.
      
      
    La Guerre de Sécession reste une guerre du XIXe siècle, une guerre de paysans plutôt pauvres, maniant des fusils Einfeild et Renfield à longue portée (300 mètres) avec de plus en plus d’adresse, peu aidés par une cavalerie marginale et inopérante sur des terrains vallonnés ou encaissés, une artillerie statique peu efficace, et une médecine militaire dépassée par son ignorance (les amputations à la chaîne, l’absence de recours à l'antisepsie) et responsable de deux tiers des morts au combat.
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    Une guerre dans laquelle l’esprit de corps et la culture militaire comptent moins qu'un attachement à son terroir, une camaraderie régionale ou locale parmi des soldats dispersés et esseulés (des compagnons issus des mêmes lieux s'agrègent car ils se retrouvent loin de chez eux, découvrant de manière brutale l’immensité du territoire américain), un rejet de la lâcheté au combat et une «peur de la peur» plus motivante que les ordres des officiers (dans cette armée démocratique, il n’y a pas de tradition de coercition au sein de la hiérarchie). Un état d’esprit unique que les désertions massives des années 1863-1864 ne vient pas gâter.
     
     
     
    La spécificité de la Guerre de Sécession est aussi visible dans son impact sur la société américaine non combattante et dans son PASSE SANS héritage historique.
      
      
    Dès 1861, et malgré les incursions nordistes vers La Nouvelle-Orléans ou Atlanta, les généraux des deux camps refusent de prendre les civils pour cible.
     
    Ces derniers n’en ressentent pas moins durement les effets de la guerre : pénurie alimentaire et matérielle au Sud, douleur psychologique vivement ressentie dans les deux camps. Avant le XIXe siècle, à cause de la lenteur de transmission des informations, une épouse de soldat vivait dans une sorte d’oubli apaisant de son époux.
      
      
    Par les chemins de fer, les mauvaises nouvelles peuvent arriver plus vite dans les foyers des militaires. Les familles vivent alors dans l'attente et l’angoisse permanentes d’une mauvaise nouvelle, préfiguration du stress qu'éprouvera le monde civil européen entre 1914 et 1918. La femme américaine sort grandie du conflit.
     
    Moins par le travail rural qu’elle assume à la place d’un mari absent, et qui vient se superposer à une liste de tâches domestiques déjà bien chargée, que par son rôle crucial de ciment de la cellule familiale, de consolatrice et de confidente auprès du soldat sudiste vaincu, d’élément actif dans l’organisation de la société en guerre (voir le rôle de Clara Burton, future fondatrice de la Croix Rouge américaine).
      
      
    La guerre a aussi redéfini la place des Noirs au sein de la nation, sans pour autant que ces derniers en aient tiré de substantiels avantages, exceptée l’abolition de l’esclavage.
      
      
    Peu opérants dans l’armée nordiste (1/10e des combattants sont d'anciens esclaves mal utilisés, souvent brimés et effrayés à l’idée de combattre les maîtres de la veille), les Noirs sont peu nombreux à quitter le Sud après 1865. Incapables d’acquérir les parcelles des grandes propriétés mises en vente par le gouvernement fédéral, ils sont contraints d'accepter un métayage qui reproduit la servitude économique du passé.
      
      
    Proches des anciens maîtres blancs, ils vivront dans une société sudiste qui va habilement contourner les 14e et 15e amendements sur l’égalité des droits des citoyens, quelque soit leur race, pour mieux perpétuer la ségrégation jusque dans les années 1950. L’héritage de la Guerre de Sécession est ambigu.
      
      
    Si la génération combattante n’a pu bénéficier du travail de catharsis freudienne dont jouira celle des années 1920 et 1930 en Europe, si la jeune tradition littéraire américaine n’a pas suscité des textes de première main identiques à ceux des poètes anglais de la Grande Guerre (Walt Whitman et Stephen Crane n’ont pas pris part au conflit), son expérience du combat est rapidement apparue comme un mal nécessaire, un sacrifice librement consenti à l'achèvement de la construction de la République.
      
      
    Cette perception positive, très éloignée du sentiment de gâchis engendré par la Grande Guerre, va de paire avec une mémoire familiale scrupuleusement conservée dans des correspondances ou des journaux intimes qui traversent les générations et entretiennent un souvenir et une piété vivaces (fréquentation des cimetières militaires).
      
      
    Une religion du souvenir patriotique assez similaire à celle qu'affectionnent les familles britanniques ou canadiennes actuelles. Si le Nord a imposé au Sud des lieux de mémoire dont les combattants sudistes morts en dehors des états de l’Union sont exclus (Gettysburg, Arlington), il n’a pu imposer une journée de commémoration pour tous les états (Le Memorial Day du 30 mai n’occulte pas quatre autres jours fériés dont certains sont propres aux anciens états sécessionnistes).
      
      
    Et si le Sud n’a pu longtemps assumer sa mission de conservatoire de civilisation, de gardien de valeurs traditionnelles anéanties ou ignorées par le Nord, il a en revanche triomphé dans la représentation du conflit et dans la constitution du mythe du «vieux Sud» au XXe siècle, porté par Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell et sa célèbre adaptation cinématographique.
     
    Un livre foisonnant et passionnant, pour tous les amateurs d’histoire militaire et d’histoire américaine.
     
     
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    Pontiac ou Pondiag - Obwandiyag

    1720 - 1769

    Chef du peuple Ottawa

     

    Personnage historique important dans l'histoire de l'Amérique du Nord à l'époque où la Nouvelle-France, conquise, déchue et abandonnée, semblait perdue à jamais, un seul homme semblait être encore prêt à se battre pour elle.

      

    Cet homme, c'est le célèbre chef Pontiac.

    Pontiac serait né entre 1712 et 1725 probablement dans un village de la tribu des Outaouais.

    En 1736, 200 guerriers Outaouais et Ojibwas demandèrent aux autorités françaises d'être amenés "à Montréal pour y combattre les Anglais".

      

    Pontiac était peut-être l'un de ceux-là.

    En 1752, un contingent de 240 Canadiens et Outaouais attaqua le village de Pickawillany (aujourd'hui Piqua, Ohio). Ce village, en dépit des alliances et des traités, permettait aux Anglais de commercer sur leur territoire. Pontiac fit peut-être partie du groupe qui mit fin à ces activités séditieuses.

    En 1755, les Anglais attaquèrent le Fort Duquesne (aujourd'hui Pittsburgh). À la garnison française qui défendait le fort s'ajoutèrent 1000 alliés amérindiens, 300 Outaouais de Détroit (dont faisait très probablement partie Pontiac) et 700 de Michilimackinac.

      

      

    Ls alliés victorieux infligèrent une terrible défaite à leurs agresseurs britanniques.

    En 1757, Pontiac informa Pécaudy de Contrecoeur au Fort Duquesne que les Anglais avaient tenté de le tromper en lui disant que Québec avait été capturée. Par ce mensonge, ils espéraient acquérir son amitié.

      

    Pontiac déclara avoir résisté à ces avances et ne manqua pas de rappeller à Contrecoeur les avantageuses promesses qui avaient été faites aux amis de la cause française.

     

    En 1758, plusieurs Outaouais de Détroit se battaient toujours contre les Anglais à proximité du Fort Duquesne que les Français avaient été obligés d'abandonner le 24 novembre. Les victoires anglaises commencèrent alors à se multiplier.

      

    Après la prise de Louisbourg, de l'Île Royale (l'île du Cap Breton), des forts Carillon (Ticonderogua, N.Y.) et Niagara (Youngstown, N.Y.), la victoire britannique sembla de plus en plus inévitable.

     

    Les Britanniques organisèrent une rencontre avec les Outaouais en août 1759 et deux des chefs de la tribu étaient présents pour affirmer leur bonne volonté à l'égard des Anglais.

     

    Pontiac n'était pas présent à cette rencontre. Le village de Pontiac était si divisé sur la question que plusieurs Outaouais qui désiraient s'allier à l'Angleterre avaient dû quitter le village pour aller s'établir plus au sud.

      

      

    La révolte de Pontiac

     

     

    "Nous ne sommes pas vos esclaves.

    Ces lacs, ces forêts et ces montagnes sont notre héritage et nous n'y renoncerons pas au profit de qui que ce soit."

    Pontiac

     

    Seule maintenant, l'armée britannique pouvait maintenir l'ordre dans la région. PontiacUne mission pour occuper les forts français envoyée par le Général Amherst rencontra l'opposition des Indiens.

    Soutenu par d'autres chefs de tribus (les Outaouais, les Ojibwas, les Hurons, les Potawatomis et d'autres chefs de la région du lac Supérieur), Pontiac le chef de guerre des Ottawa se rebelle.

      

    Très intelligent, il comprit que les Anglais seraient plus dangereux pour les Indiens que ne l'avaient été les Français qui, du fait de leur implantation peu nombreuse, ne convoitaient que peu de terres.

      


    • le 05 mai 1763, Pontiac appelle les nations amérindiennes Ouataouais, Hurons et Potéouatamis à la guerre contre les anglais, en assiégeant les forts de l'intérieur désormais occupés par les anglais.

     

    Pontiac et deux des chefs potawatomis forçèrent les fermiers à fournir leurs hommes en nourriture, ce qui ne fit rien pour augmenter leur popularité auprès des Canadiens. Malgré tout, la révolte fit rage pendant plus d'un mois dans les pays d'en haut.

      

    En mai, dix navires anglais furent capturés par les Outaouais avec leurs équipages et leurs provisions. Les forts Miami et Saint-Joseph tombèrent aux mains des Illinois et des Miamis.

     

    Le fort Ouiatanon (près de Lafayette dans l'Indiana) fut capturé par les Weas, des Mascoutens et les Kickapoos alors que les Ojibwas s'emparaient du fort Michilimackinac.

      

    Les Sénécas, les Delawares, les Shawnees et les Hurons se joignirent à l'insurrection et capturèrent plusieurs autres postes militaires dont le fort Venango (aujourd'hui Franklin en Pennsylvanie), le fort de la Rivière au Boeuf (Waterford, Pennsylvanie) et le fort de la Presqu'île (Erie, Pennsylvanie).

     

     

    Amherst qui avait d'abord sous-estimé les Amérindiens ordonna que des troupes se mettent en marche vers le fort Détroit pour écraser les rebelles. Pontiac, lui, fit une ultime tentative pour gagner les Canadiens à sa cause. Zacharie Chiquot et environ 300 jeunes hommes acceptèrent de se joindre à lui.

     

     

    Mais plusieurs autres francophones décidèrent de s'allier aux Anglais. Les guerriers autochtones vont semer la terreur pendant cinq semaines avant de s'attaquer à "Fort Détroit" où ils échoueront.

     

    Les Français, à la demande d'Amherst, informèrent les Indiens qu'une paix était signée entre eux et les Anglais, et qu'ils ne pouvaient donc plus les soutenir. Pontiac fit la paix, mais elle ne fut acceptée par les tribus qu'après de longues luttes. La pacification de l'Ouest n'était pas encore faite.

     

    Du début de la colonisation à la fin de la guerre de Sept Ans (1763), les Anglais ont réussi à éliminer peu à peu des territoires américains les Suédois, les Hollandais et finalement les Français.

     

    Pendant ce temps à New York, le général Amherst était complètement dépassé par les événements. Enragé contre Pontiac et ses alliés, il autorisa ses hommes à échanger des couvertures infestées de petite vérole aux Amérindiens dans le but qu'ils soient exterminés par la maladie, une première dans les annales de la guerre biologique. Plusieurs documents indiquent que la manoeuvre eut bien lieu et qu'elle fut un succès.

     

     

    La maladie fit bientôt des ravages horribles parmi les Amérindiens de la région. Amherst écrit également à ses hommes: "Vous ferez bien, ainsi que d'user de tous autres procédés capables d'exterminer cette race abominable. Je serais très heureux si votre plan de les chasser avec des chiens était mis en oeuvre!"

     

    Pontiac demeura chez les Arkansas et continua à prêcher la rébellion avec un chef shawnee du nom de Charlot Kaské. Il caressait maintenant le projet d'une grande confédération des tribus amérindiennes du nord et du sud qui pourrait tenir tête à l'envahisseur anglais. Mais après un dernier refus de la Nouvelle-Orléans d'envoyer des renforts, Pontiac accepta finalement de signer la paix avec l'Angleterre.

     

    La première conférence eut lieu à Ouiatanon en juillet 1765. Pontiac déclara qu'il signerait l'accord seulement à la condition que les Britanniques n'envahissent pas le territoire. Il expliqua que la conquête des forts français ne donnait pas à l'Angleterre le droit de posséder le territoire et de le coloniser à leur guise.

     

    Les Français étaient venus vivre parmi les Amérindiens en frères et non pas en seigneurs. Il ajouta que la France ne les avait jamais conquis et n'avait jamais acheté leurs terres, celles-ci leur revenaient donc de plein droit. La paix fut signée en présence des Outaouais, des Ojibwas, des Hurons et des Potawatomis.

     

     

    Le 20 avril 1769, Pontiac se rend à Cahokia pour faire du troc. Un jeune guerrier Peoria appelé Pihi ou Chien Noir l'accompagne. Lorsqu'ils quittent le poste de traite, Pihi assomme Pontiac. Le grand chef tombe et Pihi le poignarde.

      

      

    L'assassinat de Pontiac met un terme à la vie d'un farouche guerrier et marque le début d'une légende. Bien que sa rébellion se soit avérée un échec, l'exemple de Pontiac inspirera bon nombre de ses successeurs dans leur résistance à la domination des Européens.

     

     http://www.medarus.org/NM/NMPersonnages/NM_10_03_Biog_Natives/nm_10_03_pontiac.htm

     

     

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  • Benjamin Banneker

    1731-1806

    Mathématicien, astronome

    Benjamin Banneker est né libre le 9 novembre 1731 dans le Maryland, d'un père esclave et d'une mère libre. Son statut d'homme libre l' autorise à suivre une école privée et interraciale à côté de Baltimore, où son génie est devenu rapidement manifeste.

    D'abord fermier aux moyens modestes, Banneker vécu une vie inhabituellement accomplie. En 1753, le jeune homme emprunte une montre gousset à un voisin; il la démonte et dessine un croquis des pièces la composant, puis il la remonte et la rend en parfaitb état à son proprétaire.

    A partir de ces schémas Banneker découpe dans du bois des reproductions agrandies de chaque pièce dessinée. Il calcule le nombre de dents nécessaires pour chaque roue et les rapports nécessaires entre les roues, il parvient ainsi à construireune montre en bois en état de marche qui est restée précise et sonnait les heures pendant plus de 50 ans.

    A l'âge de 58 ans il commence des études d'astronomie et devint capable de calculer les éclipses solaires et lunaires du futur. Parmi ses nombreuses inventions, il y a le calcul du cycle des 17 années locustes autorisant un almanach qui calcule les positions célestes à des intervalles réguliers, et prédisant une éclipse en 1789.

    Il dressa l'éphéméride, ou la table d'information, pour les almanachs annuels qui ont été édités pendant les années 1792 à 1797. L'"almanach de Benjamin Banneker" était une vente assurée en Pennsylvanie, en Virginie et même au Kentucky.Banneker Almanac

    En 1790, il fut nommé par Thomas Jefferson membre de l'équipe d'inspection conduite par Pierre Charles L'Enfant pour concevoir le Capitol de la Nation. Étonnamment, il put refaire les plans de mémoire après la fuite de L'Enfant avec tous les dossiers suite à son licenciement pour insubordination. Banneker est aussi connu à ce moment là, en 1791, pour une lettre célèbre adressée à Thomas Jefferson attaquant les idées dominantes sur l'infériorité des Africains Américains.

    Banneker est mort le 9 octobre 1806 à l'âge de 74 ans.

    En 1980, le service postal des Etats-Unis a émis un timbre-poste en son honneur.

     

     

     

    SOURCES

    http://www.medarus.org/NM/NMPersonnages/NM_10_06_Biog_Blacks/nm_10_06_banneker_benj.htm

     

     

     

     

     

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    James Armistead Lafayette

    1760 - 1832

    Premier espion noir américain pendant la Révolution Américaine

    James Armistead était un espion afro-américains durant la Révolution américaine. Né en Virginie comme esclave de William Armistead en 1760, il s'est porté volontaire pour rejoindre l'armée en 1781. Après avoir obtenu le consentement de son propriétaire, Armistead a été affecté pour servir sous le commandement du marquis de Lafayette, le commandant des forces françaises alliées à l'Armée américaine Continentale. Lafayette employa Armistead comme espion. Tout en travaillant pour Lafayette, il a réussi à infiltrer le quartier général du Général britannique Charles Cornwallis se présentant comme un esclave fugitif embauché par les Britanniques pour espionner les Américains.

     

     

    James Armistead Lafayette, par Curtis d'après l'original de John B. Martin
    James Armistead

    Tout en feignant d'être un espion britannique, Armistead gagna la confiance du général Benedict Arnold et du général Cornwallis. Arnold était tellement convaincu que Armistead était un esclave en fuite qui il l'a utilisé pour guider les troupes britanniques à travers les routes locales. Armistead voyageait souvent entre les camps et les lignes, espionnant les officiers britanniques, qui parlaient ouvertement de leurs stratégies en face de lui. Armistead rapporta cette information dans des rapports écrits, les livra à d'autres espions américains, puis retournait au camp du général Cornwallis.

    À l'été 1781, le général George Washington envoya un message au général Lafayette, lui demandant de garder ses forces vives et de l'informer de l'équipement de Cornwallis, le personnel militaire, et les stratégies futures. Lafayette envoya plusieurs espions pour infiltrer le camp de Cornwallis, mais aucun ne s'est avéré capable de produire des informations utiles pour lui jusqu'à ce qu'il reçut les rapports d'Armistead datée du 31 Juillet, 1781. Les informations contenues dans ces rapports permirent à Lafayette de piéger les Britanniques à Hampton. Plus tard les rapports d'Armistead aidèrent les Américains à gagner la bataille de Yorktown, ce qui incita les Britanniques à se rendre.

     

    John-Baptiste Paon's portrait of General Lafayette accompanied by his orderly James Armistead. Courtesy of the Lafayette College Museum, Easton, Pa.

    Lafayette et Armistead

    Après la Révolution, le marquis de Lafayette salua Armistead pour son dévouement et son rôle déterminant dans la reddition britannique à

     

     

    Yorktown. Armistead retourna chez William Armistead après la guerre afin de continuer sa vie d'esclave, comme il n'était pas admissible pour l'émancipation en vertu de la Loi de 1783 pour les esclaves soldats (il était considéré comme un esclave-espion). En 1784, Lafayette retrouva Armistead en Virginie et a été déçu de constater qu'il était toujours esclave. Lafayette écrivit un témoignage en faveur d'Armistead et deux ans plus tard l'Assemblée générale de Virginie l' émancipa. C'est à cette époque qu'Armistead ajouta le nom de "Lafayette" à son nom de famille, en l'honneur du général.

    Après avoir reçu sa liberté, il déménagea neuf miles plus au sud de New Kent County en Virginie, acheta quarante acres de terre et a commenca un travail de cultivateur. Armistead se maria, éleva une famille nombreuse et reçu 40 $ par année par la législature de Virginie à titre de pension pour ses services durant la Révolution américaine.

    James Armistead Lafayette est mort en 1832 à l'âge de 72 ans en Virginie.

     

     

    Sources

    - Kareem Abdul-Jabbar et Alan Steinberg, profils Black in Courage: Un héritage de réalisations afro-américaine (New York: William Morrow and Company, Inc, 1996); Logan Rayford et Michael R. Winston, eds., Dictionnaire biographique du Noir américain New York: WW Norton, 1982).

     

     

     

    sources

    http://www.medarus.org/NM/NMPersonnages/NM_10_06_Biog_Blacks/nm_10_06_james_armistead.html

     

     

     

     

     

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  • OK : l'origine du mot OK (Okay) remonte à la Guerre de Sécession, chaque soir le rapport mentionnait le nombre de tués de la journée ; s'il n'y en avait pas, on écrivait O K. (soit 0 Killed : zéro tués).

     


     Expansion territoriale
    1787-1865

    5. Guerre de Sécession - "Civil War" - 1861-1865

     

     

    "Gone With the Wind"

    Civil war

    Les États-Unis sont nés deux fois.
    - La première fois par décision libre des treize colonies unies contre l'Angleterre.
    - La seconde fois au prix d'une terrible guerre civile qui faillit bien anéantir l'idée même de l'Union. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2.800.000 combattants, qui firent quelque 628.000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. La question de l'esclavage mine le pays depuis sa fondation. Les Pères fondateurs n'ont pas voulu trancher. Trop d'intérêts sont en jeu.

    On a dit de la Guerre de Sécession qu'elle fut la seconde révolution américaine tant cette guerre civile eu un effet profond et prolongé sur l'Histoire des États-Unis. Au départ, s'opposent:
    • les États-Unis d'Amérique - l'Union - au Nord,
    • et onze États sécessionnistes organisés en États Confédérés d'Amérique - la Confédération - au Sud.

    Tous les combats eurent lieu sur les États du sud, marqués par de grandes charges héroïques de cavalerie ou d'infanterie, laissant ensuite ces terres détruites, dévastées, dans un état de misère indescriptible et cela pour des années.

    De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés.

    La sécession, ainsi que la création de la Confédération par les États du Sud, ne fut jamais reconnue par les États de l'Union, d'où l'expression de Civil War («Guerre Civile») employée par les Américains et non guerre de Sécession utilisée dans les ouvrages d'histoire francophones.

    1 - les origines du conflit

    Il y a d'inombrables disparités, en terme de développement économique, de population, d'infrastructures, entre les deux immenses blocs régionaux du Nord et du Sud. Les divergences d'intérêts entre le Nord, industriel, protectionniste et abolitionniste, et le Sud, agricole, esclavagiste et libre-échangiste, s'aggravent, notamment sur la question de l'esclavage, jusqu'à opérer un véritable clivage Nord-Sud.

    • La région des États du Nord comporte 23 États fidèles à l'Union, elle domine, elle est peuplée de 22 millions d'habitants. Stimulée par les inventions de la révolution industrielle, elle est aussi plus industrialisée, peu agricole et connaît un extraordinaire essor économique. Les canaux et les voies ferrées ont un rôle décisif sur l'évolution de villes comme Boston, NewYork, Philadelphie et Baltimore, qui peuvent accéder facilement aux produits et aux marchés de l'Ouest. Le Nord s'unifie progressivement dans la dénonciation de l'esclavage, toujours toléré par la Constitution.

    • La région des États du Sud comporte environ 5 millions et demi de blancs et 3 millions et demi de noirs, elle a un peuplement moins dense (23%) et une économie uniquement dominée par l'agriculture du coton, du tabac et de la canne à sucre, mais dépendante du Nord pour tout ce qui est produits manufacturés ainsi que services financiers et commerciaux.

    Les historiens estiment que 523 000 Noirs sont arrivés dans les colonies nord-américaines, puis aux États-Unis, ce qui correspondrait à 4,6 % du total. Autrement dit, comparativement aux autres colonies européennes, le territoire de ce qui deviendra les États-Unis reçut relativement peu d'esclaves.La première cargaison de 20 esclaves fut débarquée à Jamestown en 1619 d'un navire hollandais. Dans les trois premières décennies du XVIIIe siècle, l'importation annuelle s'élevait à environ un millier de Noirs. Par la suite, un certaine accélération se produisit: 40 400 de 1731 à 1740, 58 500 de 1741 à 1750, 41 900 de 1751 à 1760, 85 800 de 1761 à 1780, 91 600 de 1781 à 1810. En 1780, les États-UNis compteront 575 420 Noirs, soit un cinquième de leur population totale. De ce nombre, 90 % vivront au sud de la Pennsylvanie.
    • Vers 1830, un groupe d'antiesclavagistes organisa un "chemin de fer clandestin" (Underground railroad) pour faciliter l'évasion d'esclaves du Sud vers les Etats libres du Nord. L'une des héroÏnes de l'époque, Harriet Tubman, était elle-même une esclave évadée. quelques 300 noirs lui doivent la liberté. Par la suite Harriet Tubman servit dans l'armée de l'Union et consacra sa vie après guerre à une institution d'aide aux Noirs indigents.

    Ces États développent de vastes plantations en exploitant la main-d'œuvre servile noire, renforçant du même coup l'économie esclavagiste dont le Nord réclame la suppression.

    A2insi donc les principales causes de laguerre de Sécession paraissent avoir été les suivantes:

    1°- "Fugitive Slave Act" et Case de l'Oncle Tom

    L'adoption d'une loi fédérale obligeant à poursuivre les esclaves fugitifs (le "Fugitive Slave Act" de 1850) avait amené Harriet Beecher-Stowe, une jeune femme indignée, à publier en feuilleton un roman à thèse au succès prodigieux: "Uncle Tom's Cabin" (La Case de l'Oncle Tom).

    • La région de l'Ouest progresse, elle représente 37% de la population, produit des céréales et du bétail. Le Grand Ouest ("Far West"), reste cependant à l'écart, malgrè la ruée vers l'or.

    2°- Compromis de 1850

    La conquête de l'Ouest est un autre enjeu de leur rivalité. Chaque groupe d'États souhaitant que les nouveaux États adoptent sur le problème de l'esclavage une position conforme à la sienne, le gouvernement fédéral, soucieux de préserver l'Union devant l'opposition de plus en plus forte des "abolitionnistes", proposa le Compromis du Missouri de 1820, à l'initiative du sénateur du Kentucky Henry Clay, qui permet de surseoir à un choix de société inéluctable sur l'esclavage. Dans le territoire de la Louisiane, nouvellement acquis, l'esclavage était autorisé au sud d'une ligne correspondant au 36°30' de latitude nord et interdit au nord de cette ligne.

    Le nouveau Compromis de 1850 prévoyait l'admission de la Californie au titre d'État libre, c'est-à-dire sans esclaves. Cette admission était compensée par l'organisation de deux nouveaux territoires, l'Utah et le Nouveau-Mexique, sur les terres acquises pendant la guerre contre le Mexique où le principe de souveraineté populaire prévalait. Ses territoires pouvaient ainsi décider de l'adoption de l'esclavage.

    3°- Le "Kansas-Nebraska Act".

    Commerce d'esclaves1831 voit la publication par William Lloyd Garrison du premier numéro de "Liberator", ayant pour but de plaider pour l'abolitionnisme. La lutte entre le Nord et le Sud pour tolérer ou interdire l'esclavage dans les États nouvellement acquis s'amplifia sous les présidences de Zachary Taylor et de Millard Fillmore. Elle aboutit, sous la présidence de Franklin Pierce, au "compromis du Kansas-Nebraska" (30 mai 1854) du sénateur Stephen A. Douglas de l'Illinois qui établissait deux nouveaux territoires, le Kansas et le Nebraska, dans lesquels le principe de souveraineté populaire serait appliqué (les nouveaux États se prononcent eux-mêmes pour ou contre l'esclavage).

    Cette loi oppose violemment les colons esclavagistes et abolitionnistes : en mai 1856, on assiste à des pillages et des incendies de la ville de Lawrence, au Kansas, par des esclavagistes venus de l'Etat du Missouri ainsi qu'à l'agression du sénateur abolitionniste, Charles Summer.

    La naissance du féminisme:
    En plein débat sur l'esclavage, des femmes américaines, abolitionistes, se révoltent contre leur statut "d'esclaves blanches". En 1848, à l'initiative d'Elizabeth Cady Stanton et de Lucretia Mott, elles réunissent une convention à Seneca Falls où elles réclament le droit de vote et "tous les droits qui leur appartiennent en tant que citoyennes des États-Unis".

    4°- Division du parti Whig

    Le parti Whig était un parti politique américain de la droite libérale, créé durant l'hiver 1833-1834 pour s'opposer à la politique du président Andrew Jackson. Il comprend des membres du parti national-républicain comme Henry Clay et John Quincy Adams et des partisans du droit des États face au pouvoir fédéral. Le parti a été dissous dans les années 1850, tiraillé entre les pro et anti-esclavagistes ( le parti Whig n'avait jamais pris clairement position contre l'esclavage). Le parti "Free Soil", créé en 1848 et adversaire de l'esclavage a une influence sur l'extension du mouvement abolitionniste au Nord.

    Le parti Whig a été remplacé sur l'échiquier politique par le parti républicain pour contrer le Parti démocrate, soutien traditionnel des esclavagistes du sud. Le Parti républicain fait référence au parti démocrate-républicain de Jefferson ainsi qu'aux anti-esclavagistes du parti Whig et du parti "Free Soil" .

    5°- Élection de Buchanan

    En 1856, le candidat républicain à la présidence, John C. Frémont, recueille assez de voix pour assurer sa position dans le système électoral des États-Unis, mais il n'eut pas les voix des grands électeurs pour être élever à la présidence. James Buchanan un homme du Nord aux principes du Sud est élu. Il demanda au Congrès d'admettre dans l'Union le Kansas comme État esclavagiste, proposition qui offensa les Nordistes.

    6°- Affaire Dred Scott

    Le mécontentement gronda encore davantage lorsque la Cour suprême des États-Unis déclara le 7 mars 1857 au sujet de l'affaire Dred Scott, esclave plaignant pour sa liberté, que la Constitution des États-Unis ne donnait au Congrès aucun pouvoir d'interdire l'esclavage dans les territoires. Deux ans plus tard, d'autres incidents ne firent qu'exacerber les passions au sein de l'Union.

    7°- Affaire John Brown

    Les 16 et 18 octobre 1859 : l'anti-esclavagiste John Brown (1800-1859) et sa petite armée composée de treize hommes blancs dont trois de ses fils, et de cinq hommes noirs attaquèrent l'arsenal fédéral de Harper's Ferry en Virginie se trouvant sur Potomac Street. Une compagnie de fusillers marins arriva sur place et mit fin à l'assaut. Le 2 novembre 1859, le jury condamna John Brown à la pendaison, après cinquante cinq minutes de délibération. Le 2 décembre 1859 John Brown fut pendu. Victor Hugo écrivit une lettre au gouvernement des Etats-Unis en soutien au condamné.

    8°- Election du républicain Abraham Lincoln.

    Lincol_miniLa division des démocrates assura l'élection du républicain Abraham Lincoln, anti-esclavagiste notoire, le 6 novembre 1860, 16eme président des États-Unis et favorable à une centralisation du pouvoir. Pas un seul État du Sud n'a donné ses voix à cet homme du Nord. Et ces États là ne se reconnaissent absolument pas dans le pouvoir de Washington.

    2- la Sécession

    1860

    Rupture de l'Union

    La seule solution qui s'offre au Sud est alors la sécession. Le 20 décembre 1860, la Caroline du Sud proclame que l'Union entre elle et les autres États est rompue. C'est le début de la Sécession.

    1861

    Rupture de l'Union- Le 4 février 1861, peu avant l'investiture de Lincoln, sept États se retirent de l'Union : l'Alabama, la Caroline-du-Sud, la Floride, la Georgie, la Louisiane, le Mississippi et le Texas et fondent les États Confédérés d'Amérique, avec pour capitale Richmond, dotés d'une constitution. Jefferson Davis est sélectionné comme président et Alexander Stephens comme vice-président.

    Lincol_mini- 4 mars 1861 le Président Lincoln entre en fonction à Washington, il réaffirme dans son discours inaugural, que la sécession est illégale et déclare avoir l'intention de ne pas renoncer aux possessions fédérales situées dans le Sud.

    Les ressources en présence du Nord et du Sud :

    En 1861, ni le Nord ni le Sud n'étaient prêts à s'engager dans une guerre et ne s'attendaient à un conflit d'une telle ampleur et d'une telle durée.
    - le Nord disposait d'un plus grand potentiel militaire avec une population de 22 millions d'habitants Il possédait de très nets avantages matériels - en argent et en crédit, en usines, en production alimentaire, en ressources minérales et en transport - qui s'avérèrent décisifs.
    - le Sud ne comptait que 9 millions d'habitants, dont presque 4 millions étaient des esclaves noirs. La loyauté de ceux-ci envers la Confédération n'était pas assurée. La capacité du Sud à combattre fut handicapée par un manque chronique de nourriture, de vêtements, de médicaments et d'artillerie lourde, ainsi que par une lassitude de la guerre et une inconnue : la réaction des Noirs.

    A l'origine, les deux camps s'appuyèrent sur le volontariat, la nécessité finit par les forcer à faire appel à la conscription. C'est ainsi qu'avant la fin de la guerre, le Sud avait enrôlé environ 900.000 hommes blancs et l'Union 2 millions (y compris 186.000 Noirs), dont près de la moitié n'avait été recrutée que vers la fin du conflit. Cependant, malgré sa supériorité en hommes et en ressources, le Nord ne parvint pas à la rapide victoire qu'il avait escomptée. Le Sud, doté d'une tradition militaire plus forte, disposait de davantage d'hommes expérimentés dans le maniement des armes et produisit un corps performant d'officiers, notamment Robert E. Lee et Joseph E. Johnston. Ce n'est qu'à l'épreuve des événements que Lincoln arriva à trouver des chefs militaires comparables, à savoir Ulysses S. Grant et William T. Sherman.

    En Europe on regardait avec sympathie ces citoyens courageux qui combattaient pour avoir leur patrie comme à l'époque les Polonais, les Italiens; d'ailleurs les sudistes ont cru, un moment que l'Angleterre ou la France viendraient leur prêter main forte. Le sort des esclaves on en parlait pas en Europe. Et on en parlait d'autant moins que les esclaves n'ont pas du tout bougé pendant ces quatre années de guerre: pas de rebellion, pas de soulèvement. Ils sont toujours restés fidèles à leurs maîtres.

    Le déroulement des hostilités

    Les sudistes eux-mêmes ont allumé le conflit en avril 1861, pour récupérer un vague ilot rocheux en face de Baltimoore où était installée une forteresse, le Fort Sumter qui refusait de faire allégence à leur dissidence.

    Eclatement de la Guerre Civile - Attaque de Fort Sumter

    deco• Le 12 avril 1861 résonnent les premiers coups de canon de Fort Sumter, à Charleston Harbor. Lorsque des troupes nordistes essayèrent de ravitailler le Fort Sumter, installation fédérale située dans la baie de Charleston (Caroline du Sud), les confédérés, sous le commandement du General Pierre Beauregard, ouvrirent le feu avec 50 canons. Trois jours plus tard, Lincoln demanda aux troupes d'étouffer la rébellion.

    Ces premiers combats paraissaient symboliques mais ensuite ce fut l'engrenage. Le 14 avril, le Major Anderson capitule et livre le Fort aux troupes confédérées.

    Lincoln_mini• Le 15avril, Lincoln fait appel aux États loyalistes afin d'obtenir 75000volontaires pour défendre le maintien de l'Union.

    Entre le 17 avril et le 21 mai 1861 quatre nouveaux États rejoignent la Confédération, ce sont l'Arkansas, la Caroline du Nord, le Tennessee et la Virginie.

     

    Lincoln_mini• Le 19 avril Lincoln ordonne le blocus des ports des États confédérés et interdit le commerce avec eux.

    Le 6 mai 1861 à Alabama, le Congrès confédéré, réuni depuis le 29 avril, déclare la guerre aux Etats-Unis. C'est le début des affrontements de la Guerre de Sécession.

    Au début du conflit, les deux parties étaient persuadées d'aboutir à une victoire rapide.

    deco • En mai 1861, les troupes de l'Union traversèrent le Potomac, prirent Alexandria (Virginie) et se déplacèrent vers le nord-ouest de la Virginie.

    - Juin 1861 : Au même moment quatre États esclavagisyes restent dans l'Union : Delaware, Kentucky, Maryland et Missouri. L'importance du Maryland tenait à la proximité de Washington et à la position de Baltimore, nœud ferroviaire vital vers le Midwest. Le Kentucky et le Missouri jouaient aussi un rôle important dans la stratégie militaire du Nord car ils contrôlaient l'accès aux vallées du Mississippi, du Tennessee et du Cumberland, par lesquelles les forces de l'Union pouvaient passer pour se rendre au cœur de la Confédération.
    Pour s'assurer la loyauté du Maryland, les troupes de l'Union occupèrent Baltimore et imposèrent la loi martiale. Le Kentucky cherchait à garder sa neutralité, mais, en septembre 1861, lorsque les troupes confédérées traversèrent l'État, les habitants soutinrent massivement la cause de l'Union.
    Au Missouri, les troupes de l'Union aidèrent à protéger l'État en poussant vers l'exil le gouverneur qui défendait les confédérés. Enfin, en Virginie, les comtés occidentaux renièrent l'ordonnance de sécession, formèrent un gouvernement provisoire et, en 1863, furent admis dans l'Union comme le nouvel État de Virginie-Occidentale.

    Première bataille de "Bull Run"

    deco • Le 21 juillet 1861 première bataille de "Bull Run" ou "Manassas Junction" : les troupes confédérées, sous le commandement du général Beauregard dont les renforts étaient arrivés à temps, resistent aux assauts des fédérés commandés par le General en chef Winfield Scott, et remportèrent une victoire retentissante Cette défaite des fédérés obligea le Nord à lever une armée plus importante. Le Sud confiant ne se prépara pas pour le conflit à venir.

    "In God We Trust"
    Cette phrase apparut pour la première fois au Département du Trésor pendant la Guerre de Sécession.
    La première proposition vint d'un pasteur de Pennsylvanie dans une lettre qu'il adressa au Secrétaire du Trésor, Salmon P. Chase, en novembre 1861. Celui-ci en fit part au Directeur du Mint, qui lui suggéra plusieurs possibilités : “Our Country, our God”, “God our Trust”. Salmon Chase arrêta finalement sa décision sur “In God We Trust” en décembre 1863. En 1864, la devise apparaissait sur la pièce de 2 cents et en 1873 le “Coinage Act” prévoyait d'utiliser cette devise sur certaines pièces.
    Finalement, sur une proposition d'un député de Floride, Charles E. Bennett, la devise fut étendue à toute la monnaie (pièces et billets) le 11 juillet 1955 (69 Stat. 29. U.S. Code 324a) et devint devise nationale officielle le 30 juillet 1956 sur l'initiative du même député. (70 Stat. 732 U.S. Code 186)

    1862

    Batailles à l'Est

    deco• 19 janvier 1862 : défaite de Mill Springs (Kentuchy), la ligne de défense sur laquelle veillait le très compétent général sudiste Albert Sydney Johnston, semblait sur le point de s'effondrer.

     

    Lincoln_mini• 27 janvier 1862 : Lincoln signe l'ordre de début des opération militaires contre les États confédérés.

     

     

    deco • Les 6 et 16 février 1862 le général Grant s'empare de Fort Henry (sur le Tennessee) et de Fort Donelson (sur le Cumberland), ce qui permet à l'Union de prendre le contrôle de la navigation sur les deux fleuves.

     

    deco• 8 février 1862 : En Caroline du nord, le général de l'Union Ambrose Burnside s'empare de "Roanoke Island" qu'il transforme en base de départ pour envahir la Caroline du Nord.

     

    deco • Les 7 et 8 mars 1862 Bataille et victoire de l'Union à Pea Ridge en Arkansas, ce qui permit à l'Union de contrôler le Missouri pendant les deux années suivantes .

     

    deco• Le 8 mars 1862, le Merrimack (rebaptisé le Virginia par les confédérés) quitta le port de Norfolk (Virginie) pour atteindre Hampton Roads où il coula facilement deux vaisseaux nordistes en bois.

    Virginia/Hampton Roads
    Bataille entre le C.S.S. Virginia et le U.S.S. Monitor, Hampton Roads, Va., le 9 mars 1862.
    Engraved in 1863 by J. Davies from a drawing by C. Parsons.
    (Source: NARA [NWDNS-64-CC-63])

     

    Ce fut une brillante démonstration de la supériorité des cuirassés sur les bateaux de bois devenus obsolètes. Toutefois, lorsque le Merrimack réapparut le 9 mars, il rencontra un tout nouveau navire nordiste, le Monitor. Il s'ensuivit une bataille spectaculaire qui dura plusieurs heures pendant lesquelles aucun des cuirassés ne subit de graves dommages ni ne remporta de victoire décisive.

    Bataille de Shiloh

    deco • Les 6 et 7 avril 1862 se déroule la bataille de Shiloh. Suite à l'échec de la grande offensive d'été de l'Union le long des rives du Bull Run , la situation était au point mort. A l'Ouest, par contre, la situation des Confédérés allait en se dégradant. Le 3 avril, 40.000 Confédérés quittèrent Corinth pour se lancer à l'assaut des positions de Grant; ce fut l'une des rares occasions où les Sudistes bénéficièrent d'une supériorité numérique. Le 6 avril à 5 heures les Sudistes fondirent sur les camps de l'Union où la plupart des soldats étaient encore endormis. L'heure fut difficile pour les Nordistes et une division de l'Union dut reculer d'un kilomètre jusqu'à un chemin creux passant entre une prairie et un bois. A cet endroit, Johnston, lança au total dix-neuf assauts contre les Nordistes, subissant d'énormes pertes. Johnston, atteint d'une balle à la jambe, décéda d'une hémorragie. Le commandement Sudiste revint à Beauregard.

    Grant concentra l'essentiel de ses moyens au centre, en attendant le renfort de Buell. Toutefois, après huit heures de combat à Hornet's nest (le guêpier), l'avantage numérique des Sudistes finit par payer; les troupes de l'Union refluèrent et plus de 2.200 hommes furent encerclés et capturés. Les Confédérés perdirent du temps à transférer leurs prisonniers vers l'arrière. Lorsqu'ils furent en mesure de reprendre l'assaut, le Général Grant avait formé de nouvelles lignes entre Pittsburg Landing et le Snake Creek. Entre temps Grant bénéficiait de l'appui de deux cannonières. La nuit fut pénible pour les Sudistes, pilonnés toutes les dix minutes par les obus nordistes. A l'aube du 7 avril, les Sudistes furent assaillis par des troupes fraîches de l'Union. Beauregard estima que la bataille n'était plus équilibrée et ordonna, la retraite.

    • Du 17 mars au 31 mai 1862 Campagne en Virginie du général McClellan.

    decodeco• 31 mai 1862 : à la Bataille de "Seven Pines", le Gen. Joseph E. Johnston attaque les troupes de McClellan devant Richmond . Johnston est blessé. Aucun camp n'est victorieux.

     

    Lincoln_mini• 19 juin: Lincoln signe une loi mettant hors-la-loi l'esclavage dans les Territoires (Proclamation d'Emancipation des esclaves).

    Peninsula Campaign

    deco • Entre le 25 juin et le 1er juillet 1862 : Batailles des "Seven Days" Lee attaque McClellan près de Richmond. Il en résulte de très lourdes pertes pour les deux armées. Lee stoppe les Nordistes avant leur entrée dans Richmond. McClellan amorce une retraite tactique vers Washington.

    - Le 11 juillet 1862, le Major General Henry Halleck est nommé général en chef de l'armée de l'Union.

    Seconde bataille de "Bull Run"

    deco • Le 29-30 août 1862 Deuxième bataille de "Bull Run" : les armées confédérées de Lee, de Jackson et du général James Longstreet infligèrent de sévères pertes aux troupes de l'Union qui furent refoulées vers Washington. À la suite de cette victoire, Lee, en septembre 1862, envahit le Maryland avec 50.000 hommes.

    Bataille d'"Antietnam"

    deco • Les 16-18 septembre 1862, la "Bataille d'Antietam" se solde par la victoire des Fédéraux sur les troupes de Lee lors de la sanglante bataille d'Antietam (Sharpsburg), au cours de laquelle 12.000 Nordistes et 12.700 Sudistes furent tués ou blessés, et contraignit Lee à rentrer en Virginie.

    Bataille de Fredericksburg

    deco •Le 13 décembre 1862, l'armée nordiste du Potomac reprit l'offensive sur Richmond. Le général Ambrose E.Burnside choisit, à tort, de défier les défenses presque imprenables de Lee aux alentours de Fredericksburg (Virginie), sur la rivière Rappahannock. Lors de ce nouveau désastre, les forces de l'Union eurent plus de 10.000 tués et blessés et durent se replier à Washington.

    Guerre maritime

    deco • En 1861, des opérations conjointes protégèrent les têtes de pont de Hatteras Inlet (Caroline du Nord) et de Port Royal (Caroline du Sud). La prise de Fort Henry en février 1862 et la chute de La Nouvelle-Orléans le 1er mai, toutes deux obtenues avec une aide navale importante, permirent à l'Union de contrôler les fleuves Mississippi et Tennessee.

    Lincoln avait ordonné un blocus de tous les ports sudistes afin qu'aucun approvisionnement essentiel ne parvînt à la Confédération mais il fallut pour cela concevoir de nouveaux bateaux, la marine de l'Union existait à peine à cette époque-là.

    Percées à l'ouest, et premiers succès de Grant

    deco • Alors que le front Est se trouvait dans une impasse, les opérations militaires de l'Union à l'Ouest s'avérèrent plus fructueuses. En juin 1862, les troupes de l'Union, sous le commandement de Grant, parvinrent à occuper le majeure partie du Tennessee et à contrôler le Mississippi jusqu'à Memphis. L'objectif était de contrôler la vallée du Mississippi pour couper la Confédération en deux et arrêter le ravitaillement en hommes, en vivres et en munitions, Dans le même temps et de façon coordonnnée, les forces de l'Union remontèrent le Mississippi par le Sud.

    deco• Les Fédéraux occupent la Nouvelle-Orléans. En avril 1862, une escadrille navale, commandée par le capitaine David G. Farragut, avait percé les défenses confédérées à l'embouchure du Mississippi et imposé la reddition de La Nouvelle-Orléans (Louisiane) le 26 avril. Pendant les derniers mois de 1862, Grant consolida sa position sur le Mississippi et se prépara à attaquer Vicksburg, dernier bastion confédéré perché sur des falaises surplombant le Mississippi. La forteresse résista aux attaques de l'Union.

    Le 1er janvier 1863, le président Lincoln fait sa Proclamation d'émancipation progressive des Noirs dans l'Union: "toutes les personnes tenues en esclavage à l'intérieur d'un État, ou d'une certaine partie désignée d'un État, dont la population se trouvera en rébellion contre les États-Unis" sont "libres pour toujours"

    1863

    Bataille de Chancellorsville

    deco • Du 2 au 4 mai 1863, sur le front Est, après la victoire sur l'Union à Chancellorsville en Virginie, où Lee perdit toutefois un cinquième de ses hommes ainsi que son brillant général, Stonewall Jackson, les troupes confédérées marchèrent sur la Pennsylvanie. Lee espérait ainsi soulager la pression exercée sur les forces confédérées assiégées à l'ouest. Sur le front ouest, en avril 1863, Grant prépara ses troupes pour tenter une nouvelle fois de prendre l'offensive.

    Gettysburg: Le tournant de la guerre

    deco • du 1er au 3 juillet 1863, les deux armées s'affrontèrent à Gettysburg (Pennsylvanie). Cette bataille, décisive pour bon nombre d'observateurs, se déroule deux ans après le début des hostilités.

    L'Union perd pendant ces trois jours 23.000 hommes (tués, blessés ou capturés), soit un quart des effectifs engagés dans la bataille.

    Les pertes de la Confédération sudiste s'élèvent de leur côté à 31.000 hommes, soit un tiers de ses effectifs.

    Ce fut une victoire des Fédéraux du général Meade, face aux Confédérés du général Lee. La bataille de Gettysburg précipite la retraite du général sudiste Robert Edward Lee.

    Bataille de Vicksburg

    deco• Le 4 juillet 1863 après un siège de quarante jours, Vicksburg est prise par le général Grant, au lendemain de la bataille de Gettysburg, ceci permettait à l'Union de contrôler la totalité du fleuve Mississippi et de diviser les forces confédérées.

    Le Président Lincoln a dit: "Vicksburg is the key. The war can never be brought to a close until the key is in our pocket"

    - 22 juillet 1863, Début du siège d'Atlanta par le Nord.

    Bataille de Chickamauga

    deco • 19 septembre 1863, Bataille de Chickamauga. Les forces de l'Union et des Confédérés se rencontrent sur la frontière Tennessee-Georgie, près de Chickamauga Creek. Après la bataille, les forces de l'Union se retirent à Chattanooga, et les Confédérés gardent le contrôle du champ de bataille.

    Chattanooga

    deco • 23-25 novembre 1863, la guerre avait tourné à l'avantage de l'Union son succès à Chattanooga permit de porter la guerre en Alabama et en Géorgie.

    La stratégie de Grant

    grant deco- 9 mars 1864 : Lincoln nomma le général Ulysses S. Grant commandant en chef de toutes les forces de l'Union. Celui-ci conçut un plan stratégique qui resserrerait l'étau autour de la Confédération.
    - L'armée du Potomac, dirigée par lui-même et Meade, devait affronter Lee en Virginie du Nord et se diriger sur Richmond.
    - Une armée commandée par Sherman aurait à avancer vers le sud en partant de Chattanooga pour atteindre la Georgie et prendre Atlanta.
    - Une autre armée sous les ordres du général Philip Sheridan devait opérer dans la vallée de la Shenandoah et priver les forces de Lee de ravitaillement.

    1864

    - En mars 1864, les 115.000 hommes de l'armée du Potomac commençèrent leur progression. Une succession d'engagements causent des pertes énormes dans les deux camps, sans apporter d'issue décisive.

    Campagne de "Wilderness" de mai à juin 1864

    Le "Wilderness" est un grand secteur de forêt dense et de buissons épais quasiment impénétrables, situé dans les Comtés de Spotsylvania et Orange, à environ 10 mils à l'Ouest de Fredericksburg, en Virginie. Il fût le théâtre de quelques uns parmi les plus sauvages combats de la Guerre Civile comprenant la Wilderness, Spotsylvania Court House et Cold Harbor.

    decodeco• Les 5 et 6 mai 1864, se déroule la "Wilderness" . Arrivées près de Chancellorsville en Virginie, les forces de l'Union affrontèrent les 62.000hommes de l'armée de Lee.

     

    decodeco- Grant continua sa poussée vers Richmond. Les deux armées se heurtèrent une nouvelle fois à "Spotsylvania Court House", du 8 au 19 mai, en Virginie, qui marque le début de la chute de la Confédération.

     

    deco • Dans la vallée de la Shenandoah, l'armée de Sheridan affronta les forces confédérées et les força à se retirer de la région.

     

    deco• Le 3 juin 1864 : une erreur coûteuse de Grant entraîna 7 000 blessés en 20 minutes dans les forces de l'Union, lors d'une offensive contre les rebelles à Cold Harbor en Virginie.

     

    deco • Le 19 juin 1864 Bataille navale entre le corsaire sudiste CSS Alabama et le bateau nordiste USS Kearsarge au large de Cherbourg (France) : le CSS Alabama est coulé.

    Le 19 juin 1864, le CSS Alabama fait du charbon dans le port neutre de Cherbourg. Depuis six jours l'USS Kearsarge guette sa sortie. Reconduit hors des eaux territoriales françaises, l'Alabama engage aussitôt le combat, suivi depuis la côte par de nombreux spectateurs. Touché à mort, après une heure et demie de tirs de canons, le navire sudiste coule par l'arrière. Vingt-six marins sont portés disparus. Quarante-deux autres seront repêchés, dont le capitaine Semmes. Au cimetière de la ville, une tombe rappelle ce combat. Deux membres de l'équipage de l'Alabama y reposent, aux côtés d'un marin du Kearsarge.

    Prise d'Atlanta

    deco • Du 27 mai au 2 septembre 1864 Au cours de l'été 1864, avec une réussite encore plus écrasante, Sherman et ses 90000 hommes marchèrent sur Atlanta (Géorgie). Ils coupèrent la principale ligne d'approvisionnement d'Atlanta et, le 1er septembre, les troupes confédérées abandonnèrent la ville. Le 2 septembre les troupes de Sherman entrent dans Atlanta. Après avoir perdu Atlanta, l'armée confédérée sous les ordres du général John Bell Hood essaya de miner la ligne d'approvisionnement de Sherman. Pour ce faire, il avança avec audace dans le Tennessee en supposant que Sherman serait obligé de le suivre pour protéger Chattanooga.

    deco• Le général confédéré Early mène une campagne de diversion mais il est arrêté par le général Philip H. Sheridan à "Cedar Creek" le 19 octobre 1864.

    Marche vers l'Océan

    deco • Après la destruction des entrepôts et des équipements de chemin de fer d'Atlanta, du 14 novembre au 2 décembre 1864 le general W. T. Sherman, avec 62.000 hommes, commence une marche vers l'Atlantique. Sur le conseil de Grant, Lincoln approuva. Sherman se vantait "Je peux faire hurler la Géorgie." Il se rendit donc vers Savannah en Géorgie sans rencontrer la moindre résistance sur un front de 96km de long. Vivant des ressources du pays au fur et à mesure de leur progression, les troupes de l'Union détruisirent systématiquement tout ce qui pouvait aider à soutenir l'effort de guerre confédéré.

    Lincoln_mini- 8 novembre 1864, Réélection de Lincoln.

    Andrew Johnson est vice-président.

     

    deco • Les 15 et 16 décembre 1864 à la bataille de Nashville, un corps de l'Union remporta une victoire décisive sur Hood, brisant ainsi la résistance confédérée dans l'Ouest.

     

    deco• Le 21 décembre 1864 les Fédéraux occupent Savannah en Georgie peu avant Noël. L'armée de Sherman continua d'avancer vers le nord, en direction des Carolines, sans rencontrer d'opposition.

    1865

    Lincoln_mini- 3 février: Lincoln tente une dernière fois de terminer la Guerre de Sécession par la négociation. Il exige la reddition des forces confédérées et le retour des États dans l'Union. Ces derniers veulent leur indépendance et la réunion se termine par un échec.

     

    Lincoln_mini- le 4 Mars 1865 Abraham Lincoln, Prononce son second discours d'investiture: "...but one of them would make war rather than let the nation survive, and the other would accept war rather than let it perish, and the war came."

     

    deco- En avril 1865, Mobile, Selma et Montgomery en Alabama tombèrent aux mains des forces de l'Union. Au même moment, Sheridan se prépara à rejoindre Grant pour un assaut final contre l'armée de Lee.

     

    deco- Du 3 au 5 avril 1865, après plusieurs tentatives et un siège de dix mois: Victoire des Fédéraux à Petersburg et Richmond. Grant réussit finalement, en avril 1865, à prendre la ligne de chemin de fer qui ravitaillait Richmond. Lee se replie vers l'ouest, espérant rejoindre l'armée confédérée de Joseph Johnston en Caroline du Nord.

     

    Reddition du général Lee et assassinat de Lincoln

     

    decoLe 9 avril 1865 La Guerre Civile est officiellement terminée. Le général Lee, signe la capitulation de l'armée Confédérée devant le général Ulysses S. Grant à "Appomattox Court House", Virginie. Quelques semaines plus tard, la guerre civile américaine est de facto terminée, même si la dernière bataille, celle de Palmito Ranch a lieu le 12 et 13 mai, 1865, où le général confédéré Kirby Smith se rend avec ses forces le 2 juin.

     


    Ce dessin montre ce que les habitués du théâtre ont vécu au Théâtre Ford ce soir là.
    CREDIT: Currier & Ives, lith. "The assassination of President Lincoln: at Ford's Theatre, Washington, D.C., April 14th, 1865." 1865.
    Portraits of the Presidents and First Ladies, 1789-Present, Library of Congress.

     

    La dernière victime de la guerre de Sécession fut Abraham Lincoln assassiné le 14 avril 1865, cinq jours seulement après la signature de la paix. Ce soir-là, accompagné de sa femme et d'un jeune couple invité, il assiste à la représentation d'une comédie intitulée "My American Cousin" au "Ford's Theatre". C'est là qu'assis dans la loge présidentielle, il est assassiné par un jeune acteur et sympathisant sudiste, John Wilkes BoothJohn Wilkes Booth, qui saute de la loge sur la scène et s'enfuit. Il ne tarde pas à être capturé quelques jours après, dans une grange en Virginie. John Wilkes Booth a voulu la mort du président Lincoln pour le prix de la victoire du Nord. Andrew Johnson, vice-pésident succède à Lincoln.

    La mort tragique de Lincoln a inspiré à Walt Whitman un poème célèbre,
    "O Captain! My Captain!"
    Le film "Le cercle des poètes disparus", avec Robin Williams dans le rôle principal, en a transmis l'écho à toute la planète.
    O Captain! My Captain!
    - O Captain! My Captain! our fearful trip is done,
    The ship has weather'd every rack, the prize we sought is won,
    The port is near, the bells I hear, the people all exulting,
    While follow eyes the steady keel, the vessel grim and daring;
    But O heart! heart! heart!
    O the bleeding drops of red,
    Where on the deck my Captain lies,
    Fallen cold and dead.
    - O Captain! my Captain! rise up and hear the bells;
    Rise up-for you the flag is flung-for you the bugle trills,
    For you bouquets and ribbon'd wreaths- for you the shores a-crowding,
    For you they call, the swaying mass, the eager faces turning;
    Here Captain! dear father!
    The arm beneath your head!
    It is some dream that on the deck,
    You've fallen cold and dead.
    - My Captain does not answer, his lips are pale and still,
    My father does not feel my arm, he has no pulse nor will,
    The ship is anchor'd safe and sound, its voyage closed and done,
    From fearful trip the victor ship comes in with object won;
    Exult O shores, and ring O bells!
    But I with mournful tread,
    Walk the deck my Captain lies,
    Fallen cold and dead.

     

    On retient parmi les généraux deux noms:
    - le général Ulysses S. Grant, pour le nord.
    - le général Robert E. Lee, pour le sud.
    Mais il y a un troisième nom, que des générations de sudistes ont maudit, le général William T. Schermann, un dévastateur; afin de ne pas immobiliser ses troupes pour une occupation de terrain, il brûlait tout sur son passage et chassait les populations. "Je suis barbare et cruel disait-il, mais la guerre c'est l'enfer. Si en face ils veulent la paix, qu'ils arrêtent la guerre". Simplissime raisonnement et terrible méthode qui ont vu des régions entières riches, fertiles, être pillées, brûlées, dévastées. Après quatre années de combat les terres du Sud seront dans un véritable état de ruines.

    Le 26 mai 1865 les Sudistes rendent les armes.

     

    3- Le Treizième Amendement

    Le 6 août 1861, le Congrès adoptait un projet de loi sur la confiscation, qui demandait la saisie de tous les biens, esclaves compris, utilisés "en faveur de la rébellion". Néanmoins, le statut juridique de ces esclaves resta incertain et la politique fédérale tergiversa pendant les dix-huit premiers mois de la guerre. Le préliminaire de la "Proclamation d'Emancipation", prononcé par Lincoln en septembre 1862, stipulait que, dès le 1er janvier 1863, dans les États ou portions d'États toujours engagés dans la rébellion, les esclaves seraient "pour toujours libres". Lorsque le Tennessee, la Louisiane et la Caroline du Nord furent quasiment sous le contrôle des armées nordistes, Lincoln nomma des gouverneurs militaires pour ramener ces États dans l'Union. Le 8 décembre 1863, le Président émit une proclamation d'amnistie et de Reconstruction.

    Abolition de l'esclavage aux États-Unis

    • Le 31 janvier 1865, l'adoption du Treizième Amendement, qui abolit l'esclavage aux États-Unis, entrera en vigueur le 18 décembre. L'Union est maintenue, l'esclavage aboli.

    • Les 14e et 15e Amendements (1866-1869) accordent aux Noirs l'égalité civile et interdisent toute discrimination.

    4- Les conséquences de la Guerre Civile

    Bilan humain

    À la fin de la guerre, quelque 620 000 hommes avaient été tués et sûrement autant d'hommes avaient été blessés. Le Nord perdit au total 364 000 hommes (soit presque un soldat sur cinq) et le Sud en perdit 258 000 (soit presque un soldat sur quatre). Plus d'hommes moururent d'épidémies et de maladie que sur le champ de bataille, le rapport étant de quatre pour un. Au total, on estime qu'un million d'hommes moururent de la guerre sur une population de dix millions, ce qui représente 10 % du total. En termes de destruction et de pertes humaines, la guerre de Sécession fut la plus coûteuse de l'histoire américaine.

    Bilan économique

    Au Sud Richmond, Charleston, Atlanta, Mobile et Vicksburg étaient des champs de ruines Dans la campagne par laquelle étaient passées les armées ennemies, il ne restait plus que les quatre murs des domaines de plantations, des fermes détruites, des ponts brûlés et des lignes de chemin de fer arrachées. De nombreuses récoltes furent détruites ou confisquées et le bétail massacré

    Bilan politique

    La guerre accrut l'autorité du gouvernement fédéral, l'exécutif, en particulier, exerça une juridiction et des pouvoirs plus grands qu'à aucun autre moment de l'histoire de la nation.

    Le Congrès des États-Unis promulgua la plupart des lois contre lesquelles le Sud s'était si fortement opposé avant la guerre, notamment la loi agraire (Homestead Act), les amples crédits budgétaires pour la modernisation de l'équipement et les droits de douane les plus élevés de l'histoire américaine à cette date.

    En 1865, à cause de la guerre, les États-Unis étaient sur la voie de devenir une grande puissance industrielle.

     

    Le saviez-vous ?

    OK : l'origine du mot OK (Okay) remonte à la Guerre de Sécession, chaque soir le rapport mentionnait le nombre de tués de la journée ; s'il n'y en avait pas, on écrivait O K. (soit 0 Killed : zéro tués).

     

    Sources :

    - The Civil War Home Page

    - Gettysburg battlefield

    - FoundingFathers.info

    - Currierandives.info

    - Interesting.com

     

     http://www.medarus.org/NM/NMTextes/nm_03_02_secession.htm#secess1

     

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    La guerre de Sécession, plus communément appelée en Amérique du Nord «Civil War» (guerre civile) a déchiré les États-Unis pendant 4 ans et fait 617.000 morts parmi les combattants, soit bien davantage qu'aucune autre des guerres qui ont impliqué le pays, y compris les deux guerres mondiales.

     

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    Elle s'est achevée sur l'abolition de l'esclavage, la consolidation des institutions américaines... et la ruine du Sud.

     

     

    Une guerre de principes

    Les causes profondes du conflit résident dans l'opposition entre le Sud esclavagiste et le Nord industriel du pays.

    Le 20 décembre 1860, en réaction à l'élection d'Abraham Lincoln à la présidence des États-Unis, la Caroline du Sud fait sécession. Avec dix autres États esclavagistes du Sud, elle constitue peu après une «Confédération des États d'Amérique» (Confederate States of America), avec pour président Jefferson Davis et pour capitale Richmond (Virginie).

    Le 15 avril 1861, après un premier assaut des forces confédérées contre un fort dépendant du gouvernement fédéral, le président Lincoln lance un appel aux armes.

    Dès le début, les Confédérés bénéficient du ralliement d'excellents officiers, issus de l'aristocratie des planteurs.

     

     

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    Parmi eux le généralissime Robert Edward Lee. Ces hommes ont le sentiment de défendre leur terre et leur culture et offrent peu de prise aux interférences politiques.

     

     

    Mais en face, l'Union dispose d'une confortable supériorité :

     

    22 millions d'habitants contre 9 millions au Sud (dont 3,7 millions d'esclaves noirs), un budget militaire et des effectifs deux fois plus élevés, un équipement industriel et un réseau de transports développés, une marine puissante.

     

     

     

    Éphémères succès sudistes

    Lors du premier affrontement, à Bull Run, le 21 juillet 1861, les troupes fédérales, fortes de 19.000 hommes, doivent céder le terrain face à 15.000 confédérés.

    À la tête des troupes sudistes, le généralissime Robert Edward Lee se révèle dès cette date un stratège remarquable.

     

    Après la bataille d’Antietam

      

    Il est néanmoins repoussé peu après, à Antietam, dans le Maryland, le 17 septembre 1862, face à des forces deux fois supérieures en nombre (80.000 unionistes contre seulement 40.000 confédérés).

     

    En cette année 1862, l'Union jette toutes ses forces dans la bataille.

     

    Pour couvrir les besoins financiers, le Congrès de Washington vote la mise en circulation de billets de banque en remplacement de la monnaie métallique. Ces premiers billets sont surnommés «greenbacks» en raison de leur couleur verte. Le surnom leur est resté.

     

    Le 22 septembre 1862, le président Lincoln proclame l'émancipation des esclaves du territoire rebelle, avec effet au 1er janvier suivant.

    Le Sud n'en remporte pas moins une ultime victoire à Chancellorsville, entre les deux capitales, où s'affrontent pendant quatre jours, du 1er au 4 mai 1863, l'armée confédérée des généraux Lee et Jackson et l'armée du Potomac du général Joe Hoocker, surnommé «Fighting Joe» (Joe le Batailleur).

     

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    Dans les rangs nordistes, désertions et vacances se multiplient. Les Noirs, rendus responsables de la guerre, sont même en butte à des accès de haine et victimes de lynchages.

    Profitant de son succès, Lee monte jusqu'en Pennsylvanie, semant les destructions sur son passage. L'armée du Potomac, commandée par le général Meade, est sur ses talons. Rien n'est encore joué même si les rapports de force sont très favorables au Nord.

     

    General Headquarters: 1864

     

    Gettysburg : le tournant de la guerre

    Le tournant de la guerre se joue sur le champ de bataille de Gettysburg, les 1er-3 juillet 1863. L'Union perd pendant ces trois jours 23.000 hommes (tués, blessés ou capturés), soit un quart des effectifs engagés dans la bataille.

     

    Les pertes de la Confédération sudiste s'élèvent de leur côté à 31.000 hommes, soit un tiers de ses effectifs.

     

    Quoique indécise, la bataille précipite la retraite du général sudiste Robert Edward Lee.

    Peu après, les nordistes commandés par le général Grant s'emparent de la ville de Vicksburg, sur les bords du Mississippi, replaçant le fleuve tout entier sous la souveraineté de Washington.

     Au front avec femme et enfants

    Dans un sursaut, les 19 et 20 septembre 1863, le général confédéré Bragg attire l'armée fédérale dans l'anse de Chickamauga.

     

    Mais la résistance du général Thomas évite une déroute à l'armée fédérale.

     

     Civil War Scouts: 1865

     

     

    Vers la victoire de l'Union

    Inexorablement, l'avantage passe au Nord.

     

    En mars 1864, le président Lincoln hisse le général Grant au grade de lieutenant général et lui confie le commandement de toutes les armées fédérales.

     

    Avec les 120.000 hommes de l'armée du Potomac, Grant marche contre l'armée de Virginie du Nord, qui ne dépasse pas 60.000 combattants, sous le commandement du général Lee.

    Une succession d'engagements, en mai et juin 1864, causent des pertes énormes dans les deux camps, sans apporter d'issue décisive.

     Les tranchées de Fredericksburg

    C'est la campagne du désert («wilderness campaign»).

    De son côté, le général Sherman poursuit sa «marche à la mer»à travers la Georgie.

     

    Il parcourt 500 kilomètres en 24 jours avec 65.000 hommes. Il brûle tout sur son passage et le 10 décembre 1864, livre Savannah aux flammes.

     

     

     

     

    Fin de drame

    En guise de bouquet final, le général Ulysses Simpson Grant s'empare, le 3 avril 1865, de Richmond, la capitale des Confédérés du Sud.

     

    Tandis que le président confédéré Jefferson Davis s'enfuit piteusement, le président Lincoln y fait une entrée triomphale, acclamé par les esclaves noirs... et quelques pauvres blancs.

     

     

    Lee n'a plus avec lui que 26.000 hommes affamés et dépenaillés. Acculé à proximité de Richmond par les forces des généraux Grant et Sheridan, il tente une ultime sortie près du village

    d'Appomatox Court House.

     

    Battu, il se rend à Grant, avec de généreuses conditions pour ses hommes, autorisés à démobiliser avec chevaux et mules.

     

     The Wall: 1865

     

    Un bilan très lourd
     

    Le bilan de la guerre de Sécession s'avère très lourd.

     

     


    - ruines de Richmond, 1865 (inconnu):

    Les combats ont au total mobilisé quatre millions de combattants. Ils ont fait 359.000 morts chez les vainqueurs nordistes et 258.000 «seulement» chez les Sudistes.

    Les généraux nordistes, forts d'une écrasante supériorité numérique, n'ont pas eu de grands scrupules à lancer de sanglantes offensives (comme, plus tard, les généraux de la Première Guerre mondiale).

     

    À l'opposé, le commandement sudiste, excellemment formé et conscient de son infériorité numérique, a davantage ménagé le sang de ses hommes.

     

     

     

    Aux pertes militaires s'ajoutent quelques centaines de milliers de victimes civiles. Ainsi, la guerre la plus dure qu'aient jamais livrée les États-Unis aura été une guerre civile.

     

    Afficher l'image d'origine

     

     Rescapé du camp d'Andersonville, 1865 (inconnu)

    Elle aura fait plus de victimes américaines que toutes les guerres du XXe siècle, y compris les deux guerres mondiales !...

     

    Afficher l'image d'origine

    Le président Abraham Lincoln reçoit la capitulation de l'ennemi quelques jours après avoir été réinstallé à la Maison Blanche pour un deuxième mandat.

     

    Il se prépare à réconcilier le Sud et le Nord avec charité et sans esprit de vengeance mais la mort va l'en empêcher...

      

    The Old Stone House: 1865

      

    14 avril 1865

     Mort d'un Juste : Abraham Lincoln assassiné

     

    Abraham Lincoln: 1865

     

    Ce soir du 14 avril 1865, le 16e président américain manifeste le désir d'un moment de détente.

    Abraham Lincoln se rend avec sa femme Mary au Ford's Theatre de Washington.

    La guerre de Sécession, qui a déchiré les États-Unis pendant 4 ans, vient de se terminer le 9 avril avec la reddition du général sudiste Lee.

     

     

    Meurtre en folie

     Au théâtre, un homme attend son heure.

    John Wilkes Booth (26 ans), appartient à une famille d'acteurs à succès.

    C'est un habitant du Sud établi dans le Nord.

    Profitant de son statut d'acteur, il entre et circule dans le théâtre sans susciter de curiosité.

    Dans sa loge, le couple présidentiel n'est assisté que d'un jeune garde du corps, accompagné de sa fiancée.

    Les deux soldats postés à l'entrée de la loge chargé de la protection du couple présidentiel vont négligemment boire une chope avec le cocher du président.

     

    C'est le moment que choisit Booth pour se glisser dans la loge de Lincoln et lui tirer un coup de pistolet dans la nuque.

     

    L'un des conspirateurs de l'assassinat de Lincoln et pendaison des conspirateurs dont une femme, 1865 (Barnard):

     

    Son crime accompli, il saute sur la scène, non sans se casser la jambe au passage, et s'écrie : «Sic semper tyrannis» (Qu'il en soit toujours ainsi avec les tyrans, devise de la Virginie, attribuée au Romain Brutus).

     

    Afficher l'image d'origine

    Puis il trouve moyen de s'enfuir. Repéré, il sera abattu une semaine plus tard dans une grange.

    Les trois jeunes complices avec lesquels il avait préparé son forfait sont jugés et pendus.

     

    L'un d'eux avait, pendant le drame du Ford's Theatre, poignardé dans son lit le Secrétaire d'État William Seward sans réussir toutefois à le tuer.

    Un autre, qui avait reçu mission de tuer le vice-président Andrew Johnson, avait au dernier moment renoncé...

     

    Afficher l'image d'origine

    Le lendemain matin 15 avril 1865, le président s'éteint dans une chambre voisine du théâtre, après une brève agonie.

     

    On prête au ministre de la Guerre Stanton ces mots : «Now he belongs to the ages» (Maintenant, il appartient à l'éternité).

     

    Le monde pleure en apprenant la mort d'Abraham Lincoln.

     

     

    L'ancien président sera inhumé au cimetière d'Oak Ridge (Springfield, Illinois) le 4 mai au terme de grandioses funérailles.

     

      

    The Killing Fields: 1865

      

    April 1865. "Cold Harbor, Virginia. Collecting remains of dead on the battlefield after the war.

    " Memento mori. Wet plate by John Reekie.

     

    The Cocktail Hour: 1864

     

     The Cocktail Hour: 1864

    Au service du droit

    En fait de tyran, l'homme que Booth a blessé à mort a servi la démocratie toute sa vie au détriment de sa santé et de son bonheur personnel.

     

    Épuisé et sans doute gravement malade, Abraham Lincoln (56 ans) avait signé fait voter le 31 janvier 1865 un projet d'amendement à la Constitution en vue d'abolir l'esclavage.

     

     

    Sans titre

    Les vétérans du 11ème Pennsylvanie posant devant la statue en

    leur honneur à Gettysburg

     

    Il se disposait aussi à rétablir la concorde entre ses concitoyens après les affres de la guerre civile. Mais lui-même était la cible des plus violentes critiques et beaucoup d'Américains, à l'image de Booth, lui en voulaient à mort pour sa conduite de la guerre, ses mesures autoritaires et la ruine du Sud.

     

     

     

     

    Le 8 novembre précédent, il n'avait été réélu à la présidence de la République qu'avec 55% des voix (exclusivement nordistes évidemment).

     

    C'était un résultat somme toute assez modeste pour un chef de guerre au bord de la victoire.

    La GUERRE de SECESSION : qui a déclenché cette SAUVAGERIE ?

     

    Constitution des Etats Confédérés :

     

    “We, the people of the Confederate States, each State acting in its sovereign and independent character, in order to form a permanent federal government, establish justice, insure domestic tranquility, and secure the blessings of liberty to ourselves and our posterity invoking the favor and guidance of Almighty God do ordain and establish this Constitution for the Confederate States of America.”

     

    Face à lui s'était levé le général McClellan, qui avait dirigé les armées nordistes pendant la première partie de la guerre sans cacher son souhait d'un compromis avec le Sud sur l'esclavage.

     

    La mort tragique de Lincoln allait paradoxalement rehausser son image et ressouder les Américains et lui permettre d'échapper au sort de Thomas W. Wilson, lequel, après avoir entraîné les États-Unis dans la guerre de 14-18 et dirigé avec brio les négociations de paix, avait été désavoué par ses concitoyens et jeté dans un purgatoire dont il n'est pas encore sorti...

     

     

    Afficher l'image d'origine

    Mais l'assassinat libèrera aussi la fureur vengeresse de tous les radicaux nordistes que Lincoln, jusque-là, tenait en laisse et rendra d'autant plus lente et difficile la reconstruction du Sud.

    Depuis ce premier assassinat d'un président américain, aucun hôte de la Maison Blanche ne se sent désormais en sécurité.

     

     French's Brigade: 1862

     

    Sources

    http://www.herodote.net/14_avril_1865-evenement-18650414.php

     

    Excellent article :

     http://www.journalmural.com/2010/09/les-causes-de-la-guerre-de-secession/

     

     

     

     

     

     

     

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    Delano, Jack,, photographer.

    "Backstage" at the "girlie" show at the Vermont state fair, Rutland

    1941 Sept.

     

    http://www.flickr.com/photos/library_of_congress/sets/72157603671370361/

     

     

    1941

     

     

    1941

     

     

     

    Maison de cueilleurs de TABAC.. Amérique 1941

     

    l'horreur..

     

    Houses which have been condemned by the Board of Health but are still occupied by Negro migratory workers, Belle Glade, Fla.

    1941 Jan.

     

     

     

     

     

    Negro migratory workers by a shack, Belle Glade, Fla.

    1941 Feb.

     

     

     

    Migratory laborers outside of a "juke joint" during a slack season, Belle Glade, Fla.

    1941 Feb.

     

     

     

     

    Wolcott, Marion Post,, 1910-1990,, photographer.

    Living quarters and "juke joint" for migratory workers, a slack season; Belle Glade, Fla.

    1941 Feb.

     

     

    Wolcott, Marion Post,, 1910-1990,, photographer.

    Negro migratory workers by a "juke joint" (?), Belle Glade, Fla.

    1941 Feb.

     

     

     

     

    Wolcott, Marion Post,, 1910-1990,, photographer.

    Negro migratory workers and one shack, Belle Glade, Fla.

    1941 Feb.

     

     

     

    Wolcott, Marion Post,, 1910-1990,, photographer.

    Negro migratory workers by a shack, Belle Glade, Fla.

    1941 Feb.

     

     

     

     

    Wolcott, Marion Post,, 1910-1990,, photographer.

    Taking Burley tobacco in from the fields, after it has been cut, to dry and cure in the barn, Russell Spears' farm, vicinity of Lexington

     

     

     

    Wolcott, Marion Post,, 1910-1990,, photographer.

    Burley tobacco is placed on sticks to wilt after cutting,before it is taken into the barn for drying and curing, on the Russell Spears' farm, vicinity of Lexington, Ky.

    1940 Sept.

     

     

     

     

    Wolcott, Marion Post,, 1910-1990,, photographer.

    Taking burley tobacco in from the fields, after it has been cut to dry and cure in the barn, on the Russell Spears' farm, vicinity of Lexington, Ky.

    1940 Sept.

     

    http://www.flickr.com/photos/library_of_congress/2179068532/in/set-72157603671370361/

     

     

     

     

     

     

    Wolcott, Marion Post,, 1910-1990,, photographer.

    Burley tobacco is placed on sticks to wilt after cutting, before it is taken into the brn for drying and curing, on the Russell Spears' farm, vicinity of Lexington, Ky.

    1940 Sept.

     

     

     

     

     

     

    Possibly photographed by Marion Post Wolcott. 1941
    Title from FSA or OWI agency caption.
    Photograph shows African American woman standing by building with Georgia state and United States flags.

     

     

     

    Delano, Jack,, photographer.

    Chopping cotton on rented land near White Plains, Greene County, Ga.

    1941 June

     

     

    Delano, Jack,, photographer.

    Chopping cotton on rented land near White Plains, Greene County, Ga.

    1941 June

     

     

     

    Delano, Jack,, photographer.

    [Greene Co., Ga., eroded farm land]

    1941 May or June

     

     

     

     

     

     

     

     

    Delano, Jack,, photographer.

    Going to town on Saturday afternoon, Greene County, Ga.

    1941 May

     

     

     

    Delano, Jack,, photographer.

    Workers going home from an afternoon of chopping cotton, Greene County, Ga.

    1941 June

     

     

     

     

     

     

    Delano, Jack,, photographer.

    Street in Christiansted, Saint Croix, Virgin Islands

    1941 Dec.

     

     

     

    http://www.flickr.com/photos/library_of_congress/tags/jackdelano/

     

     

     

     

     

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    File:Jefferson-peale.jpg

     

      

      

    C'est l'un des Pères de l'indépendance et le principal rédacteur de la Déclaration d'indépendance. Il fut pendant plusieurs années ambassadeur des États-Unis auprès de la France. Membre du Parti républicain-démocrate, vice-président de John Adams, il est élu contre Aaron Burr au 36e tour de scrutin à la Chambre des représentants, réalisant la première alternance de l'histoire des États-Unis. Achat de la Louisiane à la France en 1803. Il entretient une relation ambigüe avec l'esclavage (il possède des esclaves dans sa propriété de Monticello en Virginie).

     

     

    Thomas Jefferson, né le 13 avril 1743 à Shadwell, une plantation de la famille Jefferson dans le Comté d'Albemarle, et mort le 4 juillet 1826 à Monticello, a été le troisième président des États-Unis, de 1801 à 1809. Cet homme d'État était également philosophe, agronome, inventeur, architecte, et il ne cachait pas ses sympathies francophiles. Jefferson était attaché aux Droits de l'homme, pour lesquels il lutta au sein de son État et du pays. Il faisait partie de l'élite des Lumières, et a connu les plus grands esprits de son temps. Rédacteur d'une partie de la Déclaration d'indépendance, il doubla la superficie des États-Unis par l'achat de la Louisiane.

     

    Jefferson meurt le 4 juillet 1826, à une heure de l'après-midi à l'âge de 83 ans. Le hasard voulut qu'il décède exactement 50 ans après la signature de la Déclaration d'Indépendance, dont il était le père. John Adams, lui aussi acteur majeur de la Révolution américaine, s'éteint le même jour, quelques heures après son ami. Les derniers mots de Jefferson auraient été « Sommes-nous déjà le 4 ? » ;

    ceux de John Adams : « Thomas Jefferson vit-il toujours ? ».

    À l'époque, Jefferson fut célébré comme l'un des pères de la nation, une sorte de « saint laïque ».

    Jefferson est enterré à Monticello, aux côtés de sa femme et de ses filles. Il est l'auteur de sa propre épitaphe, qui ne fait aucune référence à son rôle de président :

     

       « Ici repose Thomas Jefferson,Auteur de la déclaration d'indépendance des États-UnisAuteur de la loi sur la liberté religieuse en VirginieFondateur de l'université de Virginie »

    File:Home of Thomas Jefferson.jpg

     

    Jefferson, un homme des Lumières

    Thomas Jefferson a reçu une éducation classique et a côtoyé les élites culturelles de son temps : dès ses études à Williamsburg, il fréquentait le milieu cultivé du palais du gouverneur.

     

    Il consignait ses notes de lecture dans un cahier (le Commonplace Book), ce qui permet aux historiens de reconstituer ses influences philosophiques : Henry Home, Charles de Montesquieu, Cesare Beccaria, Thomas Hobbes, Henri Saint Jean de Bolingbroke. Jefferson a beaucoup lu et s'est sans doute inspiré de John Locke pour rédiger la Déclaration d'Indépendance. Jefferson discutait avec les meilleurs esprits français de son temps (d'Alembert, Condorcet, Destutt de Tracy, madame de Corny) dans son hôtel parisien de Langeac ou à l'Hôtel des Monnaies.

     

    Il a aidé Jean-Nicolas Démeunier à rédiger ses articles sur les États-Unis dans l’Encyclopédie méthodique. Esprit curieux et éclairé, engagé en politique, Jefferson fait partie des élites intellectuelles du siècle des Lumières. Il était associé étranger de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et membre, puis président, de la Société philosophique américaine, un cercle de discussions fondé par Benjamin Franklin.

     

     

    File:Thomas Jefferson by Rembrandt Peale, 1800.jpg

     

     

     

    Portrait de Jefferson par Rembrandt Peale, 1800

     

    Selon les critères du XVIIIe siècle, Jefferson avait un physique agréable, sans être particulièrement beau]. Il était mince et mesurait 1,87 mètre.

    Ses cheveux étaient blonds roux et ses yeux gris. Il souffrait de migraines périodiques.

    On sait peu de choses sur la vie privée et le caractère de Jefferson car il ne se livrait pas beaucoup dans ses écrits.

     

    En public, on le disait réservé et timide, les Français le trouvaient froid. Ses contemporains louaient ses bonnes manières et sa générosité : les banquets qu’il donnait en tant que président des États-Unis étaient fastueux. Il accueillait ses amis et sa famille dans sa propriété de Monticello, qui pouvait héberger jusqu'à 50 personnes. Mais toutes ces dépenses finirent par le ruiner. Ses talents d'écrivain et de diplomate (il était « doué pour les relations humaines ») ont servi sa carrière politique.

     

    Sa vie privée reste mal connue : on sait qu'il s'était épris d'une certaine Rebecca Burwell pendant ses études et qu'il était sincèrement amoureux de sa femme.

    Pour le reste, beaucoup de rumeurs circulaient sur ses relations avec Maria Cosway à Paris, avec Betsey Walker (la femme de son ami d’enfance), et enfin avec son esclave Sally Hemings.

    Ces rumeurs émanaient souvent de ses ennemis politiques, en particulier du camp fédéraliste.

     

     

     

    Un collectionneur et un bibliophile passionné

    À la manière des humanistes de la Renaissance, Jefferson constitua une collection importante d'objets, qui vinrent agrémenter sa maison de Monticello. Lorsqu'il était en poste à Paris, il fit envoyer en Virginie des livres, des graines, des plantes, des statues, des meubles, des objets d'art, des instruments scientifiques et des dessins d'architecture du Vieux Continent. Jefferson chargea Lewis et Clark de collecter divers objets de l'Ouest américain (peaux d'animaux, cornes, os et artisanat indien).

    Une partie de ces collections sont toujours visibles à Monticello.

    Jefferson disposait de la plus importante bibliothèque privée des États-Unis (6 500 ouvrages environ en 1815). Il décida de les vendre à la Bibliothèque du Congrès après l'incendie de celle-ci par les troupes britanniques[35]. Cela lui permit de rembourser une partie de ses dettes. Il mit au point un système de classification original des livres, retenu par la Bibliothèque du congrès.

    On crédite souvent Thomas Jefferson de l'invention des bibliothèques publiques et de la notion de fair use qui leur est attaché.

     

     

     

    Wikipedia

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    1789-1861

    NomDates du mandatDurée
    (j.)
    PartiNotes
    1 George Washington Portrait of George Washington.jpeg 1789 1797 2 865 [note 1] Indépendant
    (Fédéraliste)

    Premier président des États-Unis, c'est le général vainqueur des Britanniques et héros de l'Indépendance. Très populaire, il est le seul président ayant été élu deux fois à l'unanimité (il n'avait pas d'opposant), en 1789 et 1792. Sous son mandat, un Bill of rights comprenant 10 amendements à la Constitution est ratifié, garantissant un certain nombre de droits individuels comme la liberté du culte, d'expression, de la presse, de port d'armes (amendements interprétables de différentes façons) ou encore un certain nombre de protections judiciaires. Cependant, l'esclavage reste permis (il possédait lui-même des esclaves dans sa propriété de Mount Vernon en Virginie). La banque des États-Unis est créée sous l'impulsion de son secrétaire au Trésor, Alexander Hamilton, afin de faire jouer un rôle central à l'État fédéral en matière économique. Alors qu'il ne souhaitait pas se représenter, il effectue un second mandat pour éviter que les tensions vives entre Alexander Hamilton et Thomas Jefferson ne débouchent sur un éclatement de la nation. Il refuse de se présenter à nouveau pour un troisième mandat.

     

    2 John Adams John adams.jpg 1797 1801 1 460 Fédéraliste

    Vice-président de George Washington, il est élu par 72 voix contre 68 face à Thomas Jefferson qui devient son vice-président[note 2]. Sa présidence est notamment marquée par l'opposition entre les fédéralistes (John Adams) et les républicains-démocrates (Thomas Jefferson). Premier président à résider, en 1800, à la Maison-Blanche à Washington, devenue capitale fédérale. Candidat à un second mandat, il arrive derrière Thomas Jefferson et Aaron Burr.

     

    3 Thomas Jefferson Jefferson-peale.jpg 1801 1809 2 922 Républicain-
    démocrate

    C'est l'un des Pères de l'indépendance et le principal rédacteur de la Déclaration d'indépendance. Il fut pendant plusieurs années ambassadeur des États-Unis auprès de la France. Membre du Parti républicain-démocrate, vice-président de John Adams, il est élu contre Aaron Burr au 36e tour de scrutin à la Chambre des représentants, réalisant la première alternance de l'histoire des États-Unis. Achat de la Louisiane à la France en 1803. Il entretient une relation ambigüe avec l'esclavage (il possède des esclaves dans sa propriété de Monticello en Virginie).

     

    4 James Madison James madison.jpg 1809 1817 2 922 Républicain-
    démocrate

    Un des auteurs de la Constitution, Secrétaire d'État sous Jefferson, il est élu en 1808 en partie sur son habileté diplomatique à une période où la France et le Royaume-Uni sont prêts à faire la guerre aux États-Unis. Il fut réélu en 1812 contre le candidat républicain démocrate dissident DeWitt Clinton alors que le pays est en guerre avec le Royaume-Uni, guerre qui dura de 1812 à 1815, soldée par un statu quo ante bellum.

     

    5 James Monroe James Monroe 02.jpg 1817 1825 2 922 Républicain-
    démocrate

    Triomphe définitif du Parti républicain-démocrate : sans opposant, il est réélu en 1820 à l'unanimité moins une voix du collège des grands électeurs. Il est le concepteur de la doctrine Monroe, à l'origine de l'isolationnisme américain et de la réduction de l'influence politique des puissances européennes (Grande-Bretagne, Espagne, France...) sur le continent américain.

     

    6 John Q. Adams John Quincy Adams.jpeg 1825 1829 1 461 Républicain
    national

    Fils du 2e président, John Adams, il est élu par le Congrès (aucun candidat n'avait obtenu la majorité absolue) face à Andrew Jackson, puis échouera face à celui-ci en 1828. Il était un adversaire acharné de l'esclavage des Noirs.

     

    7 Andrew Jackson AndrewjacksonHD.jpg 1829 1837 2 922 Démocrate

    Major général, vainqueur de la bataille de la Nouvelle-Orléans (Chalmette) en 1815. Il obtient la majorité des voix en 1824, mais ne parvient pas à obtenir la majorité absolue et échoue au Congrès face à John Q. Adams. En 1828, il affronte de nouveau celui-ci et le bat à une large majorité. Premier président démocrate, il a renforcé la démocratie aux États-Unis. Sa mémoire est cependant ternie par son soutien très actif à la déportation des Amérindiens à l'ouest du Mississippi et à l'esclavage des Noirs.

     

    8 Martin Van Buren Martin van buren.jpg 1837 1841 1 461 Démocrate

    Vice-président d'Andrew Jackson lors de son second mandat, il est élu en 1836 face à 4 candidats dont 3 présentés par le Parti whig, nouveau parti américain. Il est partisan d'un rôle minimal de l'État dans l'économie. Il est confronté à la crise économique de 1837 et évite un conflit avec l'Empire britannique. Il est le premier président à être né citoyen américain (ses prédécesseurs étaient nés sujets britanniques) et le premier d'ascendance non britannique, mais hollandaise en l'occurrence.

     

    9 William H. Harrison William Henry Harrison by James Reid Lambdin, 1835.jpg 1841 31 Whig

      

    Major général qui s'est illustré durant la bataille de la rivière Thames, ancien gouverneur du territoire de l'Indiana et sénateur de l'Ohio, partisan de l'esclavage, c'est le premier président issu des rangs du parti Whig. À peine un mois après le début de son mandat, il meurt d'une pleurésie contractée lors de son discours d'investiture dans un froid glacial.

     

    10 John Tyler JtylerCopperplate.png 1841 1845 1 430 Whig[note 3]

    Ancien démocrate, il s'oppose au programme de son prédécesseur et sera la cause de la défaite des Whigs en 1844. Il est le premier vice-président à succéder à un président défunt. Il fit voter la réunion du Texas au territoire américain en 1845.

     

    11 James K. Polk Polkpolk.jpg 1845 1849 1 461 Démocrate La guerre américano-mexicaine et le partage du territoire de l'Oregon avec l'Empire britannique donne aux États-Unis son territoire actuel.
    12 Zachary Taylor Zachary Taylor 2.jpg 1849 1850 492 Whig Militaire de carrière (Major général) et propriétaire d'esclaves, il signe un traité avec le Royaume-Uni pour l’ouverture d’un canal en Amérique centrale. L'admission de nouveaux États non esclavagistes modifie l'équilibre alors que Taylor propose au Nouveau-Mexique et à la Californie d'intégrer l’Union sans passer par la transition de Territoires. Il meurt prématurément après 16 mois de mandat.
    13 Millard Fillmore Millard Fillmore.jpg 1850 1853 969 Whig Vice-président de Zachary Taylor, il lui succède à la mort de ce dernier. Il signe le Fugitive Slave Act en 1850. Le conflit entre le nord et le sud sur le sort des esclaves commence sous son mandat.
    14 Franklin Pierce Pierce.jpg 1853 1857 1 461 Démocrate

    Son écrasante victoire face à Winfield Scott provoque l'effondrement du Parti Whig. Création du Parti républicain en 1854, suite à une coalition de membres des partis Whig, du sol libre et Know Nothing (c'est l'avocat Alan E. Bovay qui a décidé du nom du parti). L’opposition entre esclavagistes et abolitionnistes sous-tend toutes les décisions prises pendant le mandat de Pierce, en particulier celles liées à l’expansion des États-Unis vers l’ouest. Pierce défend le compromis de 1850 et le Parti démocrate ne le soutiendra pas pour un second mandat.

     

    15 James Buchanan Buchanan.jpg 1857 1861 1 461 Démocrate

    Élu difficilement face au Républicain John C. Frémont et l'ancien président Millard Fillmore ; Le candidat du Parti démocrate n'a pas su faire face aux dégradations du débat sur l'esclavage au point de provoquer la sécession de plusieurs États.

     

    1861-1933

    NomDates du mandatDurée
    (j.)
    PartiNotes
    16 Abraham Lincoln Abraham Lincoln head on shoulders photo portrait.jpg 1861 1865 1 503 Républicain

      

    Premier président républicain, son élection déclenche la sécession des états esclavagistes et débouche sur la guerre de Sécession et la proclamation de l'abolition de l'esclavage (1865). Réélu en 1864, il est assassiné quelques jours après la victoire des nordistes par John Wilkes Booth au théâtre Ford de Washington.

     

    17 Andrew Johnson Andrew Johnson.jpg 1865 1869 1 419 Démocrate

    Démocrate élu comme vice-président sur le ticket républicain en 1864, il devient président après l'assassinat de Lincoln. Il rencontre une vive opposition de la part des républicains les plus radicaux qui engagent contre lui une procédure d'impeachment qui échouera à une voix près.

     

    18 Ulysses S. Grant Ulysses Grant 1870-1880.jpg 1869 1877 2 922 Républicain

    Général, chef d'état-major des troupes de l'Union lors de la guerre de Sécession, il remporte la première élection de l'après-guerre, avant d'être réélu en 1872. Début de la période de la Reconstruction. Les anciens États confédérés du sud sont occupés militairement jusqu'en 1877. Des droits politiques sont accordés aux anciens esclaves noirs, mais la ségrégation raciale dans le sud sera de fait rétablie et durera jusqu'aux années 1960. Cette période est minée par la corruption.

     

    19 Rutherford B. Hayes Rbhayes.jpg 1877 1881 1 461 Républicain

    Nettement minoritaire en voix, il est élu grâce aux fraudes électorales face à son rival démocrate Samuel J. Tilden. Il s'appliquera cependant à moraliser son gouvernement et mettra fin à l'occupation militaire des États du sud.

     

    20 James A. Garfield James Abram Garfield, photo portrait seated.jpg 1881 199 Républicain

      

    Élu lors d'élections considérée comme un référendum sur l'assouplissement des conditions de la Reconstruction des États du Sud, il tente d'organiser une conférence internationale des États d'Amérique mais, au bout de ses 6 premiers mois de mandat, il est assassiné par Charles J. Guiteau.

     

    21 Chester A. Arthur Chester Arthur.jpg 1881 1885 1 262 Républicain

    Juriste, ancien collecteur de taxes douanières au port de New York et vice-président de Garfield, il devient président à la mort de ce dernier. Son mandat est marqué par la mise en œuvre d'une réforme de la fonction publique établissant le recrutement et la promotion sur la base de la seule compétence (réforme du Système des dépouilles) et par la fin de la conquête de l'Ouest. Malade des reins, il ne se présente pas à l'élection de 1884.

     

    22 S. Grover Cleveland
    1re fois
    Grover Cleveland Portrait.jpg 1885 1889 1 461 Démocrate

    Ancien maire de Buffalo et ancien gouverneur de New York, il est le premier démocrate à devenir président après la guerre de Sécession. Il est le seul à avoir occupé un poste de shérif (dans l'État de New York). Il est élu avec juste 29 000 voix d'avance sur James Blaine. Son mandat est marqué par son intransigeance dans les conflits sociaux, par sa tentative de contrôler le prix des chemins de fer, d'abaisser les tarifs douaniers et de freiner l'immigration chinoise. Candidat à sa réélection en 1888, il est battu par Benjamin Harrison tout en l'ayant devancé de plus de 10 000 voix au suffrage populaire.

     

    23 Benjamin Harrison Benjamin Harrison Portrait.jpg 1889 1893 1 461 Républicain

      

    Petit-fils du président William Harrison, il est le deuxième candidat à l'élection présidentielle à entrer à la Maison-Blanche en étant minoritaire en voix. Il organise la première conférence des États du continent américain, place les îles Samoa sous protectorat américain, tente d’en faire de même avec Hawaii et négocie les droits de pêche dans le détroit de Béring. Il signe la loi Sherman, première loi fédérale réglementant les conglomérats industriels, et soutient le passage d’une loi garantissant le droit de vote des Noirs, en particulier dans les États du Sud.

     

    24 S. Grover Cleveland
    2e fois
    President Grover Cleveland.jpg 1893 1897 1 461 Démocrate

    Seul président à avoir effectué deux mandats non consécutifs, il prend sa revanche sur Harrison malgré la présence d'un candidat populiste. Son second mandat est marqué par son mariage à la Maison-Blanche, par la crise économique de 1893-1897 accompagné d'une dépression et de nombreuses faillites, par l'abolition de la loi sur les droits civils dans le Sud, permettant l'instauration de la ségrégation raciale et par la lutte contre l'influence des lobbies industriels au Congrès.

     

    25 William McKinley Mckinley.jpg 1897 1901 1 654 Républicain

    Ancien gouverneur de l'Ohio, facilement élu en 1896 et réélu plus largement encore en 1900 contre le même adversaire, il est le président des premières manifestations de ce qu'on appellera l'impérialisme américain où lors de la rapide guerre hispano-américaine, les États-Unis prennent de fait le contrôle des Philippines et de Cuba. Lors de la révolte des Boxers, il met des troupes à disposition du contingent international chargé de protéger les légations. Dorénavant à la tête d'une puissance mondiale, imposant sa volonté sur l'ensemble du continent américain, l'objectif de McKinley est surtout de préserver la liberté commerciale. Il mène une politique novatrice d'abaissement des barrières douanières à laquelle s'ajoute l'ouverture des marchés étrangers aux produits américains grâce notamment à la conclusion de traités commerciaux réciproques, mettant fin à la période du Gilded Age (fondé sur le protectionnisme et la surveillance du Congrès). Le retour à l'étalon-or est approuvé par le Congrès sous son mandat, écartant les partisans de la monnaie d'argent. Le vote du Golden standard act assure la stabilité du dollar et rassure les investisseurs étrangers qui se ruent alors sur le marché américain, permettant une forte expansion de l'activité industrielle. Lors de l'Exposition Pan-américaine de Buffalo en septembre 1901, McKinley est assassiné par l'anarchiste Leon Czolgosz.

     

    26 Theodore Roosevelt President Theodore Roosevelt, 1904.jpg 1901 1909 2 728 Républicain

    Ancien chef de la police de New York, officier des Rough Riders à la bataille de San Juan à Cuba, vice-président de McKinley, il succède à ce dernier après son assassinat, devenant à 42 ans le plus jeune président américain, puis est à son tour élu en 1904. Il applique une politique progressiste et sociale (politique anti-trust contre les big corporations) et étend les prérogatives présidentielles et fédérales. En politique internationale, il révise la doctrine Monroe en accordant aux États-Unis la possibilité d'exercer un pouvoir international de police, ce qui lui permet de se poser en protecteur de l'ensemble latino-américain. Il reçoit le prix Nobel de la paix pour son rôle de médiateur dans le conflit entre le Japon et la Russie. Écologiste mais aussi chasseur et admirateur du milieu vivant, il multiplie les actions en faveur de la protection des espaces naturels, de la création des parcs nationaux à la lutte contre le gaspillage Il refuse de se représenter en 1908 mais, mécontent de la politique de son successeur, se présentera contre lui à l'élection de 1912 comme progressiste, provoquant la défaite des républicains.

     

    27 William H. Taft William Howard Taft, Bain bw photo portrait, 1908.jpg 1909 1913 1 461 Républicain

      

    Conservateur, partisan de la « diplomatie du dollar », son mandat est marqué par le retrait des troupes américaines de Cuba et par la détérioration du climat social. Candidat à sa réélection, il se heurte à la candidature de Roosevelt qui, au nom du mouvement progressiste, se présente avec un programme baptisé « New Nationalism ». Avec un camp républicain ainsi divisé, Taft est privé d'un deuxième mandat. De 1921 à 1930, il fut président de la Cour suprême des États-Unis

     

    28 T. Woodrow Wilson President Woodrow Wilson portrait December 2 1912.jpg 1913 1921 2 922 Démocrate

      

    Ancien président de l'université de Princeton, il est élu avec 41 % des voix grâce à une scission chez les républicains et à la candidature dissidente de Theodore Roosevelt, puis réélu en 1916 à une majorité de 600 000 voix et de 23 grands électeurs face à son rival républicain. Sous son mandat, les membres du Sénat des États-Unis sont pour la première fois élu au suffrage universel et non plus désignés par le législatures des états (1914). Malgré son pacifisme, il fait intervenir les États-Unis dans la Première Guerre mondiale. Il est le père de la Société des Nations mais, paradoxalement, ne parvient pas à y faire adhérer les États-Unis. Il reçoit le Prix Nobel de la paix en 1919. En 1920, il accorde le droit de vote aux femmes.

     

    29 Warren G. Harding Warren G Harding portrait as senator June 1920.jpg 1921 1923 881 Républicain

    Élu assez largement, l'ancien sénateur de l'Ohio est le premier président à prononcer un discours radio-diffusé. Son mandat est marqué par une politique économique de laissez-faire, par la création du Bureau du Budget, par la fixation de quotas d’immigration favorisant les pays anglo-saxons et par une politique isolationniste. Il meurt d'apoplexie lors de la 3e année de son mandat.

     

    30 J. Calvin Coolidge Calvin Coolidge photo portrait head and shoulders.jpg 1923 1929 2 041 Républicain

      

    Vice-président de Warren Harding, il accède à la présidence à la mort de ce dernier et est élu pour un mandat complet en 1924. Il est très critiqué après la crue du Mississippi de 1927 qui avait provoqué 246 morts et plus de 400 millions de dollars de dégâts. Sous son mandat, les Indiens d’Amérique se voient reconnaître la nationalité américaine.

     

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